Ecricome Maths approfondies ECG 2023Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECG 2023
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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECG, session 2023.
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Cricome
CONCOURS D'ADMISSION 2023
prepa
Mathématiques Approfondies Série ECG
Lundi 17 avril 2023 de 8h00 à 12h00
Durée : 4 heures
Candidats bénéficiant de la mesure « Tiers-temps » : 8h00-13h20
L'énoncé comporte 6 pages.
CONSIGNES
Tous les feuillets doivent être identifiables et numérotés par le candidat.
Aucun document n'est permis, aucun instrument de calcul n'est autorisé.
Conformément au règlement du concours, l'usage d'appareils communiquants ou connectés est formellement interdit durant l'épreuve.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.
Aucun document n'est permis, aucun instrument de calcul n'est autorisé.
Conformément au règlement du concours, l'usage d'appareils communiquants ou connectés est formellement interdit durant l'épreuve.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.
Exercice 1
Dans cet exercice,
n désigne un entier naturel non nul et
I_n désigne la matrice identité de
ℳ_n(ℝ) . Les parties 1 et 2 sont indépendantes.
Partie 1
- Dans cette question uniquement, on considère que
A = (1, 1; − 1, 1) et queB = (1, 2; 1, 1) .
(a) CalculerAB etBA .
(b) Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres deAB et deBA .
Soit
A et
B deux matrices quelconques de
ℳ_n(ℝ) .
2. Soitλ une valeur propre non nulle de
AB et
X un vecteur propre associé.
(a) Justifier queBX ≠ 0 .
(b) Montrer queBX est un vecteur propre de
BA et que
λ est une valeur propre de
BA .
3. Supposons que 0 est une valeur propre deAB et
X un vecteur propre associé.
(a) Supposons queB est inversible.
2. Soit
(a) Justifier que
(b) Montrer que
3. Supposons que 0 est une valeur propre de
(a) Supposons que
Justifier que
BX ≠ 0 . En déduire que 0 est une valeur propre de
BA .
(b) Supposons queB n'est pas inversible.
(b) Supposons que
Montrer que
rg(BA) < n . En déduire que 0 est une valeur propre de
BA .
4. Montrer queAB et
BA ont le même spectre.
5. Les matricesAB et
BA ont-elles les mêmes sous-espaces propres?
4. Montrer que
5. Les matrices
Partie 2
On considère
A une matrice de
ℳ_n(ℝ) admettant
n valeurs propres réelles
λ_1, …, λ_n deux à deux distinctes. Soit
B une matrice de
ℳ_n(ℝ) telle que
AB = BA .
6. Supposons qu'il existe unn -uplet de réels non tous nuls
(α_0, ⋯, α_(n − 1)) tel que
∑_(k = 0)^(n − 1)α_k A^k = 0 .
(a) Justifier queA admet un polynôme annulateur non nul
Q de degré inférieur ou égal à
n − 1 .
6. Supposons qu'il existe un
(a) Justifier que
- (b) En étudiant les racines de ce polynôme
Q annulateur deA , aboutir à une contradiction.
(c) Que peut-on déduire sur la famille(I_n, A, …, A^(n − 1)) ?
- Soit
λ une valeur propre deA etX un vecteur propre associé.
(a) Justifier que l'espace propre deA associé à la valeur propreλ est l'espace vectoriel engendré parX .
(b) Exprimer de deux manières différentesBAX .
(c) En déduire queBX ∈ Vect(X) . - Déduire que tout vecteur propre de
A est aussi un vecteur propre deB . - (a) Justifier qu'il existe une base
(X_1, ⋯, X_n) deℳ_(n, 1)(ℝ) composée de vecteurs propres deA et deB telle que :
(b) Pour tout entier
i de
[ [1, n] ] , on note
μ_i le réel tel que
BX_i = μ_i X_i .
Montrer que
Sp(AB) = {λ_i μ_i, i ∈ [ [1, n] ]} .
10. On rappelle que le seul polynômeP ∈ ℝ_(n − 1)[x] ayant
n racines deux à deux distinctes est le polynôme nul.
(a) Montrer que l'applicationP ↦ (P(λ_1), …, P(λ_n)) est un isomorphisme de
ℝ_(n − 1)[x] dans
ℝ^n .
(b) Montrer qu'il existe un unique polynômeP ∈ ℝ_(n − 1)[x] vérifiant.
10. On rappelle que le seul polynôme
(a) Montrer que l'application
(b) Montrer qu'il existe un unique polynôme
(c) Montrer que
B = P(A) .
11. (a) Montrer que l'ensemble𝒞(A) = {B ∈ ℳ_n(ℝ), AB = BA} est un sous-espace vectoriel de
ℳ_n(ℝ) .
(b) Montrer que𝒞(A) = {P(A), P ∈ ℝ_(n − 1)[x]} .
(c) À l'aide de la question 6 , déterminer la dimension de𝒞(A) .
11. (a) Montrer que l'ensemble
(b) Montrer que
(c) À l'aide de la question 6 , déterminer la dimension de
Exercice 2
Dans tout l'exercice,
n désigne un entier supérieur ou égal à 2 et on considère que
ℝ^n est muni de son produit scalaire usuel, noté
⟨ ⋅, ⋅ ⟩ , et que la norme associée au produit scalaire usuel est notée
‖ ⋅ ‖ .
On considère un endomorphismef de
ℝ^n , symétrique dont les valeurs propres notées
λ_1, ⋯, λ_n vérifient
On considère un endomorphisme
On note
A = (a_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) la matrice de
f dans la base canonique de
ℝ^n .
Enfin, on considère un vecteuru = (u_1, …, u_n) de
ℝ^n , et on définit la fonction
g sur
ℝ^n à valeurs réelles par :
Enfin, on considère un vecteur
- Montrer que
f est un automorphisme deℝ^n . On note alorsf^(− 1) la réciproque def . - (a) Rappeler la définition d'un endomorphisme symétrique.
(b) Exprimer^t A en fonction deA .
(c) En déduire qu'il existe une matriceP deℳ_n(ℝ) inversible telle que^t PAP soit diagonale.
(d) Montrer que pour tout vecteurx deℝ^n, λ_1‖x‖^2 ⩽ ⟨f(x), x⟩ ⩽ λ_n‖x‖^2 .
(e) Montrer que⟨f(x), x⟩ = 0 si et seulement six = 0 . - Soit
x = (x_1, …, x_n) un vecteur deℝ^n .
(a) Exprimerg(x) en fonction desx_i, a_(i, j) etu_i .
(b) Montrer queg est de classe𝒞^1 surℝ^n , et préciser∂_1 g(x) .
(c) Vérifier que pour tout vecteurx deℝ^n :
- Montrer que
g admet un unique point critiquem deℝ^n et quem = f^(− 1)(u) . - Montrer que pour tout vecteur
x deℝ^n :
- Que peut-on en déduire au sujet du point
m , vis-à-vis deg ?
On considère un réel
α de
]0, 1/(λ_n)] et un vecteur
m_0 de
ℝ^n , et l'on définit par récurrence des vecteurs
m_p de
ℝ^n par:
- Soit
a, h deux vecteurs deℝ^n .
(a) Montrer que
Coricome
(b) En déduire que
- (a) En appliquant cette égalité à des vecteurs
a, h bien choisis, montrer que pour tout entier naturelp :
(b) En déduire que pour tout entier naturel
p :
- (a) Montrer que la suite
(g(m_p))_(p ∈ ℕ) converge.
On admet que
(g(m_p))_(p ∈ ℕ) converge vers
g(m) , où
m a été défini à la question 4 .
(b) Montrer que pour tout entier naturelp ,
(b) Montrer que pour tout entier naturel
(c) En déduire que
lim_(p → + ∞)‖m_p − m‖ = 0 .
10. Dans cette question, on suppose quen = 2 et que
u = (2, 1) et
10. Dans cette question, on suppose que
(a) Vérifier que
f est un endomorphisme symétrique de
ℝ^2 .
Dans la figure 1, on a représenté l'évolution des suites
(g(m_p))_(p ∈ ℕ) et
(m_p)_(p ∈ ℕ) en prenant deux paramètres différents
(α_0 = 0, 2 et
α_1 = 0, 67) .
Dans la figure de gauche, on représente l'évolution deg(m_p) en fonction de
p , et dans la figure de droite on a représenté l'évolution de points
m_p dans le plan, en reliant les points successifs.
Dans la figure de gauche, on représente l'évolution de

Figure 1 - Deux descentes de gradient, pour deux valeurs de
α différentes.
(b) Commenter ces courbes, et déterminer qualitativement lequel des deux
α ne vérifie pas les hypothèses de l'énoncé (il n'y en a qu'un seul).
(c) Conjecturer la valeur dem , sachant que
m est à coordonnées entières.
(d) Vérifier que les conditions de l'énoncé sont bien vérifiées, et que les résultats expérimentaux sont en adéquation avec ce qui a été démontré dans les questions précédentes.
(c) Conjecturer la valeur de
(d) Vérifier que les conditions de l'énoncé sont bien vérifiées, et que les résultats expérimentaux sont en adéquation avec ce qui a été démontré dans les questions précédentes.
Problème
Partie 1
On définit sur
ℝ la fonction
- La librairie Numpy est importée sous la dénomination np.
Écrire une fonction en langage Python nommée F prenant en argument un réel
x et renvoyant en sortie le réel
F(x) .
2. Justifier queF est de classe
𝒞^∞ sur
ℝ , déterminer l'expression de
f = F^′ , puis justifier que
2. Justifier que
- Dresser le tableau de variations des fonctions
f etF surℝ . On fera apparaître les limites aux bornes. - Déterminer la parité des fonctions
f etF − 1/2 . - Sur un schéma, tracer l'allure de la courbe de
F , en faisant apparaître tous les éléments remarquables (asymptotes, points d'inflexion notamment). - Justifier que
F réalise une bijection deℝ sur un intervalleI (à déterminer), et donner l'expression deF^(− 1) la fonction réciproque deF .
Partie 2
- Montrer que la série
∑_(n ⩾ 1)((− 1)^(n − 1))/(n^2) converge.
On admet que
- Justifier que
f est une densité de probabilité, et queF est la fonction de répartition associée.
Dans cette partie et dans la suivante, on note
X une variable aléatoire réelle définie sur l'espace probabilisé (
Ω, 𝒜, P ) dont la fonction de répartition est
F , et dont
f est une densité.
9: Justifier que
X admet une espérance et une variance.
10. (a) En utilisant un résultat obtenu à la question 4 et à l'aide d'un changement de variable, montrer que
10. (a) En utilisant un résultat obtenu à la question 4 et à l'aide d'un changement de variable, montrer que
(b) En déduire la valeur de
E(X) .
11. Justifier que
11. Justifier que
puis que
- Pour tout entier naturel
n non nul, justifier la convergence et donner la valeur de∫_0^(+ ∞)xe^(− nx) dx . - Montrer que
où
∀N ∈ ℕ^∗, ∀x ∈ ℝ_+, R_N(x) = (xe^(− (N + 1)x))/(1 + e^(− x)) .
14. (a) Montrer que∀N ∈ ℕ^∗, ∀x ∈ ℝ_+, |R_N(x)| ⩽ xe^(− (N + 1)x) .
(b) Montrer que∫_0^(+ ∞)R_N(x)dx ⟶ _(N → + ∞)0 .
15. Déduire de toutes les questions précédentes queV(X) = (π^2)/3 .
14. (a) Montrer que
(b) Montrer que
15. Déduire de toutes les questions précédentes que
Partie 3
Dans cette partie, on considère une suite
(X_i)_(i ∈ ℕ) de variables aléatoires réelles mutuellement indépendantes définies sur l'espace probabilisé (
Ω, 𝒜, P ), toutes de même loi que
X .
On admet queX^2 admet une variance et que
V(X^2) = (16π^4)/(45) .
16. Montrer queV_n = 1/n(X_1^2 + ⋯ + X_n^2) converge en probabilité vers
(π^2)/3 .
17. Construire une variable aléatoireT_n qui converge en probabilité vers
π . On justifiera précisément le résultat.
18. Montrer que siU est une variable aléatoire de loi uniforme sur
]0, 1[ , alors
F^(− 1)(U) suit la même loi que
X , où la fonction
F est définie dans la partie 1.
19. La bibliothèque numpy.random est importée sous la dénomination rd.
On admet que
16. Montrer que
17. Construire une variable aléatoire
18. Montrer que si
19. La bibliothèque numpy.random est importée sous la dénomination rd.
On rappelle que la commande rd.random() renvoie un nombre aléatoire compris entre 0 et 1 selon une loi uniforme sur
[0, 1[ .
Écrire une fonction en langage Python, nommée realisation_X, ne prenant aucun argument en entrée et renvoyant une réalisation de la variable aléatoireX .
20. Écrire une fonction en langage Python, nommée estimation_pi, prenant un entier natureln en entrée et renvoyant une estimation de
π à l'aide de la question 17.
21. (a) Montrer qu'il existe un réel positifz tel que
Φ(z) = ∫_(− ∞)^z 1/(√(2π))e^(− t^2/2) dt = 0, 975 , où
Φ est la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite.
On admet quez ⩽ 2 , ainsi que
π ⩽ 4 .
(b) Montrer que
Écrire une fonction en langage Python, nommée realisation_X, ne prenant aucun argument en entrée et renvoyant une réalisation de la variable aléatoire
20. Écrire une fonction en langage Python, nommée estimation_pi, prenant un entier naturel
21. (a) Montrer qu'il existe un réel positif
On admet que
(b) Montrer que
# (c) En déduire un intervalle de confiance asymptotique de
(π^2)/3 au niveau de confiance
95% , ne dépendant ni de
π , ni de
z .
(d) En déduire un intervalle de confiance asymptotique deπ au niveau de confiance
95% .
22. Dans la figure 2 , on a tracé l'évolution, en fonction den , de l'estimateur et de l'intervalle de confiance construits précédemment. Commenter la figure obtenue au regard des questions précédentes.
(d) En déduire un intervalle de confiance asymptotique de
22. Dans la figure 2 , on a tracé l'évolution, en fonction de

Figure 2 - Estimation de
π
- Pour toutes les valeurs de
n entre 1 et10^3 , on a répété 100 fois l'expérience précédente, et on a tracé dans la figure 3 la proportion de fois oùπ appartient bien à l'intervalle de confiance proposé (en traits plein), ainsi que la limite de95% (en traits hachurés). Commenter la figure obtenue.

Figure 3 - Évaluation de la qualité de l'intervalle de confiance
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