BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2006, épreuve 2Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2006
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2006.
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Concepteur : ESSEC
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES II
Mercredi 10 mai 2006, de 14 h à 18 h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les deux problèmes sont totalement indépendants, le premier est consacré aux lois de probabilité et variables aléatoires discrètes. Dans le second on manipule au contraire des lois de probabilité et des variables aléatoires continues.
Notations: si
a et
b sont deux nombres réels, on désigne par
a ∧ b le plus petit de ces deux nombres. Tout au long du sujet (
Ω, F, ℙ ) désignera un espace probabilisé et les variables aléatoires utilisées plus bas seront toutes définies sur cet espace probabilisé. Sous réserve de son existence, l'espérance mathématique d'une variable aléatoire réelle
X sera notée
E(X) .
Problème 1 (Distance en variation et couplage)
Partie I (Distance en variation)
Dans cette première partie on considère un ensemble discret
K dont on suppose qu'il est soit fini soit égal à l'ensemble des entiers naturels
ℕ .
A désigne l'ensemble de toutes les parties de
K et pour tout
A ∈ A , on note
A¯ le complémentaire de
A dans
K .
Soient
P et
Q deux lois de probabilité sur
K . Pour tout
k ∈ K , on pose
p_k = P({k}) et
q_k = Q({k}) . On rappelle que
p_k ≥ 0 pour tout
k ∈ K avec
∑_(k ∈ K)p_k = 1 . De plus toute probabilité
P est entièrement déterminée par la donnée de
(p_k)_(k ∈ K) puisque pour tout
A ∈ A, P(A) = ∑_(k ∈ A)p_k .
Lorsque
K est fini on définit la distance en variation entre les probabilités
P et
Q par
I. 1) Lorsque
K = {0, 1} , exprimer
D(P, Q) en fonction de
p_1 et
q_1 .
I. 2) LorsqueK = ℕ , vérifier que la série de terme général
(|p_k − q_k|)_(k ∈ ℕ) est convergente. On étend donc la définition de la distance en variation donnée par (i) au cas où
K = ℕ .
I. 3) Vérifier que|P(A) − Q(A)| ∈ [0, 1] pour tout
A ∈ A .
I. 4) Montrer que pour toutA ∈ A
I. 2) Lorsque
I. 3) Vérifier que
I. 4) Montrer que pour tout
I. 5) En déduire que pour tout
A ∈ A
I. 6) Montrer que la partie
A_0 = {k ∈ K : q_k ≥ p_k} réalise l'égalité dans (ii), c'est à dire que
I. 7) Démontrer la formule
I. 8) On considère un couple de variables aléatoires
(X, Y) tel que
X soit de loi
P et
Y soit de loi
Q . Autrement dit, pour tout
k ∈ K
Montrer que
D(P, Q) ≤ ℙ(X ≠ Y) .
Partie II (Couplage binomiale-Poisson)
Soit
n un entier strictement positif et
λ un réel strictement positif, strictement plus petit que
n . L'objet de cette deuxième partie est d'étudier un exemple: l'approximation de la loi binomiale par la loi de Poisson en terme de distance en variation. Plus précisément, si d'une part
B(n, λ/n) désigne la loi binomiale de paramètres
n et
λ/n et si d'autre part on note
P(λ) la loi de Poisson de paramètre
λ , le but est de prouver la majoration suivante:
où
D est définie au (i).
II. 1) SoitY_1, …, Y_n n variables aléatoires indépendantes et de même loi de Poisson de paramètre
λ/n , donner sans démonstration la loi de
∑_(i = 1)^n Y_i .
II. 2) Vérifier que pour toutx ∈ [0, 1]
II. 1) Soit
II. 2) Vérifier que pour tout
appartient à
[0, 1] .
SoitU_1, …, U_n n variables aléatoires indépendantes de même loi de Bernoulli de paramètre
f(λ/n) . On suppose que les variables
U_1, …, U_n sont indépendantes des variables
Y_1, …, Y_n de la question II. 1). Pour
i ∈ {1, …, n} , on pose
X_i = 0 si
U_i = Y_i = 0 et
X_i = 1 sinon.
II. 3) Vérifier que pour touti ∈ {1, …, n}, X_i suit une loi de Bernoulli de paramètre
λ/n et donner la loi de
∑_(i = 1)^n X_i .
II. 4) Montrer que pour touti ∈ {1, …, n}
Soit
II. 3) Vérifier que pour tout
II. 4) Montrer que pour tout
(On pourra établir que pour tout
x réel
1 + x ≤ exp(x) ).
II. 5) Montrer que
II. 5) Montrer que
II. 6) En déduire que
puis conclure quant à (iv).
II. 7) Quel résultat connu peut-on déduire de (iv) lorsquen tend vers l'infini?
II. 7) Quel résultat connu peut-on déduire de (iv) lorsque
Problème 2 (Couplage exponentielle-normale)
Dans ce problème
X désigne une variable aléatoire de loi normale centrée et réduite,
φ sa densité de probabilité et
Φ sa fonction de répartition. On note par ailleurs
f la densité de la loi exponentielle de paramètre égal à 1 . On définit également pour tout nombre réel
x, g(x) = − ln(1 − Φ(x)) puis
Y = g(X) .
On admettra que
X admet des moments de tout ordre, ce qui signifie que pour tout entier naturel
k , l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)|x|^k φ(x)dx converge.
Partie I (Quantiles gaussiens)
On démontre dans cette partie des résultats utiles pour la partie II.
I. 1) Montrer queΦ réalise une bijection de
ℝ sur
]0, 1 [ dont on notera
Φ^(− 1) l'application réciproque.
I. 2) Calculer la fonction de répartition deY puis constater que
Y suit la loi exponentielle de paramètre 1.
I. 3) a) Vérifier la validité de l'identité suivante
I. 1) Montrer que
I. 2) Calculer la fonction de répartition de
I. 3) a) Vérifier la validité de l'identité suivante
b) En déduire l'encadrement
Indication pour la minoration: On pourra montrer tout d'abord que
∫_x^(+ ∞)t^(− 2)φ(t)dt ≤ x^(− 3)∫_x^(+ ∞)tφ(t)dt .
c) Montrer l'équivalence
c) Montrer l'équivalence
d) En utilisant (E) énoncée à la question I. 3)b), montrer que pour tout
x > 1
et en déduire l'équivalence
Partie II (Inégalité de transport)
On définit une application
h sur
[0, + ∞[ par:
h(t) = tln(t) − t + 1 pour
t > 0 et
h(0) = 1 .
II. 1) Vérifier queh est une application continue de
[0, + ∞[ vers
[0, + ∞[ .
II. 1) Vérifier que
Sous réserve qu'elle converge, on note
K(f, φ) la valeur de l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)φ(x)h((f(x))/(φ(x)))dx . On désire vérifier l'inégalité (dite de transport) suivante
II. 2) Montrer que
g est une application dérivable sur
ℝ . Pour tout
x réel calculer
g^′(x) et vérifier l'identité
g^′(x)f(g(x)) = φ(x) .
II. 3) Vérifier que l'intégrale définissantK(f, φ) converge et montrer que
II. 3) Vérifier que l'intégrale définissant
II. 4) Montrer que
∫_(− ∞)^(+ ∞)φ(x)(x − g(x))^2 dx converge et justifier l'égalité suivante:
II. 5) Montrer que l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)φ(x)(1 − g^′(x))dx converge.
II. 6) Démontrer que
II. 6) Démontrer que
(On pourra utiliser en la justifiant l'inégalité
ln(u) ≤ u − 1 , pour tout
u réel strictement positif).
II. 7) Conclure grâce à une intégration par parties que l'on justifiera soigneusement.
II. 7) Conclure grâce à une intégration par parties que l'on justifiera soigneusement.
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