BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2021, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2021
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Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2021.
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Conception : HEC Paris - ESCP BS
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHÉMATIQUES II
Jeudi 29 avril 2021, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Partie 1 -Polynômes factoriels
On note-F, l'espace vectoriel des fonctions polynomiales à coefficients réels et, pour tout entier naturel r, on note
F_r , le sous-espace vectoriel des fonctions polynomiales à coefficients réels de degré inférieur ou égal à
r .
On note
U_k la fonction
x ↦ x^k avec la convention habituelle
x^0 = 1 , de telle sorte que la base canonique de
F_r est notée (
U_0, U_1, …, U_r ).
- Soit
r , un entier naturel. On considère une famille (Q_0, Q_1, …, Q_r ) de fonctions polynomiales de degrés respectifsd_0, d_1, …, d_r avecd_0 < d_1 < ⋯ < d_r .
- a) On suppose qu'il existe des réels
λ_0, λ_1, …, λ_r non tous nuls tels que
En considérant
m = max{k ∈ [ [0, r] ] : λ_k ≠ 0} , démontrer que l'hypothèse précédente est absurde.
Qu'a-t-on ainsi démontré?
1.b) À quelle condition la famille (Q_0, Q_1, …, Q_r ) est-elle une base de
F_r ? (On précisera s'il s'agit d'une condition nécessaire, d'une condition suffisante ou d'une condition nécessaire et suffisante.)
2) Pour tout entier naturelr , le réel "
x puissance
r descendante" est noté
x^(x_–) et défini par
Qu'a-t-on ainsi démontré?
1.b) À quelle condition la famille (
2) Pour tout entier naturel
avec la convention
x^(0_–) = 1 . On pose alors
2.a) Quelles sont les racines de
2.b) Démontrer que la famille (
2.c) Démontrer que, pour tout entier
(On pourra raisonner par récurrence sur
r .)
3) Ici, l'entierr ⩾ 1 est fixé et on compare la famille
(V_k)_(0 ⩽ k ⩽ r) à la base canonique
(U_k)_(0 ⩽ k ⩽ r) de l'espace
F_r des fonctions polynomiales de degré inférieur ou égal à
r .
3.a) Démontrer qu'il existe une unique famille(σ(r, k))_(0 ⩽ k ⩽ r) de nombres réels tels que
3) Ici, l'entier
3.a) Démontrer qu'il existe une unique famille
3.b) Établir les relations suivantes :
3.c) Démontrer que, pour tout
r ∈ N^∗ et pour tout
k ∈ [ [1, r] ] , on a
3.d) En déduire que
σ(r, k) est un entier naturel non nul pour tout
r ∈ N^∗ et pour tout
k ∈ [ [1, r] ] .
3.e) Écrire un code scilab qui affiche (au moyen de la commande disp) les listes(σ(r, k))_(1 ⩽ k ⩽ r) pour
r variant de 2 à 5 .
3.e) Écrire un code scilab qui affiche (au moyen de la commande disp) les listes
On pourra utiliser la commande ones
(n, p) qui retourne la matrice de
𝔐_(n, p)(R) dont tous les coefficients sont égaux à 1 .
4. a) Démontrer que, pour tout entier naturelr , il existe une unique famille
(s(r, k))_(0 ⩽ k ⩽ r) de nombres réels tels que
4. a) Démontrer que, pour tout entier naturel
4.b) Soit
r ∈ N^∗ . Démontrer que
En déduire la valeur de
s(r, 1) .
4. c) Déduire de 4.b) que, pour toutr ∈ N^∗ et pour tout
k ∈ [ [1, r] ] , le signe de
s(r, k) est celui de
(− 1)^(r + k) .
4.d) Démontrer queσ(r, r)s(r, r) = 1 et que
4. c) Déduire de 4.b) que, pour tout
4.d) Démontrer que
- e) Calculer
s(r, r) pour toutr ∈ ℕ^∗ ets(r, r − 1) pour tout entierr ⩾ 2 .
Partie 2 - Quelques propriétés de la loi de Poisson
Sous réserve d'existence, on note respectivement
E(A) et
V(A) , l'espérance et la variance d'une variable aléatoire
A et
Cov(A, B) , la covariance de deux variables aléatoires discrètes
A et
B .
Dans cette partie, on note
X , une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ) qui suit la loi de Poisson de paramètre
θ > 0 .
Pour tout entier
r ⩾ 1 , on pose
X^(r_–) = X(X − 1) × ⋯ × (X − r + 1) avec la convention
X^(0_–) = X^0 = 1 .
Avec la suite(σ(r, k))_(0 ⩽ k ⩽ r) définie au 3.a) et la suite
(s(r, k))_(0 ⩽ k ⩽ r) définie au 4.a), on a
Avec la suite
On admet ces deux résultats sans démonstration.
5.a) Rappeler sans démonstration les valeurs respectives deE(X), V(X) et
E(X^2) .
5.b) ExprimerX, X^2, X^3 et
X^4 en fonction des variables aléatoires
X^1, X^2, X^3 et
X^4 .
5.c) Démontrer que la variable aléatoireX admet des moments de tous ordres.
6. a) Justifier que, pour tout entierr ⩾ 1 , la variable aléatoire
X^(r_–) admet des moments de tous ordres.
6.b) Pour tout entierr ⩾ 1 , exprimer
E(X^(r_–)) en fonction de
r et de
θ .
6.c) CalculerE(X^3) et
E(X^4) en fonction de
θ .
7) Pour tout entier naturelk et pour tout réel
θ > 0 , on pose
5.a) Rappeler sans démonstration les valeurs respectives de
5.b) Exprimer
5.c) Démontrer que la variable aléatoire
6. a) Justifier que, pour tout entier
6.b) Pour tout entier
6.c) Calculer
7) Pour tout entier naturel
7.a) Pour tout entier
k ⩾ 0 , calculer l'expression de la dérivée partielle
∂_1(g)(θ, k) et exprimer la variable aléatoire
∂_1(g)(θ, X) en fonction de
X et de
θ .
7.b) Vérifier queXX^(r_–) = X^(r + 1_–) + rX^(r_–) pour tout entier
r ⩾ 1 . En déduire que
Cov(X, X^(r_–)) = rθ^r .
7.c) CalculerCov(∂_1(g)(θ, X), X^(r_–) ) et en déduire l'inégalité
7.b) Vérifier que
7.c) Calculer
Partie 3 - Estimation ponctuelle de fonctions du paramètre
θ
Le contexte et les notations sont ceux de la partie 2.
On suppose que le paramètreθ ∈ R_+^∗ est inconnu et on cherche ici à estimer
φ(θ) , où
φ est une fonction dérivable sur
R_+^∗ .
On suppose que le paramètre
Pour
n entier de
N^∗ , on considère dans toute cette partie un
n -échantillon (
X_1, …, X_n ) de variables aléatoires mutuellement indépendantes qui, comme
X , suivent toutes la loi de Poisson de paramètre
θ .
Pour tout
θ > 0 et pour tout
(k_1, …, k_n) ∈ N^n , on pose
et
- a) Démontrer que les fonctions
θ ↦ F(θ, k_1, …, k_n) etθ ↦ G(θ, k_1, …, k_n) sont dérivables surR_+^∗ et calculer les dérivées partielles∂_1(F)(θ, k_1, …, k_n) et∂_1(G)(θ, k_1, …, k_n) .
8.b) Pour toutθ > 0 , on poseZ_θ = ∂_1(G)(θ, X_1, …, X_n) . Démontrer que la variable aléatoireZ_θ est centrée et admet une variance strictement positive, notéeI(θ) , que l'on calculera.
On rappelle que : s'il existe
n séries absolument convergentes
∑_(k_1 ∈ N)v_(1, k_1), …, ∑_(k_n ∈ N)v_(n, k_n) telles que
alors la série
∑u_(k_1, …, k_n) est dite absolument convergente. On admet que, dans ce cas, la somme
est bien définie.
On rappelle l'énoncé de la Formule de transfert : si la série
∑u_θ(k_1, …, k_n)F(θ, k_1, …, k_n) est absolument convergente (au sens qui vient d'être rappelé), alors la variable aléatoire discrète
U_θ = u_6(X_1, …, X_n) est d'espérance finie et
Soit
t : N^n → R , une application indépendante de
θ . On peut alors considérer la variable aléatoire discrète
comme un estimateur de
φ(θ) .
On dira que la variable aléatoireT est un estimateur régulier de
φ(θ) lorsque les trois conditions suivantes (
R_1 ), (
R_2 ) et (
R_3 ) sont satisfaites.
On dira que la variable aléatoire
On notera que la condition (
R_3 ) sous-entend que le second membre est la somme d'une série absolument convergente (au sens rappelé plus haut).
9) Dans cette question, on suppose queT est un estimateur régulier de
φ(θ) .
9.a) La variable aléatoireT est-elle un estimateur sans biais de
φ(θ) ?
9.b) Pourquoi la condition (R_3 ) n'est-elle pas une conséquence directe de la condition (
R_1 ) ?
10) SoitT , un estimateur régulier du paramètre
φ(θ) .
10.a) Établir les égalités suivantes:
9) Dans cette question, on suppose que
9.a) La variable aléatoire
9.b) Pourquoi la condition (
10) Soit
10.a) Établir les égalités suivantes:
10.b) En déduire l'inégalité
où
I(θ) a été défini au 8.b).
11) On cherche à simuler un échantillon deN réalisations de
Z_θ pour différents couples
(n, θ) .
11.a) Compléter le code scilab suivant en justifiant votre réponse.
11) On cherche à simuler un échantillon de
11.a) Compléter le code scilab suivant en justifiant votre réponse.
function ech=Z_th(n, theta)
X=grand(n,N,'poi',theta);
ech = (sum(X, ) - n*theta)/theta
endfunction
On rappelle l'usage de la commande sum : pour un tableau
M = (M_(i, j))_(1 ⩽ i ⩽ n, 1 ⩽ j ⩽ p) , les deux instructions sum(
M , '
r ') et sum(
M , '
c ') retournent respectivement les tableaux
de tailles (size) respectives (
1, p ) et (
n, 1 ).
11.b) À l'aide de la commande histplot, on a tracé les histogrammes des échantillons obtenus pour les couples(n, θ) = (10, 4), (20, 4), (40, 4) et
(50, 5) .
11.b) À l'aide de la commande histplot, on a tracé les histogrammes des échantillons obtenus pour les couples
À quels couples correspondent les figures suivantes ? (On pourra admettre que
I(θ) = n/θ .)

Figure A

Figure C

Figure B

Figure D
- Soit un entier
r ⩾ 1 . On suppose ici queφ(θ) = θ^r et pour tout entiern supérieur ou égal à 1 , on pose
- a) Rappeler (sans démonstration) la loi de la variable aléatoire
S_n ainsi que son espérance et sa variance.
12.b) Démontrer queM_(r, n) est un estimateur régulier deθ^r .
NB : Pour établir la propriété (
R_3 ), on admettra que la série est absolument convergente.
En déduire que
En déduire que
12.c) Dans cette question, on suppose que
r = 2 . Calculer la variance de
M_(2, n) et démontrer que la suite d'estimateurs de
θ^2
est convergente.
12.d) Pour un entierr ⩾ 1 quelconque, la suite
12.d) Pour un entier
d'estimateurs de
θ^r est-elle convergente? (On pourra commencer par calculer, en fonction de l'entier
k ∈ ℕ^∗ un équivalent de
E(S_n^k) lorsque
n tend vers
+ ∞ .)
Partie 4- Le cas
φ(θ) = θ
Le contexte et les notations sont ceux des parties 2 et 3.
Dans cette partie, on compare deux estimateurs du paramètre inconnuθ .
13) Pour tout entiern supérieur ou égal à 1 , on pose
Dans cette partie, on compare deux estimateurs du paramètre inconnu
13) Pour tout entier
13.a) Démontrer que
X¯_n est un estimateur régulier du paramètre
θ .
13.b) Que devient l'inégalité du 10.b) ?
13.b) Que devient l'inégalité du 10.b) ?
On dit qu'un estimateur régulier de
θ est efficace lorsque sa variance est minimale parmi les estimateurs réguliers de
θ .
14) SoitY , un estimateur régulier de
θ . Pour tout réel
α , on pose
14) Soit
14.a) Vérifier que
ψ(α) est un estimateur régulier de
θ pour tout
α ∈ R .
14.b) En déduire que
14.b) En déduire que
14.c) Exprimer
V(Y − X¯_n) en fonction de
V(Y) et de
V(X¯_n) . En déduire qu'un estimateur efficace de
θ est presque sûrement unique.
15) Pour tout entiern ⩾ 2 , on pose
15) Pour tout entier
15.a) Exprimer
W_n en fonction de
∑_(i = 1)^n X_i^2 et de
X¯_n^2 .
15.b) Démontrer queW_n est un estimateur sans biais de
θ .
15.c) Démontrer queW_n admet une variance (qu'on ne cherchera pas à calculer).
15.d) Étudier la convergence des deux suites d'estimateurs(X¯_n)_(n ⩾ 1) et
(W_n)_(n ⩾ 2) du paramètre inconnu
θ .
15.b) Démontrer que
15.c) Démontrer que
15.d) Étudier la convergence des deux suites d'estimateurs
On pourra démontrer que : si une suite réelle
(a_n)_(n ∈ N) converge vers
a ∈ R et si deux suites
(Y_n)_(n ∈ N) et
(Z_n)_(n ∈ N) de variables aléatoires convergent en probabilité vers les réels
y et
z respectivement, alors la suite de variables aléatoires
(a_n(Y_n − Z_n))_(n ∈ N) converge en probabilité vers le réel
a(y − z) .
16) On simule des échantillons deN réalisations des estimateurs
X¯_n, W_n et
16) On simule des échantillons de
avec
n = 50 . En comparant les figures suivantes, relier chaque histogramme à l'estimateur qui lui correspond.

Figure E

Figure F

Figure G
Fin de l'énoncé
Pas de description pour le moment