E3A Mathématiques A MP 2004Sujet et corrigé
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Concours ENSAM - ESTP - ECRIN - ARCHIMEDE
Epreuve de Mathématiques A MP durée 4 heures
L'usage de la calculatrice est autorisé
Dans tout le problème, on désigne par
E le
ℂ -espace vectoriel des suites à valeurs dans
ℂ . Si
u est une telle suite, on note, pour tout entier naturel
n, u_n son terme d'indice
n . On note
I l'application identité de
E . On définit un endomorphisme
T de
E en posant:
C'est à dire que, pour tout entier naturel
n , le
n -ième terme de la suite
T(u) vérifie :
T(u)_n = u_(n + 1) .
On considère également l'endomorphismeL de
E défini par:
L = I + T . Enfin, on rappelle que pour tout endomorphisme
F de
E , on définit par récurrence l'endomorphisme itéré
F^k par:
F^0 = I et pour tout entier naturel
k non nul,
F^k = F ∘ F^(k − 1) .
On considère également l'endomorphisme
Préliminaires
- Soit
n ∈ ℕ .
1a. Démontrer que
∑_(k = 0)^n C_n^k = 2^n .
1b. Après avoir justifié avec soin les hypothèses de son application, utiliser la formule du binôme pour calculerL^n = (I + T)^n .
1c. En déduire pouru ∈ E , l'égalité :
1b. Après avoir justifié avec soin les hypothèses de son application, utiliser la formule du binôme pour calculer
1c. En déduire pour
où
L^n(u)_0 désigne le terme d'indice 0 de la suite
L^n(u) .
2. On considère la fonctionf, 2π -périodique, impaire, définie par :
f(0) = f(π) = 0 et
∀t ∈ ]0, π[, f(t) = 1 .
2. On considère la fonction
2a. Calculer les coefficients de Fourier de
f .
2b. La série de Fourier def converge-t'elle simplement vers
f sur
ℝ ? Converge-t'elle uniformément vers
f sur
ℝ ?
2c. Déduire de ce développement la valeur de∑_(n = 0)^∞((− 1)^n)/(2n + 1) .
2b. La série de Fourier de
2c. Déduire de ce développement la valeur de
Partie I
Soit
p un entier naturel
⩾ 2 . On note
Ω_p l'ensemble des suites complexes
p -périodiques, c'est à dire l'ensemble des
u = (u_n)_(n ∈ ℕ) de
E vérifiant
∀n ∈ ℕ, u_(n + p) = u_n .
- 1a. Montrer que
Ω_p est un sous-espace vectoriel deE .
1b. Soit
φ l'application définie par :
Démontrer que
φ est un isomorphisme. En déduire la dimension de
Ω_p .
1c. Pourj ∈ {0, 1, …, p − 1} , on définit la suite
c^j en posant :
1c. Pour
Montrer que la famille de suites
B_c = {c_0, c_1, …, c_(p − 1)} est une base de
Ω_p .
2. 2a. Justifier queΩ_p est stable par les endomorphismes
T et
L .
2. 2a. Justifier que
Dans la suite du problème, on fixe
p ≥ 2 et on s'intéresse aux endomorphismes
T et
L induits sur
Ω_p que l'on notera respectivement
t et
l .
2b. Déterminer ker
t . Qu'en conclure?
2c. i) Soitu ∈ kerl . Montrer que
φ(u) vérifie le système
S :
2c. i) Soit
ii) Résoudre le système
S en discutant selon la parité de
p .
iii) Déterminerkerl .
3. 3a. Montrer que(t)^p = I . En déduire que
t est diagonalisable.
iii) Déterminer
3. 3a. Montrer que
3b. Montrer que les valeurs propres de l'endomorphisme
t sont des racines
p -ièmes de 1 .
On noteω_0 = 1, …, ω_k = e^((2ikπ)/p), …, ω_(p − 1) = e^((2i(p − 1)π)/p) les racines
p -ièmes de 1 .
3c. Déterminer une base de vecteurs propresB_ε = {ε^0, ε^1, …, ε^(p − 1)} de l'endomorphisme
t telle que :
ε_0^j = 1 et
ε^j est un vecteur propre associé à la valeur propre
ω_j . Quel est l'ensemble des valeurs propres de
t ?
3d. SoitP la matrice de passage de la base
B_c à la base
B_ε . Expliciter
P .
3e. On noteP¯ la matrice conjuguée de
P et
I_p la matrice identité d'ordre
p . Montrer que
^t PP¯ = pI_p . En déduire la matrice
P^(− 1) , inverse de
P .
4. Soitu une suite de
Ω_p . En utilisant la base
B_c définie en
1c , on remarque que
u se décompose de la façon suivante :
On note
3c. Déterminer une base de vecteurs propres
3d. Soit
3e. On note
4. Soit
On note
x_0, …, x_(p − 1) les coordonnées de
u dans la base
B_ε , ce qui permet d'écrire :
4a. Exprimer
l(u) puis
l^n(u) , pour tout entier naturel
n , en fonction des
x_k, ω_k, ε_k^j .
4b. Montrer que pourk ∈ {1, …, p − 1} , on a :
4b. Montrer que pour
4c. En déduire que :
- En utilisant la question 1 des préliminaires, en déduire que, pour tout
j dans{0, …, p − 1} , on a :
Partie II
- Soit
n ∈ ℕ . Soitu une suite dansE admettant une limiteℓ .
1a. En utilisant les questions 1a. et 1c. des préliminaires, vérifier que:
1b. Soit
N un entier naturel. Pour tout entier naturel
n ⩾ N , on pose :
(i). Montrer que :
(ii). On pose
P_N(x) = ∑_(k = 0)^N(x^k)/(k!) pour
x ∈ ℂ . Montrer que :
(iii). Justifier que :
1c. En déduire que :
- Soit
u ∈ E . On définit une suites par :s_0 = 0 ets_n = ∑_(k = 0)^(n − 1)u_k , pour un entier natureln ⩾ 1 . On définit également une suiteS parS_n = 1/(2^n)∑_(k = 0)^n C_n^k s_k , pour tout entier naturel n.
2a. Montrer les égalités ci dessous, pour tout entier naturel
n .
2b. En déduire, pour tout entier naturel
n , que :
On utilisera la question 1c. des préliminaires.
2c. On suppose queu_n est le terme général d'une série convergente. Montrer que
∑_(n = 0)^(+ ∞)1/(2^(n + 1))L^n(u)_0 est une série convergente et établir l'égalité :
2c. On suppose que
Partie III: Application.
On considère les suites
u et
J définies par :
- Pour tout entier naturel
n , montrer queJ_n = ∑_(k = 0)^n C_n^k u_k . - Montrer que, pour tout entier naturel non nul
n , on a:
En déduire que :
- En utilisant II2c, conclure que :
- a. Déterminer le plus petit entier
N_1 , tel que :
b. Déterminer le plus petit entier
N_2 tel que :
c. Comparer
N_1 et
N_2 , puis conclure.
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