BCE Maths appliquées HEC ECE 2007Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2007
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2007.
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289
HEC_M3_E
289
HEC_M3_E
OPTION : ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Mercredi 2 Mai 2007, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE
- On considère
ℝ^3 muni de sa base canonique (e_1, e_2, e_3 ); soitt l'endomorphisme deℝ^3 , dont la matrice associéeT relativement à cette base s'écrit :
Calculer les valeurs propres de
t . Déterminer les sous-espaces propres de
t associés, et donner une base de chacun d'entre eux.
L'endomorphismet est-il diagonalisable ? Est-il bijectif ?
L'objet des questions suivantes est une généralisation des résultats précédents.
2. Soitn un entier de
ℕ^∗ . On considère l'espace vectoriel
ℝ^(2n + 1) muni de sa base canonique (
e_1, e_2, …, e_(2n + 1) ). Soit
t l'endomorphisme de
ℝ^(2n + 1) défini par :
L'endomorphisme
L'objet des questions suivantes est une généralisation des résultats précédents.
2. Soit
- pour tout entier
i de[ [1, 2n + 1] ] , aveci ≠ n + 1 : t(e_i) = e_1 ; -
t(e_(n + 1)) = e_1 + e_2 + ⋯ + e_(2n + 1) .
a) Déterminer la matriceT associée à l'endomorphismet relativement à la base (e_1, e_2, …, e_(2n + 1) ).
b) Déterminer le rang det , ainsi que la dimension du noyau det .
c) Justifier que 0 est valeur propre det . Déterminer la dimension du sous-espace propre associé à la valeur propre 0 , ainsi qu'une base de ce sous-espace.
- Montrer que
Im(t ∘ t) ⊂ Im(t) , oùIm(u) désigne l'image d'un endomorphismeu deℝ^(2n + 1) . - Soit
t˜ l'endomorphisme défini surIm(t) par : pour toutxdeIm(t), t˜(x) = t(x) .
Établir que
B = (e_1, ∑_(i = 1)^(2n + 1)e_i) constitue une base de
Im(t) . Écrire la matrice associée à
t~ relativement à la base
B .
5. a) Soitλ une valeur propre non nulle de
t , et
x un vecteur propre associé à
λ . Montrer que
x appartient à
Im(t) .
b) En déduire toutes les valeurs propres det . L'endomorphisme
t est-il diagonalisable?
5. a) Soit
b) En déduire toutes les valeurs propres de
PROBLÈME
Toutes les variables aléatoires qui interviennent dans ce problème sont considérées comme définies sur des espaces probabilisés non nécessairement identiques, mais qui, par souci de simplification, seront tous notés
(Ω, A, P) .
Partie I
- On considère la fonction
g définie surℝ par :g(x) = 1/2 × e^(− |x|) .
a) Montrer que les intégrales∫_(− ∞)^0 g(x)dx et∫_0^(+ ∞)g(x)dx sont convergentes et de même valeur.
b) Établir queg est une densité de probabilité surℝ .
Soit
Y une variable aléatoire à valeurs réelles admettant
g pour densité. On dit que
Y suit la loi
L(0) .
2. Étudier les variations deg et tracer l'allure de sa représentation graphique dans le plan rapporté à un repère orthonormé.
3. a) Montrer, pour toutr de
ℕ , l'existence du moment
m_r(Y) d'ordre
r de la variable aléatoire
Y .
b) Calculer, pour toutr de
ℕ, m_r(Y) en fonction de
r . Quelles sont les valeurs de l'espérance
E(Y) et de la variance
V(Y) de la variable aléatoire
Y ?
4. a) Déterminer la fonction de répartitionG de
Y .
b) Établir queG est une bijection de
ℝ sur
]0, 1[ .
c) Montrer que l'équationG(x) = 1/2 admet une unique solution que l'on déterminera.
d) Établir que la fonction qui, à tout réelx associe
G(x)(1 − G(x)) , est paire.
5. a) Montrer que l'application réciproqueG^(− 1) de
G est définie par :
2. Étudier les variations de
3. a) Montrer, pour tout
b) Calculer, pour tout
4. a) Déterminer la fonction de répartition
b) Établir que
c) Montrer que l'équation
d) Établir que la fonction qui, à tout réel
5. a) Montrer que l'application réciproque
b) Écrire une fonction Pascal dont l'en-tête est Laplace qui permet de simuler la loi
L(0) . On rappelle que la fonction random permet de simuler en Pascal une loi uniforme sur
]0, 1[ .
6. Pour tout entiern de
ℕ^∗ , on considère la fonction
g_n définie par :
6. Pour tout entier
Montrer que
g_n définit une densité de probabilité sur
ℝ .
Pour toutn de
ℕ^∗ , on désigne par
Y_n une variable aléatoire de densité
g_n , et on note
G_n la fonction de répartition de
Y_n .
7. a) Établir pour tout réelx , la majoration suivante :
|G_n(x) − G(x)| ⩽ 1/(ne) × G(x) .
b) En déduire que la suite de variables aléatoires(Y_n)_(n ⩾ 1) converge en loi vers la loi
L(0) .
Pour tout
7. a) Établir pour tout réel
b) En déduire que la suite de variables aléatoires
Partie II
Soit
θ un paramètre réel inconnu et
X une variable aléatoire à densité. On dit que
X suit la loi
L(θ) , si une densité
f de
X est donnée par : pour tout
x réel,
f(x) = (e^(− |x − θ|))/2 .
Soitn un entier naturel. On considère un (
2n + 1 )-échantillon (
X_1, X_2, …, X_(2n + 1) ) de variables aléatoires réelles indépendantes et de même loi
L(θ) .
Soit
- a) Déterminer la fonction de répartition
F de la variable aléatoireX .
b) En déduire que la variable aléatoire(X − θ) suit la loiL(0) définie dans la partie I .
c) Calculer l'espérance et la variance de la variable aléatoireX .
d) Résoudre l'équationF(x) = 1/2 . - Soit
x un réel fixé. Pour touti de[ [1, 2n + 1] ] , on noteZ_i la variable aléatoire de Bernoulli telle queP([Z_i = 1]) = P([X_i ⩽ x]) .
a) Établir l'indépendance des variables aléatoiresZ_1, Z_2, …, Z_(2n + 1) .
b) SoitS_(2n + 1) la variable aléatoire définie par :S_(2n + 1) = ∑_(i = 1)^(2n + 1)Z_i . Quelle est la loi de probabilité deS_(2n + 1) ? Préciser l'espérance et la variance deS_(2n + 1) . - On pose
X¯_(2n + 1) = 1/(2n + 1)∑_(i = 1)^(2n + 1)X_i .
a) Montrer queX¯_(2n + 1) est un estimateur sans biais du paramètreθ .
b) Calculer le risque quadratique deX¯_(2n + 1) enθ .
Partie III
Le contexte de cette partie est identique à celui de la partie précédente.
Pour toutω de
Ω , on réordonne par ordre croissant les réels
X_1(ω), X_2(ω), …, X_(2n + 1)(ω) , et on note
X_1 ˆ(ω), X_2 ˆ(ω), …, Xˆ_(2n + 1)(ω) , les nombres ainsi rangés, c'est-à-dire que
X_1 ˆ(ω) ⩽ X_2 ˆ(ω) ⩽ ⋯ ⩽ Xˆ_(2n + 1)(ω) . On définit ainsi (
2n + 1 ) variables aléatoires
X_1 ˆ, X_2 ˆ, …, Xˆ_(2n + 1) telles que
X_1 ˆ ⩽ Xˆ_2 ⩽ ⋯ ⩽ Xˆ_(2n + 1) , qui constituent un réarrangement par ordre croissant des variables aléatoires
X_1, X_2, …, X_(2n + 1) . On admet que
P([X_1 ˆ < X_2 ˆ < ⋯ < Xˆ_(2n + 1)]) = 1 .
On s'intéresse dans cette partie à la variable aléatoireXˆ_(n + 1) .
Pour tout
On s'intéresse dans cette partie à la variable aléatoire
- a) Pour tout réel
x , justifier l'égalité entre événements suivante :[Xˆ_(n + 1) ⩽ x] = [S_(2n + 1) ⩾ n + 1] .
b) En déduire la fonction de répartitionFˆ_(n + 1) deXˆ_(n + 1) en fonction deF (on exprimera cette fonction sous forme d'une somme que l'on ne cherchera pas à calculer). - On note
fˆ_(n + 1) une densité deXˆ_(n + 1) , etgˆ_(n + 1) une densité de (Xˆ_(n + 1) − θ ).
a) Établir pour toutj de[ [0, 2n] ] , l'égalité suivante :(j + 1)((2n + 1)/(j + 1)) = (2n − j + 1)((2n + 1)/j) .
b) En déduire, pour toutx réel, l'égalité :
c) Établir, pour tout
x réel, l'égalité suivante :
où
g et
G ont été définies dans la partie I.
d) En utilisant la question I.4.d, montrer queXˆ_(n + 1) est un estimateur sans biais du paramètre
θ .
3. Dans cette question, on étudie le comportement de la suite(Xˆ_(n + 1))_(n ∈ ℕ) , lorsque
n tend vers
+ ∞ . On désigne par
hˆ_(n + 1) une densité de la variable aléatoire
√(2n + 1)(Xˆ_(n + 1) − θ) .
a) Montrer que pour tout réelx , on a :
d) En utilisant la question I.4.d, montrer que
3. Dans cette question, on étudie le comportement de la suite
a) Montrer que pour tout réel
b) Écrire, lorsque
u tend vers 0 , le développement limité à l'ordre 2 de
e^(− u) , et le développement limité à l'ordre 1 de
ln(1 − u) .
c) Soitx un réel fixé. Montrer que lorsque
n tend vers
+ ∞ , on a :
c) Soit
d) En déduire que :
lim_(n → + ∞)4^n[G(x/(√(2n + 1)))(1 − G(x/(√(2n + 1))))]^n = e^(− x^2/2) .
e) On admet que lorsquen tend vers
+ ∞ , on a :
e) On admet que lorsque
Montrer alors que pour tout réel
x , on a :
- On admet que le résultat de la question précédente entraîne la convergence en loi de la suite de variables aléatoires
(√(2n + 1)(Xˆ_(n + 1) − θ))_n vers une variable aléatoire qui suit la loi normale centrée réduite.
Montrer qu'un intervalle de confiance[I_n, J_n] pour le paramètreθ au risqueα = 0.05 , est donné par :
(on rappelle que si
Φ désigne la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite, on a
Φ(1.96) ≈ 0.975 ).
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