BCE Maths approfondies emlyon ECS 2017Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2017
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2017.
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Conception : emlyon business school
1 ère épreuve (OPTION SCIENTIFIQUE) MATHÉMATIQUES
mardi 25 avril 2017, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
PROBLEME 1
PARTIE I : Étude d'un exemple
On considère la matrice
A de
M_3(ℝ) définie par :
A = (0, − 1, 0; 0, 2, − 4; 0, 0, 6) .
- La matrice
A est-elle inversible ? Quel est son rang? - Quelles sont les valeurs propres de
A ? La matriceA est-elle diagonalisable dansM_3(ℝ) ? - Déterminer une matrice
P deM_3(ℝ) inversible, dont les coefficients de la première ligne sont tous égaux à 1 , et une matriceD deM_3(ℝ) diagonale, dont les coefficients diagonaux sont rangés dans l'ordre croissant, telles que :A = PDP^(− 1) .
PARTIE II : Étude d'un endomorphisme d'un espace de polynômes
Soit
n ∈ ℕ tel que
n ⩾ 2 .
On noteE = ℝ_n[X] l'espace vectoriel réel des polynômes à coefficients réels, de degré inférieur ou égal à
n , et
ℬ = (1, X, …, X^n) la base canonique de
E .
On note, pour tout polynômeP de
E, T(P) = (X(X − 1)P^′)^′ , où l'accent désigne la dérivation.
Par exemple, siP = X^2 , alors
P^′ = 2X , et donc
On note
On note, pour tout polynôme
Par exemple, si
- Montrer que
T est un endomorphisme deE . - Calculer, pour tout
k de{0, …, n}, T(X^k) . En déduire la matriceM deT dans la baseℬ . - L'endomorphisme
T est-il bijectif? Quel est le rang deT ? DéterminerKer(T) . - Quelles sont les valeurs propres de
T ? L'endomorphismeT est-il diagonalisable?
PARTIE III : Intervention d'un produit scalaire
On conserve les notations de la partie II.
On considère l'applicationφ : E^2 ⟶ ℝ définie par :
On considère l'application
- Montrer que
φ est un produit scalaire surE . - Démontrer :
∀(P, Q) ∈ E^2, φ(T(P), Q) = − ∫_0^1 x(x − 1)P^′(x)Q^′(x)dx . - En déduire que
T est un endomorphisme symétrique deE pour le produit scalaireφ . Quel résultat de la partie II peut-on retrouver ainsi? - a. Établir :
∀P ∈ E, φ(T(P), P) ⩾ 0 .
b. Déterminer l'ensemble des polynômesP deE tels queφ(T(P), P) = 0 .
PARTIE IV: Retour sur l'exemple de la partie I
On conserve les notations des parties II et III et on suppose dans cette partie que
n = 2 .
12. Quelle est la matrice deT dans la base
ℬ de
E ?
13. En utilisant les résultats obtenus dans la question 3 de la partieI , déterminer une base orthonormale
𝒞 de
E pour le produit scalaire
φ , formée de vecteurs propres de
T associés aux valeurs propres de
T dans l'ordre croissant.
14. Déterminer, par sa matrice dans la base𝒞 de
E , un endomorphisme
V de
E , symétrique pour le produit scalaire
φ , tel que :
12. Quelle est la matrice de
13. En utilisant les résultats obtenus dans la question 3 de la partie
14. Déterminer, par sa matrice dans la base
PROBLEME 2
On définit la fonction réelle
H d'une variable réelle
x par :
H(x) = ∫_0^(+ ∞)1/((1 + t^2)^x) dt .
Dans tout le problème,I désigne l'intervalle
]1/2; + ∞[ .
Dans tout le problème,
PARTIE I : Premières propriétés de la fonction
H
- Justifier que la fonction
H est définie surI . - Montrer que
H est décroissante surI . - a. Calculer
H(1) .
b. Soitn ∈ ℕ^∗ . Montrer, à l'aide d'une intégration par parties :H(n) = 2n(H(n) − H(n + 1)) . En déduire une expression deH(n + 1) en fonction den et deH(n) .
c. Écrire un programme en Scilab qui, étant donné un entiern deℕ^∗ , renvoie la valeur deH(n) .
d. Montrer :∀n ∈ ℕ^∗, H(n) = ((2n − 2)!π)/(2^(2n − 1)((n − 1)!)^2) .
PARTIE II: Étude de
H(x) lorsque
x tend vers
1/2
4. a. Montrer que la fonctionφ : u ⟼ (e^u − e^(− u))/2 est une bijection de
ℝ sur
ℝ .
4. a. Montrer que la fonction
Préciser
φ^(− 1)(0) et
lim_(t ⟶ + ∞)φ^(− 1)(t) .
b. A l'aide du changement de variablet = φ(u) , montrer :
b. A l'aide du changement de variable
- a. Justifier :
∀u ∈ [0; + ∞[, e^u ⩽ e^u + e^(− u) ⩽ 2e^u .
b. En déduire :∀x ∈ I, 1/(2x − 1) ⩽ H(x) ⩽ (4^x)/(2(2x − 1)) . - Déterminer la limite de
H en1/2 et un équivalent simple deH(x) lorsquex tend vers1/2 .
PARTIE III : Étude de
H(x) lorsque
x tend vers
+ ∞
- a. Montrer :
∀u ∈ [0; 1], ln(1 + u) ⩾ u/2 .
b. A l'aide d'une loi normale bien choisie, montrer que, pour toutx deI , l'intégrale∫_0^(+ ∞)e^(− xt^2/2) dt converge et calculer sa valeur.
c. En déduire :∀x ∈ I, 0 ⩽ ∫_0^1 1/((1 + t^2)^x) dt ⩽ ∫_0^1 e^(− xt^2/2) dt ⩽ √(π/(2x)) .
d. Montrer :∀x ∈ I, 0 ⩽ ∫_1^(+ ∞)1/((1 + t^2)^x) dt ⩽ 1/(2x − 1) .
e. En déduire la limite deH en+ ∞ . - On note, pour tout
n deℕ^∗, u_n = ln(H(n)) + (ln(n))/2 .
a. Déterminer un équivalent simple deu_(n + 1) − u_n lorsque l'entiern tend vers+ ∞ . On pourra utiliser le résultat obtenu à la question 3.b.
b. Montrer que la série∑_(n ⩾ 1)(u_(n + 1) − u_n) converge.
c. En déduire l'existence d'un réelK strictement positif tel que :H(n) ∼ _(n → + ∞)K/(√n) . - Donner enfin un équivalent simple de
H(x) lorsque le réelx tend vers+ ∞ à l'aide deK .
PARTIE IV: Êtude d'une suite de variables aléatoires
On considère la fonction
f définie sur
ℝ par :
∀t ∈ ℝ, f(t) = {0, si t < 0; 2/(π(1 + t^2)), si t ⩾ 0 .
10. Montrer quef est une densité.
11. On considère une variable aléatoire réelleX à densité, de densité
f .
a. Déterminer la fonction de répartitionF_X de
X .
b. La variable aléatoireX admet-elle une espérance? une variance?
12. On considère une suite de variables aléatoires réelles(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) à densité, à valeurs strictement positives, mutuellement indépendantes, dont chacune a pour densité
f .
On définit, pour toutn de
ℕ^∗ , les variables aléatoires
M_n = max(X_1, …, X_n) et
Z_n = n/(M_n) .
a. Déterminer, pour toutn de
ℕ^∗ , la fonction de répartition
F_(M_n) de
M_n .
b. Justifier :∀u ∈ ]0; + ∞[, Arctan(u) + Arctan(1/u) = π/2 et
Arctan(u) ∼ _(u → 0)u .
c. Montrer alors, pour toutn de
ℕ^∗ : ∀x ∈ ]0; + ∞[, P(Z_n ⩽ x) = 1 − (1 − 2/πArctan(x/n))^n .
d. En déduire que la suite de variables aléatoires(Z_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers une variable aléatoire à densité dont on reconnaîtra la loi.
10. Montrer que
11. On considère une variable aléatoire réelle
a. Déterminer la fonction de répartition
b. La variable aléatoire
12. On considère une suite de variables aléatoires réelles
On définit, pour tout
a. Déterminer, pour tout
b. Justifier :
c. Montrer alors, pour tout
d. En déduire que la suite de variables aléatoires
- FIN -
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