\documentclass[10pt]{article} \usepackage[french]{babel} \usepackage[utf8]{inputenc} \usepackage[T1]{fontenc} \usepackage{amsmath} \usepackage{amsfonts} \usepackage{amssymb} \usepackage[version=4]{mhchem} \usepackage{stmaryrd} \usepackage{bbold} \title{ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD \\ Concours d'admission sur classes préparatoires } \author{Mardi 15 mai 2001, de 8h à 12h} \date{} \begin{document} \maketitle \section*{MATHEMATIQUES \\ Option scientifique } La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.\\ Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.\\ Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.\\ L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. \section*{Exercice 1} On rappelle que l'ensemble \(C^{2}(\mathbb{R}, \mathbb{R})\) des fonctions numériques définies et de classe \(C^{2}\) sur \(\mathbb{R}\), muni des lois habituelles, possède une structure d'espace vectoriel sur \(\mathbb{R}\)\\ On note \(E\) l'ensemble des fonctions \(\varphi\) de \(C^{2}(\mathbb{R}, \mathbb{R})\) qui vérifient la relation (*) suivante : \(\forall x \in \mathbb{R}, \varphi^{\prime \prime}(x)=\left(1+x^{2}\right) \varphi(x)\). \begin{enumerate} \item Montrer que \(E\) est un espace vectoriel sur \(\mathbb{R}\). \item Montrer que si \(u\) et \(v\) sont deux éléments de \(E\), alors \(u^{\prime} v-v^{\prime} u\) est une fonction constante. \item Soit \(f\) la fonction définie, pour tout réel \(x\), par : \(f(x)=e^{\frac{x^{2}}{2}}\).\\ a. Vérifier que \(f\) est élément de \(E\).\\ b. Soit \(g\) la fonction définie par: \(\forall x \in \mathbb{R}, g(x)=f(x) \int_{0}^{x} \frac{d t}{(f(t))^{2}}\). \end{enumerate} Montrer que \(g\) est élément de \(E\)\\ 4) a. Soit \(h\) une solution de (*). Montrer, en utilisant le résultat de la deuxième question appliqué aux fonctions \(h\) et \(f\), que \(h\) est combinaison linéaire de \(f\) et de \(g\).\\ b. Montrer finalement que \((f, g)\) est une base de \(E\). \section*{Exercice 2} Pour tout entier naturel \(n\) supérieur ou égal à 1 , on pose \(u_{n}=\frac{1}{\sum_{k=1}^{n} k^{2}}\).\\ On se propose de montrer que la série de terme général \(u_{n}\) converge et de calculer sa somme.\\ On pose, pour tout entier \(n\) supérieur ou égal à \(1: v_{n}=\sum_{k=1}^{n} \frac{1}{k}\) et \(w_{n}=v_{n}-\ln (n)\).\\ On rappelle que: \(v_{n} \sim \ln (n)\) \begin{enumerate} \item a. Montrer que: \(\forall n \in \mathbb{N}^{*}, w_{n}-w_{n+1} \geq 0\).\\ b. Déterminer le développement limité à l'ordre 2, au voisinage de 0 , de \(\ln (1+x)-\frac{x}{1+x}\).\\ c. En déduire que, au voisinage de \(+\infty: w_{n}-w_{n+1}=\frac{1}{2 n^{2}}+o\left(\frac{1}{n^{2}}\right)\). \item a. Montrer que la série de terme général ( \(w_{n}-w_{n+1}\) ) est convergente.\\ b. En déduire que la suite ( \(w_{n}\) ) converge. On note \(\gamma\) sa limite. \item Montrer que la série de terme général \(u_{n}\) converge. \item a. Déterminer les réels \(a, b\) et \(c\) tels que pour tout \(n\) de \(\mathbb{N}^{*}, u_{n}=\frac{a}{n}+\frac{b}{n+1}+\frac{c}{2 n+1}\).\\ b. Montrer que: \(\forall n \in \mathbb{N}^{*}, \sum_{k=1}^{n} \frac{1}{2 k+1}=v_{2 n+1}-\frac{1}{2} v_{n}-1\).\\ c. En déduire que : \(\forall n \in \mathbb{N}^{*}, \sum_{k=1}^{n} u_{k}=24\left(v_{n}-v_{2 n+1}\right)+24-\frac{6 n}{n+1}\). \item En utilisant la convergence de la suite \(\left(w_{n}\right)\), calculer \(\sum_{n=1}^{+\infty} u_{n}\) en fonction de \(\ln 2\). \end{enumerate} \section*{Exercice 3} On considère l'espace euclidien \(\mathbb{R}^{3}\), muni du produit scalaire noté ( . / . ) défini par :\\ \(\forall u=(x, y, z) \in \mathbb{R}^{3}, \forall u^{\prime}=\left(x^{\prime}, y^{\prime}, z^{\prime}\right) \in \mathbb{R}^{3},\left(u / u^{\prime}\right)=x x^{\prime}+y y^{\prime}+z z^{\prime}\).\\ La norme du vecteur \(u\) est alors définie par \(\|u\|=\sqrt{(u / u)}\).\\ On note \(\mathfrak{B}=\left(e_{1}, e_{2}, e_{3}\right)\) la base canonique de \(\mathbb{R}^{3}\) et on rappelle que \(\mathfrak{B}\) est orthonormale pour le produit scalaire défini ci-dessus.\\ On désigne par \(a, b\) et \(c\) trois réels, on pose \(\omega=(a, b, c)\) et on suppose que \(c\) est non nul. On note \(\varphi\) l'endomorphisme de \(\mathbb{R}^{3}\) qui à tout vecteur \(u=(x, y, z)\) de \(\mathbb{R}^{3}\) associe le vecteur \(\varphi(u)=(y c-z b, z a-x c, x b-y a)\). \begin{enumerate} \item Écrire la matrice \(M\) de \(\varphi\) dans la base \(\boldsymbol{B}\). \item a. Vérifier que \(\omega\) appartient à \(\operatorname{Ker} \varphi\).\\ b. Montrer que ( \(\varphi\left(e_{1}\right), \varphi\left(e_{2}\right)\) ) est une famille libre.\\ c. Déduire des questions précédentes que \(\operatorname{Ker} \varphi=\operatorname{vect}(\omega)\). \item a. Montrer que pour tout vecteur \(u\) de \(\mathbb{R}^{3},(\varphi(u) / \omega)=0\).\\ b. En déduire que : \(\operatorname{Im} \varphi=(\operatorname{Ker} \varphi)^{\perp}\). \item a. Justifier que pour tout vecteur \(u\) de \(\mathbb{R}^{3}\), il existe un unique couple ( \(u_{1}, u_{2}\) ) élément de \(\operatorname{Ker} \varphi \times \operatorname{Im} \varphi\) tel que \(u=u_{1}+u_{2}\).\\ b. Montrer que \((u / \omega)=\left(u_{1} / \omega\right)\).\\ c. En déduire que \(u_{1}=\frac{(u / \omega)}{\|\omega\|^{2}} \omega\), puis déterminer \(u_{2}\) en fonction de \(u\) et \(\omega\). \item a. Montrer que \(M^{3}=-\|\omega\|^{2} M\).\\ b. En déduire que : \(\forall v \in \operatorname{Im} \varphi, \varphi \mathrm{o} \varphi(v)=-\|\omega\|^{2} v\).\\ c. Montrer finalement que : \(\forall u \in \mathbb{R}^{3}, \varphi \circ \varphi(u)=-\|\omega\|^{2} u+(u / \omega) \omega\). \end{enumerate} \section*{Problème} On désigne par \(n\) et \(r\) deux entiers naturels vérifiant : \(n \geq 2\) et \(r \geq 3\).\\ On considère une épreuve aléatoire pouvant aboutir à \(r\) résultats différents \(R_{1}, R_{2}, \ldots, R_{r}\) de probabilités respectives \(x_{1}, x_{2}, \ldots, x_{r}\). On admet que, pour tout \(i\) de \([1, r \mid], 00\).\\ b. En posant \({ }^{t} H=\left(h_{1}, h_{2}, \ldots, h_{r-1}\right)\), exprimer \({ }^{t} H M H\) en fonction des réels \(h_{i}\) et des dérivées partielles d'ordre 2 de \(f\) au point \(R\).\\ c. En déduire que \(f\) présente un minimum local au point \(R\).\\ d. Donner la valeur de \(E(X)\) correspondant à ce minimum. \end{document}