BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2009Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2009
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Description
Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2009.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
CONCOURS D'ADMISSION DE 2009
Concepteur : ESSEC
ESSECMATS
ESSECMATS
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES
Mercredi 6 mai de 14 h à 18 h
MATHEMATIQUES
Mercredi 6 mai de 14 h à 18 h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Dans tout le problème, n désigne un entier supérieur ou égal à 1 . On confondra les endomorphismes de
ℂ^n (respectivement
ℝ^n ) avec leurs matrices associées dans la base canonique de
ℂ^n (respectivement
ℝ^n ). De même, on confondra les vecteurs
deℂ^n (respectivement
ℝ^n ) avec les matrices colonnes qui les représentent dans la base canonique de
ℂ^n (respectivement
ℝ^n ).
Partie I
Soit
a) On suppose qu'il existe
b) On suppose qu'il existe
c) En déduire que A est inversible.
Pour
a) Montrer que le spectre de A est inclus dans D . (théorème de Gershgörin)
b) Algorithme pour
c) Exemple : on se donne la matrice
(i) Justifier sans calculs que A est diagonalisable dans
(ii) A l'aide du théorème de Gershgörin, situer les valeurs propres de A .
(iii) Diagonaliser explicitement A.
Soit
a) Montrer que A est à diagonale strictement dominante et en déduire qu'elle est inversible.
b) SoitX = (x_1; x_2; ⋮; x_n) ∈ ℝ^n tel que le vecteur AX ait toutes ses coordonnées positives ou nulles.
b) Soit
Montrer que :
∀i ∈ [ [1, n] ], x_i ≥ 0 . (On pourra considérer
x_(i_0) = min_(i ∈ [ [1, n] ])x_i . )
c) On noteb_(i, j) le coefficient en position (
i, j ) dans la matrice inverse de
A :
A^(− 1) = (b_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) .
c) On note
Pour
j ∈ [ [1, n] ] , que vaut
A(b_(1, j); b_(2, j); ⋮; b_(n, j)) ?
d) En déduire que les coefficients deA^(− 1) sont tous positifs ou nuls.
e) Exemple : on reprend iciA = [1, − 1, 0; − 1, 2, − 1; 0, − 1, 1] et on considère pour
α > 0 : A_α = A + αI_3 où
I_3 désigne la matrice identité de
M_3(ℝ) . Etablir que
A_α vérifie la propriété
(P) et calculer
A_α^(− 1) .
d) En déduire que les coefficients de
e) Exemple : on reprend ici
Partie II : convergence de suites de matrices.
Soit
(X_k)_(k ∈ ℕ) une suite de vecteurs de
ℝ^n . On note :
X_k = (x_1^((k)); x_2^((k)); ⋮; x_n^((k))) .
On dit que(X_k)_(k ∈ ℕ) converge vers un vecteur
X = (x_1; x_2; ⋮; x_n) de
ℝ^n si pour tout
i de
[ [1, n] ] , la suite réelle
(x_i^((k)))_(k ∈ N) converge vers le réel
x_i .
De même, pour(M_k)_(k ∈ N) une suite de matrices de
M_n(ℝ) , si on note
M_k = (m_(i, j)^((k)))_(1 ≤ i, j ≤ n) , on dit que
(M_k)_(k ∈ N) converge vers une matrice
M = (m_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) de
M_n(ℝ) si pour tout
(i, j) de
[ [1, n] ]^2 , la suite réelle
(m_(i, j)^((k)))_(k ∈ N) converge vers le réel
m_(i, j) .
1^∘ ) Généralités.
a) Pour un vecteurX = (x_1; x_2; ⋮; x_n) de
ℝ^n , on définit :
m(X) = max_(i ∈ [1, n])|x_i| .
On dit que
De même, pour
a) Pour un vecteur
Montrer qu'une suite de vecteurs
(X_k)_(k ∈ N) converge vers un vecteur X si et seulement si
lim_(k → ∞)m(X_k − X) = 0 .
b) Pour une matriceM = (m_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) de
M_n(ℝ) , on définit :
s(M) = ∑_(i = 1)^n∑_(j = 1)^n|m_(i, j)| .
b) Pour une matrice
Montrer qu'une suite de matrices
(M_k)_(k ∈ N) converge vers une matrice M si et seulement si
lim_(k → ∞)s(M_k − M) = 0 .
c) Montrer que:∀M ∈ M_n(ℝ), ∀X ∈ ℝ^n, m(MX) ≤ s(M)m(X) .
d) En déduire que si une suite de matrices(M_k)_(k ∈ ℕ) converge vers une matrice M dans
M_n(ℝ) alors pour tout vecteur
X de
ℝ^n , la suite
(M_k X)_(k ∈ ℕ) converge vers
MX .
e) Réciproquement, si on dispose d'une suite de matrices(M_k)_(k ∈ ℕ) et d'une matrice M dans
M_n(ℝ) telles que pour tout vecteur X de
ℝ^n , la suite
(M_k X)_(k ∈ N) converge vers MX , montrer que la suite
(M_k)_(k ∈ ℕ) converge vers M .
f) Montrer encore que :∀(M, N) ∈ M_n(ℝ)^2, s(MN) ≤ s(M)s(N) .
g) Etablir maintenant que :∀(Y, Z) ∈ (ℝ^n)^2, m(Y + Z) ≤ m(Y) + m(Z) , puis en déduire que:
∀(Y, Z) ∈ (ℝ^n)^2, |m(Y) − m(Z)| ≤ m(Y − Z) .
2^∘ ) Convergence de la suite des inverses.
On considère ici une suite de matrices(M_k)_(k ∈ N) , toutes inversibles, qui converge vers une matrice M inversible.
a) Soit X un vecteur deℝ^n , montrer que :
c) Montrer que:
d) En déduire que si une suite de matrices
e) Réciproquement, si on dispose d'une suite de matrices
f) Montrer encore que :
g) Etablir maintenant que :
On considère ici une suite de matrices
a) Soit X un vecteur de
puis établir que :
b) En déduire l'existence d'un entier
k_0 tel que pour tout entier k supérieur à
k_0 :
c) Montrer alors que la suite
(M_k^(− 1)X)_(k ∈ N) converge vers
M^(− 1)X .
d) Conclure alors que la suite de matrices(M_k^(− 1))_(k ∈ N) converge vers la matrice
M^(− 1) .
3^∘ ) Soient
M une matrice inversible de
M_n(ℝ) et une suite de matrices
(M_k)_(k ∈ N) qui converge vers M . On suppose de plus que les matrices
M_k vérifient toutes la propriété (P). Montrer que les coefficients de la matrice
M^(− 1) sont tous positifs ou nuls.
4^∘ ) A partir de maintenant et dans toute la suite du problème,
A = (a_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) désigne la matrice de
M_n(ℝ) définie par:
∀i ∈ [ [1, n] ], a_(i, i) = 2, ∀i ∈ [ [1, n − 1] ], a_(i, i + 1) = − 1, ∀i ∈ [ [2, n] ], a_(i, i − 1) = − 1 et les autres coefficients de A sont nuls.
d) Conclure alors que la suite de matrices
a) Pour tout vecteur
X = (x_1; x_2; ⋮; x_n) de
ℝ^n , calculer
(AX/X) où
(/) est le produit scalaire canonique de
ℝ^n . Exprimer (AX/X) sous la forme d'une somme de carrés. En déduire que A est inversible.
b) Etablir que, pour tout réelα strictement positif, la matrice
A_α = A + αI_n , où
I_n désigne la matrice identité de
M_n(ℝ) , vérifie la propriété
(P) .
c) Construire une suite de matrices, vérifiant toutes la propriété ( P ), qui converge vers A .
d) En déduire que les coefficients deA^(− 1) sont tous positifs ou nuls.
b) Etablir que, pour tout réel
c) Construire une suite de matrices, vérifiant toutes la propriété ( P ), qui converge vers A .
d) En déduire que les coefficients de
Partie III : résolution du système (S).
Soit une fonction f à valeurs réelles de classe
C^2 sur le segment
[0, 1] . On dit qu'une fonction u vérifie le système (S) si : (S)
{u ∈ C^2([0, 1], ℝ); u^(′′) = − f; u(0) = u(1) = 0 .
1^∘ ) Existence et unicité de la solution de (S).
a) Montrer que ( S ) admet une unique solution u de classeC^4 sur le segment
[0, 1] .
b) Montrer que sif est positive, alors l'unique solution u du système ( S ) associé à f est également positive.
c) Expliciter la solution ũ de ( S ) lorsque f est la fonction constante égale à 1. Calculer sup ũ.
2^∘ ) On rappelle que
n est un entier supérieur ou égal à 1 . On pose
h = 1/(n + 1) et on considère la subdivision du segment
[0, 1] formée des points
x_i = ih = i/(n + 1), i ∈ [ [0, n + 1] ] .
a) On considèreu ∈ C^4([0, 1], ℝ) et
x ∈ [0, 1] tel que
(x + h, x − h) ∈ [0, 1]^2 . Justifier à l'aide de l'inégalité de Taylor-Lagrange que :
a) Montrer que ( S ) admet une unique solution u de classe
b) Montrer que si
c) Expliciter la solution ũ de ( S ) lorsque f est la fonction constante égale à 1. Calculer sup ũ.
a) On considère
b) En déduire :
∀i ∈ [ [1, n] ]|u^(′′)(x_i) − 1/(h^2)[u(x_(i − 1)) − 2u(x_i) + u(x_(i + 1))]| ≤ (h^2)/(12)sup_([0, 1])|u^((4))| .
3^∘ ) On reprend la matrice A du II-4
^∘ et on note
F~ = (1; 1; ⋮; 1) ∈ ℝ^n et
U~ = (u~(x_1); u~(x_2); ⋮; u~(x_n)) ∈ ℝ^n .
a) Réécrire les inégalités du2^∘ -b) dans le cas où u est la fonction ũ.
b) Montrer que1/(h^2) AU~ = F~ .
c) En déduire que les coefficientsb_(i, j) de la matrice
A^(− 1) vérifient :
a) Réécrire les inégalités du
b) Montrer que
c) En déduire que les coefficients
On définit
Montrer pour
Donner alors pour
a) Montrer que
b) Etudier la fonction
Pas de description pour le moment