BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2009, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2009
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Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2009.
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BOL
BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CONCOURS D'ADMISSION DE 2009
Conceptions : H.E.C. - E.S.C.P. - E.A.P
283
283
OPTION SCIENTIFIQUE
CCIP_M2_S
MATHEMATIQUES II
Mardi 5 mai 2009, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Dans tout le problème,
N désigne un entier supérieur ou égal à 1 .
On noteE(X) et
V(X) respectivement, l'espérance et la variance lorsqu'elles existent, de toute variable aléatoire réelle
X définie sur un espace probabilisé.
Soit(U_n)_(n ⩾ 1) une suite de variables aléatoires définies sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), mutuellement indépendantes et de même loi uniforme discrète sur
[ [1, N] ] .
On pose, pour toutn de
ℕ^∗ : T_n = sup(U_1, U_2, …, U_n) et
Z_n = inf(U_1, U_2, …, U_n) . On admet que
T_n et
Z_n sont des variables aléatoires définies sur
(Ω, A, P) . Ainsi, pour tout
ω de
Ω , on a :
On note
Soit
On pose, pour tout
On rappelle que si
C désigne un élément de
A , on note
1_C la variable aléatoire indicatrice de l'événement
C , définie sur (
Ω, A, P ) par :
On pose, pour tout
n de
ℕ^∗ : d_n(N) = {∑_(k = 1)^(N − 1)(k/N)^n, si N ⩾ 2; 0, si N = 1
Préliminaire
- Soit
Y une variable aléatoire définie sur(Ω, A, P) , à valeurs dans[ [1, N] ] . Établir les deux relations suivantes :
Partie I. Inf et Sup
- Rappeler, sans démonstration, les valeurs respectives de
E(U_1) et deV(U_1) . - a) Calculer, pour tout
k de[ [1, N] ], P([T_n ⩽ k]) .
b) En déduire la loi de probabilité deT_n . - a) Montrer que la suite
(d_n(N))_(n ⩾ 1) est convergente et calculer sa limite.
b) ExprimerE(T_n) en fonction deN etd_n(N) . En déduire la valeur delim_(n → + ∞)E(T_n) .
c) Établir la formule suivante :V(T_n) = (2N − 1)d_n(N) − 2Nd_(n + 1)(N) − d_n^2(N) .
En déduire la valeur de
lim_(n → + ∞)V(T_n) .
d) Montrer que siN ⩾ 2 , on a :
lim_(n → + ∞)(d_(n + 1)(N))/(d_n(N)) = 1 − 1/N ; en déduire que, lorsque
n tend vers
+ ∞ , on a :
V(T_n) ∼ d_n(N) .
5. Déterminer la loi deZ_n . Calculer
E(Z_n) et
V(Z_n) .
6. On rappelle que la fonction Pascal random(N) permet de simuler une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur[ [0, N − 1 ]. Écrire une fonction Pascal d'en-tête simulmax (n : integer) : integer qui simule la variable aléatoire
T_n .
d) Montrer que si
5. Déterminer la loi de
6. On rappelle que la fonction Pascal random(N) permet de simuler une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur
Partie II. Couple (Inf, Sup)
- On pose, pour tout
n deℕ^∗ et pour tout couple(k, ℓ) deℕ^2 : φ_n(k, ℓ) = P([T_n ⩽ k] ∩ [Z_n ⩽ ℓ]) .
a) Montrer, pour tout(k, ℓ) de[ [1, N] ]^2 , la relation suivante :
b) Établir, pour tout
(k, ℓ) de
[ [1, N] ]^2 , la formule suivante :
c) En déduire, en distinguant les trois cas
k < ℓ, k = ℓ et
k > ℓ , l'expression de
P([T_n = k] ∩ [Z_n = ℓ]) en fonction de
k et
ℓ .
8. On donne, pour tout couple(m, n) de
(ℕ^∗)^2 , les deux relations suivantes :
i)∑_(j = 1)^m[(j + 1)^n − 2j^n + (j − 1)^n] = (m + 1)^n − m^n − 1 ;
ii)∑_(j = 1)^m j[(j + 1)^n − 2j^n + (j − 1)^n] = m(m + 1)^n − (m + 1)m^n .
a) En déduire, pour toutn de
ℕ^∗ , la formule suivante :
E(T_n Z_n) = N(1 + d_(n + 1)(N)) .
b) On note, pour toutn de
ℕ^∗, ρ_n le coefficient de corrélation linéaire entre
T_n et
Z_n .
8. On donne, pour tout couple
i)
ii)
a) En déduire, pour tout
b) On note, pour tout
Calculer
lim_(n → + ∞)ρ_n lorsque
N ⩾ 2 .
9. a) Pour toutn de
ℕ^∗ et pour tout couple (
k, ℓ ) de
[ [1, N] ]^2 , calculer la probabilité conditionnelle
P_([T_n = k])([Z_n = ℓ]) .
b) En déduire, pour toutn de
ℕ^∗ et pour tout
k de
[ [1, N] ] , l'expression de l'espérance conditionnelle
E(Z_n/[T_n = k]) de
Z_n sachant
[T_n = k] .
9. a) Pour tout
b) En déduire, pour tout
Partie III. Prévision
Pour
n entier de
ℕ^∗ , on dispose d'un (
n + 1 )-échantillon indépendant identiquement distribué (i.i.d.)
(U_1, U_2, …, U_(n + 1)) de la loi uniforme sur
[ [1, N] ] .
On pose :T_n = sup(U_1, U_2, …, U_n) et
T_(n + 1) = sup(U_1, U_2, …, U_(n + 1)) = sup(T_n, U_(n + 1)) .
Pour toutt = (t_1, t_2, …, t_N) de
ℝ^N , on pose :
W_t(T_n) = ∑_(k = 1)^N t_k × 1_([T_n = k]) .
Dans cette partie, on se propose de déterminer la valeur det pour laquelle les deux conditions suivantes sont vérifiées :
i)E(W_t(T_n)) = E(T_(n + 1)) ;
ii)E[(T_(n + 1) − W_t(T_n))^2] est minimale.
10. Montrer, pour toutk de
[ [1, N] ] , la relation :
P([W_t(T_n) = t_k]) = P([T_n = k]) .
11. Établir, pour toutk de
[ [1, N] ] , la formule suivante :
On pose :
Pour tout
Dans cette partie, on se propose de déterminer la valeur de
i)
ii)
10. Montrer, pour tout
11. Établir, pour tout
- a) Calculer, pour tout couple
(k, j) de[ [1, N] ]^2, P([T_n = k] ∩ [T_(n + 1) = j]) .
b) En déduire, pour tout couple(k, j) de[ [1, N] ]^2 , la probabilité conditionnelleP_([T_n = k])([T_(n + 1) = j]) .
c) Déterminer, pour toutk de[ [1, N] ] , l'expression de l'espérance conditionnelleE(T_(n + 1)/[T_n = k]) deT_(n + 1) sachant[T_n = k] .
d) En appliquant la formule de l'espérance totale, déduire de la question précédente la relation suivante :
- Établir l'égalité suivante :
(W_t(T_n))^2 = ∑_(k = 1)^N t_k^2 × 1_([T_n = k]) . - Soit
g la fonction définie surℝ^N à valeurs réelles par:
a) À l'aide des résultats des questions 11 , 12 et 13 , expliciter
g en fonction des variables
t_1, t_2, …, t_N .
b) Montrer queg admet un minimum global sur
ℝ^N atteint en un point
θ = (θ_1, θ_2, …, θ_N) que l'on déterminera en fonction de
E(T_(n + 1)/[T_n = 1]), E(T_(n + 1)/[T_n = 2]), …, E(T_(n + 1)/[T_n = N]) .
15. Établir les deux relations suivantes :
b) Montrer que
15. Établir les deux relations suivantes :
- a) Établir, pour tout
i deℕ^∗ , l'égalité suivante :∑_(k = 1)^N k^i × 1_([T_n = k]) = (T_n)^i .
b) En déduire la relation suivante :W_θ(T_n) = (N + 1)/2 + 1/(2N)(T_n^2 − T_n) .
Partie IV. Estimation
Soit
U une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), de loi uniforme discrète sur
[ [1, N] ] . On suppose que le paramètre
N est inconnu.
Cette partie a pour objet la détermination d'un estimateur ponctuel deN , sans biais et de variance minimale.
Pourn entier supérieur ou égal à 1 , soit
(U_1, U_2, …, U_n) un
n -échantillon i.i.d. de la loi de
U .
17. Soitε un réel strictement positif. On pose :
Cette partie a pour objet la détermination d'un estimateur ponctuel de
Pour
17. Soit
a) Peut-on dire que
T_n + d_n(N) est un estimateur sans biais de
N ?
b) Montrer que la suite(T_n)_(n ⩾ 1) est une suite d'estimateurs asymptotiquement sans biais du paramètre
N .
c) Montrer queA_n(ε) ⊂ B_n(ε) et qu'il existe un entier naturel
n_0 tel que, pour tout
n > n_0 , on a :
B_n(ε) ⊂ [|T_n − E(T_n)| ⩾ ε/2] .
d) En déduire que la suite d'estimateurs(T_n)_(n ⩾ 1) est convergente.
18. a) Calculer, pour toutn -uplet
(u_1, u_2, …, u_n) de
[ [1, N] ]^n, P(⋂_(i = 1)^n[U_i = u_i]) .
b) En déduire que, pour toutk de
[ [1, N] ] , la loi conditionnelle du vecteur aléatoire (
U_1, U_2, …, U_n ) sachant
[T_n = k] est donnée par :
b) Montrer que la suite
c) Montrer que
d) En déduire que la suite d'estimateurs
18. a) Calculer, pour tout
b) En déduire que, pour tout
On remarquera que cette loi conditionnelle ne dépend pas du paramètre
N .
19. On pose, pourn entier de
ℕ^∗ : S_n = T_n + Z_n − 1 et, pour tout
k de
[ [1, N] ] : ψ_n(k) = (k^(n + 1) − (k − 1)^(n + 1))/(k^n − (k − 1)^n) .
a) Montrer queS_n est un estimateur sans biais de
N .
b) Établir, pour toutk de
[ [1, N] ] , l'égalité :
ψ_n(k) = E(S_n/[T_n = k]) .
c) En déduire queψ_n(T_n) est un estimateur sans biais de
N .
d) On pose, pour toutk de
[ [1, N] ] : φ_n(k) = E(S_n^2/[T_n = k]) .
19. On pose, pour
a) Montrer que
b) Établir, pour tout
c) En déduire que
d) On pose, pour tout
Établir, pour tout
k de
[ [1, N] ] , l'inégalité :
ψ_n^2(k) ⩽ φ_n(k) (on pourra utiliser la fonction définie sur
ℝ par :
λ ↦ E((S_n − λ)^2/[T_n = k])) . En déduire que
V(ψ_n(T_n)) ⩽ V(S_n) .
e) CalculerV(S_n) . En déduire que
ψ_n(T_n) est un estimateur convergent de
N .
20. Soit, pourn entier de
ℕ^∗ , un estimateur sans biais
R_n du paramètre
N .
e) Calculer
20. Soit, pour
On pose, pour tout
k de
[ [1, N] ] : f_n(k) = E(R_n/[T_n = k]) .
a) En utilisant une méthode analogue à celle de la question 19.d, montrer que :V(f_n(T_n)) ⩽ V(R_n) .
b) SoitF une fonction réelle. Montrer que, pour
n fixé dans
ℕ^∗ , la condition «pour tout
N de
ℕ^∗ ,
E(F(T_n)) = N » est vérifiée, si et seulement si, pour tout
k de
[ [1, N] ] , on a :
F(k) = ψ_n(k) .
c) En déduire que dans l'ensemble des estimateurs sans biais deN , l'estimateur
ψ_n(T_n) est optimal, dans le sens où
V(ψ_n(T_n)) est minimale.
a) En utilisant une méthode analogue à celle de la question 19.d, montrer que :
b) Soit
c) En déduire que dans l'ensemble des estimateurs sans biais de
La partie IV constitue une démonstration du théorème de Lehmann-Scheffé dans le cas particulier d'une loi uniforme sur
[ [1, N] ] , avec
N inconnu.
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