BCE Maths appliquées HEC ECE 2009Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2009
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2009.
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CONCOURS D'ADMISSION DE 2009
Conception : ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES
HEC__MATE
Mardi 28 avril 2009, de 8 h. à 12 h.
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La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
EXERCICE
Toutes les matrices de cet exercice sont des éléments de l'ensemble
M_2(ℝ) des matrices carrées d'ordre 2 à coefficients réels. On note
I la matrice identité de
M_2(ℝ) . On rappelle qu'un élément
A de
M_2(ℝ) est colinéaire à
I s'il existe un réel
λ tel que
A = λI .
On définit les deux applications suivantes de
M_2(ℝ) dans
ℝ , notées
d et
t , par : pour tout élément
A = (a_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ 2) de
M_2(ℝ), d(A) = a_(1, 1)a_(2, 2) − a_(1, 2)a_(2, 1) et
t(A) = a_(1, 1) + a_(2, 2) .
- Soit
A etB deux éléments deM_2(ℝ) .
a) Calculerd(2I) . En déduire que l'applicationd n'est pas linéaire.
b) Établir la formule :d(AB) = d(A) × d(B) .
c) En déduire que siA etB sont semblables, on a :d(A) = d(B) . - a) Montrer que
t est une application linéaire deM_2(ℝ) dansℝ . Déterminer la dimension de son image et celle de son noyau.
b) Établir que siA etB sont deux éléments deM_2(ℝ) , on a :t(AB) = t(BA) .
c) En déduire que siA etB sont semblables, on a :t(A) = t(B) . - Soit
A un élément donné deM_2(ℝ) non colinéaire àI .
a) Établir l'existence d'un unique couple (α, β ) de réels vérifiant :A^2 = αA + βI .
b) Exprimerα etβ en fonction ded(A) ett(A) . - Soit
A un élément donné deM_2(ℝ) non colinéaire àI . On noteu l'endomorphisme deℝ^2 dontA est la matrice associée dans la base canonique (e_1, e_2 ) deℝ^2 . On pose :w = e_1 + e_2 .
a) Montrer que les trois vecteurse_1, e_2 etw ne peuvent être simultanément vecteurs propres deu .
b) En déduire qu'il existe au moins un élément non nulx deℝ^2 tel que la famille (x, u(x) ) soit une base deℝ^2 .
c) Montrer que la matriceM associée àu dans la base (x, u(x) ) est de la forme (0, a; 1, b) , oùa etb sont deux réels, indépendants de la base (x, u(x) ), que l'on exprimera en fonction ded(A) ett(A) .
d) En déduire que la matriceA est semblable à sa transposée^t A . - Soit
A un élément donné deM_2(ℝ) etC(A) l'ensemble défini par :C(A) = {B ∈ M_2(ℝ)/AB = BA} .
a) Montrer queC(A) est un sous-espace vectoriel deM_2(ℝ) .
b) Déterminer une base et la dimension deC(A) (on discutera selon queA est ou n'est pas colinéaire àI ).
PROBLÈME
Dans tout le problème, on considère la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) définie par
u_0 = 0, u_1 = 1 et la relation : pour tout
n de
ℕ, u_(n + 2) = u_(n + 1) + u_n .
La partie II est indépendante de la partie I et la partie III est indépendante de la partie II.
La partie II est indépendante de la partie I et la partie III est indépendante de la partie II.
Partie I. Analyse
- a) Montrer que la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) est une suite croissante d'entiers naturels.
b) La suite(u_n)_(n ∈ ℕ) est-elle convergente?
Dans toute la suite du problème,
a et
b(a > b) désignent les deux solutions de l'équation du second degré suivante :
x^2 − x − 1 = 0 .
2. a) Montrer que :b = 1 − a = − 1/a . Établir l'encadrement suivant :
1 < a < 2 .
b) Montrer que, pour toutn de
ℕ , on a :
u_n = 1/(√5)(a^n − b^n) .
c) En déduire un équivalent deu_n lorsque
n tend vers
+ ∞ .
3. On pose, pour toutn de
ℕ : β_n = u_(n + 1) − au_n . Exprimer, pour tout
n de
ℕ, β_n en fonction de
n et
b .
4. On rappelle que pour tout réelx , la partie entière de
x est l'entier noté
⌊x⌋ qui vérifie :
⌊x⌋ ⩽ x < ⌊x⌋ + 1 .
a) Établir, pour toutn de
ℕ , l'égalité suivante :
⌊au_(2n)⌋ = u_(2n + 1) − 1 .
b) Exprimer, pour toutn de
ℕ^∗, ⌊au_(2n − 1)⌋ en fonction de
u_(2n) .
5. Soity un réel fixé vérifiant
|y| < 1 et
k un entier fixé de
ℕ .
a) Montrer que la série∑_(n ⩾ 1)n^k y^n est absolument convergente.
b) En déduire la convergence de la série∑_(n ⩾ 1)n^k(u_n)/(2^(n + 1)) .
c) En utilisant la définition de la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) , calculer
∑_(n = 1)^∞(u_n)/(2^(n + 1)) .
2. a) Montrer que :
b) Montrer que, pour tout
c) En déduire un équivalent de
3. On pose, pour tout
4. On rappelle que pour tout réel
a) Établir, pour tout
b) Exprimer, pour tout
5. Soit
a) Montrer que la série
b) En déduire la convergence de la série
c) En utilisant la définition de la suite
Partie II. Algèbre et algorithmique
- Soit
A la matrice carrée d'ordre 4 définie par :A = 1/2(1, 1, 1, 1; 1, 0, 0, 1; 1, 0, 0, 1; 1, 1, 1, 1)
a) La matriceA est-elle inversible?A est-elle diagonalisable?
b) CalculerA^2 etA^3 . Vérifier queA^3 est une combinaison linéaire deA etA^2 .
c) Déterminer les valeurs propres deA .
d) Établir l'existence de deux suites(a_n)_(n ∈ ℕ^∗) et(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) telles que, pour toutn deℕ^∗ , on ait :A^n = a_n A + b_n A^2 .
e) Exprimer, pour toutn deℕ^∗, a_(n + 1) etb_(n + 1) en fonction dea_n etb_n . Montrer que les suites(a_n)_(n ∈ ℕ^∗) et(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) vérifient une relation de récurrence linéaire d'ordre 2 . - On propose la fonction Pascal suivante :
Function f(n : integer) : integer;
var temp,u,v,k : integer;
Begin
u := 0; v := 1;
for k := 1 to n-1 do
Begin
temp := ___ ; v := ___ ; u := ___
end;
f := ___
end ;
Compléter cette fonction aux quatre places signalées par des tirets de façon que la valeur rendue soit
u_n .
8. Soitn un entier de
ℕ^∗ . On dit que
n admet une
Z -décomposition s'il existe un entier
r de
ℕ^∗ tel que l'on puisse écrire :
n = u_(k_1) + u_(k_2) + ⋯ + u_(k_r) , où, pour tout
i de
[ [1, r] ], k_i est un entier supérieur ou égal à 2 et où, pour tout
i de
[ [1, r − 1] ] (avec
r ⩾ 2 ), on a :
k_(i + 1) − k_i ⩾ 2 .
a) Montrer que les entiers 37 et 272 admettent une Z -décomposition.
b) Soitn un entier admettant une Z-décomposition de la forme :
n = u_(k_1) + u_(k_2) + ⋯ + u_(k_r) . Montrer, par récurrence sur
r , que l'on a :
n < u_(k_r + 1) . En déduire l'unicité de
r .
c) Montrer que, pour tout entierp supérieur ou égal à 2 , tout entier
n qui vérifie
1 ⩽ n ⩽ u_p admet une unique Z-décomposition (on pourra faire un raisonnement par récurrence sur
p ).
9. On suppose que l'on a défini en Pascal une constantep et un type tab par les instructions suivantes :
8. Soit
a) Montrer que les entiers 37 et 272 admettent une Z -décomposition.
b) Soit
c) Montrer que, pour tout entier
9. On suppose que l'on a défini en Pascal une constante
const p=20; type tab=array[2..p] of integer
On suppose également que l'on a défini une variable u de type tab telle que, pour tout
k de
[ [2, p] ] , la variable
u[k] contient la valeur
u_k . On se donne un entier
n vérifiant :
1 ⩽ n ⩽ u_p .
Rédiger la procédure d'en-tête : procedureZ(n : integer; var Res: tab) de façon que:
Rédiger la procédure d'en-tête : procedure
Expliquer et justifier l'algorithme utilisé.
Partie III. Probabilités
On effectue dans une urne qui contient des boules numérotées 0 ou 1 une suite illimitée de tirages avec remise d'une boule. À chaque tirage, la probabilité de tirer une boule numérotée 1 est
p(0 < p < 1) et la probabilité de tirer une boule numérotée 0 est
q , avec
q = 1 − p , et on suppose que les résultats des différents tirages sont indépendants.
On suppose que cette expérience est modélisée par un espace probabilisé (Ω, A, P ). On s'intéresse au nombre de tirages nécessaires pour obtenir deux boules numérotées 1 de suite, c'est-à-dire lors de deux tirages consécutifs. On définit, pour tout
i de
ℕ^∗ , les événements
S_i : «le
i -ième tirage donne une boule numérotée 1 », et
B_i = S_i ∩ S_(i + 1) .
Si au moins un des événementsB_i se réalise au cours de l'expérience, on note
Y la valeur de l'entier
i correspondant au premier événement
B_i réalisé. Sinon, c'est-à-dire si aucun des événements
B_i ne se réalise, on attribue à
Y la valeur 0 . On admet que
Y est une variable aléatoire définie sur (
Ω, A, P ).
Par exemple, si le résultat de l'expérience est :0, 1, 0, 0, 0, 1, 1, 0, 1, 1, 1, 0, … , alors
Y prend la valeur 6 .
10. a) Calculer, pour touti de
ℕ^∗ , la probabilité
P(B_i) .
b) DéterminerY(Ω) . Calculer
P([Y = 1]), P([Y = 2]) et
P([Y = 3]) .
11. Pour toutn de
ℕ^∗ , on note
C_n l'événement : « lors des
n premiers tirages, il n'apparaît jamais deux fois de suite une boule numérotée 1 ». On pose :
C_0 = Ω .
a) CalculerP(C_0), P(C_1) et
P(C_2) .
b) Établir, pour toutn de
ℕ , la relation :
P([Y = n + 2]) = p^2 qP(C_n) .
12. a) En considérant les résultats possibles des deux premiers tirages, montrer, pour tout entiern supérieur ou égal à 2 , l'égalité :
P(C_n) = qP(C_(n − 1)) + pqP(C_(n − 2)) .
b) Déterminer, pour toutn de
ℕ^∗ , une relation entre
P([Y = n + 2]), P([Y = n + 1]) et
P([Y = n]) .
13. On suppose dans cette question quep = q = 1/2 .
a) Montrer que, pour toutn de
ℕ^∗ , on a :
P([Y = n]) = (u_n)/(2^(n + 1)) , où la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) a été définie dans le préambule du problème.
b) Que vautP([Y = 0]) ?
c) On noteE(Y) l'espérance de
Y . Montrer que
E(Y) = 5 .
d) Calculer la varianceV(Y) de
Y .
14. On revient au cas général :0 < p < 1 et
q = 1 − p .
a) Montrer que l'équation du second degréx^2 − qx − pq = 0 admet deux racines distinctes. On les note
r et
s , avec
r > s .
b) Établir les inégalités suivantes :− 1 < s < 0 < r < 1 et
r > |s| .
c) On pose :Δ = q^2 + 4pq . Montrer que, pour tout
n de
ℕ^∗ , on a :
P([Y = n]) = (p^2)/(√Δ)(r^n − s^n) .
d) CalculerP([Y = 0]) .
e) Montrer queY admet des moments de tous ordres et calculer l'espérance de
Y .
15. a) Montrer, pour tout réelx vérifiant
|x| < 1/r , la convergence de la série
∑_(n ⩾ 1)P([Y = n])x^n . On pose alors :
g(x) = ∑_(n = 1)^∞P([Y = n])x^n .
b) Établir, pour tout réelx vérifiant
|x| < 1/r , la formule suivante :
g(x) = (p^2 x)/(1 − qx − pqx^2) .
16. On suppose dans cette question quep = 2/3 .
a) Étudier les variations de la fonctiong sur l'intervalle
I = ] − 3/2, 3/2[ .
b) Montrer l'existence d'un unique réelα de
] − 1/2, 0[ tel que
g soit concave sur l'intervalle
] − 3/2, α[ et convexe sur l'intervalle ]
α, 3/2[ .
c) Tracer l'allure de la courbe représentative deg sur
I dans le plan rapporté à un repère orthonormé.
On suppose que cette expérience est modélisée par un espace probabilisé (
Si au moins un des événements
Par exemple, si le résultat de l'expérience est :
10. a) Calculer, pour tout
b) Déterminer
11. Pour tout
a) Calculer
b) Établir, pour tout
12. a) En considérant les résultats possibles des deux premiers tirages, montrer, pour tout entier
b) Déterminer, pour tout
13. On suppose dans cette question que
a) Montrer que, pour tout
b) Que vaut
c) On note
d) Calculer la variance
14. On revient au cas général :
a) Montrer que l'équation du second degré
b) Établir les inégalités suivantes :
c) On pose :
d) Calculer
e) Montrer que
15. a) Montrer, pour tout réel
b) Établir, pour tout réel
16. On suppose dans cette question que
a) Étudier les variations de la fonction
b) Montrer l'existence d'un unique réel
c) Tracer l'allure de la courbe représentative de
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