BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2007Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2007
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2007.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CONCOURS D'ADMISSION DE 2007
CODE SUJET :
290
ESSECM3_E
290
ESSECM3_E
Concepteur : ESSEC
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Lundi 14 mai 2007 de 8 h à 12 h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice : suites et calcul matriciel
Soient
(u_n), (v_n) et
(w_n) les trois suites définies sur
ℕ par leur premier terme :
et les relations de récurrence :
Pour tout entier naturel
n , on pose :
X_n = [u_n; v_n; w_n] , et on note
A la matrice
[3, − 1, 1; 1, 2, 0; 0, 1, 1] .
- a) Reconnaître, pour tout entier naturel
n , le produitAX_n .
b) En déduire l'expression deX_n en fonction des matricesA, X_0 et de l'entier natureln . - a) Démontrer que
A admet une seule valeur propre.
b) Déterminer le sous-espace vectoriel propre deA associé à l'unique valeur propre.
La matrice
A est-elle diagonalisable ?
3. On notef l'endomorphisme de
ℝ^3 canoniquement associé à
A , c'est-à-dire tel que
A soit la matrice de
f dans la base canonique
ℬ de
ℝ^3 .
a) Déterminer une base(e_1^′, e_2^′, e_3^′) de
ℝ^3 telle que la matrice
T de
f dans cette base vérifie :
3. On note
a) Déterminer une base
et que les vecteurs
e_1^′, e_2^′, e_3^′ aient respectivement pour troisième composante
1, − 1 et 2 . On notera dorénavant
ℬ^′ la base (
e_1^′, e_2^′, e_3^′ ).
b) À l'aide de la formule du binôme de Newton et de la décomposition suivante deT :
b) À l'aide de la formule du binôme de Newton et de la décomposition suivante de
déterminer l'expression de la matrice
T^n en fonction de l'entier naturel
n .
4. SoitP la matrice de passage de la base canonique
ℬ à la base
𝒪^′ .
a) ExprimerA en fonction de
T, P et
P^(− 1) , puis
A^n en fonction des mêmes matrices et de l'entier naturel
n .
b) CalculerP^(− 1) (les calculs devront figurer sur la copie).
c) Déterminer les expressions deu_n, v_n, w_n en fonction de l'entier naturel
n .
4. Soit
a) Exprimer
b) Calculer
c) Déterminer les expressions de
Problème : probabilités
Dans tout l'exercice, les variables aléatoires sont définies sur un même espace probabilisé (
Ω, 𝒯, ℙ ).
I. Préliminaires
Dans cette partie I.,
λ désigne un réel strictement positif.
- Soit
X une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètreλ .
a) Déterminer la fonction :x ↦ ℙ(X > x) (appelée fonction de survie deX ).
b) Pour tous nombres réels strictement positifsx ety , calculer la probabilité conditionnelleℙ_((X > x))(X > x + y) ; justifier alors que, siX modélise la durée de vie d'un phénomène, on dise de ce dernier qu'il est «sans vieillissement». - Soit
(X_n)_(n ≥ 1) une suite de variables aléatoires indépendantes, de même loi exponentielle de paramètreλ . Pour tout entier natureln non nul, on pose :S_n = ∑_(k = 1)^n X_k .
a) Déterminer l'espérance et la variance deS_n .
b) Démontrer par récurrence que, pour toutn deℕ^∗ , la variable aléatoireS_n admet pour densité la fonctionf_n :
Pour cela, on admettra que, si
U et
V sont des variables aléatoires indépendantes admettant respectivement pour densité les fonctions
f_U et
f_V , alors la variable aléatoire
U + V admet pour densité la fonction
f_(U + V) définie sur
ℝ par:
II. Loi de Pareto (Vilfredo Pareto (1848-1923), sociologue et économiste italien)
Soient
a et
b des réels strictement positifs. Par définition, on dit d'une variable aléatoire qu'elle suit la loi de Pareto de paramètres
a et
b si elle admet pour densité la fonction
f définie sur
ℝ par:
Soit alors
X une variable aléatoire de loi de Pareto de paramètres
a et
b .
- Vérifier que l'égalité :
∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)dt = 1 est bien satisfaite ; calculer l'espérance et la variance deX , en précisant à quelles conditions chacune de ces quantités existe. - Déterminer la fonction de répartition de
X . Préciser la fonction de survie :x ↦ ℙ(X > x) . - Démontrer que, pour tout réel
y positif ou nul, la probabilité conditionnelleℙ_((X > x))(X > x + y) tend vers 1 quandx tend vers+ ∞ . De façon analogue à la question I. 1. b), que peut-on dire d'un phénomène dont la durée de vie est modélisée parX ? - On pose dans cette question :
Y = lnX/b .
Démontrer que
Y suit une loi exponentielle dont on précisera le paramètre.
III. Estimation des paramètres d'une loi de Pareto
Les instants aléatoires des arrivées de paquets (symboles binaires représentant de l'information de type audio, vidéo, données, ...) dans un canal de communication sont modélisés par une variable aléatoire
X suivant une loi de Pareto de paramètres
α et
β(α > 0, β > 0) .
Soit
(X_n)_(n ≥ 1) une suite de variables aléatoires indépendantes, toutes de même loi que
X .
- On suppose tout d'abord que le paramètre
β fait partie des caractéristiques connues du canal de communication ; on se propose de déterminer un estimateur deα par une méthode dite «du maximum de vraisemblance». Pour cela,n désignant un entier naturel non nul etx_1, …, x_n des réels supérieurs ou égaux àβ , on introduit la fonctionℒ , à valeurs dansℝ et définie sur]0, + ∞[ par :
où
f_a est la fonction définie sur
ℝ par :
f_a(t) = {0 si t < β,; a(β^a)/(t^(a + 1)) si t ≥ β.
a) Exprimerℒ(a) , puis
ln(ℒ(a)) .
b) On considère la fonctionφ de
]0, + ∞[ dans
ℝ :
a) Exprimer
b) On considère la fonction
i) Démontrer que la fonction
φ admet un maximum, atteint en un seul réel que l'on notera
w .
ii) Exprimerw en fonction de
x_1, …, x_n .
iii) Que peut-on dire dew pour la fonction
ℒ ?
c) On pose dorénavant, pour toutn de
ℕ^∗ : W_n = n/(∑_(k = 1)^n ln(X_k)/β) .
(La suite(W_n)_(n ≥ 1) est appelée estimateur du maximum de vraisemblance.)
i) Justifier que la variable aléatoire∑_(k = 1)^n ln(X_k)/β admet pour densité la fonction
f_n définie dans I. 2. b) en prenant
λ = α .
ii) À l'aide du théorème de transfert, en déduire queW_n admet pour espérance
(nα)/(n − 1) lorsque
n ≥ 2 , puis proposer un estimateur sans biais de
α construit sur
W_n .
d) On pose, pour toutn de
ℕ^∗ : W_n^′ = (n − 1)/nW_n .
i) Soitn un entier supérieur ou égal à 3 .
ii) Exprimer
iii) Que peut-on dire de
c) On pose dorénavant, pour tout
(La suite
i) Justifier que la variable aléatoire
ii) À l'aide du théorème de transfert, en déduire que
d) On pose, pour tout
i) Soit
En admettant que le moment d'ordre 2 de
W_n^′ est égal à
((n − 1)α^2)/(n − 2) , calculer la variance de
W_n^′ puis établir, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, que pour tout réel
ε strictement positif, on a l'inégalité :
ℙ(W_n^′ − ε < α < W_n^′ + ε) ≥ 1 − (α^2)/(ε^2(n − 2)) .
ii) On suppose dans cette question (et elle seule) queα est strictement compris entre 1 et 2 .
ii) On suppose dans cette question (et elle seule) que
Déterminer un entier naturel
N tel que, pour tout entier
n supérieur ou égal à
N ,
[W_n^′ − 1/(10), W_n^′ + 1/(10)] soit un intervalle de confiance du paramètre
α au niveau de confiance 0,95 .
2. On suppose maintenant que seul le paramètreα est déjà identifié et qu'il vérifie :
α > 2 .
a) Pour tout entier strictement positifn , on pose :
Y_n = c_n∑_(k = 1)^n X_k , où le réel
c_n est choisi de sorte que
(Y_n)_(n ≥ 1) soit un estimateur sans biais de
β .
i) Calculerc_n .
ii) Quelle est la limite de la variance deY_n quand
n tend vers
+ ∞ ? (On dit que l'estimateur est convergent.)
b) Pour tout entier strictement positifn , on pose :
Z_n = min(X_1, …, X_n) .
i) Déterminer la fonction de répartition deZ_n , puis reconnaître sa loi et préciser son espérance. Quelle est la limite de cette dernière quand
n tend vers
+ ∞ ?
ii) Pour tout entier strictement positifn , on pose :
Z_n^′ = d_n Z_n , où le réel
d_n est choisi de telle sorte que
(Z_n^′)_(n ≥ 1) soit un estimateur sans biais de
β .
Quelle est la limite de la variance deZ_n^′ quand
n tend vers
+ ∞ ?
iii) Démontrer que l'estimateur(Z_n^′)_(n ≥ 1) est plus efficace que l'estimateur
(Y_n)_(n ≥ 1) , c'est-à-dire, qu'à partir d'un certain rang, la variance de
Z_n^′ est inférieure à celle de
Y_n .
2. On suppose maintenant que seul le paramètre
a) Pour tout entier strictement positif
i) Calculer
ii) Quelle est la limite de la variance de
b) Pour tout entier strictement positif
i) Déterminer la fonction de répartition de
ii) Pour tout entier strictement positif
Quelle est la limite de la variance de
iii) Démontrer que l'estimateur
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