Ecricome Maths approfondies ECG 2024Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECG 2024
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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECG, session 2024.
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CONCOURS D'ADMISSION 2024


Mathématiques Approfondies
Série ECG
Lundi 15 avril 2024 de 8 hOO à 12 h 00
Durée : 4 heures
Candidats bénéficiant de la mesure « Tiers-temps » :
8h00-13h20
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Durée : 4 heures
Candidats bénéficiant de la mesure « Tiers-temps » :
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L'énoncé comporte 7 pages.
INSTRUCTIONS
Tous les feuillets doivent être identifiables et numérotés par le candidat.
Aucun document n'est permis, aucun instrument de calcul n'est autorisé.
Conformément au règlement du concours, l'usage d'appareils communicants ou connectés est formellement interdit durant l'épreuve.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.
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Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.
Exercice 1
À toutes fins utiles, on donne
31^2 = 961, 32^2 = 1024, 3^4 = 81 et
4^4 = 256 .
- Rappeler en fonction du réel
α , la nature de la série∑_(n ⩾ 1)1/(n^α) et de l'intégrale∫_1^(+ ∞)(dt)/(t^α) .
On note alors
S = ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^2) et pour tout entier naturel
N non nul :
S_N = ∑_(n = 1)^N 1/(n^2) et
R_N = ∑_(n = N + 1)^(+ ∞)1/(n^2) .
2. (a) En étudiant la monotonie de la fonctiont ⟼ 1/(t^2) , montrer que pour tout entier naturel
n supérieur ou égal à 2 :
2. (a) En étudiant la monotonie de la fonction
(b) En déduire que pour tout entier naturel
N non nul :
- Déterminer un entier naturel
N_0 tel que:∀N ⩾ N_0, |S_N − S| ⩽ 10^(− 3) . - On pose pour tout entier naturel
N non nul :T_N = S_N + 1/(N + 1) .
(a) Montrer que pour tout entier naturelN non nul :
(b) Déterminer un entier naturel
N_1 strictement inférieur à
N_0 tel que
∀N ⩾ N_1, |T_N − S| ⩽ 10^(− 3) .
On pose maintenant pour tout couple
(n, p) d'entiers naturels non nuls :
- Soit
p un entier naturel non nul.
(a) Donner un équivalent simple deu_n(p) lorsquen tend vers+ ∞ .
(b) En déduire la nature de la série∑_(n ⩾ 1)u_n(p) .
On pose pour tout entier naturel
p non nul :
- (a) Déterminer deux réels
a, b vérifiant pour tout entier natureln non nul :u_n(1) = a/n + b/(n + 1) .
(b) En déduire la valeur deU(1) . - (a) Exprimer, pour tout couple d'entiers naturels
(n, p) tel quen ⩾ 1 etp ⩾ 2, u_n(p − 1) − u_(n + 1)(p − 1) en fonction dep et deu_n(p) .
(b) Montrer que pour tout entier naturelp non nul :U(p) = 1/(p ⋅ p!) . - (a) Montrer, par récurrence sur
p , que pour tout entier naturelp non nul, pour tout entier natureln non nul :
(b) En déduire que pour tout entier naturel
p non nul :
∑_(n ⩾ 1)1/(n^2(n + 1)…(n + p)) converge et
- En reprenant la méthode de la question 2 , que l'on appliquera cette fois à la fonction
x ⟼ 1/(x^(p + 2)) , montrer que pour tout couple (N, p ) d'entiers naturels non nuls :
- On suppose maintenant que
p = 3 . On pose donc pour tout entier naturelN non nul :
Déterminer un entier
N_2 tel que
∀N ⩾ N_2, |U_N − S| ⩽ 10^(− 3) .
11. On représente sur la figure 1 l'évolution des erreurs d'approximation deS par
S_N, T_N et
U_N , respectivement. Commenter ce graphique, à la lumière des réponses apportées aux questions précédentes.
11. On représente sur la figure 1 l'évolution des erreurs d'approximation de

Figure 1 - Évolution des erreurs d'approximation de
S par
S_N, T_N et
U_N .
Exercice 2
Dans cet exercice,
n désigne un entier naturel non nul,
x_0, …, x_n des réels deux à deux distincts.
Partie 1
On considère l'application :
On rappelle que si deux polynômes de degré au plus
m coïncident en
m + 1 points distincts, alors ils sont égaux (
m étant un entier naturel).
- (a) Montrer que
Φ est une application linéaire injective.
(b) En déduire que pour tout élément(y_0, …, y_n) deℝ^(n + 1) , il existe un unique polynômeP de degré au plusn vérifiantP(x_0) = y_0, …, P(x_n) = y_n .
Un tel polynômeP est appelé polynôme d'interpolation de Lagrange associé aux points(x_0, y_0), …, (x_n, y_n) . - Montrer que pour tout entier naturel
i de[ [0, n] ] , il existe un unique polynômeL_i deℝ_n[x] vérifiant
- Dans cette question uniquement, on suppose que
x_0 = − 1, x_1 = 1, x_2 = 2 etx_3 = 3 .
Expliciter les polynômes
L_0, L_1, L_2 et
L_3 .
4. Montrer que pour tout entieri de
[ [0, n] ], L_i(x) = (∏_(j = 0; j ≠ i)^n(x − x_j))/(∏_(j = 0; j ≠ i)^n(x_i − x_j)) .
4. Montrer que pour tout entier
En déduire pour tout entier
i de
[ [0, n] ] , le degré de
L_i et son coefficient dominant.
ℒ désigne la famille
(L_0, …, L_n) . On considère maintenant pour
P et
Q deux polynômes de
ℝ_n[x] :
- Montrer que
⟨ ⋅, ⋅ ⟩ est un produit scalaire surℝ_n[x] . - Montrer que
ℒ est une base orthonormée deℝ_n[x] pour ce produit scalaire. - Montrer que le (
n + 1 )-uplet des coordonnées d'un polynômeP deℝ_n[x] dans la baseℒ est(P(x_0), …, P(x_n)) .
Partie 2
On pose maintenant
N_0 = 1 et pour tout entier naturel
i de
[ [1, n] ] :
- Dans cette question uniquement, on suppose que
x_0 = − 1, x_1 = 1, x_2 = 2 etx_3 = 3 .
(a) Expliciter les polynômesN_0, N_1, N_2 etN_3 .
(b) Pour tout entieri de[ [0, 3] ] , déterminer les coordonnées (m_(0, i), m_(1, i), m_(2, i), m_(3, i) ) deN_i dans la base (L_0, L_1, L_2, L_3 ). On note alorsM la matrice(m_(i − 1, j − 1))_(1 ⩽ i, j ⩽ 4) .
(c) Montrer queM est inversible et déterminerM^(− 1) . - Montrer que
𝒩 = (N_0, …, N_n) est une base deℝ_n[x] . - (a) Montrer que
N_0 = ∑_(k = 0)^n L_k .
(b) Montrer que pour tout entier natureli de[ [0, n] ], N_i = ∑_(k = 1)^n∏_(j = 0)^(i − 1)(x_k − x_j)L_k . - Donner la matrice de passage
A de la baseℒ vers la base𝒩 . La base𝒩 est-elle orthonormée?
On considère
n + 1 points
X_0 = (x_0, y_0), …, X_n = (x_n, y_n) .
Pour tout entier naturelk de
[ [0, n] ] , on note
P_k le polynôme d'interpolation de Lagrange associé aux points
X_0, …, X_k : c'est l'unique polynôme de degré au plus
k vérifiant
P_k(x_0) = y_0, …, P_k(x_k) = y_k .
12. Justifier l'existence et l'unicité desn + 1 réels
a_0, …, a_n tels que
Pour tout entier naturel
12. Justifier l'existence et l'unicité des
- Dans cette question uniquement, on admet que
a_0 = y_0 et que pour tout entier naturelk de[ [1, n] ], a_k = ∑_(i = 0)^k(y_i)/(∏_(j = 0; j ≠ i)^k(x_i − x_j)) .
Considérons que les données sont représentées par deux matrices
X et
Y
En Python, on représentera cela par deux matrices, au format numpy. array, comportant chacun
n + 1 lignes et 1 colonne.
(a) Écrire une fonction, en langage Python, nommée prodX prenant en entréeX , un entier
i et un entier
k et qui renvoie le produit
∏_(j = 0; j ≠ i)^k(x_i − x_j) .
(b) Écrire une fonction, en langage Python, nommée coeff prenant en entréeX et
Y et qui renvoie les coefficients
a_0, …, a_n sous forme d'une matrice.
(c) Comment utiliser cette fonction pour trouver l'inverse de la matrice de passageA définie à la question 11 ? Combien d'appels de cette fonction sont nécessaires?
14. (a) Montrer quea_0 = y_0 et que
a_n est le coefficient du monôme de degré
n de
P_n(x) .
(b) Justifier queP_n(x) = ∑_(i = 0)^n y_i L_i(x) .
(c) En déduire quea_n = ∑_(i = 0)^n(y_i)/(∏_(j = 0; j ≠ i)^n(x_i − x_j)) .
15. Soitk un entier naturel de
[ [1, n − 1] ] . On pose
Q_k(x) = ∑_(j = 0)^k a_j N_j(x) .
(a) Montrer queQ_k est un élément de
ℝ_k[x] .
(b) Montrer que, pour tout entieri de
[ [1, k] ], Q_k(x_i) = y_i .
(c) En déduire queP_k(x) = a_0 N_0(x) + … + a_k N_k(x) .
(d) Montrer quea_k = ∑_(i = 0)^k(y_i)/(∏_(j = 0; j ≠ i)^k(x_i − x_j)) .
(a) Écrire une fonction, en langage Python, nommée prodX prenant en entrée
(b) Écrire une fonction, en langage Python, nommée coeff prenant en entrée
(c) Comment utiliser cette fonction pour trouver l'inverse de la matrice de passage
14. (a) Montrer que
(b) Justifier que
(c) En déduire que
15. Soit
(a) Montrer que
(b) Montrer que, pour tout entier
(c) En déduire que
(d) Montrer que
Problème
Partie 1
On considère un paramètre réel
a > 0 , et l'on définit la fonction
f sur
ℝ par :
- Justifier que
f est une densité de probabilité. - Montrer que la fonction de répartition associée à
f est la fonction définie surℝ par :
Si une variable aléatoire réelle
X a pour densité la fonction
f , on dit que
X suit la loi de Cauchy de paramètre
a > 0 . Lorsque
a = 1 , on dit que
X suit la loi de Cauchy standard.
3. Une variable aléatoireX suivant une loi de Cauchy admet-elle une espérance?
4. SoitX une variable aléatoire réelle.
3. Une variable aléatoire
4. Soit
Montrer que
X suit la loi de Cauchy standard si et seulement si
aX suit la loi de Cauchy de paramètre
a .
5. Soitk un entier naturel non nul. Soit
x un réel non nul.
5. Soit
Soit
g la fonction définie sur
ℝ par
g(t) = 1/((t^2 + k^2)((x − t)^2 + 1)) .
On admet qu'il existe des réelsα, β, γ tels que pour tout réel
t, g(t) = (αt + β)/(t^2 + k^2) + (α(x − t) + γ)/((x − t)^2 + 1) .
(a) Montrer que{β + γ, = αx; α(x^2 + 1 − k^2), = 2βx; β(x^2 + 1) + αxk^2 + γk^2, = 1
(b) En déduire que{β(x^2 + k^2 + 1) + 2γk^2, = 1; 2β + γ(x^2 + k^2 + 1), = 1
(c) Montrer finalement queβ + γk = (k + 1)/(x^2 + (k + 1)^2) .
(d) Montrer que la fonctionG définie sur
ℝ par :
On admet qu'il existe des réels
(a) Montrer que
(b) En déduire que
(c) Montrer finalement que
(d) Montrer que la fonction
est une primitive de
g .
6. Soitk un entier naturel non nul.
6. Soit
Soit
X une variable aléatoire de loi de Cauchy de paramètre
k et
Y une variable aléatoire de loi de Cauchy standard, indépendante de
X . On admet que
X + Y est une variable aléatoire à densité.
(a) Montrer que la fonctionφ est une densité de
X + Y où
φ est la fonction définie par :
(a) Montrer que la fonction
(b) En déduire que
X + Y suit une loi de Cauchy de paramètre
k + 1 .
7. Montrer par récurrence surk que, pour tout
k entier naturel non nul, si
X_1, …, X_k sont des variables aléatoires mutuellement indépendantes et suivant toutes la loi de Cauchy de paramètre
a , alors
X_1 + ⋯ + X_k suit la loi de Cauchy de paramètre
ka .
On pourra se ramener à la question précédente en utilisant la question 4.
7. Montrer par récurrence sur
On pourra se ramener à la question précédente en utilisant la question 4.
Partie 2
- Soit
U une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur[0, 1] .
Montrer que
Y = a ⋅ tan(π(U − 1/2)) suit la loi de Cauchy de paramètre
a .
9. Écrire une fonction en langage Python, nommée cauchy, prenant en argument un nombre flottanta > 0 et simulant une variable aléatoire suivant la loi de Cauchy de paramètre
a .
9. Écrire une fonction en langage Python, nommée cauchy, prenant en argument un nombre flottant
Soient
n un entier naturel non nul,
X_1, …, X_n des variables aléatoires indépendantes suivant toutes la même loi que
X et
X¯_n = (X_1 + ⋯ + X_n)/n .
10. Écrire une fonction en langage Python, nommée realisation, prenant en argument un entiern et un réel
a et renvoyant un vecteur de taille
n contenant une réalisation du
n -uplet (
X_1, …, X_n ).
11. Écrire une fonction en langage Python, nommée moyennes, prenant en argument un entiern et un réel
a et renvoyant un vecteur de taille
n contenant une réalisation de (
X¯_1, …, X¯_n ).
12. On a représenté sur la figure 2 l'évolution de trois réalisations de ces vecteurs.
10. Écrire une fonction en langage Python, nommée realisation, prenant en argument un entier
11. Écrire une fonction en langage Python, nommée moyennes, prenant en argument un entier
12. On a représenté sur la figure 2 l'évolution de trois réalisations de ces vecteurs.
Commenter cette figure.

Figure 2 - Trois réalisations de (
X¯_1, …, X¯_n ).
Partie 3
On considère une suite
(X_n)_(n ∈ ℕ) de variables aléatoires mutuellement indépendantes et suivant toutes la loi de Cauchy de paramètre réel
a strictement positif.
On considère un paramètre réel
M strictement, et l'on pose pour tout entier naturel non nul
n :
On pose enfin pour tout entier naturel
n non nul :
- Déterminer la loi de
Y_n , d'abord en fonction deF(M) , puis uniquement en fonction dea et deM . - Démontrer que
Y¯_n converge en probabilité vers une variable aléatoire certaine égale àp(a) = 2/πarctan(M/a) . - (a) Justifier que
0 < p(a) < 1 et quep(a)(1 − p(a)) ⩽ 1/4 .
(b) On noteΦ la fonction de répartition d'une variable aléatoire suivant la loi normale centrée-réduite. Montrer qu'il existe un unique réelz strictement positif vérifiantΦ(z) = 0, 975 .
(c) Construire un intervalle de confiance asymptotique au niveau de confiance95% dearctan(M/a) .
(d) En déduire un intervalle de confiance asymptotique au niveau de confiance95% dea . - On a représenté l'évolution de ces intervalles de confiance de
a pour les valeurs dea = M = 1 sur la figure 3 . Commenter cette figure.

Figure 3 - Évolution des intervalles de confiance pour
a = M = 1 .
- Quelle(s) qualité(s) attend-on d'un intervalle de confiance?
Commenter la figure 4 quant au choix du paramètre
M .

Figure 4 - Évolution des intervalles de confiance pour différentes valeurs de
M/a .
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