E3A Mathématiques 2 MP 2002Sujet et corrigé
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Exercice 1
On rappelle qu'une fonction
f définie sur un intervalle
[c, d] de
ℝ est affine s'il existe des réels
A, B tels que
∀x ∈ [c, d], f(x) = Ax + B . Soit
[a, b] un intervalle de
ℝ .
On note
C(a, b]) le
ℝ -espace vectoriel des fonctions continues sur
[a, b] à valeurs réelles. Soit
n un entier naturel non nul et soient
a_0, a_1, …, a_n(n + 1) réels tels que :
a = a_0 < a_1 < … < a_(n − 1) < a_n = b .
Ils définissent une subdivision de l'intervalle
[a, b] en
n intervalles
[a_i, a_(i + 1)] , (
0 ≤ i < n ). On considère
E le sous ensemble de
C(a, b]) formé par les fonctions
f : [a, b] → ℝ dont les restrictions à chaque intervalle
[a_i, a_(i + 1)] sont affines
Des exemples de fonctions de E :
(1)
Soit
i un entier tel que
0 ≤ i ≤ n . On note
φ_i la fonction définie sur
[a, b] par :
∀x ∈ [a, b], φ_i(x) = |x − a_i| . (1-a) Montrer que
φ_i est un élément de
E .
Soit
i un entier tel que
0 ≤ i ≤ n . Montrer qu'il existe un unique élément
δ_i de
E , vérifiant :
δ_i(a_i) = 1 et (1-b) pour tout
j ≠ i, δ_i(a_j) = 0 .
On pose
B = (δ_0, δ_1, …, δ_n) et
C = (φ_0 φ_1, …, φ_n) , les fonctions
φ_i et
δ_i étant celles définies au (1).
(2)
(2)
Montrer que
E est un sous-espace vectoriel de
C([a, b]) .
(2-a)
Montrer queB est une base de
E .
(2-b)
(2-c)
Montrer queC est une base de
E . (indication : Soient
α_0, …, α_n des réels tels que
∑_(i = 0)^n α_i φ_i = 0 . On pourra étudier la fonction
∑_(i = 0)^n α_i φ_i = 0 au voisinage de
α_j , pour
j ∈ {0, …, n} ).
(2-a)
Montrer que
(2-b)
(2-c)
Montrer que
Un cas particulier. Soient
u, v, w ∈ ℝ tels que
u < v < w . Soit
g : ℝ → ℝ , une fonction continue nulle (3) en dehors de
]u, w[ , affine sur
[u, v] et sur
[v, w] et telle que
g(v) = 1 . Déterminer
(α, β, γ) ∈ ℝ^3 tel que :
∀x ∈ ℝ, g(x) = α|x − u| + β|x − v| + γ|x − w| .
Retour au cas général. Soit
f ∈ E . On se propose d'exprimer formellement
f sur la base
C .
(4)
(4)
Déterminer la matrice de passage
P de la base
B à la base
C .
(4-а)
Par quel calcul matriciel pourrait-on obtenir, une expression def comme combinaison linéaire de
φ_0, φ_1, …, φ_n (4-b) ?
(4-а)
Par quel calcul matriciel pourrait-on obtenir, une expression de
Dans cette question on suppose la subdivision régulière, c'est à dire que pour tout
i(0 ≤ i < n) , on a : (5)
a_(i + 1) − a_i = ((b − a))/n .
Expliciter alors la matrice
P de la question (4-a) et calculer son déterminant.
(5-a)
Pour touti(0 ≤ i < n) , exprimer
δ_i en fonction de
φ_(i − 1), φ_i et
φ_(i + 1) .
(5-b)
On noteC_0, C_1, …, C_n les
(n + 1) colonnes de la matrice
P^(− 1) . Expliciter
C_1, …, C_(n − 1) .
(5-c)
Finir le calcul deP^(− 1) .
(5-d)
(5-a)
Pour tout
(5-b)
On note
(5-c)
Finir le calcul de
(5-d)
Exercice 2
On considère l'équation différentielle :
y "
(x) − 3iy^′(x) + (e^(ix) − 2)y(x) = 0 (E) , où
y représente une fonction de
ℝ à valeurs dans
ℂ de classe
C^2 sur
ℝ .
m02rm2ea.tex - page 1
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Montrer que l'ensemble des solutions de l'équation
(E) définies sur
ℝ et
2π -périodiques forment un
ℂ - espace (1-a) vectoriel que l'on notera
S_(2_p i) .
Établir qu'une solution
φ de l'équation
(E) est
2π − périodique si et seulement si
φ(0) = φ(2π) et
φ^′(0) = φ^′(2π)
Soitf une solution
2π - périodique de l'équation (
E ). Démontrer que la série de FOURIER de
f converge vers
(2 − a)f en précisant le mode de convergence (on énoncera avec précision le théorème utilisé).
Soit
Soit
φ une solution
2π -périodique de l'équation
(E) définie par
φ(x) = ∑_(k = − ∞)^(+ ∞)c_k e^(ikx) .
Déterminer une relation de récurrence liantc_(k − 1) et
c_k .
(2-b-i)
En déduire que:∀k ≤ 1, c_k = 0 .
(2-b-ii)
Exprimerc_k en fonction de
k et de
c_2 , pour tout
k ≥ 2 .
(2-b-iii)
Démontrer que l'espace vectorielS_(2π) n'est pas réduit à la fonction nulle et déterminer sa dimension. Toutes les (3) solutions de l'équation
(E) sont-elles
2π -périodiques ?
Déterminer une relation de récurrence liant
(2-b-i)
En déduire que:
(2-b-ii)
Exprimer
(2-b-iii)
Démontrer que l'espace vectoriel
On considère la solution
φ obtenue en posant
c_2 = 1 et on note
φ_1 sa partie réelle et
φ_2 sa partie imaginaire (4)
(φ = φ_1 + iφ_2) .
Montrer que
φ_1 et
φ_2 sont respectivement paire et impaire.
(4-a)
Montrer queφ_1(0) > 0 .
(4-b)
Établir queφ_1 change de signe au moins quatre fois sur
[0, 2π][ en déterminant
(α, β, γ) tels que :
0 < β < γ < 2π (4-c) et
φ_1(α) < 0, φ_1(β) > 0, φ_1(γ) < 0 .
(4-a)
Montrer que
(4-b)
Établir que
Exercice 3
On considère la fonction réelle
f définie sur
ℝ^2 par:
∀(x, y) ∈ ℝ^2, f(x, y) = xye^(− x − y) .
On munitℝ^2 de sa structure usuelle de plan euclidien orienté. Pour tout
λ_i nℝ , on note
Γ_λ la ligne de niveau
λ de
f , c'est à dire l'esemble des points
(x, y) ∈ ℝ^2 tels que
f(x, y) = λ .
On munit
Soit
φ la fonction définie sur
ℝ par:
∀x ∈ ℝ, φ(x) = xe^(− x) .
(1)
(1)
Étudier les variations de la fonction
φ et discuter suivant les valeurs de
λ ∈ ℝ le nombre de solutions de (1-a) l'équation
φ(x) = λ .
Montrer que
φ restreinte à ] -
∞, 0 [ définit un
C^∞ difféomorphisme de ] -
∞, 0 [ sur lui même. (1-b)
Déterminer les extrémums de la fonction
f (le cas échéant, on précisera la nature de l'extrémum obtenu : (2) maximum ou minimum, global ou local).
Montrer que par tout point
(x_0, y_0) ∈ ℝ^2 passe une ligne de niveau
Γ_λ et une seule.
(3-a)
Déterminer dans le cas général un vecteur tangent àΓ_λ en (
x_0, y_0 ) et préciser les exceptions.
(3-b)
Établir que toutes les courbesΓ_λ admettent un même axe de symétrie
Δ que l'on précisera.
(3-c)
Pour toutλ ≠ 0 , on note
Γ_λ^+ l'intersection de la courbe
Γ_λ avec le demi-plan d'équation
x > 0 et
Γ_λ^− l'intersection de la courbe
Γ_λ avec le demi plan d'équation
x < 0 .
(3-a)
Déterminer dans le cas général un vecteur tangent à
(3-b)
Établir que toutes les courbes
(3-c)
Pour tout
On recommande de traiter la question (6) au fur et à mesure de l'avancement des question (4) et (5).
Soit
λ > 0 .
(4)
(4)
Déterminer une condition nécéssaire et suffisante pour
Γ_λ^+ soit non vide.
(4-a)
Montrer que dans ce cas,Γ_λ^+ est une partie bornée de
ℝ^2 .
(4-b)
Établir que la courbeΓ_λ^− peut être caractérisée par une équation de la forme
y = g_λ(x) où
g_λ est une fonction (4-c)
C^∞ sur ]
− ∞, 0 [ dont on précisera les variations et les limites.
(4-a)
Montrer que dans ce cas,
(4-b)
Établir que la courbe
Dans ce qui suit on remplace la base canonique de
ℝ^2 par la base
((1/1), ((− 1)/1)) et on note alors
(X, Y) les nouvelles coordonnées du point
(x, y) .
Pour tout
λ ∈ ℝ , caractériser
Γ_λ par une équation de la forme
F(X, Y) = λ .
(5-a)
On supposeλ < 0 . Montrer que la branche
Γ_λ^− de la courbe
Γ_λ se caractérise par une équation de la forme (5-b)
Y = G_λ(X) où
G_λ est une fonction
C^∞ dont on précisera les variations et les branches infinies (on utilera la fonction
φ définie en (1)). Comment obtient-on l'autre branche
Γ_λ^+ ?
(5-a)
On suppose
On suppose
λ > 0 . Caractériser la branche
Γ_λ^+ par une équation de la forme
Y = ± G_λ(X) où
G_λ est une (5-c) fonction dont on étudiera les variations à l'aide de la fonction
φ définie en (1).
Indiquer sur un graphique l'allure des diverses lignes de niveau de la fonction
f .
(6)
(6)
FIN DU PROBLÈME
Pas de description pour le moment
