CCINP Mathématiques 2 PC 2014Sujet et rapport du jury
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EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE PC
MATHEMATIQUES 2
Durée : 4 heures
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Les calculatrices sont interdites
Les trois parties sont, dans une large mesure, indépendantes.
On s'intéresse à des opérateurs définis sur l'espace des fonctions continues et
2π -périodiques, en introduisant sur cet espace une loi dite produit de convolution.
Partie I : etude d'un premier operateur
I.1. Soit
φ : ℝ → ℝ définie par :
I.1.a Donner l'allure de la représentation graphique de
φ sur le segment
[ − 2π, 2π] .
I.1.b L'applicationφ est-elle continue sur
ℝ ? De classe
C^1 sur
ℝ ? De classe
C^1 par morceaux sur
ℝ ? On justifiera brièvement les réponses.
I.2. Série de Fourier deφ .
I.2.a Déterminer les coefficients de Fourier (dits exponentiels) deφ : c_n(φ) pour tout
n ∈ ℤ . Préciser la convergence de la série de Fourier de
φ .
I.2.b Justifier la convergence et calculer les sommes∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(4n^2 − 1) et
∑_(n = 1)^(+ ∞)1/((4n^2 − 1)^2) .
I.1.b L'application
I.2. Série de Fourier de
I.2.a Déterminer les coefficients de Fourier (dits exponentiels) de
I.2.b Justifier la convergence et calculer les sommes
Dans la suite de cette partie, ainsi que dans la partie suivante, on considère
E l'espace vectoriel réel des applications de
ℝ vers
ℝ qui sont continues sur
ℝ et
2π -périodiques.
I.3. Soienth ∈ E et
H : ℝ → ℝ définie pour
s ∈ ℝ par
H(s) = ∫_s^(s + 2π)h(t)dt . Justifier que
H est une application constante sur
ℝ .
I.4. A toute fonctionf ∈ E , on associe
g = Φ(f) définie par :
I.3. Soient
I.4. A toute fonction
I.4.a Montrer que
g est définie sur
ℝ et
2π -périodique.
I.4.b Montrer queg est continue sur
ℝ .
I.4.c Justifier que l'applicationΦ ainsi définie est un endomorphisme de l'espace vectoriel réel
E .
I.5. Soientf ∈ E et
g = Φ(f) .
I.5.a Montrer que pour toutx ∈ ℝ , on a :
g(x) = ∫_(x − 2π)^x sin((x − t)/2)f(t)dt .
I.4.b Montrer que
I.4.c Justifier que l'application
I.5. Soient
I.5.a Montrer que pour tout
En déduire que l'on peut écrire :
g(x) = sin(x/2)F(x) − cos(x/2)G(x) où l'on a posé :
F(x) = ∫_(x − 2π)^x cos(t/2)f(t)dt et
G(x) = ∫_(x − 2π)^x sin(t/2)f(t)dt .
I.5.b En déduire queg est de classe
C^2 sur
ℝ , avec
: g^(′′) + g/4 = f .
I.5.c Soitn ∈ ℤ . En utilisant
g^(′′) , déterminer le coefficient de Fourier
c_n(g) en fonction de
c_n(f) . Grâce au calcul de I.2.a, donner une relation entre
c_n(g), c_n(f) et
c_n(φ) .
I.6. Isomorphisme.
I.6.a Soientf ∈ E, f de classe
C^1 sur
ℝ et
g = Φ(f) . Montrer que
g^′ = Φ(f^′) .
I.6.b Soith ∈ E ,
h étant supposée de classe
C^2 sur
ℝ .
I.5.b En déduire que
I.5.c Soit
I.6. Isomorphisme.
I.6.a Soient
I.6.b Soit
En utilisant
g = Φ(h) , montrer que :
Φ(h^(′′) + h/4) = h .
I.6.c Montrer queΦ établit un isomorphisme (d'espaces vectoriels) entre
E et son sousespace noté
E_2 constitué des applications de classe
C^2 sur
ℝ (et
2π -périodiques).
I.7. Exemples de résolution.
I.7.a Déterminer les fonctionsf dans
E telles que
Φ(f) = − 4/3f ; pour cela, on justifiera que
f ∈ E_2 et que
f est solution d'une équation différentielle du deuxième ordre que l'on résoudra.
I.7.b Déterminer les fonctionsf dans
E telles que
Φ(f) = f .
I.6.c Montrer que
I.7. Exemples de résolution.
I.7.a Déterminer les fonctions
I.7.b Déterminer les fonctions
Partie II : etude D'UN Deuxieme operateur
Soit
r ∈ ]0, 1[ fixé.
II.1. Pour toutn ∈ ℕ^∗ , on définit la fonction
p_n par :
II.1. Pour tout
II.1.a Montrer la convergence normale sur
ℝ de la série de fonctions de terme général
p_n .
II.1.b Pour tout réelt , on pose alors
P(t) = 1 + 2∑_(n = 1)^(+ ∞)p_n(t) .
II.1.b Pour tout réel
En remarquant que
2cos(nt) = e^(− int) + e^(int) , justifier l'égalité
P(t) = (1 − r^2)/(r^2 − 2rcos(t) + 1) .
II.2. Soitf : ℝ → ℝ une application continue sur
ℝ et
2π -périodique.
II.2.a Justifier quef est bornée sur
ℝ .
II.2.b Soitx ∈ ℝ fixé. On définit alors
g(x) = 1/(2π)∫_(− π)^π P(x − t)f(t)dt .
II.2. Soit
II.2.a Justifier que
II.2.b Soit
On note aussi
g_0(x) = 1/(2π)∫_(− π)^π f(t)dt = c_0(f) et pour tout
n ∈ ℕ^∗ :
a_n = 1/π∫_(− π)^π cos(nt)f(t)dt, b_n = 1/π∫_(− π)^(π^π)sin(nt)f(t)dt, g_n(x) = r^n(a_n cos(nx) + b_n sin(nx)) .
Justifier alors l'égalité :g(x) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)g_n(x) .
II.2.c Montrer que la fonctiong ainsi définie est de classe
C^1 sur
ℝ : pour cela, on précisera l'usage du théorème du cours concernant la classe
C^1 d'une fonction somme d'une série de fonctions.
II.2.dg étant
2π -périodique, on veut calculer ses coefficients de Fourier. Soit
p ∈ ℤ .
Justifier alors l'égalité :
II.2.c Montrer que la fonction
II.2.d
Montrer que
c_p(g) = r^(|p|)c_p(f) , où
c_p(g) et
c_p(f) désignent les coefficients de Fourier (exponentiels) de
f et
g respectivement. Pour cela, on justifiera d'abord l'intégration terme-à-terme dans l'intégrale définissant
c_p(g) .
II.3. On considèreE l'espace vectoriel réel des applications de
ℝ vers
ℝ , continues sur
ℝ et qui sont
2π -périodiques. A toute fonction
f ∈ E , on associe
g = Π(f) définie par :
II.3. On considère
En procédant comme dans la question I.4, on montre que l'application
Π ainsi définie est un endomorphisme de l'espace vectoriel réel
E , ce que l'on admettra sans avoir à en faire la démonstration.
II.3.a Grâce à II.2.d, déterminer les réelsλ tels qu'il existe
f ∈ E non nulle, vérifiant
Π(f) = λf .
II.3.b L'endomorphismeΠ : E → E est-il injectif ? Est-il surjectif ?
II.3.a Grâce à II.2.d, déterminer les réels
II.3.b L'endomorphisme
Partie III : PRODUIT DE CONVOLUTION, OPERATEURS ASSOCIES
On considère ici l'espace vectoriel complexe noté
C_(2π) des applications continues de
ℝ vers
ℂ , qui sont
2π -périodiques.
On rappelle que l'on définit sur
C_(2π) un produit scalaire noté (
⋅ | ⋅ ) et la norme associée notée ici
‖ ⋅ ‖_2 par :
Par ailleurs, on considère la norme usuelle
‖.‖_∞ , définie aussi sur
C_(2π) par :
III.1. Pour
f et
g dans
C_(2π) , on définit
h = f∗g (dit produit de convolution de
f et
g ), par :
Montrer que
h ainsi définie est dans
C_(2π) .
III.2. Pour la suite de cette partie, on admettra sans démonstration la relation entre les coefficients de Fourier def∗g et ceux de
f et
g :
III.2. Pour la suite de cette partie, on admettra sans démonstration la relation entre les coefficients de Fourier de
III.2.a Montrer que pour
f et
g dans
C_(2π) , on a :
f∗g = g∗f .
III.2.b Montrer qu'il ne peut pas existerε ∈ C_(2π) , telle que pour tout
f ∈ C_(2π) on ait :
f∗ε = f .
III.3. Soitψ donnée dans
C_(2π) .
III.2.b Montrer qu'il ne peut pas exister
III.3. Soit
A toute fonction
f ∈ C_(2π) , on associe
Θ(f) = ψ∗f .
III.3.a Montrer que l'applicationΘ ainsi définie est un endomorphisme de l'espace vectoriel complexe
C_(2π) .
III.3.b Montrer queS_ψ = {c_n(ψ), n ∈ ℤ} est borné, que
M = sup{|c_n(ψ)|, n ∈ ℤ} existe et vérifie
M ⩽ ‖ψ‖_∞ .
III.3.c Justifier que :
III.3.a Montrer que l'application
III.3.b Montrer que
III.3.c Justifier que :
Comment peut-on interpréter ce résultat?
III.3.d Montrer queS_ψ est exactement l'ensemble des nombres complexes
λ tels qu'il existe
f non nulle dans
C_(2π) , vérifiant
Θ(f) = λf .
Comment peut-on interpréter ce résultat?
III.3.e Caractériser à l'aide deS_ψ l'injectivité de
Θ .
III.3.d Montrer que
Comment peut-on interpréter ce résultat?
III.3.e Caractériser à l'aide de
Fin de l'énoncé
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