E3A Mathématiques B PSI 2004Sujet et corrigé
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CONCOURS ENSAM - ESTP - ECRIN - ARCHIMEDE
Epreuve de Mathématiques B PSI durée 4 heures
L'usage des calculatrices est interdit
Exercice 1
R est le corps des nombres réels et
n un entier naturel.
E est leR espace vectoriel normé des applications continues de
[ − π, π] vers
R muni de la norme de la convergence uniforme, ainsi pour
f élément de
E, ‖f‖_∞ = sup_(x ∈ [ − π, π])|f(x)| .
E est le
On considère un endomorphisme de E noté T vérifiant les deux propriétés (
P_1 ) et (
P_2 ) suivantes :
(P_1) si
f est un élément de E de classe
C^1, T(f) est de classe
C^1 et
T(f^′) = T(f)^′ .
et
(P_2) pour toute suite
(f_n)_n qui converge dans
(E, ‖‖_∞) , la suite
(T(f_n))_n converge dans
(E, ‖‖_∞) et
T(lim_(n → + ∞)f_n) = lim_(n → + ∞)T(f_n) .
et
Pour tout
n, n ≥ 1 , on considère les applications
c_n et
s_n de
[ − π, π] vers
R définies par :
On note
c_0 l'application de
[ − π, π] vers
R définie par :
c_0(x) = 1 .
Le but de l'exercice est d'établir qu'il existe un réelλ tel que :
∀f ∈ E, T(f) = λf .
1^∘ Dans cette question on établit quelques résultats indépendants les uns des autres qui pourront être utilisés dans la suite de l'exercice.
a) On supposen ≥ 1 . Quelles sont les fonctions réelles solutions sur
R de l'équation différentielle :
y^(′′) + n^2 y = 0 ?
b) Soitf un élément de E . Prouver qu'il existe
g et
h appartenant à E tels que :
Le but de l'exercice est d'établir qu'il existe un réel
a) On suppose
b) Soit
c) Soit
φ˜ l'application de
R vers
R, 2π - périodique, telle que :
∀x ∈ [ − π, π], φ˜(x) = x^2 .
Calculer les coefficients de Fourier réels de
φ˜ .
Etudier la convergence de la série de Fourier deφ˜ (préciser le mode de convergence de cette série et sa somme).
2^∘ Premières propriétés de T .
a) Soit(u_n)_n une suite d'éléments de E . On suppose que la série de fonctions
∑u_n converge uniformément sur
[ − π, π] . On pose :
S = ∑_(n = 0)^(+ ∞)u_n .
Etudier la convergence de la série de Fourier de
a) Soit
Justifier que
S appartient à E , que la série de fonctions
∑T(u_n) converge uniformément sur
[ − π, π] et que :
T(S) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)T(u_n) .
b) Soitf un élément de
E, f de classe
C^n, n ≥ 1 . Montrer que
T(f) est de classe
C^n et que:
T(f^((n))) = T(f)^((n)) .
En déduire que si,f est de plus une fonction polynômiale, alors
T(f) est une fonction polynômiale de degré inférieur ou égal à celui de
f .
3^∘ Etude de
T(c_n) et de
T(s_n) .
a) Prouver qu'il existe un réelα_0 tel que :
T(c_0) = α_0 c_0 et que pour
n ≥ 1 , il existe
(α_n, β_n) de
R^2 , tel que:
T(c_n) = α_n c_n + β_n s_n .
b) Soitφ l'élément de E défini par:
∀x ∈ [ − π, π], φ(x) = x^2 . Justifier l'existence de
(λ, μ, v) de
R^3 tel que :
∀x ∈ [ − π, π], T(φ)(x) = λx^2 + μx + v .
c) En déduire que :
∀x ∈ [ − π, π], λx^2 + μx + v = α_0(π^2)/3 + 4∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^n)/(n^2)(α_n cos(nx) + β_n sin(nx)) .
d) Montrer que :
i)μ = 0 .
ii)∀n ≥ 1, α_n = λ et
β_n = 0 .
iii)α_0 = λ et
v = 0 .
e) Etablir que pour toutn, T(c_n) = λc_n et que pour
n ≥ 1, T(s_n) = λs_n .
b) Soit
En déduire que si,
a) Prouver qu'il existe un réel
b) Soit
c) En déduire que :
d) Montrer que :
i)
ii)
iii)
e) Etablir que pour tout
4^∘ Etude de
T(f) .
a) Soit
f un élément de
E, f de classe
C^1 , tel que
f(π) = f(− π) . On note
f˜ l'application de
R vers
R, 2π -périodique, telle que :
∀x ∈ [ − π, π], f˜(x) = f(x) .
Etudier la convergence de la série de Fourier de
f˜ . En déduire que :
T(f) = λf .
b) Soitf un élément de
E, f impaire. Soit
F une primitive de
f sur
[ − π, π] . Calculer
T(F) .
b) Soit
En déduire que :
T(f) = λf .
c) Soitf un élément quelconque de E. Montrer que:
T(f) = λf .
c) Soit
Exercice 2
C est le corps des nombres complexes et
n un entier naturel supérieur ou égal à 2 . E est un C-espace vectoriel de dimension égale à
n . On désigne par
e l'application identique de E . Soit
f un endomorphisme de E . On définit la suite
(f^p)_p par :
f^0 = e et
f^(p + 1) = fof^p . S'il existe un entier naturel non nul
q tel que
f^q = 0 , l'endomorphisme
f est dit nilpotent. Soit F un sous-espace vectoriel de E . On note
f_(|F) la restriction de
f à F .
f_(|F) est une application linéaire de F vers E . Si de plus F est stable par
f , c'est à dire si
f(F) est inclus dans F , on pourra aussi considérer
f_F comme un endomorphisme de F .
Première partie: Etude de quelques propriétés des endomorphismes nilpotents.
1^∘ Soit
f un endomorphisme de E et
p un entier naturel.
a) Prouver que :Kerf^p ⊂ Kerf^(p + 1) et que
f(Kerf^(p + 1)) ⊂ Kerf^p .
b) Soit F un sous-espace vectoriel de E . On poseu = f_(|F) .
a) Prouver que :
b) Soit F un sous-espace vectoriel de E . On pose
Ecrire
Keru en fonction de
Kerf et de F .
c) Considérer la restriction def à
Kerf^(p + 1) notée
u pour démontrer que :
c) Considérer la restriction de
a) Prouver que 0 est la seule valeur propre
b) Etablir que
c) Montrer que le rang de
a) Montrer que:
b) Soit F un sous-espace vectoriel de E , stable par
Soit
u = f_(|F) . Calculer
u^p .
c) Démontrer qu'il existen + 1 sous-espaces vectoriels de E stables par
f et qu'il s'agit des Ker
f^p, p élément de
{0, 1, 2, …., n} .
d) Montrer que :∀p ∈ {0, 1, 2, …., n}, Imf^p = Kerf^(n − p) .
c) Démontrer qu'il existe
d) Montrer que :
Deuxième partie: Etude des endomorphismes n'admettant qu'un nombre fini de sous-espaces stables.
1^∘ Soit
f un endomorphisme de E et
λ une valeur propre
def .
a) On considère deux vecteursa et
b appartenant à
Ker(f − λe) et
μ un nombre complexe. Vérifier que le sous-espace vectoriel de E engendré par
a + μb , noté
V_μ , est stable par
f .
b) En déduire que si la dimension deKer(f − λe) est supérieure ou égale à 2 alors il existe une infinité de sous-espaces de E stables par
f .
2^∘ Soit
f un endomorphisme de E admettant
r valeurs propres distinctes
λ_1, λ_2, …, λ_r .
On suppose que chaque sous-espace propre def est de dimension 1 et que le polynôme caractéristique de
f , noté
P_f(X) , est égal à :
P_f(X) = (− 1)^n∏_(j = 1)^r(X − λ_j)^(k_j) où
r, k_1, k_2, …., k_r sont des entiers naturels non nuls.
Pourj élément de
{1, 2, …., r} , on pose :
K_j = Ker(f − λ_j e)^(k_j) .
a) Prouver que E est égal à la somme directe de sous-espaces vectoriels suivante :
E = K_1 ⊕ K_2 ⊕ … ⊕ K_r .
b) Soitj un élément de
{1, 2, …., r} . Démontrer que la dimension de
K_j est égale à
k_j .
c) Soitj un élément de
{1, 2, ……, r} . Prouver que
K_j est stable par
f .
a) On considère deux vecteurs
b) En déduire que si la dimension de
On suppose que chaque sous-espace propre de
Pour
a) Prouver que E est égal à la somme directe de sous-espaces vectoriels suivante :
b) Soit
c) Soit
En considérant
u_j = (f − λ_j e)_(|K_j) , démontrer qu'il existe
1 + k_j sous-espaces vectoriels de
K_j stables par
f et qu'il s'agit des
Ker(f − λ_j e)^p, p élément de
{0, 1, 2, ……, k_j} .
d) Déterminer le nombreN de sous-espaces vectoriels de E stables par
f .
d) Déterminer le nombre
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