Centrale Mathématiques 1 PC 2019Sujet, corrigé et rapport du jury
Réduction de sous-algèbres de L(E)
Pas encore noté
Téléchargements
L'épreuve en chiffres
Moyenne 9,49 / 20 · écart-type 3,57 · 3 473 présents · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
Moyenne 9,49 / 20 · écart-type 3,57 · 3 473 présents · où vous situez-vous ?
- Moyenne
- 9,49/ 20
- Écart-type
- 3,57
- Présents
- 3 473
- Durée
- 4 h
- 1er quartile
- 6,7
- Médiane
- 8,8
- 3e quartile
- 11,7
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Réduction de sous-algèbres de
L(E)
Dans tout le problème,
𝕂 désigne
ℝ ou
ℂ et
E est un
𝕂 -espace vectoriel de dimension
n ⩾ 1 .
On noteL(E) le
𝕂 -espace vectoriel des endomorphismes de
E et
M_n(𝕂) le
𝕂 -espace vectoriel des matrices carrées à
n lignes et
n colonnes et à coefficients dans
𝕂 .
On note
On note
Mat_B(u) la matrice, dans la base
B de
E , de l'endomorphisme
u de
L(E) .
La matrice transposée de toute matriceM de
M_n(𝕂) est notée
M^⊤ .
On dit qu'un sous-ensembleA de
L(E) est une sous-algèbre de
L(E) si
A est un sous-espace vectoriel de
L(E) , stable pour la composition, c'est-à-dire tel que
u ∘ v appartient à
A quels que soient les éléments
u et
v de
A . (Remarquer qu'on ne demande pas que
Id_E appartienne à
A .)
La matrice transposée de toute matrice
On dit qu'un sous-ensemble
On dit qu'une sous-algèbre
A de
L(E) est commutative si pour tous
u et
v dans
A, u ∘ v = v ∘ u .
Une sous-algèbreA de
L(E) est dite diagonalisable (respectivement trigonalisable) s'il existe une base
B de
E telle que
Mat_B(u) soit diagonale (respectivement triangulaire supérieure) pour tout
u de
A .
Une sous-algèbre
On dit qu'une partie
A de
M_n(𝕂) est une sous-algèbre de
M_n(𝕂) si
A est un sous-espace vectoriel stable pour le produit matriciel. Elle est dite commutative si, pour toutes matrices
A et
B de
A, AB = BA . Une sous-algèbre
A de
M_n(𝕂) est diagonalisable (respectivement trigonalisable) s'il existe
P ∈ GL_n(𝕂) telle que pour toute matrice
M de
A, P^(− 1)MP soit diagonale (respectivement triangulaire supérieure).
Si
B est une base de
E , l'application
Mat_B : L(E) → M_n(𝕂) est une bijection qui envoie une sous-algèbre (respectivement commutative, diagonalisable, trigonalisable) de
L(E) sur une sous-algèbre de
M_n(𝕂) (respectivement commutative, diagonalisable, trigonalisable).
Un sous-espace vectoriel
F de
E est strict si
F est différent de
E .
On désigne parS_n(𝕂) (respectivement
A_n(𝕂) ) l'ensemble des matrices symétriques de
M_n(𝕂) (respectivement antisymétriques). On désigne par
T_n(𝕂) (respectivement
T_n^+(𝕂) ) le sous-ensemble de
M_n(𝕂) constitué des matrices triangulaires supérieures. (respectivement des matrices triangulaires supérieures à coefficients diagonaux nuls).
On désigne par
I Exemples de sous-algèbres
I.A - Exemples de sous-algèbres de
M_n(𝕂)
Q 1. Les sous-ensembles
T_n(𝕂) et
T_n^+(𝕂) sont-ils des sous-algèbres de
M_n(𝕂) ?
Q 2. Les sous-ensemblesS_2(𝕂) et
A_2(𝕂) sont-ils des sous-algèbres de
M_2(𝕂) ?
Q 3. On supposen ⩾ 3 . Les sous-ensembles
S_n(𝕂) et
A_n(𝕂) sont-ils des sous-algèbres de
M_n(𝕂) ?
Q 2. Les sous-ensembles
Q 3. On suppose
I.B - Exemples de sous-algèbres de
L(E)
Soit
F un sous-espace vectoriel de
E de dimension
p et
A_F l'ensemble des endomorphismes de
E qui stabilisent
F , c'est-à-dire
A_F = {u ∈ L(E)|u(F) ⊂ F} .
Q 4. Montrer que
A_F est une sous-algèbre de
L(E) .
Q 5. Montrer quedimA_F = n^2 − pn + p^2 .
On pourra considérer une base deE dans laquelle la matrice de tout élément de
A_F est triangulaire par blocs.
Q 5. Montrer que
On pourra considérer une base de
Q 6. Déterminer
max_(1 ⩽ p ⩽ n − 1)(n^2 − pn + p^2) .
I.C - Exemples de sous-algèbres de
M_2(𝕂) diagonalisables et non diagonalisables
Soit
Γ(𝕂) le sous-ensemble de
M_2(𝕂) constitué des matrices de la forme
(a, − b; b, a) où
(a, b) ∈ 𝕂^2 .
Q 7. Montrer queΓ(𝕂) est une sous-algèbre de
M_2(𝕂) .
Q 8. Montrer queΓ(ℝ) n'est pas une sous-algèbre diagonalisable de
M_2(ℝ) .
Q 9. Montrer que(0, − 1; 1, 0) est diagonalisable sur
ℂ . En déduire que
Γ(ℂ) est une sous-algèbre diagonalisable de
M_2(ℂ) .
Q 7. Montrer que
Q 8. Montrer que
Q 9. Montrer que
II Une sous-algèbre commutative de
M_n(ℝ)
Dans cette partie, on suppose
n ⩾ 2 .
Pour tout(a_0, …, a_(n − 1)) ∈ ℝ^n , on pose
Pour tout
Ainsi, le coefficient d'indice (
i, j ) de
J(a_0, …, a_(n − 1)) est
a_(i − j) si
i ⩾ j et
a_(i − j + n) si
i < j .
SoitA l'ensemble des matrices de
M_n(ℝ) de la forme
J(a_0, …, a_(n − 1)) où
(a_0, …, a_(n − 1)) ∈ ℝ^n .
SoitJ ∈ M_n(ℝ) la matrice canoniquement associée à l'endomorphisme
φ ∈ L(ℝ^n) défini par
φ : e_j ↦ e_(j + 1) si
j ∈ {1, …, n − 1} et
φ(e_n) = e_1 , où (
e_1, …, e_n ) est la base canonique de
ℝ^n .
Soit
Soit
II.A - Calcul des puissances de
J
Q 10. Préciser les matrices
J et
J^2 . (On pourra distinguer les cas
n = 2 et
n > 2 .)
Q 11. Préciser les matricesJ^n et
J^k pour
2 ⩽ k ⩽ n − 1 .
Q 12. Quel est le lien entre la matriceJ(a_0, …, a_(n − 1)) et les
J^k , où
0 ⩽ k ⩽ n − 1 ?
Q 11. Préciser les matrices
Q 12. Quel est le lien entre la matrice
II.B - Une base de
A
Q 13. Montrer que
(I_n, J, J^2, …, J^(n − 1)) est une base de
A .
Q 14. SoitM ∈ M_n(ℝ) . Montrer que
M commute avec
J si et seulement si
M commute avec tout élément de
A .
Q 14. Soit
Q 15. Montrer que
A est une sous-algèbre commutative de
M_n(ℝ) .
II.C - Diagonalisation de
J
Q 16. Déterminer le polynôme caractéristique de
J .
Q 17. Montrer queJ est diagonalisable dans
M_n(ℂ) .
Q 18. La matriceJ est-elle diagonalisable dans
M_n(ℝ) ?
Q 19. Déterminer les valeurs propres complexes deJ et les espaces propres associés.
Q 17. Montrer que
Q 18. La matrice
Q 19. Déterminer les valeurs propres complexes de
II.D - Diagonalisation de
A
Q 20. Le sous-ensemble
A est-il une sous-algèbre de
M_n(ℂ) ?
Q 21. Montrer qu'il existeP ∈ GL_n(ℂ) telle que, pour toute matrice
A ∈ A , la matrice
P^(− 1)AP est diagonale.
Soit(a_0, …, a_(n − 1)) ∈ ℝ^n . On note
Q ∈ ℝ[X] le polynôme
∑_(k = 0)^(n − 1)a_k X^k .
Q 22. Quelles sont les valeurs propres complexes de la matriceJ(a_0, …, a_(n − 1)) ?
Q 21. Montrer qu'il existe
Soit
Q 22. Quelles sont les valeurs propres complexes de la matrice
III Sous-algèbres strictes de
M_n(ℝ) de dimension maximale
On se propose de montrer dans cette partie que la dimension maximale d'une sous-algèbre stricte de
M_n(ℝ) est égale à
n^2 − n + 1 .
Dans toute cette partie,
A est une sous-algèbre de
M_n(ℝ) strictement incluse dans
M_n(ℝ) et on note
d sa dimension. On a donc
d < n^2 .
III.A - Un produit scalaire surM_n(ℝ)
III.A - Un produit scalaire sur
La trace de toute matrice
M de
M_n(ℝ) est notée
tr(M) .
Q 23. Montrer que l'application définie surM_n(ℝ) × M_n(ℝ)par(A, B) ↦ ⟨A|B⟩ = tr(A^⊤B) est un produit scalaire sur
M_n(ℝ) .
Q 23. Montrer que l'application définie sur
On désigne
A^⊥ l'orthogonal de
A dans
M_n(ℝ) et on note
r sa dimension.
Q 24. Quelle relation a-t-on entred et
r ?
Jusqu'à la fin de cette partie III, on fixe une base (A_1, …, A_r ) de
A^⊥ .
Q 25. SoitM ∈ M_n(ℝ) . Montrer que
M appartient à
A si et seulement si, pour tout
i ∈ [ [1, r] ], ⟨A_i|M⟩ = 0 .
Q 26. Montrer que pour toute matriceN ∈ A et tout
i ∈ [ [1, r] ] , on a
N^⊤A_i ∈ A^⊥ .
Q 24. Quelle relation a-t-on entre
Jusqu'à la fin de cette partie III, on fixe une base (
Q 25. Soit
Q 26. Montrer que pour toute matrice
III.B - Conclusion
Soit
A^⊤ = {M^⊤|M ∈ A} .
Q 27. Montrer queA^⊤ est une sous-algèbre de
M_n(ℝ) de même dimension que
A .
On noteM_(n, 1)(ℝ) le
ℝ -espace vectoriel des matrices colonnes à
n lignes et à coefficients réels. On rappelle qu'à toute matrice
M de
M_n(ℝ) est associé canoniquement l'endomorphisme de
M_(n, 1)(ℝ) défini par
X ↦ MX .
Q 27. Montrer que
On note
Q 28. Soit
X ∈ M_(n, 1)(ℝ) et soit
F = Vect(A_1 X, …, A_r X) . Montrer que
F est stable par les endomorphismes de
M_(n, 1)(ℝ) canoniquement associés aux éléments de
A^⊤ .
Q 29. Montrer que
d ⩽ n^2 − n + 1 et conclure.
IV Réduction d'une algèbre nilpotente de
M_n(ℂ)
Soit
E un
ℂ -espace vectoriel de dimension finie
n ⩾ 1 . Soit
A une sous-algèbre de
L(E) constituée d'endomorphismes nilpotents. On admet dans cette partie le théorème ci-dessous, qui sera démontré dans la partie V.
Théorème de Burnside
Soit
E un
ℂ -espace vectoriel de dimension
n ⩾ 2 . Soit
A une sous-algèbre de
L(E) . Si les seuls sous-espaces vectoriels de
E stables par tous les éléments de
A sont
{0} et
E , alors
A = L(E) .
On se propose de démontrer par récurrence forte sur
n ∈ ℕ^∗ que si tous les éléments de
A sont nilpotents, alors
A est trigonalisable.
Q 30. Montrer que le résultat est vrai si
n = 1 .
On suppose désormais quen ⩾ 2 et que le résultat est vrai pour tout entier naturel
d ⩽ n − 1 .
Q 31. Montrer qu'il existe un sous-espace vectorielV de
E distinct de
E et
{0} stable par tous les éléments de
A .
On suppose désormais que
Q 31. Montrer qu'il existe un sous-espace vectoriel
On fixe dans la suite un tel sous-espace vectoriel et on note
r sa dimension. Soit aussi
s = n − r .
Q 32. Montrer qu'il existe une baseB de
E telle que pour tout
u ∈ A ,
Q 32. Montrer qu'il existe une base
où
A(u) ∈ M_r(ℂ), B(u) ∈ M_(r, s)(ℂ) et
D(u) ∈ M_s(ℂ) .
Q 33. Montrer que
{A(u)|u ∈ A} est une sous-algèbre de
M_r(ℂ) constituée de matrices nilpotentes et que
{D(u)|u ∈ A} est une sous-algèbre de
M_s(ℂ) constituée de matrices nilpotentes.
Q 34. Montrer que
A est trigonalisable.
Q 35. Montrer qu'il existe une base deE dans laquelle les matrices des éléments de
A appartiennent à
T_n^+(ℂ) .
Q 35. Montrer qu'il existe une base de
V Le théorème de Burnside
On se propose de démontrer dans cette partie le théorème de Burnside énoncé dans la partie IV.
On fixe unℂ -espace vectoriel
E de dimension
n ⩾ 2 .
On dira qu'une sous-algèbreA de
L(E) est irréductible si les seuls sous-espaces vectoriels stables par tous les éléments de
A sont
{0} et
E .
On fixe un
On dira qu'une sous-algèbre
Soit
A une sous-algèbre irréductible de
L(E) . Il s'agit donc de montrer que
A = L(E) .
V.A - Recherche d'un élément de rang 1
Q 36. Soient
x et
y deux éléments de
E, x étant non nul. Montrer qu'il existe
u ∈ A tel que
u(x) = y .
On pourra considérer dansE le sous-espace vectoriel
{u(x)|u ∈ A} .
Q 37. Soitv ∈ A de rang supérieur ou égal à 2 . Montrer qu'il existe
u ∈ A et
λ ∈ ℂ tel que
On pourra considérer dans
Q 37. Soit
Considérer
x et
y dans
E tels que la famille
(v(x), v(y)) soit libre, justifier l'existence de
u ∈ A tel que
u ∘ v(x) = y et considérer l'endomorphisme induit par
v ∘ u sur
Imv .
Q 38. En déduire l'existence d'un élément de rang 1 dans
A .
V.B - Conclusion
Soit
u_0 ∈ A de rang 1 . On peut donc choisir une base
B = (ε_1, …, ε_n) de
E telle que (
ε_2, …, ε_n ) soit une base de
keru_0 .
Q 39. Montrer qu'il existe
u_1, …, u_n ∈ A de rang 1 tels que
u_i(ε_1) = ε_i pour tout
i ∈ [ [1, n] ] .
Q 40. Conclure.
Q 40. Conclure.
Pas de description pour le moment
