BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2012Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2012
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2012.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
Conception : EDHEC
ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
MATHEMATIQUES
Option scientifique
Lundi 7 mai 2012 de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
Soit
f l'endomorphisme de
ℝ^3 dont la matrice dans la base canonique (
e_1, e_2, e_3 ) de
ℝ^3 est:
On note Id l'endomorphisme identité de
ℝ^3 .
- a) Calculer
A^2 etA^3 , puis déterminer un polynôme annulateur def .
b) En déduire les valeurs propres def .
c) L'endomorphismef est-il diagonalisable ? - Trouver une base
B deℝ^3 dans laquelle la matrice def estT = (0, 1, 0; 0, 0, 0; 0, 0, 2) . - a) Montrer que
ℝ^3 = Kerf^2 ⊕ Ker(f − 2Id) .
b) On veut montrer qu'il n'existe pas d'endomorphismeg deℝ^3 vérifiant :g^2 = f .
On suppose pour cela qu'un tel endomorphisme existe.
Établir queKerf^2 est stable par
g puis montrer que la matrice de
g dans la base
B est de la forme :
Établir que
En utilisant la matrice de
f dans cette même base, trouver une contradiction et conclure.
4) Étude d'un cas plus général. On noteId l'endomorphisme identité de
ℝ^n (où
n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 1) et on désigne par
α un réel non nul.
a) On considère un endomorphismeh de
ℝ^n et on suppose que :
h^n = αh^(n − 1) .
4) Étude d'un cas plus général. On note
a) On considère un endomorphisme
Montrer que :
ℝ^n = Kerh^(n − 1) ⊕ Ker(h − αId) .
b) Montrer réciproquement que, si un endomorphismeh de
ℝ^n est tel que
ℝ^n = Kerh^(n − 1) ⊕ Ker(h − αId) , alors on a :
h^n = αh^(n − 1) .
b) Montrer réciproquement que, si un endomorphisme
Exercice 2
On considère une suite
(X_n)_(n ∈ ℕ) de variables aléatoires, définies sur un même espace probabilisé
(Ω, A, P) , indépendantes et suivant toutes la loi exponentielle de paramètre
λ( avec
λ > 0) .
- a) Donner, pour tout réel
x strictement positif, une densité de− xX_0 .
b) Montrer que l'on peut choisir comme densité deX_1 − xX_0 , la fonctionf définie par :
c) On pose
T = (X_1)/(X_0) et on admet que
T est une variable aléatoire définie, elle aussi, sur
(Ω, A, P) .
Déterminer la fonction de répartition
F_T de la variable aléatoire
T .
2) On poseX = ⌊T⌋ + 1 , où
⌊T⌋ désigne la partie entière de
T . On admet également que
X est une variable aléatoire définie sur
(Ω, A, P) .
Montrer que:∀n ∈ ℕ^∗, P(X = n) = 1/(n(n + 1)) .
3) Pour tout entier natureln supérieur ou égal à 1 , on pose
Y_n = Sup(X_1, …, X_n) et on admet que
Y_n est une variable aléatoire à densité définie sur
(Ω, A, P) .
a) Donner sans calcul une densité de− X_0 .
b) Déterminer la fonction de répartitionG_n de
Y_n et en déduire une densité
g_n de
Y_n .
c) En déduire qu'il existe une densitéh_n de
Y_n − X_0 telle que :
2) On pose
Montrer que:
3) Pour tout entier naturel
a) Donner sans calcul une densité de
b) Déterminer la fonction de répartition
c) En déduire qu'il existe une densité
- On note
Z la variable aléatoire définie parZ = Inf{k ∈ ℕ^∗, X_k > X_0} si cet ensemble n'est pas vide etZ = 0 si cet ensemble est vide.
a) Établir que, pour tout entier natureln non nul, on a :(Z > n) ∪ (Z = 0) = (Y_n ≤ X_0) .
b) Montrer que(Z = 0) = ⋂_(k = 1)^(+ ∞)(Y_k ≤ X_0) , puis établir queP(Z = 0) = 0 .
c) En déduire que, pour tout entier natureln non nul, les événements(X = n) et(Z = n) ont même probabilité. - Informatique.
a) SoitU une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur [0, 1 [.
On pose
V = − 1/λln(1 − U) et on admet que
V est une variable aléatoire. Déterminer la fonction de répartition de
V en fonction de celle de
U , puis en déduire la loi suivie par la variable aléatoire
V .
b) Écrire une fonction Pascal dont l'en-tête est "functionz : real ;" qui simule la loi de
Z .
b) Écrire une fonction Pascal dont l'en-tête est "function
Exercice 3
On note
E l'espace vectoriel des polynômes à coefficients réels, de degré inférieur ou égal à 2 .
On notee_0, e_1 et
e_2 les polynômes de
E définis par :
e_0 = 1, e_1 = X, e_2 = X^2 .
On rappelle queB = (e_0, e_1, e_2) est une base de
E .
On considère l'applicationf qui, à tout polynôme
P de
E , associe le reste dans la division par
1 + X^3 du polynôme
(1 − X + X^2)P .
Ainsi, il existe un unique polynômeQ tel que :
On note
On rappelle que
On considère l'application
Ainsi, il existe un unique polynôme
- Montrer que
f est un endomorphisme deE . - a) Déterminer
f(e_0), f(e_1) etf(e_2) puis vérifier quef(e_0) = − f(e_1) = f(e_2) .
b) En déduire une base deImf .
c) Donner la dimension deKerf ainsi qu'une base deKerf . - a) Calculer
f(P) pour tout polynômeP deImf , puis établir que 3 est valeur propre def et que :
b) Montrer que
f est diagonalisable.
4) On considère l'applicationφ de
E × E dans
ℝ qui, à tout couple (
P, Q ) de polynômes de
E associe le réel
φ(P, Q) = ∑_(k = 0)^2 a_k b_k , où l'on a noté
P = a_0 + a_1 X + a_2 X^2 et
Q = b_0 + b_1 X + b_2 X^2 .
a) Montrer queφ est un produit scalaire défini sur
E .
b) Vérifier que Kerf est le supplémentaire orthogonal de
Imf dans
E pour ce produit scalaire.
5) a) Vérifier queB est une base orthonormale pour le produit scalaire
φ .
b) Écrire la matrice def dans la base
B puis retrouver le résultat de la question 4b).
4) On considère l'application
a) Montrer que
b) Vérifier que Ker
5) a) Vérifier que
b) Écrire la matrice de
Problème
On admet que, si une suite
(u_n)_(n ≥ 1) converge vers
ℓ , alors on a:
lim_(n → + ∞)1/n∑_(k = 1)^n u_k = ℓ .
Dans toute la suite, on considère une suite(x_n)_(n ∈ ℕ^∗) de réels positifs telle que la série de terme général
x_n converge. Pour tout entier naturel
n non nul, on note :
Dans toute la suite, on considère une suite
- a) Montrer que:
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 1)^n y_k = 1/(n + 1)∑_(i = 1)^n(n + 1 − i)x_i .
En déduire que, pour tout
n de
ℕ^∗ , on a :
∑_(k = 1)^n y_k = T_n .
b) En utilisant le résultat admis au début de ce problème, établir que la série de terme généraly_n converge et que :
∑_(n = 1)^(+ ∞)y_n = ∑_(n = 1)^(+ ∞)x_n .
2) Dans cette question, on pose, pour tout entier natureln non nul :
z_n = (∏_(k = 1)^n x_k)^(1/n) .
b) En utilisant le résultat admis au début de ce problème, établir que la série de terme général
2) Dans cette question, on pose, pour tout entier naturel
On se propose de montrer que la série de terme général
z_n converge et que sa somme vérifie :
a) On admet que si une fonction
f est concave sur un intervalle
I , alors, pour tout entier naturel
n non nul, on a:
∀(a_1, a_2, …, a_n) ∈ I^n, 1/n∑_(k = 1)^n f(a_k) ≤ f(1/n∑_(k = 1)^n a_k) .
Montrer que :∀n ∈ ℕ^∗, ∀(a_1, a_2, …, a_n) ∈ (ℝ_+)^n, (∏_(k = 1)^n a_k)^(1/n) ≤ 1/n∑_(k = 1)^n a_k .
b) Justifier que, pour tout entier natureln non nul, on a :
z_n = 1/((n!)^(1/n))(∏_(k = 1)^n kx_k)^(1/n) .
Montrer que :
b) Justifier que, pour tout entier naturel
En déduire que :
∀n ∈ ℕ^∗, z_n ≤ (n + 1)/((n!)^(1/n))y_n .
c) Montrer que, pour tout réelx positif, on a :
ln(1 + x) ≤ x .
d) En déduire que:∀n ∈ ℕ^∗, (1 + 1/n)^n ≤ e .
e) Établir que, pour tout entier natureln non nul, on a :
((n + 1)^n)/(n!) = ∏_(k = 1)^n(1 + 1/k)^k .
c) Montrer que, pour tout réel
d) En déduire que:
e) Établir que, pour tout entier naturel
Montrer enfin que la série de terme général
z_n converge et que :
∑_(n = 1)^(+ ∞)z_n ≤ e∑_(n = 1)^(+ ∞)x_n .
3) a) Montrer que, pour tout entier natureln supérieur ou égal à 2 et pour tout
k élément de
[ [1, n − 1] ] , on a :
1/nln(k/n) ≤ ∫_(k/n)^((k + 1)/n)lnxdx ≤ 1/nln((k + 1)/n) .
b) Calculer l'intégrale∫_(1/n)^1 lnxdx et en déduire que:
3) a) Montrer que, pour tout entier naturel
b) Calculer l'intégrale
c) Déterminer
lim_(n → + ∞)1/n∑_(k = 1)^n ln(k/n) , puis établir que :
(1/(n!))^(1/n) ∼ _(n → + ∞)e/n .
4) On admet que si deux séries à termes positifs, de termes généraux équivalents, divergent, alors leurs sommes partielles d'ordrem sont équivalentes lorsque
m est au voisinage de
+ ∞ .
SoitN un entier naturel non nul quelconque. On considère une suite
(x_n)_(n ∈ ℕ^∗) particulière que l'on note
(x_n(N))_(n ∈ ℕ^∗) définie par :
x_n(N) = {1/nsin ∈ [ [1, N] ]; 0 sinon .
On pose, comme à la deuxième question :∀n ∈ ℕ^∗, z_n(N) = (∏_(k = 1)^n x_k(N))^(1/n) .
a) Écrire∑_(n = 1)^(+ ∞)x_n(N) et
∑_(n = 1)^(+ ∞)z_n(N) sous forme de sommes finies.
b) En déduire quelim_(N → + ∞)(∑_(n = 1)^(+ ∞)z_n(N))/(∑_(n = 1)^(+ ∞)x_n(N)) = e .
5) Conclure quee est la plus petite des constantes
λ telles que
∑_(n = 1)^(+ ∞)z_n ≤ λ∑_(n = 1)^(+ ∞)x_n .
4) On admet que si deux séries à termes positifs, de termes généraux équivalents, divergent, alors leurs sommes partielles d'ordre
Soit
On pose, comme à la deuxième question :
a) Écrire
b) En déduire que
5) Conclure que
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