BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2011, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2011
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Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2011.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CONCOURS D'ADMISSION DE 2011
Conceptions : H.E.C. - E.S.C.P. / EUROPE
Code épreuve :
283
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES II
Lundi 9 mai 2011, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrep dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Les candidats sont invités à encadrep dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Toutes les variables aléatoires qui apparaissent dans ce problème sont supposées définies sur un même espace probabilisé (
Ω, A, P ).
On noteF_Z la fonction de répartition d'une variable aléatoire
Z et, si cette variable aléatoire admet une densité, on note
f_Z une densité de
Z .
Sous réserve d'existence, on noteE(Z) et
V(Z) respectivement, l'espérance et la variance d'une variable aléatoire réelle
Z , et
Cov(Z_1, Z_2) la covariance de deux variables aléatoires
Z_1 et
Z_2 .
La fonction exponentielle est notée exp et la partie entière d'un réelx est notée
⌊x⌋ .
On admet les résultats suivants :
On note
Sous réserve d'existence, on note
La fonction exponentielle est notée exp et la partie entière d'un réel
On admet les résultats suivants :
- la définition et les propriétés de la covariance et du coefficient de corrélation linéaire de deux variables aléatoires discrètes, s'appliquent au cas de variables aléatoires à densité ;
- si
Z_1 etZ_2 sont deux variables aléatoires indépendantes admettant une espérance, alors la variable aléatoireZ_1 Z_2 admet une espérance etE(Z_1 Z_2) = E(Z_1)E(Z_2) .
Dans tout le problème, on considère une variable aléatoire
X de fonction de répartition
F_X et admettant une densité
f_X .
Les solutions éventuelles de l'équationF_X(x) = 1/2 s'appellent les médianes théoriques de
X .
Pourn entier de
ℕ^∗ , on considère un
n -échantillon
(X_1, X_2, …, X_n) i.i.d. (indépendant, identiquement distribué) de la loi de
X et on définit la variable aléatoire :
X¯_n = 1/n∑_(k = 1)^n X_k , qui est la moyenne empirique de l'échantillon
(X_1, X_2, …, X_n) .
On admet l'existence de variables aléatoires à densitéY_1, Y_2, …, Y_n telles que, pour tout
ω de
Ω , les réels
Y_1(ω), Y_2(ω), …, Y_n(ω) constituent un réarrangement par ordre croissant des réels
X_1(ω), X_2(ω), …, X_n(ω) , de telle sorte que, pour tout
ω de
Ω :
Y_1(ω) ⩽ Y_2(ω) ⩽ ⋯ ⩽ Y_n(ω) .
Les solutions éventuelles de l'équation
Pour
On admet l'existence de variables aléatoires à densité
En particulier,
Y_1 = inf(X_1, X_2, …, X_n) et
Y_n = sup(X_1, X_2, …, X_n) . Plus généralement, pour tout
k de
[ [1, n] ] , il existe une fonction
ψ_k définic et continue sur
ℝ^n à valeurs réclles, telle que
Y_k = ψ_k(X_1, X_2, …, X_n) .
Sin est un entier impair (
n = 2ℓ + 1 , avec
ℓ ∈ ℕ ), alors la variable aléatoire
Y_(ℓ + 1) est appelée la médiane empirique de l'échantillon (
X_1, X_2, …, X_n ).
La partie II du problème est indépendante de la partieI .
Si
La partie II du problème est indépendante de la partie
Partie I. Quelques propriétés des statistiques d'ordre
Pour tout réel
x et tout entier
k de
[ [1, n] ] , on note
J_k(x) la variable aléatoire de Bernoulli définie par :
- a) Montrer que les fonctions
f_(Y_1) etf_(Y_n) définies pour toutx réel par :f_(Y_1)(x) = n(1 − F_X(x))^(n − 1)f_X(x) etf_(Y_n)(x) = n(F_X(x))^(n − 1)f_X(x) , sont des densités deY_1 etY_n respectivement.
b) Quelle est la loi de probabilité de la variable aléatoireS_n(x) ?
c) Justifier l'égalité entre événements suivante :[Y_k ⩽ x] = [S_n(x) ⩾ k] .
d) Établir la relation : pour toutx réel,F_(Y_k)(x) = ∑_(j = k)^n(n/j)(F_X(x))^j(1 − F_X(x))^(n − j) .
e) En déduire que pour toutk de[ [1, n] ] , la fonctionf_(Y_k) définie pour toutx réel par :
est une densité de
Y_k .
f) Montrer que siX admet un moment d'ordre
r(r ∈ ℕ^∗) , alors pour tout
k de
[ [1, n] ], Y_k admet un moment d'ordre
r .
f) Montrer que si
Exemple. Dans les questions 2 à 4 , on suppose que la fonction de répartition
F_X est donnée par :
- a) Tracer la courbe représentative de
F_X dans le plan rapporté à un repère orthonormé.
Préciser la demi-tangente à droite au point d'abscisse
x = 1 .
Justifier queX est une variable aléatoire à densité et préciser une densité
f_X de
X .
b) Montrer queX n'admet aucun moment.
c) Établir l'unicité de la médiane théoriqueM de
X . Calculer
M .
d) Expliciter, pour toutk de
[ [1, n] ] et pour tout
x réel, l'expression
f_(Y_k)(x) d'une densité de
Y_k .
Justifier que
b) Montrer que
c) Établir l'unicité de la médiane théorique
d) Expliciter, pour tout
En déduire un équivalent de
f_(Y_k)(x) lorsque
x tend vers
+ ∞ .
3. On suppose dans cette question quen ⩾ 3 .
a) Montrer que pour toutk de
[ [1, n − 2] ], Y_k admet une espérance.
b) En justifiant l'emploi du changement de variablet = 1/(√x) , établir pour tout
k de
[ [1, n − 2] ] , la formule :
E(Y_k) = k(n/k)∫_0^1 t^(n − k − 2)(1 − t)^(k − 1)dt .
c) Pour tout couple(r, s) de
(ℕ^∗)^2 , on pose :
I_(r, s) = ∫_0^1 t^(r − 1)(1 − t)^(s − 1)dt .
3. On suppose dans cette question que
a) Montrer que pour tout
b) En justifiant l'emploi du changement de variable
c) Pour tout couple
Montrer que pour tout couple
(r, s) de
(ℕ^∗)^2 , on a :
I_(r, s) = ((r − 1)!(s − 1)!)/((r + s − 1)!) .
d) En déduire l'expression deE(Y_k) pour tout
k de
[ [1, n − 2] ] .
e) On suppose quen est impair et supérieur ou égal à 5 , et on pose
n = 2ℓ + 1 . Justifier la définition de
la médiane empiriqueY_(ℓ + 1) d'un échantillon, et établir l'égalité :
E(Y_(ℓ + 1)) = 4 + 6/(ℓ − 1) . Commenter.
4. On pose pour toutn de
ℕ^∗ : Z_n = 1/(n^2)sup(X_1, X_2, …, X_n) = (Y_n)/(n^2) .
a) Calculer pour toutx réel,
F_(Z_n)(x) .
b) On définit la fonctionφ_Z par :
φ_Z(x) = {exp(− 1/(√x)), si x > 0; 0, si x ⩽ 0 .
d) En déduire l'expression de
e) On suppose que
la médiane empirique
4. On pose pour tout
a) Calculer pour tout
b) On définit la fonction
Montrer que
φ_Z est la fonction de répartition d'une variable aléatoire
Z à densité.
c) Montrer que la suite de variables aléatoires(Z_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers
Z .
c) Montrer que la suite de variables aléatoires
Partie II. Existence et unicité d'un estimateur optimal
Dans cette partie,
X suit la loi normale d'espérance
θ et de variance égale à 1 . On suppose que le paramètre réel
θ est inconnu.
On noteΦ la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite.
On rappelle que pourn entier de
ℕ^∗, (X_1, X_2, …, X_n) est un
n -échantillon i.i.d. de la loi de
X .
5. Quelle est la loi deX¯_n ? Montrer que
X¯_n est un estimateur sans biais et convergent du paramètre
θ .
6. Soitα un réel tel que
0 < α < 1 . On appelle marge d'erreur associée à un intervalle de confiance de
θ au risque
α , le réel positif noté
μ(α) , égal à la demi-longueur de cet intervalle.
a) Justifier l'existence de la fonction réciproqueΦ^(− 1) de la fonction
Φ .
b) Déterminer un intervalle de confiance du paramètreθ au risque
α dont le milieu est
X¯_n .
On note
On rappelle que pour
5. Quelle est la loi de
6. Soit
a) Justifier l'existence de la fonction réciproque
b) Déterminer un intervalle de confiance du paramètre
Vérifier que
μ(α) = − (Φ^(− 1)(α/2))/(√n) .
c) On considère un risqueβ(β ≠ α) tel que
μ(β) = bμ(α) , avec
0 < b < 1 . Exprimer
β en fonction de
α .
c) On considère un risque
Comparer
α et
β . Commenter.
7. On noteE_θ l'ensemble des statistiques
U_n = g_n(X_1, X_2, …, X_n) , où
g_n est une fonction de
ℝ^n dans
ℝ , qui sont des estimateurs sans biais de
θ et qui admettent une variance.
Sous réserve d'existence, on dit qu'un élémentZ_n de
E_θ est un estimateur optimal dans
E_θ , si pour tout
U_n de
E_θ , on a:
V(Z_n) ⩽ V(U_n) .
On admet que pour toutU_n de
E_θ , on a :
Cov(X¯_n, U_n − X¯_n) = 0 .
a) Montrer queE_θ n'est pas vide.
b) Montrer queX¯_n est optimal dans
E_θ .
c) SoitZ_n un estimateur optimal dans
E_θ . On pose pour tout
U_n de
E_θ et pour tout
λ réel :
A_n(λ) = Z_n + λ(U_n − Z_n) .
Montrer queA_n(λ) est un élément de
E_θ . Calculer
V(A_n(λ)) . En déduire que
Cov(Z_n, U_n − Z_n) = 0 .
d) On suppose l'existence de deux estimateurs optimauxX¯_n et
Z_n dans
E_θ .
7. On note
Sous réserve d'existence, on dit qu'un élément
On admet que pour tout
a) Montrer que
b) Montrer que
c) Soit
Montrer que
d) On suppose l'existence de deux estimateurs optimaux
Montrer que
Z_n = X¯_n presque sûrement. Conclure.
8. a) Justifier l'existence et l'unicité de la médiane théoriqueM de
X , et exprimer
M en fonction de
θ .
b) Calculerf_X(M) . Montrer que pour tout réel
x , on a :
F_X(2M − x) = 1 − F_X(x) .
8. a) Justifier l'existence et l'unicité de la médiane théorique
b) Calculer
En déduire une relation entre
f_X(2M − x) et
f_X(x) .
c) Établir pour toutk de
[ [1, n] ] , la relation :
E(Y_k − M) = E(M − Y_(n − k + 1)) .
d) En supposant quen = 2ℓ + 1(ℓ ∈ ℕ) , calculer
E(Y_(ℓ + 1)) , puis justifier que
V(Y_(ℓ + 1)) ⩾ 1/n . Commenter.
c) Établir pour tout
d) En supposant que
Partie III. Résultats asymptotiques
Le contexte de cette partie est identique à celui de la partie II.
Dans cette partie, on noteT une variable aléatoire qui suit la loi normale centrée réduite.
SiU est une variable aléatoire et
s un réel tels que la variable aléatoire
exp(sU) admette une espérance, on pose :
L_U(s) = E(exp(sU)) .
9. SoitJ une variable aléatoire qui suit la loi de Bernoulli de paramètre
p(0 < p < 1) .
a) Calculer pour touts réel,
L_J(s) .
b) Établir pour touts réel, l'existence de
L_T(s) .
c) Calculer pour touts réel,
L_T(s) . En déduire que pour tout couple
(θ, σ) de
ℝ × ℝ^(+ ∗) et pour tout
s réel, on a
: L_(σT + θ)(s) = exp(σ^2(s^2)/2 + θs) .
Dans cette partie, on note
Si
9. Soit
a) Calculer pour tout
b) Établir pour tout
c) Calculer pour tout
Dans les questions 10 et 11,
x est un réel fixé.
10. On pose pour toutn de
ℕ^∗ : y_n = M + x/(√n), q_n = F_X(y_n) et
k(n) = ⌊n/2⌋ + 1 .
a) Montrer que l'on a :k(n) = n/2 + o(√n) lorsque
n tend vers
+ ∞ .
b) En appliquant la formule de Taylor-Young à la fonctionF_X au voisinage de
M , justifier la relation:
10. On pose pour tout
a) Montrer que l'on a :
b) En appliquant la formule de Taylor-Young à la fonction
c) Soit
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) la suite définie par : pour tout
n de
ℕ^∗, u_n = 1/(√n)(k(n) − nq_n) .
Montrer que la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) est convergente et déterminer sa limite
u .
11. On pose pour toutn de
ℕ^∗ : W_n = 1/(√n)(S_n(y_n) − nq_n) , où
S_n(y_n) a été définie dans le préambule de la partie I.
a) Établir pour tout réels , la relation :
11. On pose pour tout
a) Établir pour tout réel
b) En utilisant un développement limité à l'ordre 2 , montrer que l'on a :
ln(L_(W_n)(s)) = (s^2)/8 + o(1) lorsque
n tend vers
+ ∞ . En déduire l'égalité :
lim_(n → + ∞)L_(W_n)(s) = L_(T/2)(s) .
On admet alors que la suite de variables aléatoires(W_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers la variable aléatoire
T/2 .
12. On suppose quex = 0 . Quels sont les arguments qui permettent d'obtenir directement le résultat final de la question 11.b) ?
13. a) Établir pour toutn de
ℕ^∗ et pour tout
x réel, les égalités d'événements suivantes :
On admet alors que la suite de variables aléatoires
12. On suppose que
13. a) Établir pour tout
b) Montrer l'égalité :
lim_(n → + ∞)P([W_n ⩾ u_n]) = P([√(π/2)T ⩽ x]) .
c) En déduire que la suite de variables aléatoires(√((2n)/π)(Y_(k(n)) − M))_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi et préciser sa limite.
14. On suppose dans cette question quen est impair et on pose
n = 2ℓ + 1(ℓ ∈ ℕ) . On note
ρ_n le coefficient de corrélation linéaire de
Y_(k(n)) et
X¯_n .
a) Que vautk(n) ?
b) Préciser la valeur delim_(n → + ∞)E(Y_(k(n))) .
c) On admet sans démonstration que la suite réelle de terme généralE((√((2n)/π)(Y_(k(n)) − M))^2) converge vers
E(T^2) . En déduire un équivalent de
V(Y_(k(n))) lorsque
n tend vers
+ ∞ .
d) À l'aide des questions5, 7, 8 et 14.c), déterminer la limite de
ρ_n lorsque
n tend vers
+ ∞ .
c) En déduire que la suite de variables aléatoires
14. On suppose dans cette question que
a) Que vaut
b) Préciser la valeur de
c) On admet sans démonstration que la suite réelle de terme général
d) À l'aide des questions
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