BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2007Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2007
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2007.
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SUJET MATHÉMATIQUES 2007
Option Scientifiques
Exercice 1
Pour tout
n de
ℕ^∗ , on pose
u_n = ∫_0^(+ ∞)(e^(− x))/(x + 1/n)dx .
- Montrer que la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) est bien définie. - Pour tout
n deℕ^∗ , on pose alorsv_n = ∫_0^1(e^(− x))/(x + 1/n)dx etw_n = ∫_1^(+ ∞)(e^(− x))/(x + 1/n)dx
a) Montrer que :∀n ∈ ℕ^∗, 0 ≤ w_n ≤ 1/e .
b) Montrer que:∀n ∈ ℕ^∗, v_n ≥ 1/eln(n + 1) .
c) Donner la limite de la suite (u_n ). - On se propose de déterminer un équivalent de
u_n lorsquen est au voisinage de+ ∞ .
a) Montrer que l'intégraleI = ∫_0^1(1 − e^(− x))/xdx est une intégrale convergente.
b) Établir que:∀n ∈ ℕ^∗, 0 ≤ ∫_0^1(1 − e^(− x))/(x + 1/n)dx ≤ I .
c) En déduire un encadrement dev_n valable pour toutn deℕ^∗ .
d) Donner enfin, en utilisant cet encadrement, un équivalent simple deu_n .
Exercice 2
On considère les matrices suivantes de
M_4(ℝ) :
On note
E le
ℝ -espace vectoriel engendré par
(I, J, K, L) et
Id l'endomorphisme identité de
E . On pose
A = J + K .
- Montrer que (
I, J, K, L ) est une base deE et donner la dimension deE . - a) Exprimer
JK, KL etLJ en fonction respectivement deL, J etK .
b) CalculerJ^2, K^2 etL^2 puis en déduire que :KJ = − L, LK = − J etJL = − K .
c) En déduire queE est stable pour le produit matriciel. - Calculer
A^2 . En déduire queA est inversible et exprimerA^(− 1) en fonction deA . - On considère maintenant l'application
φ_A qui à toute matriceM deE associe :
a) Montrer que
φ_A est un endomorphisme de
E .
b) DéterminerKerφ_A puis montrer que
φ_A est un automorphisme de
E .
5) a) Écrire la matriceΦ_A de
φ_A dans la base (
I, J, K, L ), puis justifier que
φ_A est diagonalisable.
b) Donner les valeurs propres deφ_A ainsi que les sous-espaces propres associés.
b) Déterminer
5) a) Écrire la matrice
b) Donner les valeurs propres de
On rappelle que l'application, notée
tr , qui à toute matrice de
ℳ_4(ℝ) associe sa trace (c'est-à-dire la somme de ses éléments diagonaux) est une application linéaire de
M_4(ℝ) dans
ℝ .
On rappelle également que l'application qui à tout couple (M, N ) de
E × E associe le réel noté
(M/N) défini par
(M/N) = tr(^t MN) est un produit scalaire sur
E .
On munit désormaisE de ce produit scalaire.
6) a) Montrer que, pour tout couple (P, Q ) de
E × E, tr(PQ) = tr(QP) .
b) Établir alors queφ_A est un endomorphisme symétrique de
E .
c) En déduire queKer(φ_A − Id) et
Ker(φ_A + Id) sont supplémentaires orthogonaux dans
E .
On rappelle également que l'application qui à tout couple (
On munit désormais
6) a) Montrer que, pour tout couple (
b) Établir alors que
c) En déduire que
Exercice 3
On considère une suite
(X_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ), mutuellement indépendantes, et qui suivent toutes la loi exponentielle de paramètre 1.
On poseS_n = ∑_(k = 1)^n X_k .
On pose
- Rappeler quelle est la loi suivie par
S_n . Donner l'espérance et la variance deS_n . - À l'aide du théorème de la limite centrée, établir que
lim_(n → + ∞)P(S_n ≤ n) = 1/2 . - En déduire la valeur de
lim_(n → + ∞)∫_0^n(t^(n − 1))/((n − 1)!)e^(− t)dt . - a) Utiliser le résultat précédent pour montrer que
∫_0^1 z^(n − 1)e^(− nz)dz ∼ _(n → + ∞)(n!)/(2n^(n + 1)) .
b) On admet quen! ∼ _(+ ∞)√(2πn)n^n e^(− n) . En déduire un nouvel équivalent de∫_0^1 z^(n − 1)e^(− nz)dz .
Problème
On désigne par
n un entier naturel supérieur ou égal à 2 .
On dispose de deux urnesU et
V , l'urne
U contenant une boule blanche et (
n − 1 ) boules noires et l'urne
V contenant une boule noire et (
n − 1 ) boules blanches.
Un joueur choisit une urne au hasard pour le premier tirage puis il effectue des tirages d'une boule avec remise de cette boule dans l'urne dont elle provient, selon trois protocoles étudiés dans les trois parties de ce problème.
Pour touti de
ℕ^∗ , on note
B_i l'événement « on obtient une boule blanche au
i^(ème) tirage».
On noteX le numéro du tirage où l'on obtient, pour la première fois, une boule noire et
Y le numéro du tirage où l'on obtient, pour la première fois, une boule blanche. On admet que
X et
Y sont deux variables aléatoires définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ).
Pour finir, on noteU l'événement «le premier tirage a lieu dans l'urne
U ».
On dispose de deux urnes
Un joueur choisit une urne au hasard pour le premier tirage puis il effectue des tirages d'une boule avec remise de cette boule dans l'urne dont elle provient, selon trois protocoles étudiés dans les trois parties de ce problème.
Pour tout
On note
Pour finir, on note
Partie 1
Dans cette partie, les tirages qui suivent le premier tirage ont lieu dans l'urne qui a été choisie au premier tirage.
- a) Déterminer
P(X = 1) .
b) Pour tout entierk supérieur ou égal à 2 , écrire l'événement (X = k ) à l'aide de certains des événementsB_i ouB_i^– , puis montrer que :
Vérifier que cette formule reste valable pour
k = 1 .
2) Établir queX possède une espérance et donner sa valeur.
3) Montrer queX et
Y suivent la même loi.
4) On décide de coder l'événementU par 1 et l'événement
U¯ par 0 .
2) Établir que
3) Montrer que
4) On décide de coder l'événement
On rappelle que la fonction random renvoie, pour un argument
k de type integer (avec
k ≥ 1 ) un entier aléatoire compris entre 0 et
k − 1 (ceci de façon équiprobable).
Compléter le programme suivant pour qu'il permette le calcul et l'affichage de la valeur prise par la variable aléatoireX lors de l'expérience décrite dans cette partie.
Compléter le programme suivant pour qu'il permette le calcul et l'affichage de la valeur prise par la variable aléatoire
Program edhec_2007 ;
Var x,n, tirage, hasard : integer ;
Begin
Randomize ; Readln(n); hasard := random(2) ; x:= 0 ;
If hasard = 0 then Repeat x:=x+1; tirage:=random(n); until(tirage = 0)
Else Repeat -------- ; tirage:= -------- ; until -------- ;
Writeln(x);
End.
Partie 2
Dans cette partie, les tirages qui suivent le premier tirage ont lieu dans l'urne
U si le tirage précédent a donné une boule blanche et dans l'urne
V sinon.
- a) Donner
P(X = 1) .
b) En procédant comme dans la partie 1, montrer que :
- Établir que
X possède une espérance et donner sa valeur. - Montrer que
X etY suivent la même loi. - Avec les mêmes conventions et les mêmes notations que celles de la partie 1, écrire un programme permettant le calcul et l'affichage de la valeur prise par la variable aléatoire
X lors de l'expérience décrite dans cette partie.
Partie 3
Dans cette partie, chacun des tirages suivant le premier tirage a lieu dans la même urne que le tirage qui le précède si ce dernier a donné une boule blanche et dans l'autre urne dans le cas contraire.
- a) Donner
P(X = 1) .
b) Toujours selon la même méthode, montrer que :
Vérifier que la formule précédente reste valable pour
k = 1 .
c) Établir queX possède une espérance puis montrer que
E(X) = (n^2)/(2(n − 1)) .
2) a) En procédant comme à la question 1b), montrer que :
c) Établir que
2) a) En procédant comme à la question 1b), montrer que :
b) Montrer également que :
Vérifier que cette formule reste valable pour
i = 0 .
c) On pose :∀n ∈ ℕ^∗, E_(2n)(Y) = ∑_(k = 1)^(2n)kP(Y = k) et
∀n ∈ ℕ, E_(2n + 1)(Y) = ∑_(k = 1)^(2n + 1)kP(Y = k) .
c) On pose :
Montrer que la suite
(E_(2n)(Y))_(n ∈ ℕ^∗) converge et donner sa limite.
Montrer que la suite(E_(2n + 1)(Y))_(n ∈ ℕ) converge et a la même limite que
(E_(2n)(Y))_(n ∈ ℕ^∗) .
En déduire queY possède une espérance et que
E(Y) = (3n^2)/(2(n^2 − n + 1)) .
3) a) Montrer queX et
Y suivent la même loi lorsque
n = 2 . Quelle est cette loi ?
b) Comment pouvait-on justifier, sans calcul, les deux résultats ci-dessus ?
4) Montrer queE(Y) ≤ E(X) avec égalité si et seulement si
n = 2 .
5) Écrire un programme permettant le calcul et l'affichage de la valeur prise par la variable aléatoireX lors de l'expérience décrite dans cette partie.
Montrer que la suite
En déduire que
3) a) Montrer que
b) Comment pouvait-on justifier, sans calcul, les deux résultats ci-dessus ?
4) Montrer que
5) Écrire un programme permettant le calcul et l'affichage de la valeur prise par la variable aléatoire
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