BCE Maths appliquées ESCP ECE 2005Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2005
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Annale de maths appliquées BCE ESCP pour la filiere ECE, session 2005.
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OPTION : ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Jeudi 19 Mai 2005, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE
Dans tout l'exercice,
E désigne un espace vectoriel réel de dimension
n , avec
n ⩾ 2 . Si
v est un endomorphisme de
E , pour tout entier naturel
k , on note
v^k l'endomorphisme défini par récurrence par
v^0 = Id , où
Id représente l'endomorphisme identité, et
v^(k + 1) = v^k ∘ v .
Les parties A et B de cet exercice sont indépendantes.
Partie A. Dans cette partie, on suppose que l'entiern est égal à 2 , et on considère un endomorphisme
f vérifiant
f^2 = 0 et
f ≠ 0 .
Partie A. Dans cette partie, on suppose que l'entier
- Montrer qu'il existe un vecteur
x deE tel que (x, f(x) ) soit une base deE . - En déduire que la matrice associée à
f dans cette base est(0, 0; 1, 0) .
Partie B. Dans cette partie, on suppose que
n = 4 et on cherche à résoudre l'équation
u^2 = − Id , où
u est un endomorphisme de
E . Soit
f une solution de cette équation.
- Montrer qu'il n'existe pas de scalaire
λ tel que l'équationf(x) = λx d'inconnuex ∈ E , admette une solution non nulle. - Soit
x un vecteur non nul deE . Montrer que la famille (x, f(x) ) est libre. On noteF le sous-espace vectoriel engendré par cette famille. Quelle est la dimension deF ? - a) Montrer qu'il existe une base de
E de la forme (x, f(x), z_1, z_2 ).
b) SoitG le sous-espace vectoriel deE engendré par la famille (z_1, z_2 ); soity un vecteur non nul deG . Montrer que la famille (x, f(x), y, f(y) ) est libre. - Montrer que dans une base bien choisie, la matrice associée à
f s'écrit :
Partie
C . On suppose dans cette partie, que
E désigne l'espace vectoriel
ℝ_3[X] des polynômes à coefficients réels, de degré inférieur ou égal à 3 .
On définit surE l'application
f qui, à tout polynôme
P de
E , associe
f(P) défini par :
On définit sur
où
P^′ et
P^(′′) sont respectivement les dérivées première et seconde de
P .
- Montrer que
f est un endomorphisme deE . - a) Écrire la matrice associée à
f dans la base canonique(1, X, X^2, X^3) deE .
b) En déduire que l'ensemble des valeurs propres def est{0, − 2} .
On note
E_0 et
E_(− 2) les sous-espaces propres associés respectivement aux valeurs propres 0 et -2 .
c) Déterminer une base deE_0 et une base de
E_(− 2) .
d) L'endomorphismef est-il diagonalisable ?
3. On veut résoudre dans cette question, l'équationu^2 = f , dans laquelle l'inconnue
u désigne un endomorphisme de
E . Soit
g une solution de cette équation.
a) Montrer qu'il existe une base deE dans laquelle la matrice associée à
g^2 s'écrit :
c) Déterminer une base de
d) L'endomorphisme
3. On veut résoudre dans cette question, l'équation
a) Montrer qu'il existe une base de
b) Montrer que
f et
g commutent, c'est-à-dire que pour tout
x de
E , on a
(g ∘ f)(x) = (f ∘ g)(x) .
c) On s'intéresse à la restriction deg à
E_0 . Montrer que l'on définit ainsi un endomorphisme de
E_0 qu'on notera
g_0 .
Montrer de même que la restriction deg à
E_(− 2) définit un endomorphisme de
E_(− 2) qu'on notera
g_(− 2) .
4. En utilisant les résultats des parties précédentes, donner la forme d'une matrice associée àg .
c) On s'intéresse à la restriction de
Montrer de même que la restriction de
4. En utilisant les résultats des parties précédentes, donner la forme d'une matrice associée à
PROBLÈME
Partie I
Dans cette partie,
(a_n)_(n ∈ ℕ) est une suite de réels strictement positifs, décroissante et de limite nulle.
Pour tout entier natureln , on pose :
Pour tout entier naturel
- a) Montrer que la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) est décroissante, et que la suite(v_n)_(n ∈ ℕ) est croissante.
b) Montrer que, pour toutn deℕ, v_n ⩽ u_n . En déduire que la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) admet une limites , et que la suite(v_n)_(n ∈ ℕ) admet la même limites .
c) En déduire que la suite(s_n)_(n ∈ ℕ) converge verss . - Montrer que la série de terme général ( -1
)^n a_n est convergente. - Montrer que la série de terme général
((− 1)^k)/(k + 1) est convergente. On note∑_(k = 0)^∞((− 1)^k)/(k + 1) sa somme. - a) Établir, pour tout réel
t positif et pour toutn deℕ^∗ , l'égalité :
b) En déduire que pour tout
n de
ℕ^∗ :
c) En déduire la valeur de la somme
∑_(k = 0)^∞((− 1)^k)/(k + 1) .
Partie II
Deux amis, Pierre et Paul jouent au jeu suivant : ils possèdent une machine qui, à chaque sollicitation, leur donne aléatoirement un entier naturel
n ; chaque sollicitation constitue une manche de ce jeu et :
- si cet entier
n est impair, Paul donnen Euros à Pierre : on considère que Pierre gagne et que son gain est égal à+ n ; - si cet entier
n est pair, Pierre donnen Euros à Paul : on considère que Pierre perd et que son gain est égal à− n ; - si
n = 0 , on considère que Pierre perd, et que son gain est égal à 0 .
On considère un espace probabilisé (
Ω, A, P ) qui modélise le jeu.
SoitX la variable aléatoire correspondant au nombre obtenu lors d'une sollicitation.
Soit
- On suppose, jusqu'à la fin de la question 5 , que la loi de probabilité de
X est définie par :
où
α est un réel strictement positif.
a) Déterminer deux réelsa et
b tels que, pour tout
n de
ℕ^∗ :
a) Déterminer deux réels
b) En déduire la valeur de
α .
2. a) Calculer la probabilité que Pierre gagne une manche quelconque.
b) Calculer l'espérance du gain de Pierre pour une manche.
3. Pierre et Paul effectuent deux manches consécutives. On suppose que les résultats de ces deux manches sont indépendants.
On noteY le gain cumulé de Pierre à l'issue de ces deux manches.
CalculerP(Y = 0), P(Y = 2) et
P(Y = − 2) .
4. a) Montrer que l'intégrale∫_0^1(lnx)/(1 − x^2)dx est convergente.
b) Établir, pour tout réelx de
]0, 1[ et pour tout
n de
ℕ^∗ , l'égalité :
2. a) Calculer la probabilité que Pierre gagne une manche quelconque.
b) Calculer l'espérance du gain de Pierre pour une manche.
3. Pierre et Paul effectuent deux manches consécutives. On suppose que les résultats de ces deux manches sont indépendants.
On note
Calculer
4. a) Montrer que l'intégrale
b) Établir, pour tout réel
c) Montrer que pour tout entier naturel
k , l'intégrale
∫_0^1 x^(2k)lnxdx converge.
Exprimer en fonction de
k la valeur de cette intégrale.
d) Montrer que la fonctionx ⟼ (x^2 lnx)/(1 − x^2) , définie sur
]0, 1[ , est prolongeable par continuité en 0 et en 1 .
d) Montrer que la fonction
En déduire qu'elle est bornée sur
[0, 1] .
Calculerlim_(n → + ∞)∫_0^1(x^(2n + 2)lnx)/(1 − x^2)dx .
e) En déduire l'égalité :∫_0^1(lnx)/(1 − x^2)dx = − ∑_(k = 0)^∞1/((2k + 1)^2) .
Calculer
e) En déduire l'égalité :
On admet que
∑_(k = 1)^(+ ∞)1/(k^2) = (π^2)/6 . Calculer la valeur de
∫_0^1(lnx)/(1 − x^2)dx .
5. a) Déterminer trois réelsa, b et
c tels que pour tout
n de
ℕ^∗ , on ait l'égalité suivante :
5. a) Déterminer trois réels
b) Calculer
P(Y = 1) .
6. On suppose dans cette question queX suit une loi de Poisson de paramètre
λ(λ > 0) .
a) Calculer, en fonction deλ , la probabilité que Pierre gagne une manche.
b) Comparer la probabilité que Pierre gagne une manche à celle qu'il perde une manche.
c) Calculer l'espérance du gain de Pierre pour une manche.
6. On suppose dans cette question que
a) Calculer, en fonction de
b) Comparer la probabilité que Pierre gagne une manche à celle qu'il perde une manche.
c) Calculer l'espérance du gain de Pierre pour une manche.
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