BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2001Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2001
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2001.
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ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
MATHEMATIQUES
Option scientifique
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
On rappelle que l'ensemble
C^2(ℝ, ℝ) des fonctions numériques définies et de classe
C^2 sur
ℝ , muni des lois habituelles, possède une structure d'espace vectoriel sur
ℝ
On noteE l'ensemble des fonctions
φ de
C^2(ℝ, ℝ) qui vérifient la relation (*) suivante :
∀x ∈ ℝ, φ^(′′)(x) = (1 + x^2)φ(x) .
On note
- Montrer que
E est un espace vectoriel surℝ . - Montrer que si
u etv sont deux éléments deE , alorsu^′ v − v^′ u est une fonction constante. - Soit
f la fonction définie, pour tout réelx , par :f(x) = e^((x^2)/2) .
a. Vérifier quef est élément deE .
b. Soitg la fonction définie par:∀x ∈ ℝ, g(x) = f(x)∫_0^x(dt)/((f(t))^2) .
Montrer que
g est élément de
E
4) a. Soith une solution de (*). Montrer, en utilisant le résultat de la deuxième question appliqué aux fonctions
h et
f , que
h est combinaison linéaire de
f et de
g .
b. Montrer finalement que(f, g) est une base de
E .
4) a. Soit
b. Montrer finalement que
Exercice 2
Pour tout entier naturel
n supérieur ou égal à 1 , on pose
u_n = 1/(∑_(k = 1)^n k^2) .
On se propose de montrer que la série de terme généralu_n converge et de calculer sa somme.
On pose, pour tout entiern supérieur ou égal à
1 : v_n = ∑_(k = 1)^n 1/k et
w_n = v_n − ln(n) .
On rappelle que:v_n ∼ ln(n)
On se propose de montrer que la série de terme général
On pose, pour tout entier
On rappelle que:
- a. Montrer que:
∀n ∈ ℕ^∗, w_n − w_(n + 1) ≥ 0 .
b. Déterminer le développement limité à l'ordre 2, au voisinage de 0 , deln(1 + x) − x/(1 + x) .
c. En déduire que, au voisinage de+ ∞ : w_n − w_(n + 1) = 1/(2n^2) + o(1/(n^2)) . - a. Montrer que la série de terme général (
w_n − w_(n + 1) ) est convergente.
b. En déduire que la suite (w_n ) converge. On noteγ sa limite. - Montrer que la série de terme général
u_n converge. - a. Déterminer les réels
a, b etc tels que pour toutn deℕ^∗, u_n = a/n + b/(n + 1) + c/(2n + 1) .
b. Montrer que:∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 1)^n 1/(2k + 1) = v_(2n + 1) − 1/2v_n − 1 .
c. En déduire que :∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 1)^n u_k = 24(v_n − v_(2n + 1)) + 24 − (6n)/(n + 1) . - En utilisant la convergence de la suite
(w_n) , calculer∑_(n = 1)^(+ ∞)u_n en fonction deln2 .
Exercice 3
On considère l'espace euclidien
ℝ^3 , muni du produit scalaire noté ( . / . ) défini par :
∀u = (x, y, z) ∈ ℝ^3, ∀u^′ = (x^′, y^′, z^′) ∈ ℝ^3, (u/u^′) = xx^′ + yy^′ + zz^′ .
La norme du vecteuru est alors définie par
‖u‖ = √((u/u)) .
On note𝔅 = (e_1, e_2, e_3) la base canonique de
ℝ^3 et on rappelle que
𝔅 est orthonormale pour le produit scalaire défini ci-dessus.
On désigne para, b et
c trois réels, on pose
ω = (a, b, c) et on suppose que
c est non nul. On note
φ l'endomorphisme de
ℝ^3 qui à tout vecteur
u = (x, y, z) de
ℝ^3 associe le vecteur
φ(u) = (yc − zb, za − xc, xb − ya) .
La norme du vecteur
On note
On désigne par
- Écrire la matrice
M deφ dans la baseB . - a. Vérifier que
ω appartient àKerφ .
b. Montrer que (φ(e_1), φ(e_2) ) est une famille libre.
c. Déduire des questions précédentes queKerφ = vect(ω) . - a. Montrer que pour tout vecteur
u deℝ^3, (φ(u)/ω) = 0 .
b. En déduire que :Imφ = (Kerφ)^⊥ . - a. Justifier que pour tout vecteur
u deℝ^3 , il existe un unique couple (u_1, u_2 ) élément deKerφ × Imφ tel queu = u_1 + u_2 .
b. Montrer que(u/ω) = (u_1/ω) .
c. En déduire queu_1 = ((u/ω))/(‖ω‖^2)ω , puis détermineru_2 en fonction deu etω . - a. Montrer que
M^3 = − ‖ω‖^2 M .
b. En déduire que :∀v ∈ Imφ, φoφ(v) = − ‖ω‖^2 v .
c. Montrer finalement que :∀u ∈ ℝ^3, φ ∘ φ(u) = − ‖ω‖^2 u + (u/ω)ω .
Problème
On désigne par
n et
r deux entiers naturels vérifiant :
n ≥ 2 et
r ≥ 3 .
On considère une épreuve aléatoire pouvant aboutir àr résultats différents
R_1, R_2, …, R_r de probabilités respectives
x_1, x_2, …, x_r . On admet que, pour tout
i de
[1, r|], 0 < x_i < 1 .
On effectuen épreuves indépendantes du type de celle décrite ci-dessus.
Pour touti de []
, r] , on note
X_i la variable aléatoire qui vaut 1 si le résultat numéro
i n'est pas obtenu à l'issue de ces
n épreuves et qui vaut 0 sinon.
On désigne parX la variable aléatoire égale au nombre de résultats qui n'ont pas été obtenus à l'issue des
n épreuves.
On considère une épreuve aléatoire pouvant aboutir à
On effectue
Pour tout
On désigne par
- a. Exprimer la variable
X en fonction des variablesX_1, X_2, …, X_r .
b. Donner la loi deX_i pour touti de{1, 2, …, r} .
c. En déduire que l'espérance deX estE(X) = ∑_(i = 1)^r(1 − x_i)^n .
La suite de cet exercice consiste à rechercher les valeurs des réels
x_i en lesquelles
E(X) admet un minimum local.
2) a. Donner la valeur dex_1 + x_2 + … + x_r puis écrire
E(X) comme une fonction, que l'on notera
f, des(r − 1) variables
x_1, …, x_(r − 1) .
La fonctionf est donc définie sur l'ouvert (]
0, 1[)^(r − 1) de
ℝ^(r − 1) .
b. Montrer quef est de classe
C^2 sur (]
0, 1[)^(r − 1) .
3) a. Déterminer les dérivées partielles d'ordre 1 def .
b. Montrer que le seul point deℝ^(r − 1) en lequel les dérivées partielles d'ordre 1 de
f s'annulent simultanément est le point
R = (1/r, 1/r, …, 1/r) .
4) Déterminer la matriceM , élément de
M_(r − 1)(ℝ) , dont l'élément situé à l'intersection de la ligne
i et de la colonne
j est
(∂^2 f)/(∂x_i∂x_j)(R) .
5) On poseA = I + J , où
I est la matrice unité de
M_(r − 1)(ℝ) et
J la matrice de
M_(r − 1)(ℝ) dont tous les éléments sont égaux à 1 .
a. Montrer queJ est diagonalisable.
b. ExprimerJ^2 en fonction de
J et
r . En déduire que les valeurs propres de
J sont 0 et
r − 1 .
c. Montrer que le sous-espace propre deJ associé à la valeur propre
r − 1 est de dimension 1.
d. Utiliser une base deM_(r − 1, 1)(ℝ) formée de vecteurs propres de
J pour montrer que
A est diagonalisable et qu'il existe une matrice
P d'inverse '
P , telle que
A = PD^t P où
D est la matrice de
M_(r − 1)(ℝ) dont les (
r − 2 ) premiers éléments diagonaux sont égaux à 1 , celui de la
(r − 1)^(ème) ligne étant égal à
r .
6) a. Déduire des questions précédentes que pour toutH non nul de
M_(r − 1, 1)(ℝ), ^t HMH > 0 .
b. En posant^t H = (h_1, h_2, …, h_(r − 1)) , exprimer
^t HMH en fonction des réels
h_i et des dérivées partielles d'ordre 2 de
f au point
R .
c. En déduire quef présente un minimum local au point
R .
d. Donner la valeur deE(X) correspondant à ce minimum.
2) a. Donner la valeur de
La fonction
b. Montrer que
3) a. Déterminer les dérivées partielles d'ordre 1 de
b. Montrer que le seul point de
4) Déterminer la matrice
5) On pose
a. Montrer que
b. Exprimer
c. Montrer que le sous-espace propre de
d. Utiliser une base de
6) a. Déduire des questions précédentes que pour tout
b. En posant
c. En déduire que
d. Donner la valeur de
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