Je partage votre courroux et votre désarroi.
Néanmoins, le cas de votre fille me rappelle celui d’une amie qui a subit les mêmes désillusions l’année dernière et qui présentait un dossier semble-t-il tout à fait comparable : Terminale L avec spé maths comportant des moyennes et des appréciations exceptionnelles dans toutes les matières! Tous ses voeux B/L ont été refusés, mais elle a eu la consolation d’être admise à HIV en A/L.
Renseignements pris auprès de même lycée qui comporte une B/L, il apparaît clairement que les chances d’être admise dans cette filière à partir d’une terminale L sont voisines de zéro, quand bien même les notes en maths sont excellentes. Il semble que dans l’esprit de la commission le niveau en maths en L serait jugé comme trop juste. Comme évoqué précédemment, la commission fait preuve d’une grande ‹ frilosité › à l’égard des candidats issus d’une terminale L et j’aurai moi même tendance à penser qu’il s’agit plutôt d’un critère quasiment rédhibitoire.
Même si votre fille n’a pas accès à la procédure complémentaire, je vous encourage à soumettre votre dossier directement aux lycées sachant que les admis à Sciences Po qui connaissent leurs résultats fin juillet ont pour habitude de libérer quelques places.
Ce que je vous conseille, c’est de vous déplacer physiquement, et de prendre rendez-vous, si besoin est avec l’aide du proviseur de votre lycée.
Les courriers et coups de téléphones ne servent strictement à rien, il est bien trop simple de faire la sourde oreille.
Le nombre d’idiots qui croient mériter l’attention de tout le monde pour rien est assez important, ce qui nuit indirectement à votre fille.
Au niveau des grandes prépas, ça peut être très difficile car les listes d’attentes sont assez longues et les classes pleines.
Mais si vous tentez des « petites prépa », il y a peut-être moyen de faire quelque chose.
D’habitude cela n’est pas vraiment significatif mais vous pouvez tenter de faire valoir ses résultats aux olympiades, qui sont donc indépendants du niveau de maths en L, ce qui pourrait casser un peu le préjugé « les L sont trop faibles en maths » qui est très largement vérifié.
Mais j’ai une question, quel est le projet de votre fille ? Je veux dire pour plus tard, dans quoi souhaite-elle travailler ? Cela nécessite-il nécessairement une prépa B/L ?
je me pose la même question .Quel est le projet professionnel?A t elle eu une mention au bac ?Si oui avec une mention TB ne peux t elle intégrer sciences po sans concours (je n’en suis pas sûre à vérifier donc)
Pour revenir à l’orientation , ce qui est dommageable c’est qu’aux journées portes ouvertes on ne vous ait pas dit que la probabilité d’intégrer avec un bac L était très faible voire nulle .Cela aurait à défaut de révolutionner le système éviter de grandes déceptions !
Cette année, un prof de philo en B/L est venu nous parlé de cette filière particulière. Il a mentionné que seuls 1 ou 2 élèves provenant de L arrivaient chaque année dans son lycée. L’aspect pluridisciplinaire est à la fois la force et la faiblesse de la B/L. Chaque élève arrive avec des lacunes à combler, quelle que soit sa filière d’origine. Apparemment (d’après le prof), il est plus facile aux élèves de S de s’adapter et d’assimiler le programme de sciences sociales que pour les élèves venant de ES de rattraper leur retard en mathématiques.
La réticence d’accepter les élèves de L est donc sûrement due à la différence signifiante d’heures de maths par rapport aux deux autres filières, 3h en L contre 4h(+2) en ES et 5h30(+2) en S selon les spécialités choisies.
Tout cela est donc un problème de programme et de filières déséquilibrées. Il faut en effet faire S pour avoir toutes ses chances dans des voies pourtant non scientifiques.
Mon conseil serait d’essayer de souligner le sérieux et la motivation de votre fille aux différents établissements pour leur montrer qu’on peut aller en L par passion et non par faiblesse dans les matières scientifiques.
Touvé sur la toile :
Elève de terminale à la recherche d’une classe préparatoire qui convienne à vos aptitudes et à vos préférences :
- Vous ne souhaitez pas vous spécialiser trop tôt afin de préserver votre liberté de choix.
- Vous avez envie de continuer à approfondir vos connaissances dans de nombreuses disciplines et d’en découvrir de nouvelles.
- Vous avez du goût pour la réflexion, le débat d’idées, la curiosité intellectuelle et l’ouverture d’esprit sont au nombre de vos qualités.
- Vous vous intéressez aux enjeux du monde contemporain, vous vous posez des questions sur l’économie, la société.
Alors les B/L ont été créées pour vous. Ces classes préparatoires se distinguent en effet par une très grande ouverture pluridisciplinaire :
- Diversité des enseignements obligatoires et optionnels : français, mathématiques, histoire, philosophie, sciences sociales (économie, sociologie, anthropologie), langues vivantes, langues anciennes, géographie.
- Haut niveau d’exigence dans chacune de ces disciplines (y compris en mathématiques) et égalité de traitement entre elles : il n’y a pas de hiérarchie, les coefficients sont identiques.
De ce fait, les trois cultures qui forment les humanités de notre temps se trouvent représentées : la culture littéraire, la culture scientifique, la « troisième culture » (les sciences humaines, économiques et sociales).
C’est la raison pour laquelle la filière B/L est ouverte aux meilleurs élèves des trois séries de l’enseignement général : L, ES, S.
Nous tenons beaucoup à cette diversité et à cet équilibre : ils sont les gages d’une formation intellectuelle d’excellence, parfaitement adaptée au monde contemporain.
ou encore
La B/L : pour quels élèves ?
Tous les élèves ayant un bac S, ES ou L peuvent intégrer la filière B/L ; il faut néanmoins avoir suivi l’option « mathématiques » pour les élèves de Terminale L ; si l’on regarde les statistiques officielles pour l’année 2005-2006, on constate qu’il y a 59 de bacheliers S, 32 de bacheliers ES et 9 % de bacheliers L en classe préparatoire B/L.
Cette moindre représentation des sections ES et L s’explique avant tout par la présence de mathématiques dans cette section : en effet, le programme de mathématiques de B/L est pensé dans la continuité de celui de Terminale S. En conséquence, les élèves venant de L ou de ES doivent rattraper leur retard en début d’année, ce qui suppose un très bon niveau en mathématiques, mais aussi et surtout un goût pour cette matière. Les élèves de Terminale L doivent impérativement suivre l’option « mathématiques ». Des heures de soutien sont mises en place pour aider ces élèves en début d’année, et l’expérience montre que les élèves de ES et L les plus motivés parviennent à obtenir d’excellents résultats en mathématiques.
Les élèves venant des sections ES ou L seront cependant initialement avantagés dans d’autres disciplines : on pense bien sûr aux sciences sociales pour les bacheliers ES, et au français et à la philosophie pour les bacheliers L.On peut donc faire un double constat :
- Pour intégrer une classe préparatoire B/L, il faut un bon niveau en mathématiques et de l’intérêt pour cette matière ; si cette remarque est valable pour tous les élèves, ce sont bien sûr les bacheliers ES et L qui sont le plus directement visés.
- Il faut une réelle ouverture d’esprit et être capable de s’intéresser à des matières très variées : il faut pouvoir passer de l’étude d’un théorème mathématique, à l’explication d’un texte de français, pour enchaîner ensuite sur l’analyse d’un document statistique en économie, le tout dans la même journée.
En somme, si vous redoutez de vous enfermer dans la routine d’un nombre limité de matières, si vous êtes séduit(e) à l’idée d’acquérir une solide culture dans des disciplines variées , et si vous vous sentez capable de combler d’éventuelles lacunes dans des disciplines que vous avez peu pratiquées, alors la B/L est sans doute la classe préparatoire qui vous conviendra le mieux. Nous vous invitons à consulter la rubrique « recrutement » pour une présentation détaillée de la procédure de sélection.
La première citation a été « copiée-collée » depuis le site d’un très grand lycée parisien, l’autre provient d’un site dédié à la prépa B/L. Alors, j’avoue, le projet professionnel de ma fille n’est pas encore aboutie. Elle a 16 ans et un peu de mal à se projeter dans la vie active. Elle sait ce qu’elle aime étudier et dans la mesure où elle ne sait pas encore exactement ce qu’elle veut faire, je lui ai conseillée d’étudier ce qu’il l’intéressait. C’est toujours ça de gagné. Quand on voit comment ils appâtent le client, évidemment, ma fille s’est dit, cette filière c’est pour moi !
Elle a aussi pensé à Sciences-po (elle a fait le concours et le dossier) mais comme elle n’a que 16 ans, l’idée de passer encore deux ans au lycée lui semblait plus adaptée. Evidemment, si elle est prise à sciences-po, c’est une issue mais son 1er choix demeure la B/L. Entre A/L et sciences-po, c’est plus compliqué…
Quoiqu’il en soit, dans l’intérêt de nos chères têtes blondes, l’info sur les différentes filières a besoin d’un grand dépoussièrage ou alors, il faut mettre des « quotas » (j’aime pas ce mot) et s’y tenir mais les voeux pieux qui ne serve qu’à faire joli sur les plaquettes, c’est malhonnête.
HyneX a écrit:
Ce que je vous conseille, c’est de vous déplacer physiquement, et de prendre rendez-vous, si besoin est avec l’aide du proviseur de votre lycée.
Les courriers et coups de téléphones ne servent strictement à rien, il est bien trop simple de faire la sourde oreille.
Le nombre d’idiots qui croient mériter l’attention de tout le monde pour rien est assez important, ce qui nuit indirectement à votre fille.
je plussoie une fois même si je l’aurai dit avec plus de rondeur.
HyneX a écrit:
D’habitude cela n’est pas vraiment significatif mais vous pouvez tenter de faire valoir ses résultats aux olympiades, qui sont donc indépendants du niveau de maths en L, ce qui pourrait casser un peu le préjugé « les L sont trop faibles en maths » qui est très largement vérifié.
je plussoie deux fois sans réserve.
trofub a écrit:
[quote=« HyneX »]
D’habitude cela n’est pas vraiment significatif mais vous pouvez tenter de faire valoir ses résultats aux olympiades, qui sont donc indépendants du niveau de maths en L, ce qui pourrait casser un peu le préjugé « les L sont trop faibles en maths » qui est très largement vérifié.
je plussoie deux fois sans réserve.
[/quote]
Les palmarès des olympiades académiques de première sont par filière S/ES/L… ![]()
Je comprends bien votre courroux . Avoir en L quelqu’un de réellement fort en math (pas qu’en potentiel , en pratique aussi) est vraiment plus rare qu’avoir en S quelqu’un de fort en lettres, donc si c’est le cas , il me semble évidemment nécessaire que ceci soit explicitement porté à la connaissance des prépas désirées: soigner l’appréciation générale permettrait peut-être pour le lycée de « passer l’information »; pas sûr que ce soit facile avec ce que vous avez découvert des outils que pourraient utiliser les lycées pour trier les très nombreux dossiers qu’ils reçoivent.
Vous nous dtes que votre fille est reçue dans de très bonnes prépas A/L , il est aussi possible ( je n’en ai aucune preuve) que s’il s’agit des mêmes lycées , ils aient préféré pour elle A/L , jugeant qu’elle y avait de meilleures chances.
le problème de la dévalorisation de la filière L et plutot celui de la survalorisation de la filière S. C’est inadmissible de voir des élèves de L sistématiquement refusés en BL et de voir des élèves de S accéder facilement à des filières comme la AL (c’est le cas de 2 personnes dans ma classe de terminal dont l’une avait des résultats très moyen et à integrer la AL à LLG!!!). De plus, les professeurs de seconde sont parfois irresponsables en disant aux élèves de faire ce qui leur plait meme si ca leur fermera des portes. Pour moi, le porjet de supprimer la ES pour faire une grande L est très bon car il permettra enfin de contre balancer la S.
Béatrice a écrit:
Les palmarès des olympiades académiques de première sont par filière S/ES/L…
Les olympiades académiques de première séparent les S des « non S » donc deux classements séparés…
Un premier prix à ce concours me parait tout à fait remarquable d’autant qu’une petite recherche montre que les premiers prix dans le classement non S de différentes académies sont très rarement attribués à des L mais plutôt à des ES…
Je ne peux pas faire grand chose mais comprend complètement le désarroi de cette jeune fille et de sa maman et espère (peut-être naïvement) que tout ça va s’arranger pour le mieux…
JeanN a écrit:
Les olympiades académiques de première séparent les S des « non S » donc deux classements séparés…
Les résultats académiques effectivement, mais le palmares national (donc les meilleures copies) fait la distinction entre les filières S/ES/L… parfois ils regroupent « L/STG », (est ce en raison du faible nombre de candidats, ou du niveau jugé comme similaire par l’administration , je l’ignore)
JeanN a écrit:
Je ne peux pas faire grand chose mais comprend complètement le désarroi de cette jeune fille et de sa maman et espère (peut-être naïvement) que tout ça va s’arranger pour le mieux…
Je partage totalement ce sentiment…
Je suis tombé par hasard sur le sujet et je voudrais savoir s’il est possible de savoir ce qu’il advient de l’étudiante en question.
Je viens aussi de tomber sur le sujet et je l’ai lu avec la plus grande attention. Outre le fait que je compatis, cela révèle tristement la valeur du bac L dans notre société. En S dans ma classe, clairement certains auraient pris L ou même ES avec grand plaisir si l’on ne leur aurait pas martelé que ces filières étaient bouchées. Que faire ? Malheuresement je ne sais pas mais il n’est clairement pas normal que pour aller en fac de droit, une grande partie des élèves passent par un bac S.
Ce n’est pas le bac L qui est sous côté à mon avis, mais davantage le bac S qui est clairement sur côté.
Je suis sincèrement désolé.
Je pense aussi que le bac S est surcoté. Ayant ma fille qui a fait un bac L mais également un fils qui prépare un bac S, je suis persuadée que l’excellence s’obtient par du travail et de la discipline au moins autant dans une filière que dans l’autre. Les seuls critères qui devraient entrer en ligne de mire pour s’orienter dans une filière ou dans l’autre sont le projet professionnel et/ou les affinités électives pour certaines matières. J’ajouterai que les statistiques sont là pour démontrer que la mention très bien est plus difficile à obtenir en L qu’en S ou en ES et pour ceux qui ont vu le petit sujet de France2 concernant les bacheliers ayant obtenus 20 ou + au bac, une seule élève (sur 38) venait de la filière littéraire. En même temps, c’est un peu normal. Les critères d’évaluation d’une copie de philo ou de littérature seront toujours beaucoup plus subjectifs que ceux pour l’évalutation d’une copie de mathématiques.
En ce qui concerne, la suite de l’histoire… La lettre ouverte a été lue par le délégué interministériel à l’orientation (DIO). L’affaire est toujours en cours d’instruction par ses services mais sans résultat pour l’heure. Si la situation devait évoluer (ce dont je doute sincèrement), ça n’interviendrait maintenant qu’à la rentrée.
Les échanges sur ce forum et sur celui de « études littéraires » ont également amené Camille à considérer avec un peu plus d’intérêt une hypokhâgne A/L. Il est vrai que dans la perspective d’intégrer l’ENS, il y a plus de place en A/L qu’en B/L et qu’une fois dans la place tout cela n’est plus forcément déterminant. Le seul regret de Camille c’est qu’elle vient de passer deux ans au régime sec en maths et que tout porte à croire que ça va continuer. Ceci étant, elle a reçu des témoignages d’élèves de B/L un peu déçus par les contenus de la filière en littérature et en philosophie et dans la perspective de pouvoir poursuivre l’étude du grec ancien, à ma connaissance, il n’y a qu’HIV qui offre cette possibilité en B/L. Camille en arrive donc à la conclusion qu’il lui sera toujours plus aisé de « taper l’incruste » dans un cours de maths que dans les trois disciplines précédentes. Tout l’enjeu sera de trouver un moyen de valider son travail en mathématiques.
Donc sauf retournement de dernière minute, ce sera l’hypokhâgne de LLG non sans appréhension mais avec beaucoup de motivation.
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Je crois qu’il y a un peu le meme « non dit » pour les prepas ECS : les eleves de ES sont theoriquement admissibles, mais dans les faits il n’y a quasiment que des S.
Tous mes voeux de reussite à votre fille en hypokhâgne.
Calips0 a écrit:
Je crois qu’il y a un peu le meme « non dit » pour les prepas ECS : les eleves de ES sont theoriquement admissibles, mais dans les faits il n’y a quasiment que des S.
Tous mes voeux de reussite à votre fille en hypokhâgne.
Les élèves de ES peuvent entrer en ECE, non? Et ces prépas donnent accès aux mêmes écoles qu’ECS.
Bonne chance à votre fille.
Oui, les eleves de ES peuvent *dans les textes * intégrer soit ECE soit ECS (si spécialité math), mais dans les faits ils intègrent presque exclusivement ECE. Une connaissance de Terminale avait ainsi eu la désagréable surprise de se voir refuser à toutes les ECS demandées, alors que ses résultats étaient excellents. Il a finalement été à Sciences Po.
Merci de votre retour d’information sur ce forum.
C’est parce que on a tendance à faire la différence entre les élèves sur les matières scientifiques alors que y a 40 ans on le faisait plus sur les matières littéraires… J’ai parlé avec mon docteur l’autre jour qui m’a dit qu’a l’epoque ou il prépparait ses concours de médecine, l’essentielle des cours étaient des matiéres littéraires et que c’etait elle qui comptait le plus…
Pour avoir vu ce que sont les maths en B/L par le biais de ma copine, les cours de maths sont très corsés. Peut-être que son lycée était particulièrement sévère mais elle qui a eu 19 au bac en série ES avec option maths n’a pu dépasser les 1.5 dès l’arrivée en B/L. De ce que ce que je voyais de ma fenêtre d’élève de PCSI, elle avait un cours qui s’approchait à plusieurs reprises du mien !
Tenter de s’incruster dans un cours de maths ? Pourquoi pas, mais il ne faut pas perdre de vue que la prépa, qu’elle soit littéraire, économique ou scientifique est extrêmement exigeante et la filière A/L n’échappe pas à la règle. Il est probable que les cours qu’elle aura à suivre en prépa « mangent » tout son temps pour pouvoir travailler à côté des mathématiques dont l’enseignement est différent en études supérieures.
Le mieux serait de faire sa prépa A/L normalement et ensuite, une fois intégrée, de commencer une licence de maths. En effet, ça représente 2 années complètement sèches en enseignement mathématiques mais c’est peut-être une bonne option pour ménager la chèvre et le choux.
Sinon elle peut essayer de s’inscrire en parallèle en licence de mathématiques : seul le bac est nécessaire et à part des mises en garde de l’administration comme quoi « vous n’avez pas le profil, votre bagage scientifique n’est pas suffisant », on ne l’empêchera pas de s’inscrire. (Pensez à l’enseignement à distance : Télé6science pour l’enseignement à distance de l’UPMC)
Par contre de ce que j’ai ressenti entre lycée (Terminale S) et enseignement supérieur (Prépa), les mathématiques ne sont pas du tout les mêmes d’une année à l’autre. L’enseignement dispensé au lycée est calculatoire, tracé, extrêmement guidé. Les mathématiques enseignées dans le supérieur sont plus « abstraites » et il est donc beaucoup plus difficile de s’imaginer à quoi cela ressemble. Il n’est même pas utile de regarder dans un bouquin de MPSI ou de B/L pour voir si c’est difficile ou pas, il faut je pense être plongé dedans et une fois encore la prépa littéraire sur laquelle s’engage votre fille ne semble pas faite pour ce genre de bi-cursus.
J’ai néanmoins été très touché par ce topic : venant de la filière S je suis persuadée qu’elle n’est pas la « meilleure » filière. Tout ce mythe vient simplement du fait qu’il est difficile de faire des sciences quand on n’apprécie pas ça. Renversez la vapeur, imaginons que tous les élèves choisissent la filière littéraire : beaucoup aurait des difficulté à bien réussir car tout le monde n’est pas fait pour cette filière. Elle deviendrait LA filière d’excellence.
Je vous souhaite tout le courage possible,
Cordialement.