Centrale Mathématiques 2 PSI 2018Sujet, corrigé et rapport du jury
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- 9,78/ 20
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- 3,52
- Présents
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- 4 h
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- 6,9
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- 9
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- 11,7
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
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Ce problème aborde la notion de moment dans différents contextes : moment d'une variable aléatoire réelle discrète à valeurs positives dans la partie I; moment d'une suite numérique réelle dans la partie II; moment d'une fonction dans la partie III.
Notations
Si
f est une fonction de classe
C^∞ et
p un entier naturel, on note
f^((p)) la dérivée
p -ième de
f .
On noteℂ[X] l'ensemble des polynômes à coefficients dans
ℂ .
Sia et
b sont deux entiers naturels,
[ [a, b] ] désigne l'ensemble des entiers compris entre
a et
b .
SiX est une variable aléatoire réelle discrète sur un espace probabilisé (
Ω, A, ℙ ) admettant une espérance, celle-ci est notée
𝔼(X) .
On note
Si
Si
Préambule
On admet le résultat suivant :
si(u_(p, q))_((p, q) ∈ ℕ^2) est une famille de nombres réels telle que
i. pour toutp ∈ ℕ , la série
∑_(q ⩾ 0)|u_(p, q)| converge,
ii. la série∑_(p ⩾ 0)(∑_(q = 0)^(+ ∞)|u_(p, q)|) converge,
alors, en notantS_p = ∑_(q = 0)^(+ ∞)u_(p, q) et, pour tout
n entier naturel,
W_n = ∑_((p, q) ∈ ℕ^2; p + q = n)u_(p, q) ,
si
i. pour tout
ii. la série
alors, en notant
- pour tout
q ∈ ℕ , la série∑_(p ⩾ 0)u_(p, q) converge ; on noteS_q^′ sa somme ; - les séries
∑_(p ⩾ 0)S_p, ∑_(q ⩾ 0)S_q^′ et∑_(n ⩾ 0)W_n convergent ; -
∑_(p = 0)^(+ ∞)S_p = ∑_(q = 0)^(+ ∞)S_q^′ = ∑_(n = 0)^(+ ∞)W_n , c'est-à-dire :
I Moments d'une variable aléatoire
Soit
X une variable aléatoire réelle discrète sur un espace probabilisé (
Ω, A, ℙ ). On suppose que
X(Ω) ⊂ ℝ^(+ ∗) . Si
p ∈ ℕ , on dit que
X admet un moment d'ordre
p si la variable aléatoire
X^p admet une espérance. On note alors
m_p(X) , appelé moment d'ordre
p de
X , l'espérance de
X^p .
On remarque quem_0(X) = 1 .
Q 1. Justifier que∀k ∈ [ [1, n] ], 0 ⩽ X^k ⩽ 1 + X^n .
Q 2. En déduire que, siX admet un moment d'ordre
n(n ∈ ℕ^∗) , alors
X admet des moments d'ordre
k pour tous
k ∈ [ [1, n − 1] ] .
On remarque que
Q 1. Justifier que
Q 2. En déduire que, si
I.A - Fonction génératrice des moments
On suppose que, pour tout entier naturel non nul
n, X admet un moment d'ordre
n et que la série entière
∑_(n ⩾ 0)m_n(X)(t^n)/(n!) admet un rayon de convergence
R_X > 0 .
Pour toutt ∈ ] − R_X, R_X[ , on note
M_X(t) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)m_n(X)(t^n)/(n!) . La fonction
M_X s'appelle la fonction génératrice des moments de la variable aléatoire
X .
Pour tout
Q 3. Justifier que la connaissance de la fonction
M_X permet de déterminer de manière unique la suite
(m_n(X))_(n ∈ ℕ) .
Q 4. En utilisant les résultats du préambule, montrer que, pour toutt ∈ ] − R_X, R_X[ , la variable aléatoire
e^(tX) admet une espérance et que
M_X(t) = 𝔼(e^(tX)) .
Q 5. Montrer réciproquement que, s'il existe un réelR > 0 tel que, pour tout
t ∈ ] − R, R[ , la variable aléatoire
e^(tX) admet une espérance, alors l'ensemble de définition de la fonction génératrice des moments de
X contient
] − R, R[ et pour tout
t ∈ ] − R, R[, M_X(t) = 𝔼(e^(tX)) .
On suppose queX et
Y sont deux variables aléatoires réelles discrètes indépendantes à valeurs strictement positives admettant des moments de tous ordres. On note
R_X (respectivement
R_Y ) le rayon de convergence (supposé strictement positif) associé à la fonction
M_X (respectivement
M_Y ).
Q 6. Montrer que la variable aléatoireX + Y admet des moments de tous ordres et que
Q 4. En utilisant les résultats du préambule, montrer que, pour tout
Q 5. Montrer réciproquement que, s'il existe un réel
On suppose que
Q 6. Montrer que la variable aléatoire
I.B - Exemples
I.B.1) On suppose que
Q 7. Montrer que
Z admet des moments de tous ordres.
Q 8. Calculer la fonction génératrice des moments deZ . En déduire les valeurs de
m_1(Z) et
m_2(Z) .
I.B.2) Soitn un entier naturel non nul. Pour
i ∈ [ [1, n] ], X_i est une variable aléatoire sur (
Ω, A, ℙ ) suivant une loi de Bernoulli de paramètre
λ/n . On suppose que
X_1, X_2, …, X_n sont mutuellement indépendantes et on pose
S_n = ∑_(i = 1)^n X_i .
Q 9. Calculer la fonction génératrice des moments de la variable aléatoireS_n .
Q 10. Pourt ∈ ℝ , calculer
lim_(n → + ∞)M_(S_n)(t) .
Q 11. Comparer avec les résultats de la question 8.
I.B.3) Pourn ∈ ℕ^∗, U_n est une variable aléatoire sur (
Ω, A, ℙ ) suivant la loi uniforme sur
[ [1, n] ] . On pose
Y_n = 1/nU_n .
Q 12. Calculer la fonction génératrice des moments de la variable aléatoireY_n .
Q 13. Pourt ∈ ℝ , calculer
lim_(n → + ∞)M_(Y_n)(t) .
Q 8. Calculer la fonction génératrice des moments de
I.B.2) Soit
Q 9. Calculer la fonction génératrice des moments de la variable aléatoire
Q 10. Pour
Q 11. Comparer avec les résultats de la question 8.
I.B.3) Pour
Q 12. Calculer la fonction génératrice des moments de la variable aléatoire
Q 13. Pour
II Moments d'une suite numérique
Si
(a_n)_(n ∈ ℕ) est une suite réelle telle que, pour tout entier naturel
p , la série
∑_(n ⩾ 0)n^p a_n converge absolument, on appelle moment d'ordre
p de la suite
(a_n) le nombre
∑_(n = 0)^(+ ∞)n^p a_n .
Le but de cette partie est de construire une suite non nulle dont tous les moments d'ordrep(p ∈ ℕ) sont nuls.
Le but de cette partie est de construire une suite non nulle dont tous les moments d'ordre
II.A - Étude d'une fonction
On définit la fonction
φ : ℝ → ℝ par
Q 14. Montrer que
φ est continue sur
ℝ et de classe
C^∞ sur
ℝ∖{1} .
Q 15. Calculerlim_(x → 1; x < 1)φ^′(x) et démontrer que
φ est de classe
C^1 sur
ℝ .
Q 16. Montrer que, pour tout entier naturel non nulp , il existe deux polynômes
P_p et
Q_p à coefficients réels tels que, pour tout
x ∈ ] − ∞, 1[ ,
Q 15. Calculer
Q 16. Montrer que, pour tout entier naturel non nul
Q 17. En déduire
lim_(x → 1; x < 1)φ^((p))(x) pour
p ∈ ℕ^∗ .
Q 18. En déduire queφ est de classe
C^∞ sur
ℝ et pour
p ∈ ℕ^∗ , donner la valeur de
φ^((p))(1) .
Q 18. En déduire que
II.B - Développements en série
Q 19. Démontrer, pour tout
x ∈ ] − 1, 1[ ,
On considère les polynômes de Hilbert
Q 20. Démontrer que, pour tout
x ∈ ] − 1, 1[ et tout
q ∈ ℕ^∗ , on a
Q 21. En déduire
où l'on a posé
Q 22. Démontrer que, pour tout
x ∈ ] − 1, 1[, ∑_(i = 0)^(+ ∞)(∑_(j = 0)^(+ ∞)|a_(i, j)(x)|) = exp((|x|)/(√(1 − |x|))) − 1 .
Q 23. Utiliser les résultats admis dans le préambule pour établir l'égalité
Q 23. Utiliser les résultats admis dans le préambule pour établir l'égalité
où
II.C - Un prolongement dans
ℂ
On note
D le disque ouvert unité de
ℂ : D = {z ∈ ℂ; |z| < 1} .
Q 24. Montrer que, pour toutz ∈ D , la série entière
∑_(n ⩾ 0)a_n z^n converge.
Pourz ∈ D , on note
Φ_0(z) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)a_n z^n et, sous réserve de convergence,
Q 24. Montrer que, pour tout
Pour
Q 25. Justifier que, pour tout
p ∈ ℕ^∗ et tout
x ∈ ] − 1, 1[, Φ_p(x) = φ^((p))(x) et que pour tout
p ∈ ℕ^∗ et tout
z ∈ D , la série entière
∑_(n = 0)^(+ ∞)(n + p)(n + p − 1)⋯(n + 1)a_(n + p)z^n converge.
Q 26. Justifier que, pour toutp ∈ ℕ , la fonction
φ^((p)) est bornée sur
] − 1, 1[ .
On admet que la fonctionΦ_p est bornée sur
D .
Q 27. Soitr un réel de l'intervalle
]0, 1[ . Démontrer pour, tous entiers
n ⩾ 1 et
p ⩾ 1 , que
Q 26. Justifier que, pour tout
On admet que la fonction
Q 27. Soit
Q 28. Démontrer que, pour tout
p ∈ ℕ , il existe un réel
K_p et un entier naturel
N_p tels que
Q 29. Démonter que la série entière
∑_(n ⩾ 0)a_n x^n converge normalement sur [ 0,1 ] et donner la valeur de
∑_(n = 0)^(+ ∞)a_n .
Q 30. Soitp ∈ ℕ^∗ . Montrer que la série entière
∑_(n ⩾ 0)(n + p)(n + p − 1)⋯(n + 1)a_(n + p)x^n converge normalement sur
[0, 1] et donner la valeur de
∑_(n = 0)^(+ ∞)(n + p)(n + p − 1)⋯(n + 1)a_(n + p) .
Q 31. Démontrer que tous les moments d'ordrep de la suite
(a_n) sont nuls.
Q 30. Soit
Q 31. Démontrer que tous les moments d'ordre
III Moments d'une fonction
Soit
f une fonction continue sur
ℝ à valeurs dans
ℝ . On dit que
f admet un moment d'ordre
p ∈ ℕ si la fonction
t ↦ t^p f(t) est intégrable sur
ℝ et on appelle moment d'ordre
p de
f le nombre
μ_p(f) = ∫_(− ∞)^(+ ∞)t^p f(t)dt .
Le but de cette partie est de construire une fonction de classeC^∞ sur
ℝ , non nulle, dont tous les moments d'ordre
p(p ∈ ℕ) sont nuls.
Le but de cette partie est de construire une fonction de classe
III.A - Étude d'une fonction à valeurs dans
ℂ
On définit la fonction
θ : ℝ → ℂ par
Q 32. Montrer que
lim_(x → 0; x > 0)|θ(x)| = 0 .
Q 33. Justifier queθ est de classe
C^∞ sur
ℝ^(+ ∗) et démontrer que, pour tout
n ∈ ℕ^∗ , il existe
P_n ∈ ℂ[X] tel que
Q 33. Justifier que
Q 34. En déduire que
lim_(x → 0; x > 0)|θ^((n))(x)| = 0 .
On pourra effectuer le changement de variabley = − lnx .
Q 35. Démontrer queθ est de classe
C^∞ sur
ℝ .
On pourra effectuer le changement de variable
Q 35. Démontrer que
III.B - Étude d'une intégrale
Q 36. Montrer que pour tout entier naturel
p , l'intégrale
est absolument convergente et qu'elle vaut zéro.
Q 37. À l'aide du changement de variablet = (lnx)/(2π) , démontrer que
Q 37. À l'aide du changement de variable
Q 38. Conclure.
Pas de description pour le moment
