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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Étude de deux fonctions θ et f définies comme sommes de séries de fonctions
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Le sujet étudie deux fonctions θ et f définies comme sommes de séries de fonctions. La partie I calcule des valeurs exactes et une valeur approchée de θ(1), θ(2), θ(3) et θ(4), notamment à l'aide des séries de Fourier. La partie II étudie la fonction f en liaison avec θ(2), et la partie III étudie précisément la continuité et le caractère C1 de θ.

  1. 1Partie I : quelques valeurs de la fonction θCalculer θ(1) par un procédé élémentaire, une valeur approchée de θ(3), puis θ(2) et θ(4) à l'aide des séries de Fourier.
  2. 2Partie II : étude d'une fonctionÉtudier la convergence, la continuité et les intégrales liées à la fonction f, en lien avec θ(2).
  3. 3Partie III : continuité et caractère C1 de la fonction θÉtablir un encadrement de θ(x) puis étudier précisément sa continuité et sa dérivabilité.

Difficulté moyenne. Le rapport indique que les trois parties ont été largement abordées par les candidats, qui n'ont pas hésité à abandonner certaines questions jugées, souvent à tort, trop difficiles pour progresser dans le sujet.

Ce qu'a observé le jury

4 erreurs relevées
Convergence affirmée sans preuve valable · Hypothèses du théorème de Dirichlet non données · Convergence normale sur un ensemble non précisé
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Le sujet a permis de tester les connaissances des candidats dans plusieurs secteurs de l'analyse ainsi que leur aisance dans des techniques classiques et un calcul approché. Les correcteurs souhaiteraient que les candidats exploitent mieux, par la réflexion et le raisonnement, les connaissances dont beaucoup ne manquent pas.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Convergence affirmée sans preuve valableI.1

    Si tous les candidats sont persuadés qu'une suite tend vers zéro, assez peu en fournissent une preuve valable.

  2. 2
    Hypothèses du théorème de Dirichlet non donnéesI.3

    De nombreux candidats sont incapables de donner les hypothèses permettant l'application du théorème de Dirichlet.

  3. 3
    Convergence normale sur un ensemble non préciséPartie II

    De nombreux candidats parlent de convergence normale ou uniforme sans préciser sur quel ensemble, et écrivent à tort que la convergence normale sur tout segment de ]0;+∞[ entraîne la convergence normale sur ]0;+∞[.

  4. 4
    Minorant de θ trouvé sans preuve valablePartie III

    Trouver, avec preuve, un minorant pour θ ne semble pas chose facile ; certains proposent un minorant incorrect.

Ce qui a été bien réussi

  • Les questions suivant le calcul de Jn + Jn+2 sont bien traitées, notamment l'utilisation d'une récurrence.
  • Les calculs des coefficients de Fourier sont souvent exacts.
  • La comparaison entre série et intégrale est bien traitée en II.6.2.

Conseils du jury

  • Justifier avec preuve la convergence d'une suite ou d'une série plutôt que de l'affirmer.
  • Préciser systématiquement l'ensemble sur lequel une convergence normale ou uniforme est établie.
  • Vérifier soigneusement les hypothèses d'un théorème (Dirichlet, échange série-intégrale) avant de l'appliquer.
  • Ne pas abandonner trop vite une question jugée difficile, les correcteurs notant que les candidats sous-estiment souvent leurs capacités.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE PSI

MATHEMATIQUES 1

Durée : 4 heures

Les calculatrices sont autorisées.

N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

****Le sujet comporte 6 pages.

Notations:

On note :
  • ℝ : l'ensemble des nombres réels,
  • In : la fonction logarithme népérien.
Pour tout nombre réel x tel que la série ∑_(n ≥ 1)((− 1)^(n + 1))/(n^x) converge (resp. la série ∑_(n ≥ 0)ln(1 + e^(− nx)) converge), on note θ(x) = ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^(n + 1))/(n^x) (resp f(x) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)ln(1 + e^(− nx)) ) la somme de cette série.

Objectifs:

On se propose d'étudier quelques propriétés des fonctions θ et f.
Dans la partie I , on calcule trois valeurs exactes et une valeur approchée de θ(n) pour quatre entiers naturels n. La partie II est consacrée à une étude de la fonction f en liaison avec θ(2). Dans la partie III, on étudie de façon plus précise la continuité et le caractère C^1 de la fonction θ.

PARTIE I

Quelques valeurs de la fonction θ

I.1/ Calcul de θ(1).

I.1.1/ Préciser, selon la valeur du nombre réel x, la limite de 1/(n^x) lorsque l'entier n tend vers + ∞.
I.1.2/ Montrer que l'ensemble de définition de la fonction θ est E = ]0; + ∞[.
I.1.3 Pour tout entier naturel n, on pose J_n = ∫_0^(π/4)(tant)^n dt.
I.1.3.1 Préciser une primitive de la fonction t ↦ tant et calculer J_1.
I.1.3.2/ Montrer que la suite J_n est convergente et préciser sa limite.
I.1.3.3/ Calculer J_n + J_(n + 2) pour tout entier naturel n.
I.1.3.4/ En utilisant le résultat obtenu en I.1.3.3/, établir (par exemple par récurrence), pour tout entier naturel n non nul, la relation : ∑_(k = 1)^n((− 1)^(k + 1))/(2k) = J_1 + (− 1)^(n + 1)J_(2n + 1).
I.1.3.5/ En déduire la valeur de θ(1).
I.2/ Une valeur approchée de θ(3).
Pour tout entier naturel n non nul, on pose S_n = ∑_(k = 1)^n((− 1)^(k + 1))/(k^3).
I.2.1 Décrire, en français, un algorithme de calcul de S_n. pour n entier naturel non nul donné.
I.2.2/ En utilisant l'algorithme précédent et la calculatrice, donner la valeur décimale approchée par défaut σ de S_(30) à la précision 10^(− 4).
I.2.3/ Montrer que σ est aussi la valeur décimale approchée par défaut de θ(3) à la précision 10^(− 4).
I.3/ Calcul de θ(2) et θ(4).
On considère la fonction g définie sur ℝ, à valeurs réelles, 2π-périodique et vérifiant :
g(x) = x^2 pour tout x ∈ ] − π; π].
Pour tout entier naturel n, on pose α_n = ∫_0^π x^2 cos(nx)dx.
I.3.1 Calculer α_n pour tout entier naturel n.
I.3.2/ Expliciter les coefficients de Fourier réels a_n(g) et b_n(g) de la fonction g. On rappelle que pour tout entier naturel n :
a_n(g) = 1/π∫_(− π)^π g(x)cos(nx)dx et b_n(g) = 1/π∫_(− π)^π g(x)sin(nx)dx
I.3.3 Justifier la convergence, pour tout x réel, de la série ∑_(n ≥ 1)((− 1)^n)/(n^2)cos(nx) et expliciter sa somme ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^n)/(n^2)cos(nx) pour tout x ∈ ] − π; π].
I.3.4 En déduire la valeur de θ(2).
I.3.5 Justifier la convergence de la série ∑_(n ≥ 1)1/(n^4) et calculer la valeur de sa somme ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^4).
I.3.6/ En utilisant le résultat obtenu en I.3.3/, établir la convergence de la série ∑_(n ≥ 1)((− 1)^n)/(n^3)sin(nx) et expliciter sa somme ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^n)/(n^3)sin(nx) pour x ∈ ] − π; π].
I.3.7/ Justifier, pour tout x réel, la convergence de la série ∑_(n ≥ 1)((− 1)^n)/(n^4)cos(nx) et calculer śa somme ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^n)/(n^4)cos(nx) pour x ∈ ] − π; π] en fonction de x et θ(4).
I.3.8/ En déduire la valeur de θ(4).

PARTIE II

Etude d'une fonction

Pour tout entier naturel n et tout nombre réel x, on note u_n(x) = ln(1 + e^(− nx)).
Pour tout nombre réel x tel que la série ∑_(n ≥ 0)u_n(x) converge, on note f(x) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)u_n(x) la somme de cette série. On se propose d'étudier quelques propriétés de la fonction f en utilisant en particulier θ(2) = ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^(n + 1))/(n^2).
II.1/ Montrer que la fonction f est définie sur ]0; + ∞[.
On note désormais 𝒞 l'image par f de l'intervalle ]0; + ∞[.
II.2/ Montrer que la fonction f est continue sur ]0; + ∞[.
II.3/ Montrer que la fonction f est strictement monotone sur ]0; + ∞[.
II.4/ Justifier l'affirmation : 𝒞 est un intervalle de ℝ.
II.5/ Montrer que la fonction f admet une limite finie λ (que l'on précisera) en + ∞.
II.6/ Pour tout nombre réel x strictement positif, on désigne par ψ_x la fonction définie sur ℝ_+par :
ψ_x(t) = ln(1 + e^(− tx))
II.6.1/ Justifier la convergence de l'intégrale ∫_0^(+ ∞)ψ_x(t)dt.
II.6.2/ Etablir, pour tout nombre réel x > 0, la double inégalité :
∫_0^(+ ∞)ψ_x(t)dt ≤ f(x) ≤ ln2 + ∫_0^(+ ∞)ψ_x(t)dt
II.6.3/ Montrer l'existence de l'intégrale ∫_0^1(ln(1 + y))/ydy et exprimer sa valeur en fonction de θ(2).
II.6.4/ Montrer qu'il existe une constante μ (que l'on précisera) telle que pour tout nombre réel x strictement positif, on ait la double inégalité :
μ/x ≤ f(x) ≤ λ + μ/x.
II.6.5/ En déduire la limite de xf(x) lorsque x tend vers 0 et préciser l'intervalle 𝒞.

PARTIE III

Propriétés de la fonction θ
Rappel : θ(x) = ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^(n + 1))/(n^x)
III.1/ Montrer que pour tout nombre réel x de E = ]0; + ∞[, on a la double inégalité
1 − 1/(2^x) ≤ θ(x) ≤ 1
III.2/ En déduire que la fonction θ est bornée sur E et qu'elle admet une limite finie en + ∞; on précisera cette limite.

III.3/ Continuité de la fonction θ.

III.3.1/ En utilisant la notion de convergence normale, montrer que la fonction θ est continue sur l'intervalle ]1; + ∞[.
III.3.2/ Montrer que la fonction θ est continue sur E.

III.4/ Caractère C^1 de la fonction θ.

III.4.1/ Soit x un nombre réel fixé strictement positif, on désigne par φ_x la fonction définie sur l'intervalle [2; + ∞[ par φ_x(t) = (ln(t))/(t^x).
Etudier les variations de la fonction φ_x sur l'intervalle [ 2; + ∞[; on précisera l'étude dans les deux cas :
III.4.1.1/ lorsque x ≥ 1/(ln2).
III.4.1.2/ lorsque x ∈ ]0; 1/(ln2)[.
III.4.2/ Démontrer de façon rigoureuse que la fonction θ est de classe C^1
III.4.2.1/ sur l'intervalle [1/(ln2); + ∞[,
III.4.2.2/ sur l'intervalle ]0; + ∞[.
III.4.3/ Déterminer le signe
III.4.3.1/ de θ^′(2),
III.4.3.2/ de θ^′(1).
Fin de l'énoncé.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de maths 1 CCINP PSI 2008 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de maths 1 CCINP PSI 2008 ?

Le sujet porte sur les séries numériques, les séries de fonctions, les séries de Fourier et les intégrales généralisées, à travers l'étude de deux fonctions définies comme sommes de séries.

Le sujet de maths 1 CCINP PSI 2008 est-il difficile ?

Le rapport indique que les trois parties ont été largement abordées, les candidats ayant tendance à abandonner à tort certaines questions jugées trop difficiles.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de maths 1 PSI 2008 ?

Le jury signale des convergences affirmées sans preuve valable, des hypothèses du théorème de Dirichlet non données, et une confusion sur l'ensemble de validité de la convergence normale.

Faut-il bien connaître les séries de Fourier pour ce sujet de maths 1 PSI 2008 ?

Oui, la partie I s'appuie sur les séries de Fourier pour calculer θ(2) et θ(4), et le théorème de Dirichlet y est central.

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