BCE Maths appliquées HEC ECE 2005Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2005
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2005.
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(B)
BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
OPTION : ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Mercredi 18 Mai 2005, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE.
Dans cet exercice,
n est un entier supérieur ou égal à 2 . On note
E l'espace vectoriel
ℝ^n et Id l'application identité de
E .
L'objet de l'exercice est l'étude des endomorphismes
f de
E vérifiant l'équation (
∗ ) :
f ∘ f = 4Id .
A. Étude du casn = 2 .
A. Étude du cas
Soit
f l'endomorphisme de
ℝ^2 dont la matrice dans la base canonique est :
A = √2(1, 1; 1, − 1) .
Soitu le vecteur de
ℝ^2 défini par
u = ((√2 − 2)/(√2)) .
Soit
- Montrer que
f vérifie l'équation (*), puis préciser le noyau et l'image def . - On note
F = Ker(f − 2Id) etG = Im(f − 2Id) .
a) Montrer queG est engendré par le vecteuru . En déduire la dimension deF et donner une base deF .
b) Vérifier queG est le sous-espace propre def associé à la valeur propre -2 . - Montrer que
f est diagonalisable; préciser les valeurs propres def et donner la matrice de passage de la base canonique à une base de vecteurs propres.
B. Étude du cas général.
On se place désormais dans le cas où
n est supérieur ou égal à 2 , et on considère un endomorphisme
f de
E vérifiant l'équation (*).
1.a) Justifier quef est un automorphisme de
E et exprimer l'automorphisme réciproque
f^(− 1) en fonction de
f .
b) Déterminer les valeurs propres possibles def .
c) Vérifier que 2 Id et -2 Id satisfont l'équation (∗ ).
1.a) Justifier que
b) Déterminer les valeurs propres possibles de
c) Vérifier que 2 Id et -2 Id satisfont l'équation (
On suppose dans la suite de l'exercice que
f ≠ 2Id et
f ≠ − 2Id , et on note
F = Ker(f − 2Id) et
G = Im(f − 2Id) . 2. Soit
x un élément de
E . Montrer que
(f(x) − 2x) appartient à
Ker(f + 2Id) et que
(f(x) + 2x) appartient à
F . En déduire que
G ⊂ Ker(f + 2Id) et que
Im(f + 2Id) ⊂ F .
Montrer que 2 et -2 sont les valeurs propres de
f .
3. Soitx un vecteur de
Ker(f + 2Id) .
a) Exprimer(f − 2Id)(x) en fonction de
x uniquement. En déduire que
x appartient à
G , puis que
G = Ker(f + 2Id) .
b) Montrer quef est diagonalisable.
3. Soit
a) Exprimer
b) Montrer que
PROBLÈME.
Dans tout le problème,
n désigne un entier naturel non nul. On considère une urne blanche contenant
n boules blanches numérotées de 1 à
n et une urne noire contenant
n boules noires numérotées de 1 à
n , dans lesquelles on effectue des suites de tirages. À chaque tirage, on tire simultanément et au hasard une boule de chaque urne. On obtient ainsi à chaque tirage, deux boules, une blanche et une noire.
On dira qu'on a obtenu une paire lors d'un tirage, si la boule blanche et la boule noire tirées portent le même numéro.
On dira qu'on a obtenu une paire lors d'un tirage, si la boule blanche et la boule noire tirées portent le même numéro.
Partie I. Tirages avec remise.
- Dans cette question, on effectue les tirages avec remise jusqu'à ce que l'on obtienne pour la première fois une paire.
a) Préciser l'espace probabilisé (Ω, A, P ) qui modélise cette expérience.
b) On noteY la variable aléatoire égale au nombre de tirages (de deux boules) effectués. Déterminer la loi deY ; donner son espérance et sa variance. - Écrire en Pascal une fonction dont l'en-tête est pgrm1(n :integer) :integer qui modélise l'expérience précédente.
- Dans cette question, on suppose que
n = 2 . On effectue des tirages avec remise jusqu'à ce que l'on obtienne pour la première fois la boule blanche numérotée 1 . On noteU la variable aléatoire égale au nombre de tirages effectués, etZ la variable aléatoire égale au nombre de paires obtenues à l'issue de ces tirages.
a) Calculer, pour toutk deℕ^∗, P(U = k) . En déduire la probabilité que l'on n'obtienne jamais la boule blanche numéro 1. Reconnaître la loi deU .
b) Déterminer la loi conjointe du couple (U, Z ).
c) Montrer que, pour toutk deℕ^∗, P(Z = k) = ∑_(ℓ = k)^(+ ∞)(ℓ/k)(1/4)^ℓ .
d) CalculerP(Z = 1) . Montrer queP(Z = 0) = 1/3 .
e) En utilisant la formule dite du triangle de Pascal et le résultat de la question c) pourk = i + 1 , justifier, pour touti deℕ^∗ , l'égalité :P(Z = i + 1) = 1/4P(Z = i + 1) + 1/4P(Z = i) .
f) En déduire la loi deZ .
Partie II. Tirages sans remise.
Dans cette partie, les tirages se font sans remise dans les deux urnes, jusqu'à ce que les urnes soient vides. On note
X_n le nombre de paires obtenues à l'issue des
n tirages.
A. Étude de cas particuliers.
- Déterminer la loi de
X_1 . - On suppose dans cette question que
n = 2 .
Combien y a-t-il de résultats possibles? Quelles sont les valeurs prises par
X_2 ? On précisera pour chaque valeur prise par
X_2 , l'ensemble des événements élémentaires permettant de l'obtenir.
En déduire la loi deX_2 .
En déduire la loi de
B. Étude du cas général.
On se place dans le cas où
n est un entier naturel non nul.
- a) Décrire l'univers
Ω des événements observables.
b) Déterminer le nombre total de suites de tirages possibles.
c) Déterminer l'ensemble des valeurs prises parX_n .
Pour tout entier naturel
k , on note
a(n, k) le cardinal de
{ω ∈ Ω|X_n(ω) = k} . Par convention,
a(0, 0) = 1 .
2. a) Préciser la valeur de∑_(j = 0)^n a(n, j) .
b) Déterminera(n, n) et
a(n, n − 1) .
3. a) Justifier, pour tout entierj tel que
0 ⩽ j ⩽ n , l'égalité suivante :
2. a) Préciser la valeur de
b) Déterminer
3. a) Justifier, pour tout entier
En déduire la relation :
Donner l'expression de
a(n, 0) en fonction des nombres
(a(j, 0))_(0 ⩽ j ⩽ n − 1) .
b) Soitk un entier compris entre 1 et
n et
i un entier compris entre 0 et
k − 1 .
b) Soit
Justifier l'égalité :
(j/i)(k/j) = (k/i)((k − i)/(j − i)) , puis montrer que
∑_(j = i)^k(− 1)^j(j/i)(k/j) = 0 .
En déduire la valeur de la somme :
En déduire la valeur de la somme :
- a) Soit
k un entier tel que1 ⩽ k ⩽ n .
On suppose que, pour tout entier
j compris entre 0 et
k − 1 , on a les
k égalités :
Montrer l'égalité :
(On pourra utiliser l'expression, pour
n = k , de
a(n, 0) trouvée dans la question 3.a)
b) En déduire, pour tout entier naturel non nulk , la valeur de
a(k, 0) .
c) Déterminer l'ensemble des valeurs prises parX_n et exprimer la loi de
X_n à l'aide d'une somme.
b) En déduire, pour tout entier naturel non nul
c) Déterminer l'ensemble des valeurs prises par
Partie III. Tirages mixtes
Dans cette partie, les tirages se font sans remise dans l'urne blanche et avec remise dans l'urne noire, jusqu'à ce que l'urne blanche soit vide. On note
X_n le nombre de paires obtenues à l'issue des
n tirages.
1.a) Montrer queX_n suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
b) Donner, sans démonstration, l'espérance et la variance deX_n .
1.a) Montrer que
b) Donner, sans démonstration, l'espérance et la variance de
On désire modéliser cette expérience. On suppose que
n est une constante fixée.
2. Définir un type tableau den entiers noté tab, puis deux variables de type tab, dont les identificateurs sont blanc et noir.
3. a) Soits un tableau de type tab. Écrire une procédure dont l'en-tête est ECHANGE(Var
s : tab; i, j : integer) qui échange les éléments
s[i] et
s[j] du tableau
s .
b) On considère les lignes de programme suivantes utilisant la procédure ECHANGE.
2. Définir un type tableau de
3. a) Soit
b) On considère les lignes de programme suivantes utilisant la procédure ECHANGE.
Begin
For i :=1 to n do blanc[i] :=i ;
For i :=1 to n-1 do
Begin
j :=RANDOM(n+1-i)+i ;
ECHANGE(blanc,i,j) ;
end ;
writeln;
For i :=1 to n do write(blanc[i],' ')
end
Expliquer le fonctionnement de ce programme et son résultat.
On précisera ce qui se passe au premier passage puis aui -ème passage dans la deuxième boucle For, et en particulier, la raison pour laquelle on écrit l'instruction j:=RANDOM(n+1-i)+i.
c) Construire une procédure qui s'appellera INITIALISE permettant de simuler le tirage sans remise et au hasard desn boules numérotées, en mettant dans la variable
s[i] le numéro de la
i -ème boule tirée (On pourra s'inspirer de la question précédente).
4. Écrire un programme complet permettant de simuler l'expérience de cette partie III lorsquen = 20 , puis de donner la valeur de
X_n (Il n'est pas nécessaire ici de recopier les procédures ECHANGE et INITIALISE).
On précisera ce qui se passe au premier passage puis au
c) Construire une procédure qui s'appellera INITIALISE permettant de simuler le tirage sans remise et au hasard des
4. Écrire un programme complet permettant de simuler l'expérience de cette partie III lorsque
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