BCE Maths appliquées ESCP ECE 2002Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2002
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Annale de maths appliquées BCE ESCP pour la filiere ECE, session 2002.
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E.S.C.P. - E.A.P.
CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Mardi 14 Mai 2002, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE
On désigne par
I, O, J et
A les matrices carrées d'ordre 3 suivantes :
- a) Écrire la matrice
A comme combinaison linéaire des matricesI etJ , puis la matriceJ comme combinaison linéaire des matricesA etI .
b) ExprimerJ^2 en fonction deJ et en déduire que la matriceA vérifie l'égalitéA^2 + 5A + 4I = O .
c) Montrer que la matriceA est inversible et exprimer son inverseA^(− 1) en fonction des matricesI etJ . - a) Soit
U la matrice-colonne(1; 1; 1) . Calculer le produit matricielJU .
En déduire une valeur propre de la matrice
J .
b) Montrer que 0 est valeur propre deJ et donner une base du sous-espace propre associé.
c) La matriceJ est-elle inversible? La matrice
J est-elle diagonalisable?
3. a) SoitX une matrice-colonne non nulle à trois éléments et
λ un réel vérifiant
JX = λX . Montrer qu'il existe un réel
μ que l'on donnera en fonction de
λ vérifiant
AX = μX .
b) En déduire queA est diagonalisable et que ses valeurs propres sont -1 et -4 .
c) Sans expliciter la matriceA^(− 1) , calculer ses valeurs propres et montrer qu'elle est diagonalisable.
4. Soit a un paramètre réel etF_a la fonction définie sur
ℝ^2 par :
b) Montrer que 0 est valeur propre de
c) La matrice
3. a) Soit
b) En déduire que
c) Sans expliciter la matrice
4. Soit a un paramètre réel et
a) Vérifier que cette fonction est de classe
C^1 sur
ℝ^2 et calculer ses dérivées partielles d'ordre 1 en tout point
(x, y) de
ℝ^2 .
b) Montrer qu'il existe un unique point(x_0, y_0) de
ℝ^2 , que l'on précisera, en lequel les dérivées partielles d'ordre 1 de
F_a sont nulles. Calculer
F_a(x_0, y_0) .
c) Calculer, pour tout couple(x, y) de
ℝ^2 , le nombre :
G_a(x, y) = F_a(x, y) + 1/3(3x − y − a)^2 + 2a^2 et préciser son signe.
d) En déduire que la fonctionF_a admet un unique extremum sur
ℝ^2 . Préciser s'il s'agit d'un minimum ou d'un maximum et donner sa valeur notée
M(a) .
e) Montrer que la fonctionM qui, à tout réel
a associe le nombre
M(a) , admet un unique extremum que l'on précisera. Que peut-on en conclure?
b) Montrer qu'il existe un unique point
c) Calculer, pour tout couple
d) En déduire que la fonction
e) Montrer que la fonction
PROBLÈME
Pour toutes suites numériques
u = (u_n)_(n ∈ ℕ) et
v = (v_n)_(n ∈ 𝕀) , on définit la suite
u∗v = w par :
Partie 1 : Exemples
1. Premiers exemples
Pour tout entier naturel
n , calculer
w_n en fonction de
n dans chacun des cas suivants :
a) pour tout entier natureln, u_n = 2 et
v_n = 3 .
b) pour tout entier natureln, u_n = 2^n et
v_n = 3^n .
c) pour tout entier natureln, u_n = (2^n)/(n!) et
v_n = (3^n)/(n!) .
a) pour tout entier naturel
b) pour tout entier naturel
c) pour tout entier naturel
2. Programmation
Dans cette question, les suites
u et
v sont définies par :
∀n ∈ ℕ, u_n = ln(n + 1) et
v_n = 1/(n + 1) .
Écrire un programme en Turbo-Pascal qui demande à l'utilisateur une valeur de l'entier natureln , qui calcule et affiche les valeurs
w_0, w_1, …, w_n .
Écrire un programme en Turbo-Pascal qui demande à l'utilisateur une valeur de l'entier naturel
3. Un résultat de convergence
Dans cette question, la suite
u est définie par:
∀n ∈ ℕ, u_n = (1/2)^n et
v cst une suite de récls positifs, décroissante à partir du rang 1 et de limite nulle.
a) Établir, pour tout couple d'entiers naturels(n, m) vérifiant
n < m , l'inégalité :
∑_(k = n + 1)^m u_k ⩽ u_n .
b) Soit n un entier strictement supérieur à 1. Prouver les inégalités :
a) Établir, pour tout couple d'entiers naturels
b) Soit n un entier strictement supérieur à 1. Prouver les inégalités :
c) En déduire que les deux suites
(w_(2n))_(n ∈ Π!) et
(w_(2n + 1))_(n ∈ Π) convergent vers 0 . La suite
(w_n)_(n ∈ Π) converge donc, elle aussi, vers 0 .
d) Soitb la suite définie par:
∀n ∈ ℕ, b_n = (− 1/2)^n . À l'aide de la question précédente, montrer que la suite
b∗v est convergente et de limite nulle.
d) Soit
Partie 2 : Application à l'étude d'un ensemble de suites
Dans cette partie,
A désigne l'ensemble des suites
a = (a_n)_(n ∈ Π) de réels positifs vérifiant :
- Montrer que toute suite décroissante de réels positifs est élément de
A et qu'une suite strictement croissante ne peut appartenir àA . - Soit
z = (z_n)_(n ∈ ℕ) une suite réelle vérifiant :∀n ∈ ℕ^∗, z_(n + 1) = 1/2(z_n + z_(n − 1)) .
a) Montrer qu'il existe deux constantes réellesα etβ telles que l'on a :
b) En déduire qu'il existe des suites appartenant à
A et non monotones.
3. Soita = (a_n)_(n ∈ 𝕀) un élément de
A et
b la suite définie par :
∀n ∈ ℕ, b_n = (− 1/2)^n .
3. Soit
On définit alors la suite
c par :
c_0 = a_0 et
∀n ∈ ℕ^∗, c_n = a_n + 1/2a_(n − 1) .
a) Montrer que la suitec est décroissante à partir du rang 1 et qu'elle converge vers un nombre
ℓ que l'on ne cherchera pas à calculer.
b) Pour tout entier natureln , établir l'égalité :
∑_(k = 0)^n(− 1/2)^k c_(n − k) = a_n .
a) Montrer que la suite
b) Pour tout entier naturel
Que peut-on en déduire pour les suites
b∗c et
a ?
c) Soitε la suite définie par :
∀n ∈ ℕ, ε_n = c_n − ℓ . Montrer que la suite
b∗ε converge vers 0 .
d) On désigne pard la suite
b∗ε .
c) Soit
d) On désigne par
Pour tout entier naturel
n , établir l'égalité :
d_n = a_n − 2/3ℓ(1 − (− 1/2)^(n + 1)) .
En déduire que la suite a converge et préciser sa limite.
En déduire que la suite a converge et préciser sa limite.
Partie 3 : Application aux variables aléatoires
Dans cette partie, toutes les variables aléatoires envisagées sont supposées définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ).
1. Résultats préliminaires
On suppose que
X et
Y sont deux variables aléatoires indépendantes, à valeurs dans
ℕ et on désigne par
S leur somme.
a) Pour tout entier natureln , on pose :
u_n = P([X = n]) et
v_n = P([Y = n]) .
a) Pour tout entier naturel
Montrer que l'on a:
∀n ∈ ℕ, P([S = n]) = w_n , (
w étant la suite définie à partir des suites
u et
v en tête du problème).
b) Retrouver alors le résultat de la question 1.c) de la Partie 1 par un choix adéquat des lois deX et de
Y .
c) Pour toute variable aléatoireZ à valeurs dans
ℕ , on note
2^(− Z) la variable aléatoire prenant, pour tout entier naturel
n , la valeur
2^(− n) si et seulement si l'événement [
Z = n ] est réalisé. Montrer que la variable aléatoire
2^(− Z) admet une espérance donnée par:
b) Retrouver alors le résultat de la question 1.c) de la Partie 1 par un choix adéquat des lois de
c) Pour toute variable aléatoire
On note
r(Z) cette espérance.
d) Que peut-on dire des variables aléatoires
2^(− X) et
2^(− Y) ?
En déduire l'égalité :
r(S) = r(X)r(Y) .
e) On suppose que(X_n)_(n ∈ I !*) est une suite de variables aléatoires indépendantes, à valeurs dans
ℕ et de méme loi. Pour tout entier naturel non nul
q . on désigne par
S_q la variable aléatoire définie par :
S_q = ∑_(i = 1)^q X_i . Établir l'égalité :
r(S_q) = (r(X_1))^q .
e) On suppose que
2. Une formule sommatoire
a) Montrer que les égalités :
∀n ∈ ℕ, P([Z = n]) = (1/2)^(n + 1) définissent la loi de probabilité d'une variable aléatoire
Z à valeurs dans
ℕ . Calculer alors le nombre
r(Z) .
b) On suppose que(X_n)_(n ∈ ℕ) * est une suite de variables aléatoires indépendantes, à valeurs dans
ℕ , de même loi que
Z et, pour tout entier naturel non nul
q , on désigne encore par
S_q la variable :
b) On suppose que
En admettant, pour tout entier naturel non nul
q , l'égalité
∑_(k = 0)^n C_(k + q)^q = C_(n + q + 1)^(q + 1) , montrer par récurrence que la loi de
S_q est donnée par :
c) Pour tout entier naturel non nul
q , calculer le nombre
r(S_q) et en déduire la relation :
3. Un exemple concret
On admet, dans cette question, que la variable aléatoire
Z définie à la question 2.a) représente le nombre de petits devant naître en 2003 d'un couple de kangourous. Chaque petit kangourou a la même probabilité
1/2 d'être mâle ou femelle, indépendamment des autres. On note
F la variable aléatoire égale au nombre de femelles devant naître en 2003.
a) Préciser, pour tout entier natureln , la loi conditionnelle de
F sachant
[Z = n] .
b) À l'aide de la formule obtenue en 2.c, montrer que la loi deF est donnée par :
a) Préciser, pour tout entier naturel
b) À l'aide de la formule obtenue en 2.c, montrer que la loi de
c) Justifier l'existence des espérances
E(Z) et
E(F) des variables aléatoires
Z et
F , puis vérifier l'égalité :
E(Z) = 2E(F) .
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