BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2002Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2002
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Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2002.
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ΕSSΕC
MBA
CONCOURS D'ADMISSION DE 2002
Option scientifique
MATHEMATIQUES I
Jeudi 2 Mai 2002 de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Dans la suite, on désigne par
n un nombre entier supérieur ou égal à 2 et par
ℝ_n[X] l'espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à
n . On rappelle qu'un polynôme non nul est dit unitaire lorsque son coefficient dominant (c'est à dire le coefficient de son terme de plus haut degré) est égal à 1 .
L'objet du problème est l'étude des extrema d'une fonction de plusieurs variables (partie II). A cet effet, on étudie auparavant, dans la partie I, une famille de polynômes de
ℝ_n[X] et leurs racines. Les deux parties ne sont pas indépendantes, mais on pourra admettre des résultats de la partie I pour pouvoir traiter la partie II.
PARTIE I
1^∘ ) Définition d'un endomorphisme
φ de
ℝ_n[X]
a) Etablir que l'application associant à tout polynôme
P de
ℝ_n[X] le polynôme
φ(P) = 2xP^′ − P^(′′) (où
P^′ et
P^(′′) désignent les dérivées première et seconde de
P ) est un endomorphisme de
ℝ_n[X] .
b) Ecrire sa matrice dans la base canonique(1, x, x^2, …, x^n) de
ℝ_n[X] .
b) Ecrire sa matrice dans la base canonique
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2^∘ ) Eléments propres de l'endomorphisme
φ
a) Déterminer les valeurs propres
λ_0, λ_1, …, λ_n de
φ (on supposera que
λ_0 ≤ λ_1 ≤ … ≤ λ_n ) et montrer que
φ est diagonalisable.
b) Montrer, pour tout nombre entierp tel que
0 ≤ p ≤ n , qu'il existe un et un seul polynôme unitaire
H_p de
ℝ_n[X] vérifiant :
b) Montrer, pour tout nombre entier
c) Montrer, pour tout nombre entier
p tel que
0 ≤ p ≤ n , que
H_p est nécessairement de degré
p .
d) Expliciter les polynômesH_0, H_1, H_2, H_3 dans la base canonique de
ℝ_n[X] et calculer les coefficients de
x^(p − 1)(1 ≤ p ≤ n) et de
x^(p − 2)(2 ≤ p ≤ n) dans l'expression du polynôme
H_p .
d) Expliciter les polynômes
3^∘ ) Définition d'un produit scalaire sur
ℝ_n[X]
a) Montrer que l'intégrale écrite ci-dessous est définie pour tout couple
(P, Q) de
ℝ_n[X] :
b) Montrer alors que l'application
(P, Q) ∈ ℝ_n[K] × ℝ_n[X]→<P, Q>∈ℝ définit un produit scalaire sur
ℝ_n[K] .
c) Exprimer la dérivée dex → P^′(x) .exp
(− x^2) en fonction de
φ(P)(x) .exp
(− x^2) , puis prouver qu'on a pour tout couple
(P, Q) de
ℝ_n[X] :
c) Exprimer la dérivée de
d) En déduire que
< H_p, H_q>=0 lorsque
p et
q sont deux nombres entiers distincts compris entre 0 et
n . puis que (
H_0, H_1, …, H_n ) forme une base orthogonale pour ce produit scalaire. Montrer enfin que
< H_p, Q>=0 pour tout polynôme
Q appartenant à
ℝ_(p, − 1)[X](1 ≤ p ≤ n) .
4^∘ ) Etude des racines des polynômes
H_p(1 ≤ p ≤ n)^⋯
a) Montrer, en remarquant que
< H_p, H_0>=0 , que le polynôme
H_p s'annule au moins une fois sur
ℝ en changeant de signe.
b) On notea_1, a_2, …, a_m les racines distinctes de
H_p en lesquelles celui-ci s'annule et change de signe (avec bien entendu
m ≤ p ) et on pose alors
P_m(x) = (x − a_1)(x − a_2)…(x − a_m) .
Etudier le signe du polynômeH_p P_m et déterminer la valeur de l'intégrale
< H_p, P_m > si
m < p , puis en déduire que
m = p .
c) En déduire que le polynômeH_p admet
p racines simples dans
ℝ .
b) On note
Etudier le signe du polynôme
c) En déduire que le polynôme
5^∘ ) Relations entre les polynômes
H_p(2 ≤ p ≤ n)
a) Prouver les égalités suivantes pour tout polynôme
Q appartenant à
ℝ_(p − 3)[X] où
3 ≤ p ≤ n :
En exprimant le polynôme
H_p − xH_(p − 1) dans la base (
H_0, H_1, …, H_n ), établir la relation :
b) Prouver l'égalité
⟨H_p^′, Q⟩ = 0 pour tout polynôme
Q appartenant à
ℝ_(p − 2)[X] où
2 ≤ p ≤ n , puis en déduire la relation :
PARTIE II
On considère dans cette partie l'espace vectoriel
ℝ^n constitué des
n -uplets
x = (x_1, x_2, …, x_n) . On note
U l'ouvert de
ℝ^n constitué des
n -uplets
x = (x_1, x_2, …, x_n) tels que
x_1 < x_2 < … < x_n (mais on ne demande pas de vérifier que cette partie
U de
ℝ^n est ouverte).
On étudie ici les extrema de la fonction de plusieurs variablesF définie sur l'ouvert
U par :
On étudie ici les extrema de la fonction de plusieurs variables
Par exemple, pour
n = 3 , on obtient:
F(x) = x_1^2 + x_2^2 + x_3^2 − 2ln(x_2 − x_1) − 2ln(x_3 − x_2) − 2ln(x_3 − x_1) .
1^∘) Etude du cas particulier
n = 2(F(x) = x_1^2 + x_2^2⋯2ln(x_2 − x_1))
a) Calculer les deux dérivées partielles deF en tout point
x = (x_1, x_2) de
U et déterminer l'unique point
a de
U où ces dérivées partielles sont nulles.
b) CalculerF(a) et montrer que
F présente un minimum local en
a .
a) Calculer les deux dérivées partielles de
b) Calculer
2^∘ ) Etude du point critique de
F dans le cas général
On associe à tout point
a de
U le polynôme
P(x) = (x − a_1)(x − a_2)…(x − a_n) . On rappelle qu'un point
a de
U est dit point critique de
F si les dérivées partielles de
F sont nulles en
a .
a) Etablir la relation suivante pour tout nombre réelx distinct de
a_1, a_2, …, a_n :
a) Etablir la relation suivante pour tout nombre réel
En déduire la limite quand
x tend vers
a , de
(P^′(x))/(P(x)) − 1/(x − a_i) .
b) Déterminer à l'aide de la formule de Taylor-Young (dont on demande de rappeler ici l'énoncé) le développement limité à l'ordre 2 à l'origine des deux fonctions suivantes :
b) Déterminer à l'aide de la formule de Taylor-Young (dont on demande de rappeler ici l'énoncé) le développement limité à l'ordre 2 à l'origine des deux fonctions suivantes :
En déduire la limite quand
x tend vers
a_i de
(P^′(x))/(P(x)) − 1/(x − a_i) (on posera
x = a_t + t ).
c) Utiliser les résultats précédents pour établir l'égalité :
c) Utiliser les résultats précédents pour établir l'égalité :
Exprimer les
n dérivées partielles de
F en fonction de
x_1, x_2, …, x_n , puis démontrer que si a est point critique de
F , alors
2xP^′ − P^(′′) admet pour racines
a_1, a_2, …, a_n .
d) En déduire qu'il existe un nombre réelλ (dont on précisera la valeur) tel que
2xP^′ − P^(′′) = λP , puis comparer les polynômes
P et
H_n . Etablir que
F admet un unique point critique
a dans
U .
d) En déduire qu'il existe un nombre réel
3^∘ ) Nature du point critique de
F dans le cas général
a) Montrer, si
x, y appartiennent à
U , que
tx + (1 − t)y appartient aussi à
U si
0 ≤ t ≤ 1 .
b) On dit qu'une fonctionf définie sur l'ouvert
U est convexe si :
b) On dit qu'une fonction
- Montrer que la fonction
x ∈ ℝ → x^2 ∈ ℝ est convexe surℝ .
En déduire que
x → x_i^2 est convexe sur
U .
- Montrer que la fonction
x ∈ ]0, + ∞[ → − ln(x) ∈ ℝ est convexe surℝ .
En déduire que
x → − ln(x_j − x_i) est convexe sur
U .
- Etablir que
F est convexe surU .
c) On désigne par a le point critique deF et parx un élément deU et on pose pour0 ≤ t ≤ 1 :
- Calculer la dérivée
ψ^′(t) et montrer queψ^′(0) = 0 . - Etablir l'inégalité ci-dessous pour
0 < t ≤ 1 , puis conclure queF admet un minimum ena :
4^∘ ) Calcul du minimum
F(a) de
F dans le cas général
a) On désigne par
y_1, …, y_(n − 1) les racines de
H_(n − 1) et par
z_1, …, z_(n − 2) les racines de
H_(n − 2)(n ≥ 3) .
- Etablir à l'aide de la relation
2I_n − 2xII_(n − 1) + (n − 1)H_(n − 2) = 0 , les relations :
- Etablir que
|H_n^′(a_i)| = |∏_(j = 1; j ≠ i)^n(a_j − a_i)| et évaluerp_n = ∏_(1 ≤ i < j ≤ n)(a_j − a_i) en fonction de∏_(i = 1)^n H_n^′(a_i) . - Etablir à l'aide de la relation
H_n^′ = nH_(n − 1) l'égalitép_n^2 = n^n|∏_(i = 1)^(n − 1)H_n(y_i)| . - En déduire
p_n en fonction den .
b) En remarquant que le polynômeH_n vérifie l'égalité suivante :
calculer les sommes
∑_(1 ≤ i ≤ n)a_i, ∑_(1 ≤ i < j ≤ n)a_i a_i , puis
∑_(1 ≤ i ≤ n)a_i^2 .
En déduire la valeurF(a) du minimum de
F sur
U et retrouver lorsque
n = 2 le résultat du
II.1^∘ .
En déduire la valeur
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