BCE Maths approfondies HEC/ESSEC ECS 2020Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2020
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Annale de maths approfondies BCE HEC/ESSEC pour la filiere ECS, session 2020.
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Conceptions : HEC Paris - ESSEC BS
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHÉMATIQUES
Mardi 28 avril 2020, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les équations étudiées dans ce problème sont utilisées en sciences sociales et en théorie dynamique des jeux pour décrire des processus influencés par un facteur d'imitation.
Les quatre parties du problème sont largement indépendantes.
Partie I : résolution d'une équation différentielle scalaire
Dans cette partie,
r désigne un nombre réel, et on détermine les fonctions
f à valeurs dans
]0, 1[ , définies et dérivables sur
ℝ , qui vérifient :
- On note
u l'application définie surℝ∖{0, 1} par :
a) Justifier que la limite à droite de la fonction
u en 0 est nulle. Quelle est la limite à gauche de la fonction
u en 0 ?
b) Démontrer qu'il existe un polynômeP , que l'on précisera, tel que :
b) Démontrer qu'il existe un polynôme
c) Dresser le tableau de variations de la fonction
u et donner l'allure de sa représentation graphique dans un repère orthonormé.
2. Soitφ l'application de
[0, 1[ dans
ℝ_+ définie par :
2. Soit
a) Justifier que l'application
φ est bijective.
b) L'applicationφ est-elle de classe
C^1 sur [ 0,1 [?
c) L'applicationφ^(− 1) est-elle de classe
C^1 sur
ℝ_+ ?
d) Donner un script Scilab fournissant une représentation graphique deφ^(− 1) .
3. a) Démontrer que, pour toute fonctionf de classe
C^1 sur
ℝ , à valeurs dans
]0, 1[ , la fonction composée
ln ∘ φ ∘ f est de classe
C^1 sur
ℝ et exprimer sa dérivée à l'aide de
f et de
f^′ .
b) Démontrer que, pour tout réela ∈ ]0, 1[ , l'unique fonction
f définie et dérivable sur
ℝ , à valeurs dans
]0, 1 [ vérifiant (1) et
f(0) = a est la fonction
f_a donnée par :
b) L'application
c) L'application
d) Donner un script Scilab fournissant une représentation graphique de
3. a) Démontrer que, pour toute fonction
b) Démontrer que, pour tout réel
- Dans cette question,
r est supposé strictement positif eta est un élément de]0, 1[ .
a) Démontrer que la fonctionf_a est monotone. Quelles en sont les limites en− ∞ et+ ∞ ?
b) Donner une expression de la dérivée secondef_a^(′′) à l'aide def_a^′ etf_a . En déduire que la courbe représentative def_a admet un unique point d'inflexion.
c) Trouver l'ensemble de ces points d'inflexion lorsque a décrit l'intervalle]0, 1[ . Que peuton dire des tangentes aux courbes représentatives des fonctionsf_a en ces points?
Partie II : étude d'une fonction de deux variables
Dans cette partie, on considère la fonction
K définie sur l'ouvert
]0, 1[ × ]0, 1[ de
ℝ^2 par :
- a) Justifier que
K est de classeC^2 sur]0, 1[ × ]0, 1[ .
b) Calculer la dérivée partielle∂_2(K) .
c) Étudier le signe de∂_2(K) et en déduire que la fonctionK admet un minimum global, égal à 0 .
d) La fonctionK est-elle majorée? - Pour tout
(x, y) ∈ ]0, 1[ × ]0, 1[ , on noteq_((x, y)) la forme quadratique associée à la matrice hessienne∇^2(K)(x, y) .
a) Calculer les dérivées partielles d'ordre deux deK .
b) Justifier, pour tout(x, y) ∈ ]0, 1[ × ]0, 1[ , l'inégalité :q_((x, y))(1, 0) ≥ 4 . - Pour un élément
(x, y) de]0, 1[ × ]0, 1[ , on note :{z = (y, y); w = (x − y, 0) .
a) En utilisant une formule de Taylor, établir l'égalité :
b) En déduire l'inégalité :
- a) Écrire un script Scilab permettant de donner une représentation graphique de la fonction
K .
b) La figure suivante représente des lignes de niveau de la fonctionK .

Chaque ligne de niveau présente un centre de symétrie. Lequel et pourquoi?
Partie III : divergence de Kullback
Dans cette partie,
Q^∗ et
Q désignent deux probabilités distinctes sur l'espace probabilisable (
ℕ, P(ℕ) ) telles que :
Pour toute variable aléatoire
X sur
(ℕ, P(ℕ)) , on note :
sous réserve que cette somme ait un sens.
9. Un exemple
9. Un exemple
Dans cette question (et seulement dans cette question),
λ^∗ et
λ sont deux réels strictement positifs distincts, et on suppose que la variable aléatoire
X suit la loi de Poisson de paramètre
λ^∗ pour la probabilité
Q^∗ , la loi de Poisson de paramètre
λ pour la probabilité
Q .
a) Justifier l'existence ded(X) et vérifier l'égalité:
a) Justifier l'existence de
b) Préciser le signe de
d(X) et prouver que
d(X) est négligeable devant
λ − λ^∗ lorsque
λ tend vers
λ^∗ .
10. Dans cette question,ψ désigne une fonction à valeurs réelles, de classe
C^1 et convexe sur
]0, + ∞[ . Soit
U une variable aléatoire discrète strictement positive, définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ). On suppose que les deux variables aléatoires
U et
ψ(U) admettent chacune une espérance.
a) Justifier que l'espéranceE(U) est strictement positive.
b) Pour toutx > 0 , comparer les deux nombres
ψ(x) − ψ(E(U)) et
ψ^′(E(U))(x − E(U)) .
c) En déduire l'inégalité :
10. Dans cette question,
a) Justifier que l'espérance
b) Pour tout
c) En déduire l'inégalité :
d) En utilisant la concavité de la fonction ln et l'inégalité (8), démontrer que, lorsqu'il existe, le réel
d(X) est positif ou nul.
Dans les questions 11 et 12, on suppose que l'ensemble
X(ℕ) est fini.
11. Soitg une application de
X(ℕ) dans
ℝ . On note
Y la variable aléatoire sur (
ℕ, P(ℕ) ) définie par :
11. Soit
a) Pour tout
y ∈ Y(ℕ) , on note
g^(− 1)({y}) l'ensemble des réels
x ∈ X(ℕ) tels que
g(x) = y .
Établir l'égalité :
b) En déduire l'inégalité :
- Soit
B l'ensemble des réelsx ∈ X(ℕ) pour lesquelsQ([X = x]) est inférieur ou égal àQ^∗([X = x]) .
a) Justifier queQ^∗([X ∈ B]) etQ([X ∈ B]) sont strictement compris entre 0 et 1 , et démontrer que :
b) Vérifier que, si
Y est la variable aléatoire sur
(ℕ, P(ℕ)) définie par :
alors
d(Y) = K(Q^∗([X ∈ B]), Q([X ∈ B])) , où
K est la fonction de deux variables définie dans la partie II par (5).
c) Déduire des résultats précédents l'inégalité :
c) Déduire des résultats précédents l'inégalité :
Partie IV : trajectoires d'une équation différentielle vectorielle.
Dans cette partie, on s'intéresse au comportement asymptotique de fonctions qui vérifient une équation qui généralise (1), dans un contexte multidimensionnel.
Pour un entiern donné, supérieur ou égal à 2 , on note (
e_1, e_2, …, e_n ) la base canonique de
ℝ^n et
⟨ , le produit scalaire usuel sur
ℝ^n , pour lequel la base (
e_1, e_2, …, e_n ) est orthonormée.
Pour un entier
On considère une matrice carrée
R ∈ M_n(ℝ) et une application
f : t ⟼ (f_1(t), f_2(t), …, f_n(t)) de
ℝ dans
ℝ^n , dont les composantes
f_1, f_2, …, f_n sont des fonctions dérivables sur
ℝ qui vérifient :
où
Rf(t) est le vecteur de
ℝ^n dont la matrice-colonne dans la base canonique est
R × (f_1(t); f_2(t); ⋮; f_n(t)) .
13. Soitv une fonction continue sur
ℝ , à valeurs réelles et
V une primitive de
v sur
ℝ . On considère une fonction
y : t ⟼ y(t) définie et dérivable sur
ℝ vérifiant :
13. Soit
a) Calculer la dérivée de la fonction
t ⟼ y(t)e^(− V(t)) .
b) En déduire que siy(0) est nul, alors
y(t) est nul pour tout
t ∈ ℝ . Que peut-on dire du signe de la fonction
y si
y(0) n'est pas nul?
14. a) En appliquant ce qui précède à la fonctiony : t ⟼ 1 − ∑_(i = 1)^n f_i(t) , justifier que :
b) En déduire que si
14. a) En appliquant ce qui précède à la fonction
b) Justifier que, pour tout réel
t et tout entier
i ∈ [ [1, n] ], f_i(t) est strictement positif.
On note :
On suppose désormais qu'il existe un vecteur
x^∗ = (x_1^∗, x_2^∗, …, x_n^∗) ∈ T^∗ tel que :
où
Rx est le vecteur de
ℝ^n dont la matrice-colonne dans la base canonique est
R × (x_1; x_2; ⋮; x_n) .
On noteH la fonction définie sur l'ouvert
]0, 1[^n de
ℝ^n par :
On note
- a) En utilisant le résultat de la question 12, justifier que :
b) Justifier que la fonction composée
H ∘ f est de classe
C^1 et exprimer sa dérivée à l'aide de
f, R et
x^∗ .
c) En déduire queH ∘ f admet une limite en
+ ∞ , que l'on notera
ℓ .
16. Pour toutx ∈ T^∗ , établir les inégalités:
c) En déduire que
16. Pour tout
- On suppose dans cette question qu'il existe un réel strictement positif
c tel que:
a) Établir, pour tout
t ∈ ℝ_+ , l'inégalité :
b) Justifier que, pour tout réel strictement positif
p , il existe
q > 0 tel que :
c) En raisonnant par l'absurde, montrer que la limite
ℓ de
H ∘ f en
+ ∞ est nulle et en déduire que:
- Un exemple
On note
U la matrice-colonne de
M_(n, 1)(ℝ) dont tous les coefficients sont égaux à 1 .
On suppose que
On suppose que
où
λ est un nombre réel strictement négatif,
I la matrice-identité de
M_n(ℝ) et
A une matrice antisymétrique de
M_n(ℝ) telle que :
a) Justifier que le vecteur
x^∗ = 1/n(e_1 + e_2 + ⋯ + e_n) vérifie (12).
b) Démontrer que la fonctiont ⟼ f_1(t)f_2(t)…f_n(t) est croissante.
c) Justifier que, pour touti ∈ [ [1, n] ], f_i(t) tend vers
1/n quand
t tend vers
+ ∞ .
b) Démontrer que la fonction
c) Justifier que, pour tout
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