BCE Maths approfondies emlyon ECS 2019
Epreuve de maths approfondies - ECS 2019
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Algèbre linéaireCalcul différentiel et fonctions à plusieurs variablesFonctions (limites, continuité, dérivabilité, intégration)Intégrales généraliséesProbabilités continuesSéries et familles sommables
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Description
Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2019.
Lecture web du sujet
Version HTML avec rendu des formules, intégrée sur la page canonique.
Conception : emlyon business school
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHÉMATIQUES
Lundi 29 avril 2019, de 14 h00 à 18 h00
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Le sujet est constitué d'un unique problème composé de cinq parties, relativement indépendantes les unes des autres.
La partie
étudie des endomorphismes de polynômes. Cette partie est indépendante du reste du problème.
Les parties
et
étudient un opérateur fonctionnel. Certains résultats de la partie
seront utilisés dans les parties
et
.
Enfin, la partie
étudie un analogue discret de cet opérateur manipulant les notions de suites et de séries. Cette partie est aussi indépendante du reste du problème.
PARTIE A : Étude d'endomorphismes de polynômes
Soit
un entier naturel non nul. On note
l'espace vectoriel des polynômes (ou fonctions polynomiales) à coefficients réels de degré inférieur ou égal à
, et
sa base canonique.
Dans toute cette partie,
désigne un réel quelconque.
Pour tout polynôme de
, on pose:
.
Pour tout polynôme de
, on définit également la fonction
sur
par :
Pour tout polynôme
Pour tout polynôme
Enfin on définit, pour tout
de
, le polynôme
par :
.
- Montrer que l'application
est un endomorphisme de . - Déterminer la matrice de
dans la base de . - a. Montrer que
est diagonalisable et préciser ses valeurs propres.
b. Justifier queest un automorphisme de .
c. Calculer, pour toutde .
d. En déduire une base de chacun des sous-espaces propres de. - a. Pour tout polynôme
de , exprimer en fonction de .
b. En déduire, pour tout polynômede : .
c. En déduire queest un automorphisme de et que .
d. Montrer queest diagonalisable et préciser ses valeurs propres.
PARTIE B : Étude d'une fonction définie par une intégrale
Dans la suite du problème, on fixe
et on prolonge l'application
précédente à l'ensemble des fonctions définies et continues sur
, que l'on note plus simplement
.
On considère
une fonction définie et continue sur
et à valeurs dans
.
On définit la fonction sur
par :
On définit la fonction
- On pose, pour tout
de .
a. Justifier que la fonctionest de classe sur et préciser, pour tout de .
b. Soit. Justifier qu'il existe deux réels et appartenant à tels que :
c. En déduire :
.
d. Montrer que l'on a aussi : .
6. Montrer que la fonction est continue sur
et de classe
sur
et sur
et que l'on a :
d. Montrer que l'on a aussi :
6. Montrer que la fonction
- a. Montrer que, si
est une fonction paire (respectivement impaire), alors est encore une fonction paire (respectivement impaire).
b. Montrer que, siest une fonction positive, alors est encore une fonction positive. - On admet le résultat suivant :
a. Soit
. En utilisant
où
, montrer :
b. Soit
. En utilisant
où
, montrer :
PARTIE C : Une application en probabilité
Dans cette partie, on pourra utiliser des résultats de la partie
.
On considère la fonction de répartition d'une variable aléatoire à densité.
On pose ainsi, on a :
9. Montrer : et
.
10. Justifier que est de classe
sur
et sur
et exprimer, pour tout
de
à l'aide de
et
.
11. On considère la fonction définie sur
par :
On considère
On pose
9. Montrer :
10. Justifier que
11. On considère la fonction
Montrer que
est une densité de probabilité d'une variable aléatoire
puis que
est la fonction de répartition de
.
12. On définit la fonction sur
par :
a. Montrer que est une densité de probabilité.
12. On définit la fonction
a. Montrer que
Soit
une variable aléatoire admettant
pour densité.
b. Montrer que admet une espérance, notée
, et que l'on a:
.
c. On note la fonction de répartition de
et on pose
.
b. Montrer que
c. On note
Montrer :
D'après la question 11., est la fonction de répartition d'une variable aléatoire à densité que l'on note
. Déterminer une densité
de
, puis montrer que
admet une espérance (que l'on ne cherchera pas à calculer).
D'après la question 11.,
PARTIE D : Étude d'un espace vectoriel et d'un produit scalaire
On note
l'espace vectoriel des fonctions définies et continues sur
et à valeurs dans
et
l'ensemble des fonctions
de
telles que l'intégrale
converge.
Pour toute fonction de
, on note toujours
la fonction définie dans cette partie sur
par :
Pour toute fonction
- a. Justifier :
.
b. En déduire que, pour toutes fonctionset de , l'intégrale est absolument convergente. - Montrer alors que
est un sous-espace vectoriel de .
On considère l'application
de
dans
définie par :
- Montrer que
est un produit scalaire sur .
On munit
de ce produit scalaire et de la norme associée notée
.
16. Soit une fonction de
.
16. Soit
On note, comme dans la partie B., pour tout
de
.
a. Calculer les limites de et de
en 0 .
b. Montrer, à l'aide d'une intégration par parties :
a. Calculer les limites de
b. Montrer, à l'aide d'une intégration par parties :
c. Soit
. En étudiant le signe de la fonction polynomiale
, montrer l'inégalité de Cauchy-Schwarz suivante :
d. En déduire :
.
e. Montrer alors que la fonction appartient à
et que l'on a :
.
f. En utilisant la relation de la question 16.b, justifier que la limite de en
est finie, puis en raisonnant par l'absurde, montrer que cette limite est nulle.
g. En déduire : .
e. Montrer alors que la fonction
f. En utilisant la relation de la question 16.b, justifier que la limite de
g. En déduire :
PARTIE E : Étude d'une suite
Dans cette partie, indépendante des précédentes, on étudie un analogue discret de l'application
étudiée précédemment.
Soit
une suite réelle positive. On définit la suite
par :
- On suppose que l'on dispose d'une fonction Scilab d'en-tête function
suite_u(n) qui prend en argument un entier de et qui renvoie la valeur de .
En déduire une fonction Scilab d'en-tête functionsuite_v(n) qui prend en argument un entier de et qui renvoie la valeur de . - On suppose dans cette question uniquement que la suite
est décroissante.
a. Justifier que la suiteconverge.
b. Pour différentes suitesdécroissantes, on représente ci-dessous, à l'aide des fonctions suite_u et suite_v, les premiers termes des suites avec le symbole ' × ' et ceux de la suite avec le symbole ' '.
À la vue des graphes suivants, quelles conjectures peut-on faire sur la monotonie, la convergence et la valeur de la limite de la suiteen fonction de celle de la suite ?

Cas où:

Cas où :

Cas où :

Cas où :
c. Montrer, pour tout de
et
.
d. Montrer, pour tout de
puis
.
e. Démontrer toutes les conjectures faites à la question 18.b.
19. On suppose dans cette question uniquement que la série converge.
a. Montrer : .
b. En déduire que la série converge.
c. Montrer ensuite que tend vers une limite finie lorsque l'entier
tend vers
, puis en raisonnant par l'absurde, montrer que cette limite est nulle.
d. En déduire : .
20. On considère dans cette question une variable aléatoire à valeurs dans
.
a. Justifier qu'il existe une variable aléatoire discrète , à valeurs dans
, telle que :
c. Montrer, pour tout
d. Montrer, pour tout
e. Démontrer toutes les conjectures faites à la question 18.b.
19. On suppose dans cette question uniquement que la série
a. Montrer :
b. En déduire que la série
c. Montrer ensuite que
d. En déduire :
20. On considère dans cette question une variable aléatoire
a. Justifier qu'il existe une variable aléatoire discrète
b. On suppose dans cette question que
admet une espérance, notée
.
Montrer :
. La variable aléatoire
admet-elle une espérance?
- FIN -
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