BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2007Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2007
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Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2007.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CODE SUJET :
Concepteur : ESSEC
CONCOURS D'ADMISSION DE 2007
Option scientifique
MATHEMATIQUES I
Lundi 14 mai 2007 de 8 h à 12 h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
NOTATIONS, RAPPELS :
Dans tout le problème, la lettre n désigne un entier supérieur ou égal à 2 et on note[ [1, n] ] l'ensemble des entiers k vérifiant:
1 ≤ k ≤ n .
Par ailleurs, on note :
Dans tout le problème, la lettre n désigne un entier supérieur ou égal à 2 et on note
Par ailleurs, on note :
-
M_n(ℝ) l'espace vectoriel des matrices carrées d'ordre n à coefficients réels, -
M_(n, l)(ℝ) l'espace vectoriel des matrices colonnes réelles à n lignes, -
^t M la transposée d'une matrice M , -
I_n la matrice identité deM_n(ℝ) , - Pour
A ∈ M_n(ℝ), Ker(A) = {X ∈ M_(n, 1)(ℝ)/AX = 0} .
Objectif du problème : on dispose d'un ordre naturel sur l'ensemble des réels, on s'interroge dans ce problème sur l'extension de cet ordre à
S_n(ℝ) et on s'intéresse en particulier à la monotonie de quelques applications.
Les deux premières parties du problème sont indépendantes. La troisième partie utilise simultanément les deux parties précédentes. La quatrième partie reprend essentiellement les notions vues dans la troisième partie.
Partie I: représentation intégrale d'une fonction puissance
Préambule : on désigne par
φ une application définie et continue sur
ℝ_+^∗ et à valeurs positives telle que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(φ(t))/(1 + t^2)dt soit convergente et on lui associe la fonction
f d'une variable réelle définie par :
f(x) = ∫_0^(+ ∞)(t/(1 + t^2) − 1/(x + t))φ(t)dt .
Question préliminaire : Montrer que f est définie surℝ_+^∗ .
1^∘ ) Pour quelles valeurs du réel
α , l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(t^α)/(1 + t^2)dt est-elle convergente ?
Dans toute la suite du problème, pour de telles valeurs deα , on désignera par
f_α l'application définie sur
ℝ_+^∗ par :
Question préliminaire : Montrer que f est définie sur
Dans toute la suite du problème, pour de telles valeurs de
Pour
En déduire l'existence de c et d , réels ne dépendant que de
a) Lorsque
Montrer alors que
f_α est dérivable sur
ℝ_+^∗ et que :
∀x > 0, f_α^′(x) = ∫_0^(+ ∞)(t^α)/((x + t)^2)dt
b) Justifier la relation :∀x > 0, f_α^′(x) = f_α^′(1) ⋅ x^(α − 1) . En déduire l'existence de c et d , réels ne dépendant que de
α , tels que :
∀x > 0, f_α(x) = c ⋅ x^α + d . Préciser le signe de
c .
b) Justifier la relation :
Partie II: les matrices symétriques réelles
On note
S_n(ℝ) le sous-espace vectoriel de
M_n(ℝ) constitué des matrices symétriques, c'est-à-dire
S_n(ℝ) = {M ∈ M_n(ℝ)/^t M = M} .
On dit qu'une matrice M deS_n(ℝ) est définie positive si pour toute matrice colonne X de
M_(n, 1)(ℝ), (X ≠ 0 ⇒ ^t XMX > 0) .
L'ensemble des matrices symétriques définies positives deS_n(ℝ) sera noté
S_n^(+ +)(ℝ) .
Enfin, lorsque A et B sont deux matrices symétriques vérifiantB − A ∈ S_n^(+ +)(ℝ) , on dira que A est strictement plus petite que B et on le notera
A < B .
1^∘ ) Caractérisations des matrices définies positives.
a) PourA ∈ S_n(ℝ) , établir l'équivalence suivante : (
A ∈ S_n^(+ +)(ℝ) ⇔ toute valeur propre de A est strictement positive).
b) LorsqueA = (a, b; b, c) et
X = (x/y) , vérifier l'égalité :
a^t XAX = (ax + by)^2 + (ac − b^2)y^2 .
On dit qu'une matrice M de
L'ensemble des matrices symétriques définies positives de
Enfin, lorsque A et B sont deux matrices symétriques vérifiant
a) Pour
b) Lorsque
En déduire que :
((a, b; b, c) ∈ S_2^(+ +)(ℝ) ⇔ (a > 0 et
ac − b^2 > 0)) .
2^∘ ) Exemples.
a) SoientA = (2, 1; 1, 1) et
B = (4, 0; 0, 5/3) :
vérifier que A et B appartiennent àS_2^(+ +)(ℝ) et montrer que
A < B . A-t-on
A^2 < B^2 ?
b) SoitA ∈ S_n^(+ +)(ℝ) .
i) Montrer que A est inversible et queA^(− 1) ∈ S_n^(+ +)(ℝ) .
ii) Pour toutX ∈ M_(n, 1)(ℝ) , on définit l'application :
φ_X^A : M_(n, 1)(ℝ) → ℝ; Y ↦ 2^t XY − ^t YAY
a) Soient
vérifier que A et B appartiennent à
b) Soit
i) Montrer que A est inversible et que
ii) Pour tout
Exprimer, pour tout
H ∈ M_(n, 1)(ℝ), φ_X^A(A^(− 1)X + H) − φ_X^A(A^(− 1)X) en fonction de
H et
A .
En déduire queφ_X^A admet en
A^(− 1)X un maximum qui vaut
^t XA^(− 1)X .
iii) On considère maintenantB ∈ S_n^(+ +)(ℝ) vérifiant
A < B .
En déduire que
iii) On considère maintenant
Montrer que pour tout X et tout Y matrices colonnes de
M_(n, 1)(ℝ), (Y ≠ 0 ⇒ φ_X^A(Y) > φ_X^B(Y)) .
En déduire queB^(− 1) < A^(− 1) .
En déduire que
Partie III : monotonie sur
S_n^(+ +)(ℝ)
Lorsque F est une application définie sur
S_n^(+ +)(ℝ) et à valeur dans
S_n(ℝ) , on dit que F est strictement croissante sur
S_n^(+ +)(ℝ) si : pour tout A et tout B appartenant à
S_n^(+ +)(ℝ), (A < B ⇒ F(A) < F(B)) .
On dira de même que F est strictement décroissante surS_n^(+ +)(ℝ) lorsque - F est strictement croissante sur
S_n^(+ +)(ℝ) .
Par exemple, la propriété vue au II-2-b-iii se traduit par la stricte décroissance de l'applicationF : S_n^(+ +)(ℝ) → S_n(ℝ); M ↦ M^(− 1) .
1^∘ ) Résultats préliminaires.
On désigne par A une matrice symétrique réelle dont l'ensemble des valeurs propres distinctes{λ_1, λ_2, …, λ_p} est classé dans l'ordre croissant.
On rappelle que :M_(n, 1)(ℝ) = ⊕ ^p_(i = 1)E_(λ_i)(A) où
E_(λ_i)(A) = Ker(A − λ_i I_n) .
a) Justifier la relationA = ∑_(i = 1)^p λ_i M_i où
M_i est la matrice de la projection orthogonale sur
E_(λ_i)(A) dans la base canonique de
M_(n, 1)(ℝ) . Dans toute la suite du problème, une telle écriture s'appelle la décomposition de A .
b) Montrer queI_n = ∑_(i = 1)^p M_i .
c) Donner la décomposition de la matriceA + tI_n lorsque t est réel.
On dira de même que F est strictement décroissante sur
Par exemple, la propriété vue au II-2-b-iii se traduit par la stricte décroissance de l'application
On désigne par A une matrice symétrique réelle dont l'ensemble des valeurs propres distinctes
On rappelle que :
a) Justifier la relation
b) Montrer que
c) Donner la décomposition de la matrice
Si A appartient à
S_n^(+ +)(ℝ) et admet la décomposition
A = ∑_(i = 1)^p λ_i M_i , on définit, lorsque f est une application de
ℝ_+^∗ dans
ℝ , la matrice
f~(A) = ∑_(i = 1)^p f(λ_i)M_i .
On peut ainsi considérer l'applicationf~ définie sur
S_n^(+ +)(ℝ) et à valeurs dans
M_n(ℝ) par
f~ : A ↦ f~(A) .
2^∘ ) a) Montrer que, pour tout A appartenant à
S_n^(+ +)(ℝ), f~(A) appartient à
S_n(ℝ) et donner la décomposition de
f~(A) lorsque f est strictement monotone.
b) Préciserf~ lorsque que
f : ℝ_+^∗ → ℝ; x ↦ 1/x .
c) Soientf : ℝ_+^∗ → ℝ et
g : ℝ_+^∗ → ℝ_+^∗ deux applications strictement monotones. Montrer que :
f ∘ g˜ = f~ ∘ g~ .
d) Lorsque (a, b, c, d ) appartient à
ℝ^4 avec
c > 0, d > 0 et bc
− ad ≠ 0 , on considère l'application
h : ℝ_+^∗ → ℝ; x ↦ (ax + b)/(cx + d) . Après avoir vérifié que :
∀x > 0, h(x) = (bc − ad)/(c(cx + d)) + a/c , montrer la stricte monotonie de
h~ sur
S_n^(+ +)(ℝ) .
On peut ainsi considérer l'application
b) Préciser
c) Soient
d) Lorsque (
3^∘ ) Intégrales de matrices.
Soit
M : ℝ_+^∗ → M_n(ℝ); t ↦ (m_(i, j)(t))_((i, j) ∈ [ [[i, n] × [1, n]) où
∀(i, j) ∈ [ [1, n] ] × [ [1, n] ], m_(i, j) : t ↦ m_(i, j)(t) est continue sur
ℝ_+^∗ .
Lorsque pour tout couple(i, j) ∈ [ [1, n] ] × [ [1, n] ] , l'intégrale
∫_0^(+ ∞)m_(i, j)(t)dt converge, on dit que la matrice
(∫_0^(+ ∞)m_(i, j)(t)dt)_((i, j) ∈ [ [[1, n] × [1, n]) existe et on la note
∫_0^(+ ∞)M(t)dt .
a) Résultats préliminaires.
(i) Soient M et N telles que∫_0^(+ ∞)M(t)dt et
∫_0^(+ ∞)N(t)dt existent.
Lorsque pour tout couple
a) Résultats préliminaires.
(i) Soient M et N telles que
Montrer que
∫_0^(+ ∞)(M(t) + N(t))dt existe et que :
∫_0^(+ ∞)(M(t) + N(t))dt = ∫_0^(+ ∞)M(t)dt + ∫_0^(+ ∞)N(t)dt .
Dans le même ordre d'idée, on admettra les deux propriétés suivantes (ii) et (iii).
(ii) SoientA ∈ M_n(ℝ) et h continue de
ℝ_+^∗ dans
ℝ telle que
∫_0^(+ ∞)h(t)dt converge, et
M : ℝ_+^∗ → M_n(ℝ); t ↦ M(t) = h(t)A , alors
∫_0^(+ ∞)M(t)dt existe et
∫_0^(+ ∞)M(t)dt = (∫_0^(+ ∞)h(t)dt)A .
(iii) Soient M telle que∫_0^(+ ∞)M(t)dt existe et X une matrice colonne de
M_(n, 1)(ℝ) , alors
∫_0^(+ ∞)TXM(t)Xdt converge et
^t X(∫_0^(+ ∞)M(t)dt)X = ∫_0^(+ ∞)tXM(t)Xdt .
b) On revient à l'application f définie surℝ_+^∗ par
∀x > 0, f(x) = ∫_0^(+ ∞)(t/(1 + t^2) − 1/(x + t))φ(t)dt où
φ est une application définie et continue sur
ℝ_+^∗ et à valeurs positives, telle que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(φ(t))/(1 + t^2)dt converge. (cf Partie I).
On suppose queA ∈ S_n^(+ +)(ℝ) et admet la décomposition
A = ∑_(i = 1)^p λ_i M_i .
i) Montrer que :f~(A) = ∫_0^(+ ∞)φ(t)(t/(1 + t^2)I_n − (A + tI_n)^(− 1))dt .
ii) SiB ∈ S_n^(+ +)(ℝ) telle que
A < B , montrer que, pour toute matrice colonne X de
M_(n, 1)(ℝ) , non-nulle, et tout
t > 0 , on a :
(ii) Soient
(iii) Soient M telle que
b) On revient à l'application f définie sur
On suppose que
i) Montrer que :
ii) Si
iii) En déduire que
f~ est strictement croissante sur
S_n^(+ +)(ℝ) .
c) A l'aide des résultats de la Partie I , vérifier queln ˜ est strictement croissante sur
S_n^(+ +)(ℝ) . Préciser le sens de variation de
p~_α associée à
p_α : ℝ_+^∗ → ℝ; x ↦ x^α selon que
α ∈ ] − 1, 0[ ou
]0, 1[ .
c) A l'aide des résultats de la Partie I , vérifier que
Partie IV : monotonies comparées de f et
f~_–
On revient aux notations introduites dans les parties précédentes.
1^∘ ) On désigne par f une application de
ℝ_+^∗ à valeurs dans
ℝ . Montrer que, lorsque
f~ est strictement croissante sur
S_n^(+ +)(ℝ) , f l'est aussi sur
ℝ_+^∗ .
2^∘ ) Pour
t > 0 , on définit les matrices :
A(t) = ((e^t + e^(− t))/2, (e^t − e^(− t))/2; (e^t − e^(− t))/2, (e^t + e^(− t))/2) et
B(t) = (t^3, 0; 0, 2/(e^t + e^(− t)) − t^3) .
a) Montrer queA(t) ∈ S_2^(+ +)(ℝ) et donner la décomposition de
A(t) .
b) Montrer qu'il existeη_0 > 0 tel que
∀t ∈ ]0, η_0[, B(t) ∈ S_2^(+ +)(ℝ) . (on ne cherchera pas à déterminer une valeur, même approchée, de
η_0 .)
c) Etablir de même qu'il existeη_1 ∈ ]0, η_0[ tel que
∀t ∈ ]0, η_1[, B(t) < A(t) .
d) Déterminerp~_α(A(t)) et
p~_α(B(t)) pour tout réel t de
]0, η_1[ lorsque
p_α est l'application de
ℝ_+^∗ dans
ℝ : x ↦ x^α .
e) Lorsqueα > 1 , déterminer un équivalent en
0^+ de la quantité
((e^(αt) + e^(− αt))/2 − t^(3α))((e^(αt) + e^(− αt))/2 − (2/(e^t + e^(− t)) − t^3)^α) − ((e^(αt) − e^(− αt))/2)^2 .
f) En déduire que, pourα > 1, p~_α n'est pas strictement croissante sur
S_2^(+ +)(ℝ) .
3^∘ ) Démontrer que la propriété énoncée en IV-1 n'admet pas de réciproque dès que
n ≥ 2 .
a) Montrer que
b) Montrer qu'il existe
c) Etablir de même qu'il existe
d) Déterminer
e) Lorsque
f) En déduire que, pour
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