BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2005, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2005
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Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2005.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
Concepteur: ESSEC
CODE EPREUVE :
286
ESSECM2_S
ESSECM2_S
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES II
Lundi 16 mai 2005 , de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'ilsera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'ilsera amené à prendre.
Dans ce problème, les variables aléatoires sont réelles et toutes définies sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ).
(X_n)_(n ⩾ 1) représente une suite de variables aléatoires et, pour tout
n ⩾ 1 , on note
S_n = ∑_(i = 1)^n X_i . Si
X est une variable aléatoire réelle,
E(X) désigne son espérance.
Préliminaires
- Soit (
X_n ) une suite de variables aléatoires réelles de même loi, admettant une espérancem . Énoncer, avec précision, la loi faible des grands nombres pour la suite(X_n) . - Soit
δ un réel strictement positif etA un sous-ensemble deℝ tel que l'intervalle]m − δ, m + δ[ soit inclus dans le complémentaire deA . Déterminer
L'objet du problème est de préciser de manière quantitative les résultats ci-dessus.
I. Un premier exemple. Le cas gaussien
Dans cette partie,
(X_n)_(n ⩾ 1) est une suite de variables aléatoires indépendantes suivant toutes une loi normale centrée réduite,
N(0, 1) .
- Quelle est la loi de
(S_n)/n ? - Soit
δ un réel strictement positif. Dans cette partie, on note exp la fonction exponentielle.
a) Montrer que
b) En posant
u = n(t − δ) , montrer que
- a) Montrer que pour tout
x ⩾ 0 , on a0 ⩽ 1 − exp(− x) ⩽ x .
b) Montrer que l'intégrale∫_0^(+ ∞)exp(− uδ)du converge et la calculer.
c) Déterminer
d) En déduire, lorsque
n tend vers l'infini, un équivalent de
P(|(S_n)/n| ⩾ δ) .
II. Quelques résultats généraux
À l'instar des variables aléatoires discrètes, on admettra que si
X, Y sont deux variables aléatoires à densité, indépendantes, admettant une espérance, alors
XY admet une espérance et
E(XY) = E(X)E(Y) .
SoitX une variable aléatoire réelle (discrète ou à densité). Pour tout
s ∈ ℝ telle que
e^(sX) admet une espérance
E(e^(sX)) , on pose
Soit
Soit
(X_n)_(n ⩾ 1) une suite de variables aléatoires indépendantes suivant toutes la même loi que
X .
- Montrer que pour tout
n ⩾ 1 , pour touts ∈ ℝ tel queφ(s) existe, on aE(e^(s(S_n)/n)) = (φ(s/n))^n . - Soit
Y une variable aléatoire réelle ets > 0 tel queE(e^(sY)) existe.
a) Montrer que pour touta réel,1_((Y ⩾ a)) ⩽ e^(s(Y − a)) , où1_((Y ⩾ a)) désigne la fonction indicatrice de l'ensemble{ω ∈ Ω|Y(ω) ⩾ a} .
b) En déduire queP(Y ⩾ a) ⩽ e^(− as)E(e^(sY)) ,
c) Montrer queP((S_n)/n ⩾ a) ⩽ e^(− as)(φ(s/n))^n . - Soit
Y une variable aléatoire réelle ets < 0 tel queE(e^(sY)) existe.
a) Montrer que pour touta réel,1_((Y ⩽ a)) ⩽ e^(s(Y − a)) .
b) En déduire queP(Y ⩽ a) ⩽ e^(− as)E(e^(sY)) , puis queP((S_n)/n ⩽ a) ⩽ e^(− as)(φ(s/n))^n .
III. Un second exemple. Le cas binomial
Dans cette partie,
(X_n)_(n ⩾ 1) est une suite de variables aléatoires indépendantes suivant toutes une loi de Bernoulli
B(p) , avec
0 < p < 1 . On rappelle que
P(X_1 = 1) = p, P(X_1 = 0) = 1 − p = q .
- Calculer
φ : s ⟼ φ(s) et déterminer son domaine de définition.
Soit
a un réel fixé de
]0, 1[ .
2. On suppose dans cette question quea > p .
a) Étudier surℝ^+ les variations de la fonction
ℓ_a définie par
2. On suppose dans cette question que
a) Étudier sur
b) Montrer que la fonction
ℓ_a atteint sur
ℝ^+ un maximum strictement positif
h(a, p) qu'on exprimera en fonction de
a et
p .
c) Montrer que
c) Montrer que
- On suppose dans cette question que
a < p , (donc1 − a > 1 − p ).
a) Déterminer la loi de la variable aléatoiren − S_n .
b) Montrer que
- Soit
ε > 0 . Déduire des questions précédentes que
- Soit
α un réel de]0, 1 [. Montrer que, pourn assez grand, il est toujours possible de trouver deux réelsa_1, a_2 tels que0 < a_1 < p < a_2 < 1 qui vérifient les inégalités:
(on pourra étudier les variations de la fonction
a ↦ h(a, p) ).
6. Une entreprise souhaite acquérir une machine qui fabrique un certain type d'objets et qui, en fonctionnement normal, produit une proportionp, (0 < p < 1) , d'objets défectueux. Le directeur veut connaître la valeur de
p . Pour cela il teste la machine et prélève un échantillon de
n, (n ⩾ 1) , objets qu'il analyse.
Pour touti ∈ [ [1, n] ] , soit
X_i la variable aléatoire de Bernoulli définie par
6. Une entreprise souhaite acquérir une machine qui fabrique un certain type d'objets et qui, en fonctionnement normal, produit une proportion
Pour tout
On suppose que dans les conditions de prélèvement, les variables aléatoires
X_1, …, X_n sont indépendantes.
a) Montrer queF_n = (S_n)/n est un estimateur sans biais de
p .
b) Calculer le risque quadratiquer_n = E((F_n − p)^2) . Déterminer
lim_(n → + ∞)r_n .
7. On souhaite déterminer dans cette question un intervalle de confiance du paramètrep inconnu, au niveau de confiance
1 − α , à partir de l'échantillon
(X_1, …, X_n) .
a) Quelle est la limite en loi de la suite(√n(F_n − p)/(√(p(1 − p))))_(n ∈ ℕ^∗) ?
b) Soitf_n la réalisation de
F_n sur l'échantillon considéré. Soit
t_α le réel défini par
Φ(t_α) = 1 − α/2 , où
Φ désigne la fonction de répartition de la loi normale centrée, réduite.
Déterminer en fonction den, f_n, t_α un intervalle de confiance
[U_n, V_n] de
p au niveau
1 − α .
a) Montrer que
b) Calculer le risque quadratique
7. On souhaite déterminer dans cette question un intervalle de confiance du paramètre
a) Quelle est la limite en loi de la suite
b) Soit
Déterminer en fonction de
IV. Le cas général
Soit
X une variable aléatoire réelle de densité
f .
Pour tout réelt tel que
∫_(− ∞)^(+ ∞)e^(tu)f(u)du converge, on note
Pour tout réel
On supposera que
L_X est défini sur un intervalle
]α, β[ contenant 0 .
- Soit
t ∈ ]α, β[ , etδ > 0 tel que[t − δ, t + δ] ⊂ ]α, β[ .
a) Montrer que pour toutu réel
b) Montrer que, pour tout
u réel
c) En déduire que l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)ue^(tu)f(u)du converge, puis que
X admet une espérance
m .
2. Soitt ∈ ]α, β[ , et
δ > 0 tel que
[t − δ, t + δ] ⊂ ]α, β[ . Soit
h ∈ ℝ tel que
|h| < δ .
a) Montrer que, pour toutu réel,
2. Soit
a) Montrer que, pour tout
puis que
b) Montrer que
L_X est dérivable en
t et que
On admettra (et on démontrerait de manière analogue) que la fonction
L_X est de classe
C^2 sur
]α, β [ et que pour tout
t ∈ ]α, β[
- On note
ψ(t) = lnL_X(t) .
a) Donner le domaine de définition de la fonctionψ .
b) Calculerψ^′, ψ^(′′) , dérivées première et seconde deψ .
c) En utilisant l'inégalité de Cauchy Schwarz, montrer queψ^′ est strictement croissante sur]α, β[ ; en déduire queψ^′ admet enα (respectivementβ ) une limite (finie ou infinie) qu'on noteraL_1(α) (respectivementL_1(β) ). Quelle est la valeur deψ^′(0) ?
d) Montrer queψ admet enα (respectivementβ ) une limite (finie ou infinie) qu'on noteraL_0(α) (respectivementL_0(β) ). - Soit a réel donné. Pour tout
t ∈ ]α, β[ , on pose :ℓ_a(t) = at − ψ(t) .
Dresser le tableau de variations de la fonction
ℓ_a (on distinguera trois cas :
a ⩾ L_1(β), a ⩽ L_1(α) et
L_1(α) < a < L_1(β)) .
5. Pour touta réel, on pose :
h(a) = sup_(t ∈ ]α, β[)ℓ_a(t) . On suppose désormais que
L˙_1(α) < a < L_1(β) .
5. Pour tout
Montrer que
h(a) = a(ψ^′)^(− 1)(a) − ψ((ψ^′)^(− 1)(a)) .
6. Montrer que sia > m ,
6. Montrer que si
puis que si
a < m
- Soit
(X_n)_(n ⩾ 1) une suite de variables aléatoires indépendantes de même loi queX .
Montrer que si
a > m, P((S_n)/n ⩾ a) ⩽ e^(− nh(a)) , puis que si
a < m, P((S_n)/n ⩽ a) ⩽ e^(− nh(a)) .
8. Soitε > 0 . Montrer que
8. Soit
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