BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2015Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2015
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Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2015.
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Concours d'admission de 2015
Conception : ESSEC
MATHÉMATIQUES
Jeudi 7 mai 2015 , de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Dans tout le problème, on adopte les notations suivantes :
C^0([0, 1], ℝ) désigne l'ensemble des fonctions continues sur le segment
[0, 1] et à valeurs dans
ℝ .
Pour tout entier naturel
k supérieur ou égal à
1, C^k([0, 1], ℝ) désigne l'ensemble des fonctions
k fois dérivables sur le segment
[0, 1] , à valeurs dans
ℝ et dont les dérivées successives jusqu'à la
k -ème sont continues.
Si
f est une fonction continue sur le segment
[0, 1] et à valeurs dans
ℝ , on note
‖f‖_∞ le nombre réel
max_(t ∈ [0, 1])|f(t)| .
Si
q est une fonction continue sur le segment
[0, 1] et à valeurs dans
ℝ , on note
F(q) l'ensemble défini par :
F(q) = {f ∈ C^2([0, 1], ℝ)/∀t ∈ [0, 1], f^(′′)(t) = q(t)f(t)} .
Introduction
- a) Montrer que
F(q) est un sous-espace vectoriel deC^0([0, 1], ℝ) .
b) Pour toute fonctionf deC^0([0, 1], ℝ) , on définit la fonctionΦ(f) par :
Vérifier que l'application
Φ , qui à
f associe
Φ(f) , est un endomorphisme de
C^0([0, 1], ℝ) .
c) Montrer queΦ(f) appartient à
C^2([0, 1], ℝ) et calculer
[Φ(f)] 'et
[Φ(f)] ".
d) En déduire pour toute fonctionf de
C^0([0, 1], ℝ) :
(f appartient à
F(q) et vérifie:
f(0) = f^′(0) = 0 ) si et seulement si (
Φ(f) = f ).
2. Soitf dans
C^0([0, 1], ℝ) . On définit la suite de fonctions
(f_n)_(n ∈ ℕ) par
f_0 = f et, pour tout
n entier naturel,
f_(n + 1) = Φ(f_n) .
a) Montrer que:∀t ∈ [0, 1], |f_n(t)| ≤ ‖q‖_∞^n‖f_0‖_∞(t^n)/(n!) .
b) En déduire que, pour toutt de
[0, 1] , la suite
(f_n(t))_(n ∈ ℕ) converge vers 0 .
c) Montrer alors que sif appartient à
F(q) et vérifie:
f(0) = f^′(0) = 0 , alors
f est nulle.
d) Montrer que l'applicationΔ : {F(q), → ℝ^2; f, ↦ (f(0), f^′(0)) est linéaire et injective. Que peuton en déduire pour la dimension de
F(q) ?
c) Montrer que
d) En déduire pour toute fonction
(
2. Soit
a) Montrer que:
b) En déduire que, pour tout
c) Montrer alors que si
d) Montrer que l'application
Partie I: Pespace
E_a(ω) .
Soientω une fonction continue sur le segment
[0, 1] et à valeurs réelles strictement positives et
a un nombre réel. On note :
E_a(ω) = {f ∈ C^2([0, 1], ℝ)/∀t ∈ [0, 1], f^(′′)(t) = − aω(t)f(t) et
f(0) = f(1) = 0} .
3. a) Montrer queE_a(ω) est un sous-espace vectoriel de
C^0([0, 1], ℝ) .
b) Un exemple élémentaire : le casa = 0 . Décrire
E_0(ω) .
4. Un exemple constructif: le casω est la fonction constante 1.
a) Poura strictement négatif, remarquer que
t ↦ exp((√(− a))t) et
t ↦ exp(− (√(− a))t) sont dans
F(− a) . En déduire
E_a(1) pour a strictement négatif.
b) Poura strictement positif, remarquer que
t ↦ cos((√a)t) et
t ↦ sin((√a)t) sont dans
F(− a) . Décrire
E_a(1) pour
a strictement positif en discutant suivant la nature du nombre réel
√a/π .
5. On revient au cas général, montrer que :dim(E_a(ω)) ≤ 1 . On pourra faire intervenir encore l'application △ .
6. Montrer que : siE_a(ω) n'est pas réduit à
{0} , alors a est strictement positif (on pourra introduire
∫_0^1(f^′(t))^2 dt)
7. Lorsquef et
g sont deux fonctions continues sur le segment
[0, 1] et à valeurs dans
ℝ , on pose:
⟨f|g⟩ = ∫_0^1 f(t)g(t)ω(t)dt . Vérifier que cela définit bien un produit scalaire sur
C^0([0, 1], ℝ) .
Dans toute la suite du problème, l'espaceC^0([0, 1], ℝ) est muni de ce produit scalaire.
Pourf dans
C^0([0, 1], ℝ) , on note
: ‖f‖_2 = √(⟨f|f⟩) = √(∫_0^1(f(t))^2 ω(t)dt) .
8. Sia et
b sont deux nombres réels distincts, montrer que
E_a(ω) et
E_b(ω) sont orthogonaux.
Soient
3. a) Montrer que
b) Un exemple élémentaire : le cas
4. Un exemple constructif: le cas
a) Pour
b) Pour
5. On revient au cas général, montrer que :
6. Montrer que : si
7. Lorsque
Dans toute la suite du problème, l'espace
Pour
8. Si
Partie II: l'exemple
ω = 1 .
Dans cette partie,ω est la fonction constante 1 et
p est un entier supérieur ou égal à 2 .
Pour toutk entier naturel non-nul, on note
ψ_k la fonction définie par:
ψ_k : t ∈ [0, 1] ↦ √2sin(kπt) .
9. a) Vérifier qu'il existe un nombre réela strictement positif tel que
ψ_k appartienne à
E_a(1) .
b) Pour tout couple(k, l) dans
(ℕ^∗)^2 , calculer :
⟨ψ_k|ψ_l⟩ = ∫_0^1 ψ_k(t)ψ_l(t)dt .
c) On noteG le sous-espace vectoriel de
C^0([0, 1], ℝ) engendré par
(ψ_1, …, ψ_p) . Vérifier que
C = (ψ_1, …, ψ_p) est une base orthonormée de
G .
10. Pourg élément de
G , on définit la fonction
u(g) par : pour tout
t ∈ [0, 1] ,
(u(g))(t) = 2cos(πt)g(t) − (∫_0^1 g(x)ψ_p(x)dx)ψ_(p + 1)(t) .
a) Montrer queu : g ↦ u(g) est un endomorphisme de
G .
b) Ecrire la matrice deu dans la base
C . Justifier que
u est diagonalisable.
11. a) Vérifier que, pourg élément de
G : ⟨g|u(g)⟩ = 2∫_0^1 cos(πt)g^2(t)dt .
b) Soitλ une valeur propre de
u , montrer d'abord que
λ appartient au segment
[ − 2, 2] . Vérifier ensuite que
λ ne vaut ni
2ni − 2 (on pourra raisonner par l'absurde).
12. Soientλ une valeur propre de
u et
θ un nombre réel de
]0, π[ tel que :
λ = 2cos(θ) , on note
ψ un vecteur propre associé. Il existe un
p -uplet de nombres réels
(x_1, …, x_p) tel que :
ψ = ∑_(k = 1)^p x_k ψ_k . On pose
x_0 = x_(p + 1) = 0 .
a) Vérifier que, pour toutk dans
[ [1, p] ], x_(k + 1) − 2cos(θ)x_k + x_(k − 1) = 0 .
b) En déduire l'existence d'un couple (A, B ) de nombres réels tel que, pour tout
k dans
[ [0, p + 1] ], x_k = Acos(kθ) + Bsin(kθ) .
c) Justifier queA est nul et qu'il existe
s dans
[ [1, p] ] tel que :
θ = (sπ)/(p + 1) .
d) En déduire les valeurs propres deu et une base de vecteurs propres de
u .
Dans cette partie,
Pour tout
9. a) Vérifier qu'il existe un nombre réel
b) Pour tout couple
c) On note
10. Pour
a) Montrer que
b) Ecrire la matrice de
11. a) Vérifier que, pour
b) Soit
12. Soient
a) Vérifier que, pour tout
b) En déduire l'existence d'un couple (
c) Justifier que
d) En déduire les valeurs propres de
Partie III: l'hypothèse
(H_ω) .
On revient au cas général :
ω est une fonction continue sur le segment
[0, 1] et à valeurs réelles strictement positives. On note
(H_ω) l'hypothèse : Il existe une suite bornée
(a_n)_(n ∈ ℕ) de réels strictement positifs, deux à deux distincts, telle que, pour tout entier
n, E_(a_n)(ω) n'est pas réduit à
{0} .
13. L'hypothèse(H_ω) est-elle vérifiée si
ω est la fonction constante 1 ? Justifier la réponse.
13. L'hypothèse
On se propose de démontrer, par l'absurde, que cette hypothèse n'est jamais réalisée. Ainsi, on suppose qu'il existe
ω une fonction continue sur le segment
[0, 1] et à valeurs réelles strictement positives telle que l'hypothèse (
H_ω ) est réalisée ; on note a un nombre réel positif et
(a_n)_(n ∈ ℕ) une suite de nombres réels deux à deux distincts, tels que, pour tout entier
n :
E_(a_n)(ω) ≠ {0} et
0 < a_n ≤ a .
14. Justifier l'existence d'une suite de fonctions(f_n)_(n ∈ ℕ) de
C^0([0, 1], ℝ) vérifiant :
∀n ∈ ℕ ,
f_n ∈ E_(a_n)(ω) et
∫_0^1(f_n(t))^2 ω(t)dt = 1 . Une telle suite est ainsi fixée jusqu'à la fin du problème.
15. Soitφ dans
C^0([0, 1], ℝ) . Pour tout
n entier naturel, on note :
14. Justifier l'existence d'une suite de fonctions
15. Soit
a) Que représente
S_n(φ) ?
b) Vérifier que, pour toutn entier naturel :
‖S_n(φ)‖_2^2 = ∑_(k = 0)^n(c_k(φ))^2 et
∑_(k = 0)^n(c_k(φ))^2 ≤ ‖φ‖_2^2 .
c) Que peut-on dire de la série∑_(n ≥ 0)(c_n(φ))^2 ?
d) En déduire :lim_(n → + ∞)∫_0^1 f_n(t)φ(t)ω(t)dt = 0 et
lim_(n → + ∞)∫_0^1 f_n^(′′)(t)φ(t)dt = 0 .
16. a) Soitx un nombre réel fixé dans le segment
[0, 1] . On définit la fonction
φ_x par :
φ_x : t ∈ [0, 1] ↦ {t(x − 1), si t ∈ [0, x]; x(t − 1), si t ∈ ]x, 1] . Vérifier que
φ_x est un élément de
C^0([0, 1], ℝ) .
b) Rappeler la formule de Taylor avec reste intégral appliquée àf_n à l'ordre 1 entre 0 et
x . Vérifier que :
f_n(x) = xf_n^′(0) + ∫_0^x(x − t)f_n^(′′)(t)dt , puis :
f_n^′(0) = − ∫_0^1(1 − t)f_n^(′′)(t)dt .
c) En déduire :f_n(x) = ∫_0^1 φ_x(t)f_n^(′′)(t)dt et conclure :
lim_(n → + ∞)f_n(x) = 0 .
d) Remarquer :f_n(x) = − a_n⟨φ_x|f_n⟩ , en déduire :
|f_n(x)| ≤ a‖φ_x‖_2 .
e) Calculer∫_0^1(φ_x(t))^2 dt , en déduire
: |f_n(x)| ≤ ax(1 − x)√((‖ω‖_∞)/3) .
f) Justifier :|f_n^′(0)| ≤ a(√(‖ω‖_∞))/(√3) .
g) Rappeler pourquoi on a:f_n^′(x) = f_n^′(0) − a_n∫_0^x ω(t)f_n(t)dt et en déduire alors:
|f_n^′(x)| ≤ a√((‖ω‖_∞)/3)(1 + a/4‖ω‖_∞) .
17. On noteC = a√(‖ω‖_∞)(1 + a/4‖ω‖_∞) (on remarque que
C est un nombre réel strictement positif).
Déduire des questions précédentes :∀(x, y) ∈ [0, 1]^2, ∀n ∈ ℕ, |f_n(x) − f_n(y)| ≤ C|x − y| .
18. Soitε un nombre réel strictement positif, on choisit
N un entier naturel non-nul tel que :
1/N ≤ ε/(2C) et on pose, pour
k dans
[ [0, N] ] : α_k = k/N .
a) Justifier qu'il existe un entier naturelp tel que :
∀n ≥ p, ∀k ∈ [ [0, N] ], |f_n(α_k)| < ε/2 .
b) Soit alorsx un nombre réel fixé dans le segment
[0, 1] . En introduisant un entier
k de
[ [[0, N − 1] tel que :
x ∈ [α_k, α_(k + 1)] , montrer que :
∀n ≥ p, |f_n(x)| < ε .
c) En déduire :lim_(n → + ∞)‖f_n‖_∞ = 0 .
d) Montrer alors :lim_(n → + ∞)∫_0^1(f_n(t))^2 ω(t)dt = 0 et conclure.
b) Vérifier que, pour tout
c) Que peut-on dire de la série
d) En déduire :
16. a) Soit
b) Rappeler la formule de Taylor avec reste intégral appliquée à
c) En déduire :
d) Remarquer :
e) Calculer
f) Justifier :
g) Rappeler pourquoi on a:
17. On note
Déduire des questions précédentes :
18. Soit
a) Justifier qu'il existe un entier naturel
b) Soit alors
c) En déduire :
d) Montrer alors :
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