BCE Maths appliquées ESC ECE 2007Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2007
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Annale de maths appliquées BCE ESC pour la filiere ECE, session 2007.
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293
Concepteur Epreuves ESC : ESC CHAMBERY
ESC_MATE
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OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES
mardi 15 Mai 2007, de 14 h. à 18 h.
N.B.
N.B.
Il n'est fait usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE 1
On considère les matrices :
E_1 = (1, 0; 0, 0), E_2 = (0, 1; 0, 0), E_3 = (0, 0; 1, 0) et
E_4 = (0, 0; 0, 1) , et on rappelle que la famille
ℬ = (E_1, E_2, E_3, E_4) est une base de
ℳ_2(R) .
On note
I = (1, 0; 0, 1) = E_1 + E_4 et
J = (0, 1; 1, 0) = E_2 + E_3 .
Soit l'application
f qui à toute matrice
M = (a, b; c, d) associe la matrice
f(M) = (a + d)/2I + (b + c)/2J .
- (a) Vérifier que
f(3, 7; − 3, 9)) = (6, 2; 2, 6) .
Montrer que
f est un endomorphisme de
M_2(ℝ) .
(b) Calculerf(E_1), f(E_2), f(E_3) et
f(E_4) en fonction de
E_1, E_2, E_3, E_4 .
(b) Calculer
En déduire que la matrice
A de
f relativement à la base
ℬ est
A = (1/2, 0, 0, 1/2; 0, 1/2, 1/2, 0; 0, 1/2, 1/2, 0; 1/2, 0, 0, 1/2) .
2. (a) Montrer queKer(f) = Vect(E_1 − E_4, E_2 − E_3) . Déterminer la dimension de
Ker(f) .
(b) Montrer queIm(f) = Vect(I, J) .
3. (a) CalculerA^2 − A .
(b) En déduire que les seules valeurs propres possibles def sont 0 et 1 .
2. (a) Montrer que
(b) Montrer que
3. (a) Calculer
(b) En déduire que les seules valeurs propres possibles de
Le réel 0 est-il valeur propre de
f ?
(c) SoitM ∈ M_2(ℝ) . Justifier que si
f(M) = M alors
M ∈ Im(f) .
(c) Soit
Réciproquement montrer que si
M ∈ Vect(I, J) alors
f(M) = M .
En déduire que le réel 1 est valeur propre def , de sous-espace propre associé
Vect(I, J) .
4. On considère la familleC = (E_1 − E_4, E_2 − E_3, I, J) .
(a) Justifier queC est une base de
M_2(ℝ) .
(b) Déterminer la matriceD de l'endomorphisme
f relativement à la base
C .
(c) On considèreM = (3, 7; − 3, 9) et on rappelle que
f(3, 7; − 3, 9)) = (6, 2; 2, 6) .
En déduire que le réel 1 est valeur propre de
4. On considère la famille
(a) Justifier que
(b) Déterminer la matrice
(c) On considère
Déterminer les coordonnées
a^′, b^′, c^′, d^′ de
M dans la base
C .
EXERCICE 2
On désigne par
n un entier naturel non nul et on note
f_n la fonction définie sur
ℝ par
f_n(x) = nx − e^(− x) .
- (a) Montrer que
f_n est dérivable surℝ et calculer sa dérivéef_n^′ .
(b) Etudier les variations def_n surℝ (On précisera les limites aux bornes) et montrer que l'équationf_n(x) = 0 d'inconnuex ∈ ℝ admet une unique solution notéeu_n .
(c) Calculerf_n(0) etf_n(1/n) puis justifier que0 < u_n < 1/n .
(d) Montrer que(u_n)_(n ∈ N^∗) converge vers 0 . Justifier l'égalitéu_n = (e^(− u_n))/n , puis déterminer un équivalent simple deu_n lorsquen tend vers l'infini.
On considère maintenant et dans toute la suite deux fonctions notéesg eth :
La fonctiong est définie surℝ^2 par:g((x, y)) = 2e^(− x) + 3x^2 − 2xy + y^2 .
La fonctionh est définie surℝ par:h(x) = 2e^(− x) + 2x^2 . - (a) Justifier que
g est de classeC^2 surℝ^2 .
(b) Calculer les dérivées partielles d'ordre 1 deg .
(c) Montrer que le seul point critique deg est le pointM = (u_2, u_2) , où le réelu_2 est l' unique solution de l'équation2x − e^(− x) = 0 , vue au 1 . (b).
(d) Calculer les dérivées partielles d'ordre 2 deg . Montrer queg présente enM un minimum local de valeur2u_2(2 + u_2) . - (a) Montrer que pour tout
(x, y) deℝ^2, g((x, y)) ≥ h(x) .
(b) Etudier les variations deh et montrer queh présente enx = u_2 un minimum global.
(c) En déduire que le minimum local présenté enM est aussi un minimum global pourg . - On considère le programme PASCAL suivant :
program racine ;
var a,b:real;k:integer;
function f (x : real) : real ;
begin
f:= .........................................;
end ;
begin
a:= 0; b:=1;
for k :=1 to 10 do if ( ...........................) then }b:=(a+b)/2 else a:=(a+b)/2;+
writeln (' u = ', a );
end.
(a) Recopier et compléter la fonction
f de manière à ce qu'elle calcule
f_2(x) .
(b) Recopier et compléter la boucle de manière à ce qu'elle effectue une recherche dichotomique deu_2 . Justifier que la valeur de a affichée est une valeur approchée de
u_2 avec une erreur inférieure à 0,001 ( on donne
2^(10) = 1024 ).
(b) Recopier et compléter la boucle de manière à ce qu'elle effectue une recherche dichotomique de
EXERCICE 3
Les parties A et B sont indépendantes .
On considère un moteur qui fonctionne sans interruption, en émettant du gaz carbonique dans l'atmosphère.
PARTIE A
Dans cette partie on suppose que le moteur subit chaque jour un contrôle de pollution afin de voir si le taux de gaz carbonique émis est réglementaire ( Si c'est bien le cas on dira que le contrôle est positif ).
On numérote ces contrôles à partir du jour numéro 1 et on les suppose indépendants .
A chacun de ces contrôles la probabilité d'être positif est3/5 .
Au premier contrôle négatif, les réglages du moteur sont améliorés puis on le soumet dès le lendemain à une nouvelle série de contrôles indépendants, à raison de un contrôle par jour.
A chacun de ces nouveaux contrôles la probabilité d'être positif est alors de4/5 .
On note dans toute la suiteX la variable aléatoire égale au numéro du jour du premier contrôle négatif et
Y la variable aléatoire égale au numéro du jour du second contrôle négatif.
On numérote ces contrôles à partir du jour numéro 1 et on les suppose indépendants .
A chacun de ces contrôles la probabilité d'être positif est
Au premier contrôle négatif, les réglages du moteur sont améliorés puis on le soumet dès le lendemain à une nouvelle série de contrôles indépendants, à raison de un contrôle par jour.
A chacun de ces nouveaux contrôles la probabilité d'être positif est alors de
On note dans toute la suite
- Justifier que
X suit une loi classique , qu'on détaillera , et donner son espérance et sa variance. - (a) Donner
Y(Ω) . Que s'est-il passé les cinq premiers jours si(X = 3) et(Y = 5) se sont réalisés ?
En déduire que
P((X = 3) ∩ (Y = 5)) = (72)/(5^5) .
(b) Plus généralement, montrer que pouri ≥ 1 et
j ≥ 2 :
(b) Plus généralement, montrer que pour
- si
i < j, P((X = i) ∩ (Y = j)) = (3/5)^(i − 1) × 2/5 × (4/5)^(j − i − 1) × 1/5 . - si
i ≥ j, P((X = i) ∩ (Y = j)) = 0 .
(c) Montrer que pour tout entier naturelj ≥ 2, P(Y = j) = 1/2(4/5)^j − 2/3(3/5)^j .
PARTIE B
Dans cette partie
a désigne un réel strictement positif.
On notef la fonction définie sur
ℝ par :
{f(x) = 0, si, x < a; f(x) = (3a^3)/(x^4), si, x ≥ a
On note
- Montrer que
f est une densité de probabilité.
Dans la suite de cette partie B, un capteur mesure en permanence le taux de gaz carbonique émis par le moteur. On suppose que le temps écoulé entre le démarrage du moteur et l'instant précis ( en heures ) où son taux de gaz carbonique devient non règlementaire est une variable aléatoire
T de densité
f .
2. Montrer queT admet une espérance et une variance de valeurs :
E(T) = (3a)/2, V(T) = (3a^2)/4 .
3. (a) Déterminer la fonction de répartition deT .
(b) Calculer les probabilitésP(T > 2a), P_(T > 2a)(T > 6a) .
4. On met en routen moteurs de modèle identique au précédent, et indépendants (
n ∈ I^∗ ).
2. Montrer que
3. (a) Déterminer la fonction de répartition de
(b) Calculer les probabilités
4. On met en route
On note
T_1, T_2, …, T_n les temps respectifs pendant lesquels ces moteurs ont un taux de gaz carbonique règlementaire (
T_1, T_2, …, T_n suivent donc la même loi que
T et sont indépendantes ).
(a) Montrer que la variableZ_n = 2/(3n)∑_(k = 1)^n T_k est un estimateur sans biais du réel
a .
(b) Calculer son risque quadratique notér(Z_n) .
(a) Montrer que la variable
(b) Calculer son risque quadratique noté
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