BCE Maths appliquées HEC ECE 2011Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2011
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2011.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CONCOURS D'ADMISSION DE 2011
Code épreuve :
289
289
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES
Mardi 3 mai 2011, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
EXERCICE
Soit
A la matrice de
M_3(ℝ) définie par :
A = (0, 1/2, 1/2; 1/2, 0, 1/2; 1/2, 1/2, 0) .
- a) Justifier que la matrice
A est diagonalisable.
b) Vérifier que 1 est une valeur propre deA et déterminer un vecteur-colonne propre associé.
c) Calculer les valeurs propres deA et déterminer une base deℝ^3 formée de vecteurs propres deA .
Dans la suite de l'exercice, n est un entier supérieur ou égal à 2 . On considère l'ensemble
S_n des matrices
A = (a_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) de
M_n(ℝ) qui vérifient les propriétés suivantes :
- pour tout
(i, j) de[ [1, n] ]^2, a_(i, j) ⩾ 0 ; -
A admet la valeur propre 1 etX_0 = (1; ⋮; 1) est un vecteur-colonne propre associé à cette valeur propre.
- L'ensemble
S_n , muni des lois usuelles sur les matrices, est-il un espace vectoriel? - Montrer que le produit de deux matrices de
S_n est une matrice deS_n . - Soit
A un élément deS_n etλ une valeur propre deA .
a) Montrer qu'il existe un vecteur-colonne propreV = (v_1; ⋮; v_n) associé à la valeur propreλ , pour lequel il existe un entierk de[ [1, n] ] , vérifiantv_k = 1 et pour touti de[ [1, n] ], |v_i| ⩽ 1 .
b) En déduire que l'on a :|λ| ⩽ 1 et|λ − a_(k, k)| ⩽ 1 − a_(k, k) . - Montrer que si les éléments diagonaux d'une matrice
A deS_n sont tous strictement supérieurs à1/2 , la matriceA est inversible.
PROBLÈME
Dans tout le problème :
- le réel
x est fixé,α est un réel strictement positif etf est une fonction définie et continue sur[x − α, x + α] à valeurs réelles; - pour tout réel
h vérifiant,0 < h ⩽ α , on pose :S_x(h) = 1/(2h)∫_(− h)^h f(x + t)dt etG_x(h) = 3/(2h^3)∫_(− h)^h tf(x + t)dt ; - sous réserve d'existence, on pose :
s(x) = lim_(h → 0^+)S_x(h) etg(x) = lim_(h → 0^+)G_x(h) .
L'objet du problème est l'étude d'une généralisation de la notion de dérivée d'une fonction à partir de fonctions définies par des intégrales.
La partie III est indépendante de la partie II, et la partie II est largement indépendante de la partie I.
La partie III est indépendante de la partie II, et la partie II est largement indépendante de la partie I.
Partie I. Quelques exemples. Premières propriétés
- a) Calculer
∫_(− h)^h dt, ∫_(− h)^h(x + t)dt, ∫_(− h)^h t(x + t)dt et∫_(− h)^h(x + t)^2 dt .
b) Montrer que∫_(− h)^h t(x + t)^2 dt = (4h^3 x)/3 .
c) Établir les deux formules :S_x(h) = 1/2∫_(− 1)^1 f(x + ht)dt etG_x(h) = 3/(2h)∫_(− 1)^1 tf(x + ht)dt . - Dans cette question uniquement, soit
n un entier naturel donné etf la fonction définie parf(t) = t^n .
a) Soitk un entier naturel. Calculer suivant la parité dek , la valeur deh^k(1 − (− 1)^k) .
b) CalculerS_x(h) etG_x(h) lorsquex = 0 .
c) À l'aide de la formule du binôme, montrer que :S_x(h) = x^n + h^2 A_x(h) etG_x(h) = nx^(n − 1) + h^2 B_x(h) , oùA_x etB_x sont deux fonctions polynomiales enh (dont les coefficients dépendent dex ).
En déduire l'existence et l'expression des(x) etg(x) . - Dans cette question uniquement, la fonction
f est définie parf(t) = |t| et on choisitx = 0 .
a) La fonctionf est-elle dérivable en 0 ?
b) CalculerS_x(h) etG_x(h) pourx = 0 . En déduire l'existence et la valeur des(0) etg(0) .
Dans les questions 4 à 6 , on revient au cas général.
4. a) ExprimerS_x(h) à l'aide d'une primitive
F de
f .
b) Établir l'existence des(x) et montrer que
s(x) = f(x) .
5. On suppose dans cette question quef est dérivable en
x de dérivée
f^′(x) .
a) Montrer l'existence d'une fonctionv_x définie et continue sur
ℝ , vérifiant
v_x(0) = 0 et telle que pour tout réel
t on ait :
f(x + t) = f(x) + tf^′(x) + tv_x(t) .
b) En déduire l'égalité :G_x(h) = f^′(x) + 3/(2h^3)∫_(− h)^h t^2 v_x(t)dt .
c) Soitε un réel strictement positif. Montrer qu'il existe
δ > 0 tel que si
h ∈ ]0, δ] , on a :
|3/(2h^3)∫_(− h)^h t^2 v_x(t)dt| ⩽ ε .
d) En déduire l'expression deg(x) en fonction de
f^′(x) .
6. Soitφ la fonction définie sur
ℝ^2 par : pour tout couple
(a, b) de
ℝ^2, φ(a, b) = ∫_(− h)^h(f(x + t) − (b + at))^2 dt .
a) Établir la relation :φ(a, b) = ∫_(− h)^h(f(x + t))^2 dt − 2a∫_(− h)^h tf(x + t)dt − 2b∫_(− h)^h f(x + t)dt + (2h^3)/3a^2 + 2hb^2 .
b) Montrer queφ est de classe
C^2 sur
ℝ^2 et qu'elle admet un unique point critique (
a^⋆, b^⋆ ) que l'on exprimera en fonction de
S_x(h) et
G_x(h) .
4. a) Exprimer
b) Établir l'existence de
5. On suppose dans cette question que
a) Montrer l'existence d'une fonction
b) En déduire l'égalité :
c) Soit
d) En déduire l'expression de
6. Soit
a) Établir la relation :
b) Montrer que
Partie II. Probabilités
Les notations sont celles de la partie I.
Les variables aléatoires qui interviennent dans cette partie sont définies sur un espace probabilisé (Ω, A, P ).
On noteE, V et Cov respectivement, l'espérance, la variance et la covariance.
On suppose la fonctionf dérivable en
x , de dérivée
f^′(x) .
SiX est une variable aléatoire définie sur (
Ω, A, P ), on s'intéresse au coefficient de corrélation linéaire
r_x(h) entre les variables aléatoires
hX et
f(hX + x) dans quelques cas particuliers.
7. Dans cette question uniquement, la variable aléatoireX suit la loi de Bernoulli de paramètre
1/2 .
a) Rappeler la valeur deE(X) et de
V(X) . En déduire la valeur de
E(hX) et
V(hX) .
b) Montrer queE(f(hX + x)) = 1/2(f(x + h) + f(x)) . Calculer
V(f(hX + x)) et
Cov(hX, f(hX + x)) .
c) On suppose quef(x + h) ≠ f(x) . Calculer
r_x(h) . En déduire l'existence d'une relation affine entre
f(hX + x) et
hX . Expliciter cette relation en fonction de
f(x) et
f(x + h) .
d) Vérifier la validité de la relation précédente lorsquef(x + h) = f(x) .
Les variables aléatoires qui interviennent dans cette partie sont définies sur un espace probabilisé (
On note
On suppose la fonction
Si
7. Dans cette question uniquement, la variable aléatoire
a) Rappeler la valeur de
b) Montrer que
c) On suppose que
d) Vérifier la validité de la relation précédente lorsque
Dans les questions 8 à 11 , la variable aléatoire
X suit la loi uniforme sur l'intervalle
[ − 1, 1] .
On admet que la définition et les propriétés de la covariance et du coefficient de corrélation linéaire de deux variables aléatoires discrètes s'appliquent au cas de deux variables aléatoires à densité.
8. a) Rappeler les expressions d'une densité, de la fonction de répartition, de l'espérance et de la variance deX .
b) Établir les égalités suivantes :E(f(hX + x)) = S_x(h) ,
On admet que la définition et les propriétés de la covariance et du coefficient de corrélation linéaire de deux variables aléatoires discrètes s'appliquent au cas de deux variables aléatoires à densité.
8. a) Rappeler les expressions d'une densité, de la fonction de répartition, de l'espérance et de la variance de
b) Établir les égalités suivantes :
- On suppose dans cette question que
x = 0 .
a) Sif est une fonction paire, calculerf^′(0) etr_0(h) .
b) Soitn un entier naturel impair etf la fonction définie parf(t) = t^n . Calculerf^′(0), r_0(h) etlim_(h → 0^+)r_0(h) . - On suppose dans cette question que
f^′(x) ≠ 0 etf(x) = 0 .
a) Montrer queCov(hX, f(hX + x)) est équivalent à(h^2)/3f^′(x) , lorsqueh tend vers0^+ .
b) On pose :w_x(t) = v_x^2(t) + 2f^′(x)v_x(t) , où la fonctionv_x a été définie dans la question 5.a).
Établir les deux relations suivantes :
c) Montrer que
lim_(h → 0^+)1/(h^2)∫_(− h)^h tv_x(t)dt = 0 et
lim_(h → 0^+)1/(h^3)∫_(− h)^h t^2 w_x(t)dt = 0 .
d) En déduire un équivalent deV(f(hX + x)) lorsque
h tend vers
0^+ .
e) Calculerlim_(h → 0^+)r_x(h) .
11. On suppose dans cette question quef^′(x) ≠ 0 et
f(x) ≠ 0 . Que peut-on dire de
lim_(h → 0^+)r_x(h) ?
d) En déduire un équivalent de
e) Calculer
11. On suppose dans cette question que
Partie III. Généralisation aux dérivées d'ordre supérieur
On suppose dans cette partie que la fonction
f est de classe
C^∞ sur
ℝ , et on note pour tout entier naturel
k ,
f^((k)) la dérivée
k -ième de
f , avec la convention
f^((0)) = f .
On confond tout polynômeP de
ℝ[X] avec la fonction polynomiale associée.
Pour tout entier natureln , on définit le polynôme
P_n par : pour tout
t réel,
P_n(t) = 1/(2^n n!)(t^2 − 1)^n .
On confond tout polynôme
Pour tout entier naturel
- a) Calculer
P_0(t), P_1(t), P_2(t) , ainsi que leurs dérivées première et seconde.
b) Déterminer le degré deP_n et, pour tout entier naturelk , celui de sa dérivéek -ièmeP_n^((k)) .
c) Déterminer le terme de plus haut degré deP_n^((n))(t) ainsi que la valeur deP_n^((2n))(t) .
d) Soitn un entier supérieur ou égal à 1 . Montrer que pour toutk de[ [0, n − 1] ] , on peut écrire :
P_n^((k))(t) = (t^2 − 1)^(n − k)T_k(t) , oùT_k est un polynôme de degrék .
En déduire les valeurs deP_n^((k))(1) et deP_n^((k))(− 1) , pour toutk de[ [0, n − 1] ] .
e) Établir pour tout entier natureln , la formule :∫_(− 1)^1(1 − t^2)^n dt = (2^(2n + 1)(n!)^2)/((2n + 1)!) . (on remarquera que1 − t^2 = (1 − t)(1 + t) ) - Soit
R un polynôme deℝ[X] etn un entier deℕ^∗ .
a) Montrer que∫_(− 1)^1 R(t)P_n^((n))(t)dt = − ∫_(− 1)^1 R^′(t)P_n^((n − 1))(t)dt .
b) En déduire l'égalité :∫_(− 1)^1 R(t)P_n^((n))(t)dt = (− 1)^n∫_(− 1)^1 R^((n))(t)P_n(t)dt .
c) On suppose queR est de degré strictement inférieur àn . Calculer∫_(− 1)^1 R(t)P_n^((n))(t)dt .
d) En choisissant un polynômeR particulier, calculer∫_(− 1)^1(P_n^((n))(t))^2 dt . - On pose, pour tout entier naturel
n et sous réserve d'existence :
a) À l'aide des questions 4 et 5 , vérifier que
L_0(x) = f(x) et
L_1(x) = f^′(x) .
b) Montrer que pour tout entier natureln , on a :
∫_(− 1)^1 f(x + ht)P_n^((n))(t)dt = (h^n)/(2^n n!)∫_(− 1)^1 f^((n))(x + ht)(1 − t^2)^n dt .
c) En appliquant le résultat de la question 5.a) à la fonctionf^((n)) , montrer que pour tout entier naturel
n , on a:
b) Montrer que pour tout entier naturel
c) En appliquant le résultat de la question 5.a) à la fonction
En déduire l'existence et l'expression de
L_n(x) .
15. On rappelle queα est le réel défini dans le préambule du problème. Soit
n un entier supérieur ou égal à 1 et
Q_n un polynôme de degré inférieur ou égal à
n . On pose :
Φ_n(Q_n) = ∫_(− 1)^1(f(x + αt) − Q_n(t))^2 dt .
a) Montrer que la famille(P_0, P_1^′, P_2^(′′), …, P_n^((n))) est une base de
ℝ_n[X] , espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à
n .
La fonction polynomialeQ_n(t) s'écrit alors dans cette base :
Q_n(t) = ∑_(k = 0)^n a_k P_k^((k))(t) .
b) En utilisant la question 13, établir l'égalité :∫_(− 1)^1(Q_n(t))^2 dt = ∑_(k = 0)^n 2/(2k + 1)a_k^2 .
c) On pose, pour toutk de
[0, n] : y_k = ∫_(− 1)^1 f(x + αt)P_k^((k))(t)dt .
15. On rappelle que
a) Montrer que la famille
La fonction polynomiale
b) En utilisant la question 13, établir l'égalité :
c) On pose, pour tout
Montrer que
Φ_n(Q_n) = ∫_(− 1)^1(f(x + αt))^2 dt + ∑_(k = 0)^n 2/(2k + 1)(a_k − (2k + 1)/2y_k)^2 − ∑_(k = 0)^n(2k + 1)/2y_k^2 .
d) Pour quel polynômeQ_n^⋆ , la quantité
Φ_n(Q_n) est-elle minimale? On exprimera pour tout
k de
[ [0, n] ] , le coefficient
a_k^⋆ de
Q_n^⋆ en fonction de
k et de
y_k .
d) Pour quel polynôme
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