Une double licence ça reste un rythme universitaire. Hors examens de fin de semestre, les cours proprement dit ne durent que deux petits semestres d’une douzaine de semaines chacun. Et les semaines ne sont que de 5 jours (c’est à dire que les weekends sont totalement libres). Même s’il y a beaucoup de travail en dehors des cours, c’est quand même moins prenant en temps de présence qu’une prépa.
Il faut bien evidemment mettre également des licences de bio std (sorbonne et cité notamment) pour assurer le coup mais si votre fille a un bon dossier (?) pas de raison qu elle ne décroche pas une double licence.
Les stats de sélectivité sont sur parcoursup.
Les profils recrutés sont sur l open data de parcoursup.
Au niveau des doubles licences maths bio elle a clairement les bonnes spécialités (notamment avec maths expertes)
Pour les licences info bio il faudrait qu’elle se mette un peu à l’info (au delà de la simple marque d’intérêt) pour savoir si cela lui plaît vraiment (france IOI et cie…).
La charge de travail sera mécaniquement conséquente.
D’autant que l intersection entre mathsinfo et bio n’est pas très conséquente.
Pour relativiser les choses, ca n epose aucun souci à chaque fin de semestre d’abandonner la 2nde licence si elle trouve que ca fait trop.
De mon point de vue, UPMC a l avantage de la modularité.
C’est à dire la possibilité de conserver une mineure info sans s infliger une double licence.
Concernant la comparaison avec la prépa il faut faire la différence entre :
- le contenu : une bcpst c’est des maths, de la PC de la bio/geol ET du français et de l’anglais (+ soupçon d’info et de géographie)
c’est donc substantiellement différent d’une double licence maths bio et plus encore d’une info bio. - le format et l’état d’esprit : cpge = préparation d’un concours et fort cadre (DS/DM et kholles)
fac : cours en amphi et autonomie avec 2 partiels/an
En ce sens la cpes de Janson au format hybride est intéressante. A voir le contenu et le projet derrière.
Un master BMC c’est j’imagine plutôt pour faire de la recherche en bio.
C est donc une thèse et de manière générale bcp de travail pour sortir du lot car les places sont comptées.
Si elle étudie ce qu’elle aime pas de raison que le travail l’effraie (?). Si tel est le cas, point à débattre.
Sur Paris cité interessant magistère de génétique.
Pharma est elle envisagée ou pas du tout ?
La cpes de janson offre une passerelle originale vers Pharma : à considérer.
pitouu, post:20, topic:137143 a écrit:
c’est assez sélectif et le rythme intense (comme en
Prepa), est ce que c’est vraiment ça ?
Il y a vraiment beaucoup de monde en bio, de la L1 au doctorat.
Pour se démarquer il faudra travailler en conséquence, donc il ne faut pas avoir peur de mots comme « sélectif » et « intense ».
Je ne pense pas qu’une double licence représente moins de boulot que la prépa; en maths+physique la majorité ne va pas au bout.
C’est un système différent (comme expliqué par father), et qui peut mieux convenir à certains, voilà tout.
Pharma peine à recruter, ça doit être plus tranquille.
C’est effectivement bien moins compétitif que jadis.
mais le cursus doit être bien rempli.
Je pensais à l apasserelle depuis janson en fait.
On peut faire de la recherhe en bio après Pharma (m2R compris puis thèse)
Ca ne se limite pas à l’officine…
les sélectivités:
Licence bio :
SU 28% 320 places !
Cité : 22% 130 places
bio info cité : 17% 16 places
biomed maths cité : 36% 6 places
les doubles licences de SU démarrent au S3 si j ai suivi (sélection interne)
cpes janson ibp : 48%. Ca va je pense plus loin en procédure complémentaire.
pitouu, post:20, topic:137143 a écrit:
Par rapport à vos différents avis je retiens qu’il faut réfléchir aux doubles licences : j’ai entendu que c’est assez sélectif et le rythme intense (comme en
Prepa), est ce que c’est vraiment ça ?
Ma cadette est en master Science de la mer à SU. J’ignore le degrés de sélectivité mais a priori il y a du lourd. Son parcours : Double licence science de la vie science de la terre à Nice, la géol à été un peu choisi à plouf plouf parmi les autres doubles licences disponibles et ne lui est pas d’une utilité particulière en master mais ça lui a plu, la logique veut que ce qui sert en master de bio est appris en licence de bio. La double licence est très utile pour avoir un dossier qui se démarque. La quantité de travail est importante, mais comme dit plus haut si c’est trop il y a toujours moyen de lâcher une des deux.
Je pense que la sélectivité des doubles licences est en trompe l’oeuil car il doit bien y avoir une quantité importante de candidats qui y postulent en plan B
Pour votre fille c’est clairement un plan A, et elle doit s’attendre à donner le meilleur d’elle même pour obtenir le master de son choix.
ps : la licence frontières du vivant semble avoir fermé en 2023… dommage
https://licence.learningplanetinstitute.org/fr/découvrir%20la%20licence
Oui effectivement.
J’aurais une autre question, pour la biotechnologie qui semble s’ouvrir à pas mal de domaine comme la santé, on peut suivre une formation en université ? Ou c’est plutôt en école d’ingénieur ?
Les 2 sont possibles.
L’UTC est bien placée dans le domaine :
Mais c’est à 40mn de TER de Paris…
Ca recrute niveau BAC et à BAC+2.
Je vous suggère de lire ceci à l’occasion : Différence formation biomédical et génie biologique
(conseil donné par Infomum sur un autre fil).
U46406, post:25, topic:137143 a écrit:
les doubles licences de SU démarrent au S3 si j ai suivi (sélection interne)
Oui pour les doubles licences scientifiques. À partir des differents portails de L1, on choisit son L2, mono disciplinaire, mono disciplinaire intensif, majeur mineure, double majeure.
Sachant qu il existe tout une série de mineure transdisciplinaire comme la science des donnée ou la mineure environnement.
Les parcours non intensif ont 25 heures de cours par semaine, les intensifs un sixième de plus. En comptant une heure pour une heure, on arrive à 50 heures pour les non intensif et à près de 60 pour les intensif.
Sachant tout de même qu il n y pas de colles et que typiquement il y aura 12 semestres de cours par semestre plus les semaines banalisée pour les examens.
Ça reste plus calme que la prépas mais d un autres cotés on ne se disperse pas avec des matières annexes (si on enlève le français, l anglais et au choix la si ou l info et bah tout suite l emplois du temps de prépas s allège.
W.
Merci.
La modularité dans le choix des parcours (si les résultats suivent) est un avantage fort appréciable.
La mineure data transverse par exemple est judicieuse.
En particulier si on vise un master de bio-info ou le futur master IA pour la bio.
Je sens qu on est en train de s’éloigner du master BMC…