BCE Maths appliquées HEC ECE 2014Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2014
Téléchargements
Description
Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2014.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Code sujet : 289
Conception : HEC Paris
MATHÉMATIQUES
Mercredi 30 avril 2014, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
EXERCICE
On note
M_3(ℝ) l'espace vectoriel des matrices carrées d'ordre 3 à coefficients réels.
On pose pour toute matriceA = (a_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ 3) ∈ M_3(ℝ) :
s_1(A) = ∑_(j = 1)^3 a_(1, j), s_2(A) = ∑_(j = 1)^3 a_(2, j), s_3(A) = ∑_(j = 1)^3 a_(3, j) (somme des coefficients des lignes)
s_4(A) = ∑_(i = 1)^3 a_(i, 1), s_5(A) = ∑_(i = 1)^3 a_(i, 2), s_6(A) = ∑_(i = 1)^3 a_(i, 3) (somme des coefficients des colonnes)
s_7(A) = ∑_(i = 1)^3 a_(i, i), s_8(A) = ∑_(i = 1)^3 a_(i, 4 − i) (somme des coefficients des diagonales)
Pour tout couple(k, ℓ) ∈ [ [1, 3] ]^2 , on note
E_(k, ℓ) la matrice de
M_3(ℝ) dont tous les coefficients sont nuls, excepté celui situé à l'intersection de la
k -ième ligne et de la
ℓ -ième colonne qui vaut 1 .
On rappelle que la famille (E_(1, 1), E_(1, 2), E_(1, 3), E_(2, 1), E_(2, 2), E_(2, 3), E_(3, 1), E_(3, 2), E_(3, 3) ) est une base de
M_3(ℝ) ; on note
B cette base.
On pose pour toute matrice
Pour tout couple
On rappelle que la famille (
- Soit
E l'ensemble des matricesA ∈ M_3(ℝ) telles ques_7(A) = 0 .
a) Montrer queE est un sous-espace vectoriel deM_3(ℝ) .
b) Quelle est la dimension deE ?
Soit
f l'application de
M_3(ℝ) dans
ℝ^8 qui, à toute matrice
A ∈ M_3(ℝ) , fait correspondre le vecteur
f(A) = (s_1(A), s_2(A), s_3(A), s_4(A), s_5(A), s_6(A), s_7(A), s_8(A)) de
ℝ^8 .
2.a) Montrer quef est une application linéaire.
b) On noteC la base canonique de
ℝ^8 . Écrire la matrice
F de
f dans les bases
B et
C .
3. On noteG l'ensemble des matrices
A ∈ M_3(ℝ) telles que :
2.a) Montrer que
b) On note
3. On note
a) Montrer que
G est un sous-espace vectoriel de
M_3(ℝ) .
b) On noteKerf le noyau de l'application linéaire
f . Montrer que
G ∩ E = Kerf .
c) On noteJ la matrice de
M_3(ℝ) dont tous les coefficients sont égaux à 1 . Montrer que toute matrice de
G s'écrit de manière unique comme la somme d'une matrice de
Kerf et d'une matrice
deVect(J) .
d) Quel est le rang de l'applicationf ?
e) Déterminer la dimension deKerf ainsi qu'une base de
Kerf .
b) On note
c) On note
d) Quel est le rang de l'application
e) Déterminer la dimension de
PROBLÈME
- La fonction de répartition de la loi normale centrée réduite est notée
Φ . - La notation
exp désigne la fonction exponentielle. - Les trois parties du problème sont très largement indépendantes.
Partie I. Un équivalent d'une intégrale
- Soit
N la fonction définie sur l'intervalle [ 0,1 , à valeurs réelles, telle que :N(x) = x^2 − 2x − 2(1 − x)ln(1 − x) .
a) Montrer que la fonctionN est de classeC^1 sur[0, 1[ .
b) Montrer que pour toutx ∈ [0, 1[ , on a: ln(1 − x) ⩽ − x .
c) On noteN^′ la fonction dérivée de la fonctionN . Montrer que pour toutx ∈ [0, 1[ , on a :N^′(x) ⩽ 0 .
d) En déduire pour toutx ∈ [0, 1[ , un encadrement deN(x) . - Soit
f la fonction définie sur l'intervalle ] 0,1 , à valeurs réelles, telle que :f(x) = − 2(x + ln(1 − x))/(x^2) .
a) Rappeler le développement limité en 0 à l'ordre 2 deln(1 − x) .
b) Calculerlim_(x → 0)f(x) . En déduire que la fonctionf est prolongeable par continuité en 0 .
On note encore
f la fonction ainsi prolongée.
c) Sous réserve d'existence, on notef^′ la fonction dérivée de
f .
c) Sous réserve d'existence, on note
Montrer que pour tout
x ∈ ]0, 1[ , on a :
f^′(x) = − 2(N(x))/(x^3(1 − x)) .
d) Dresser le tableau de variation de la fonctionf sur
[0, 1[ .
d) Dresser le tableau de variation de la fonction
En déduire que
f réalise une bijection strictement croissante de
[0, 1[ dans
[1, + ∞[ .
3. On pose pour toutn ∈ ℕ^∗ et pour tout
x ∈ [0, 1[ : g_n(x) = exp(− (nx^2)/2f(x)) .
a) Établir la convergence de l'intégrale∫_0^1 g_n(x)dx . On pose alors pour tout
n ∈ ℕ^∗ : I_n = ∫_0^1 g_n(x)dx .
b) Montrer que pour toutx ∈ [0, 1[ , on a :
0 ⩽ g_n(x) ⩽ exp(− (nx^2)/2) .
c) En déduire l'encadrement :0 ⩽ I_n ⩽ √((2π)/n)(Φ(√n) − 1/2) .
d) Montrer que pour toutn ∈ ℕ^∗ , on a :
0 ⩽ I_n ⩽ √(π/(2n)) .
4. Soit(v_n)_(n ∈ ℕ^∗) la suite réelle définie par : pour tout
n ∈ ℕ^∗, v_n = 1/(ln(n + 2)) .
a) Montrer que pour toutn ∈ ℕ^∗ , on a :
0 < v_n < 1 .
b) On pose pour toutn ∈ ℕ^∗ : w_n = f(v_n) . Établir la convergence de la suite
(w_n)_(n ∈ ℕ^∗) ; déterminer sa limite.
c) Établir pour toutn ∈ ℕ^∗ , les inégalités suivantes :
3. On pose pour tout
a) Établir la convergence de l'intégrale
b) Montrer que pour tout
c) En déduire l'encadrement :
d) Montrer que pour tout
4. Soit
a) Montrer que pour tout
b) On pose pour tout
c) Établir pour tout
d) Établir pour tout
n ∈ ℕ^∗ , l'encadrement :
2/(√(w_n))(Φ(v_n√(nw_n)) − 1/2) ⩽ I_n√((2n)/π) ⩽ 1 .
e) En déduire un équivalent deI_n lorsque
n tend vers
+ ∞ .
e) En déduire un équivalent de
Partie II. Quelques propriétés asymptotiques de la loi de Poisson
Les notations sont identiques à celles de la Partie I.
5. On pose pour tout réelx > 0 et pour tout
n ∈ ℕ^∗ : J_0(x) = 1 − e^(− x) et
J_n(x) = 1/(n!)∫_0^x t^n e^(− t) dt .
a) Calculer pour tout réelx > 0, J_1(x) .
b) Établir pour tout réelx > 0 et pour tout
n ∈ ℕ^∗ , la relation :
J_n(x) = J_(n − 1)(x) − 1/(n!)x^n e^(− x) .
c) En déduire pour tout réelx > 0 et pour tout
n ∈ ℕ , une expression de
J_n(x) sous forme de somme.
d) Montrer que pour toutn ∈ ℕ , l'intégrale
∫_0^(+ ∞)t^n e^(− t) dt est convergente et calculer sa valeur.
e) À l'aide du changement de variablet = n(1 − x) , montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗ , on a :
I_n = n!(e^n)/(n^(n + 1))J_n(n) .
5. On pose pour tout réel
a) Calculer pour tout réel
b) Établir pour tout réel
c) En déduire pour tout réel
d) Montrer que pour tout
e) À l'aide du changement de variable
Soit
(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) une suite de variables aléatoires indépendantes, définies sur un espace probabilisé
(Ω, A, P) , de même loi de Poisson de paramètre 1. On pose pour tout
n ∈ ℕ^∗ : S_n = ∑_(i = 1)^n X_i .
6.a) Rappeler, sans démonstration mais en citant le résultat de cours utilisé, la loi de la variable aléatoireS_n .
b) Exprimer pour toutn ∈ ℕ^∗, P([S_n ⩽ n]) et
P([S_n ⩾ n]) en fonction de
J_n(n) et
J_(n − 1)(n) respectivement.
7. Pour toutn ∈ ℕ^∗ , on note
h_n la fonction définie sur
ℝ_+ , à valeurs réelles, telle que :
h_n(x) = x^n e^(− x) .
a) Étudier les variations deh_n sur
ℝ_+ .
b) Établir pour toutn ∈ ℕ^∗ , la relation :
6.a) Rappeler, sans démonstration mais en citant le résultat de cours utilisé, la loi de la variable aléatoire
b) Exprimer pour tout
7. Pour tout
a) Étudier les variations de
b) Établir pour tout
c) En déduire que la suite
(P([S_n ⩽ n]))_(n ∈ ℕ^∗) est décroissante.
d) Étudier la monotonie de la suite(P([S_n ⩾ n]))_(n ∈ ℕ^∗) .
e) Montrer que les deux suites(P([S_n ⩽ n]))_(n ∈ ℕ^∗) et
(P([S_n ⩾ n]))_(n ∈ ℕ^∗) sont convergentes.
8.a) Énoncer le théorème de la limite centrée et déterminerlim_(n → + ∞)P([S_n ⩽ n]) .
b) En déduire, à l'aide des questions 4 et 5 , un équivalent den ! lorsque
n tend vers
+ ∞ .
c) Donner un équivalent et la limite deP([S_n = n]) lorsque
n tend vers
+ ∞ .
d) Déterminerlim_(n → + ∞)P([S_n ⩾ n]) .
d) Étudier la monotonie de la suite
e) Montrer que les deux suites
8.a) Énoncer le théorème de la limite centrée et déterminer
b) En déduire, à l'aide des questions 4 et 5 , un équivalent de
c) Donner un équivalent et la limite de
d) Déterminer
Partie III. Médianes : cas des variables aléatoires discrètes et des variables aléatoires à densité Soit
X une variable aléatoire réelle définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), de fonction de répartition
F . On appelle médiane de
X , tout réel
m vérifiant les deux conditions :
P([X ⩽ m]) ⩾ 1/2 et
P([X ⩾ m]) ⩾ 1/2 . On admet qu'un tel réel
m existe toujours.
9.On suppose que l'on a défini un entier
N supérieur ou égal à 1 et un type type proba
= array
[1.…N] of real.Soit
X une variable aléatoire discrète à valeurs dans
[ [1, N] ] .On suppose que la loi de
X est stockée dans une variable loi de type proba.
Écrire une fonction Pascal d'en-tête function mediane(loi :proba):real ;qui renvoie une médiane deX .
10.Dans cette question,X est une variable aléatoire discrète à valeurs dans
ℕ admettant une espérance
E(X) .
a)Montrer que pour toutr ∈ ℕ^∗ ,on a :
E(|X − r|) = E(X) − r + 2∑_(k = 0)^(r − 1)(r − k)P([X = k]) .
b)Montrer que :∑_(k = 0)^(r − 1)F(k) = ∑_(k = 0)^(r − 1)(r − k)P([X = k]) .
En déduire que pour toutr ∈ ℕ^∗ ,on a :
E(|X − r|) = E(X) + 2∑_(k = 0)^(r − 1)(F(k) − 1/2) .
c)Soitm une médiane de
X .On suppose que
m ∈ ℕ^∗ .
Déterminer,pour toutr ∈ ℕ^∗ ,le signe de
E(|X − r|) − E(|X − m|) .Conclure.
d)On suppose queX suit la loi de Poisson de paramètre
n(n ∈ ℕ^∗) .
En utilisant les questions 7 et 8 ,justifier quen est une médiane de
X .
En utilisant les questions 10.a et 8.c,montrer queE(|X − n|) est équivalent à
√((2n)/π) lorsque
n tend vers
+ ∞ .
Écrire une fonction Pascal d'en-tête function mediane(loi :proba):real ;qui renvoie une médiane de
10.Dans cette question,
a)Montrer que pour tout
b)Montrer que :
En déduire que pour tout
c)Soit
Déterminer,pour tout
d)On suppose que
En utilisant les questions 7 et 8 ,justifier que
En utilisant les questions 10.a et 8.c,montrer que
11.Dans cette question,
X est une variable aléatoire à densité dont une densité
f est continue sur
ℝ .
On suppose queX admet une espérance
E(X) .Soit
M la fonction de
ℝ dans
ℝ définie par
M(x) = E(|X − x|) .
a)Établir pour toutx ⩾ 0 ,l'encadrement:
0 ⩽ x(1 − F(x)) ⩽ ∫_x^(+ ∞)tf(t)dt .
En déduire quelim_(x → + ∞)x(1 − F(x)) = 0 .
En considérant la variable aléatoire− X ,montrer que
lim_(x → − ∞)xF(x) = 0 .
b)Établir pour toutx réel,la relation :
M(x) = ∫_(− ∞)^x F(t)dt + ∫_x^(+ ∞)(1 − F(t))dt .
c)Montrer que pour tout couple(a, b) ∈ ℝ^2 ,on a :
M(b) − M(a) = ∫_a^b(2F(t) − 1)dt .
d)On notem une médiane de
X .Montrer que
m est un point en lequel la fonction
M atteint son minimum.
On suppose que
a)Établir pour tout
En déduire que
En considérant la variable aléatoire
b)Établir pour tout
c)Montrer que pour tout couple
d)On note
Pas de description pour le moment
