Ecricome Maths approfondies ECS 2021Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2021
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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECS, session 2021.
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Ccricome
prepa Mathématiques Option Scientifique
Lundi 19 avril 2021 de 8h00 à 12h00
L'énoncé comporte 6 pages.
CONSIGNES
Tous les feuillets doivent être identifiables et numérotés par le candidat.
Aucun document n'est permis, aucun instrument de calcul n'est autorisé.
Conformément au règlement du concours, l'usage d'appareils communiquants ou connectés est formellement interdit durant l'épreuve.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.
Aucun document n'est permis, aucun instrument de calcul n'est autorisé.
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Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.
EXERCICE 1
Partie 1 : Étude de trois matrices
On note
A, J et
S les matrices de
ℳ_3(ℝ) définies par :
- Vérifier que
A^3 = − 3A . En déduire queSp(A) = {0} .
La matrice
A est-elle diagonalisable ?
2. Justifier queJ et
S sont diagonalisables, et vérifier que
SJ = JS .
3. On admet queSp(S) = {0, √3, − √3} . Montrer que tout vecteur propre de
S est vecteur propre de
J .
4. En déduire qu'il existe une matriceP inversible de
ℳ_3(ℝ) (qu'on ne demande pas de déterminer) telle que
P^(− 1)SP et
P^(− 1)JP soient diagonales.
2. Justifier que
3. On admet que
4. En déduire qu'il existe une matrice
Partie 2 : Étude des matrices magiques
Soit
n ⩾ 3 . On dit qu'une matrice
M de
ℳ_n(ℝ) est magique quand les sommes des coefficients de chaque ligne, de chaque colonne et de chaque diagonale sont égales. Ainsi en notant :
-
M = (m_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) , - pour tout
i de[ [1, n] ], ℓ_i(M) = ∑_(j = 1)^n m_(i, j) , - pour tout
j de[ [1, n] ], c_j(M) = ∑_(i = 1)^n m_(i, j) , -
d_1(M) = ∑_(i = 1)^n m_(i, i) etd_2(M) = ∑_(i = 1)^n m_(i, n − i + 1) ,
alors :
M est magique si et seulement si :∀(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2, ℓ_i(M) = c_j(M) = d_1(M) = d_2(M) .
Si
M est une matrice magique, la valeur de ces sommes est alors notée
s(M) et appelée somme de la matrice
M .
On noteℰ_n l'ensemble des matrices réelles magiques d'ordre
n , et on admet que
ℰ_n ainsi défini est un sous-espace vectoriel de
ℳ_n(ℝ) .
5. Montrer queℓ_1 est une forme linéaire sur
ℳ_n(ℝ) .
On note
5. Montrer que
On admettra dans la suite que, pour tout
i de
[ [2, n] ] et pour tout
j de
[ [1, n] ] , les applications
ℓ_i, c_j, d_1, d_2 et s sont des formes linéaires sur
ℳ_n(ℝ) .
6. On noteK_n l'ensemble des matrices de
ℰ_n de somme nulle.
6. On note
Montrer que
K_n est un sous-espace vectoriel de
ℰ_n .
7. SoitM ∈ ℰ_n . Montrer que
^t M est aussi un élément de
ℰ_n et déterminer
s(^t M) .
8. SoitM ∈ ℰ_n . Montrer qu'il existe un unique réel
λ tel que
M − λJ_n ∈ K_n , avec
J_n = (1, ⋯, 1; ⋮, ⋮; 1, ⋯, 1) .
9. SoitM ∈ ℰ_n . Montrer que
W_n = (1; ⋮; 1) est un vecteur propre de
M et préciser la valeur propre associée.
7. Soit
8. Soit
9. Soit
Partie 3 : Étude du cas où
n = 3
On se place dans cette partie dans le cas particulier où
n = 3 .
10. Vérifier que les matricesA, J et
S définies dans la partie 1 sont magiques, et déterminer leur somme.
11. Montrer que pour toute matriceM de
ℳ_3(ℝ) , il existe un unique couple
(M_1, M_2) ∈ (ℳ_3(ℝ))^2 tel que :
10. Vérifier que les matrices
11. Montrer que pour toute matrice
On explicitera notamment
M_1 et
M_2 en fonction de
M .
12. SoitM ∈ K_3 . On écrit
M = M_1 + M_2 selon la décomposition vue en question 11 .
(a) Montrer queM_1 et
M_2 appartiennent à
K_3 .
(b) Montrer qu'il existe deux réelsα et
β tels que :
12. Soit
(a) Montrer que
(b) Montrer qu'il existe deux réels
- En déduire une base de
K_3 , puis montrer que (A, J, S ) est une base deℰ_3 . - On note
Δ = {M ∈ ℰ_3/P^(− 1)MP est diagonale} , oùP est la matrice définie dans la partie 1 .
Montrer que
Δ = Vect(J, S) .
EXERCICE 2
On considère la fonction
f définie sur
ℝ^2 par :
- Justifier que
f est de classe𝒞^2 surℝ^2 et déterminer∂_1 f(x, y) et∂_2 f(x, y) pour tout(x, y) ∈ ℝ^2 . - Déterminer les points critiques de
f surℝ^2 .
On admettra dans la suite que pour tout
(x, y) ∈ ℝ^2 , on a :
- Montrer que la hessienne de
f en (0, 1/(√2) ) est diagonale.
La fonction
f admet-elle un extremum local en
(0, 1/(√2)) ? Si oui, de quelle nature ?
4. Montrer quef admet un extremum local en
(0, (− 1)/(√2)) et préciser sa nature.
5. Montrer que la hessienne def en
(1/(√2), 1/2) est la matrice
H = e^(− 3/4)(− 2, − √2; − √2, − 3) .
4. Montrer que
5. Montrer que la hessienne de
Justifier que
H est diagonalisable dans
ℳ_2(ℝ) et que ses valeurs propres sont toutes deux strictement négatives. Qu'en déduire pour le point
(1/(√2), 1/2) ?
@cricome
- (a) Montrer que :
(b) En étudiant la limite en
+ ∞ de
u ⟼ (u^2 + u)e^(− u^2) , montrer qu'il existe un réel
r strictement positif tel que :
(c) Représenter l'ensemble
K = {(x, y) ∈ ℝ^2, max(|x|, |y|) ⩽ r} et justifier que cet ensemble est un fermé de
ℝ^2 .
(d) Vérifier que tous les points critiques def appartiennent à
K .
(d) Vérifier que tous les points critiques de
En déduire tous les extrema globaux de
f sur
ℝ^2 , et les points où ils sont atteints.
On cherche maintenant à étudier les extrema de la fonctionf sous la contrainte
x^2 + y^2 = 1 . On a représenté sur la figure 1 ci-dessous le champ de vecteurs correspondant au gradient de
f (une flèche partant du point de coordonnées (
x, y ) représente le vecteur
∇f(x, y) ), ainsi que le cercle
𝒞 d'équation
x^2 + y^2 = 1 .
7. En s'appuyant sur la figure 1, la fonctionf semble-t-elle admettre un extremum sous la contraine
x^2 + y^2 = 1 au point de coordonnées
(1, 0) ? Justifier votre réponse.
8. Déterminer sur[ − 1, 1] les extrema de la fonction
g : y ↦ 1 + y − y^2 .
9. Déduire de la question précédente l'ensemble des points pour lesquelsf admet un extremum sous la contrainte
x^2 + y^2 = 1 . Commenter ce résultat au vu de la figure 1 .
On cherche maintenant à étudier les extrema de la fonction
7. En s'appuyant sur la figure 1, la fonction
8. Déterminer sur
9. Déduire de la question précédente l'ensemble des points pour lesquels

Figure 1 - Gradient de
f et cercle d'équation
x^2 + y^2 = 1
PROBLÈME
Soit
a un réel strictement positif.
On considère dans toute la suite du problème une suite(X_n)_(n ⩾ 1) de variables aléatoires mutuellement indépendantes et identiquement distribuées, toutes définies sur un même espace probabilisé (
Ω, 𝒜, ℙ ), et suivant toutes la loi uniforme sur l'intervalle
[0, a] .
On considère dans toute la suite du problème une suite
L'objectif de ce problème est d'étudier puis de comparer deux estimateurs de
a .
Les parties 1 et 2 de ce problème sont indépendantes.
Les parties 1 et 2 de ce problème sont indépendantes.
Partie 1: Estimateur du maximum de vraisemblance
On note pour tout
n ⩾ 1, V_n = max(X_1, …, X_n) , appelé estimateur de a du maximum de vraisemblance.
- (a) On rappelle qu'en Scilab, l'instruction grand(
n, m , 'unf',a, b ) permet d'obtenir une matrice à n lignes et m colonnes, où chaque coefficient simule une loi uniforme sur l'intervalle[a, b] .
Écrire une fonction d'en-tête functionV = sim_V(n, a) prenant en entrée un entier naturel non nuln et un réela strictement positif, et qui renvoie une réalisation deV_n .
(b) On a tracé ci-dessous cinq réalisations mutuellement indépendantes de (V_1, V_2, …, V_(100) ), dans le cas oùa = 1 . À partir de ce graphique, que peut-on conjecturer sur l'estimateurV_n ?

Figure 2 - Cinq évolutions de (
V_1, V_2, …, V_(100) ) pour
a = 1
- Soit
n ∈ ℕ^∗ .
(a) Rappeler l'expression de la fonction de répartition deX_1 , suivant la loi uniforme𝒰([0, a]) .
(b) Déterminer la fonction de répartitionF_n deV_n .
(c) En déduire queV_n est une variable aléatoire à densité et donner une densité deV_n . - Soit
n ∈ ℕ^∗ . Justifier queV_n admet une espérance et déterminer l'espérance deV_n . L'estimateurV_n est-il sans biais? - Soit
ε > 0 et soitn ∈ ℕ^∗ . Exprimerℙ(|V_n − a| ⩾ ε) en fonction deF_n , dea et deε . L'estimateurV_n est-il convergent?
Cricome
- Soit
n ∈ ℕ^∗ . Pour tout réelt , exprimerℙ(n(a − V_n) ⩽ t) à l'aide deF_n .
En déduire que la suite
(n(a − V_n))_(n ⩾ 1) converge en loi vers une variable aléatoire dont on identifiera la loi et son(ses) paramètre(s).
6. Soitα ∈ ]0, 1[ . Déterminer à partir de la question précédente un intervalle de confiance asymptotique de niveau de confiance
1 − α pour le paramètre
a , construit à l'aide de
V_n .
7. Soitn ∈ ℕ^∗ .
(a) Montrer queV_n admet un moment d'ordre 2, que l'on déterminera.
(b) Montrer que le risque quadratique deV_n vaut
(2a^2)/((n + 1)(n + 2)) .
6. Soit
7. Soit
(a) Montrer que
(b) Montrer que le risque quadratique de
Quel résultat précédemment établi cela permet-il de retrouver?
Partie 2 : Méthode des moments
Pour un entier
n ⩾ 1 , on note
X¯_n la moyenne empirique de l'échantillon (
X_1, …, X_n ), c'est-à-dire :
On note
M_n = 2X¯_n , appelé estimateur de a par la méthode des moments.
8. Écrire une fonction d'en-tête functiony = sim_M(n, a) qui, prenant en entrée un entier naturel non nul
n et le réel
a > 0 , renvoie une réalisation de la variable aléatoire
M_n .
9. Déterminer l'espérance et la variance deX¯_n . En déduire que
M_n est un estimateur sans biais.
10. Déterminer le risque quadratique deM_n . Cet estimateur est-il convergent?
11. Justifier que la suite(√n(M_n − a))_(n ⩾ 1) converge en loi vers une variable aléatoire dont on précisera la loi et le(s) paramètre(s).
12. Soitα ∈ ]0, 1[ .
8. Écrire une fonction d'en-tête function
9. Déterminer l'espérance et la variance de
10. Déterminer le risque quadratique de
11. Justifier que la suite
12. Soit
Déduire de la question précédente un intervalle de confiance asymptotique de niveau de confiance
1 − α pour le paramètre
a , construit sur
M_n .
Quel intervalle de confiance vous semble meilleur entre ce dernier et celui déterminé à la question 6 ?
13. Comparer le risque quadratique deM_n à celui de
V_n , obtenu à la question 7.(b).
Quel intervalle de confiance vous semble meilleur entre ce dernier et celui déterminé à la question 6 ?
13. Comparer le risque quadratique de
Commenter ce résultat à l'aide de la figure 3 ci dessous :

Figure 3 - Cinq évolutions de (
V_1, V_2, …, V_(100) ) (à gauche) et de (
M_1, M_2, …, M_(100) ) (à droite) pour
a = 1
Partie 3 : Consistance de ces estimateurs
Dans les parties précédentes, nous avons montré que (
V_n ) convergeait << plus vite >> vers
a que (
M_n ). Nous allons maintenant étudier la sensibilité de ces estimateurs à une perturbation, en supposant que la première mesure (
X_1 ) est erronée.
Nous supposons donc toujours que les variables aléatoiresX_i sont mutuellement indépendantes, mais nous supposons maintenant que :
Nous supposons donc toujours que les variables aléatoires
-
X_1 suit la loi uniforme sur[0, 2a] ; - si
i ⩾ 2, X_i suit la loi uniforme sur[0, a] (comme précédemment).
On considère toujours, pour tout entier
n ⩾ 1 : V_n = max(X_1, …, X_n) et
M_n = 2X¯_n = 2/n(X_1 + ⋯ + X_n) .
14. (a) Soitn ∈ ℕ^∗ . Pour tout réel
t de
]a, 2a] , montrer que :
ℙ(V_n ⩽ t) = t/(2a) .
(b) Pourn ∈ ℕ^∗ , déterminer la fonction de répartition de
V_n .
14. (a) Soit
(b) Pour
La suite de variables aléatoires
(V_n)_(n ⩾ 1) converge-t-elle en loi?
(c) Calculerℙ(V_n > 3/2a) .
(c) Calculer
L'estimateur
V_n est-il toujours convergent?
15. On pose pour tout entier natureln supérieur ou égal à 2 :
M_n^′ = 2/(n − 1)(X_2 + ⋯ + X_n) .
15. On pose pour tout entier naturel
On rappelle que la suite
(M_n^′)_(n ⩾ 2) converge en probabilité vers
a .
(a) Pour tout entier natureln supérieur ou égal à 2 , exprimer
M_n en fonction de
X_1, M_n^′ et
n .
(b) En déduire que pour tout entier natureln supérieur ou égal à 2 :
(a) Pour tout entier naturel
(b) En déduire que pour tout entier naturel
(c) Soit
ε > 0 et soit
n_0 un entier naturel supérieur ou égal à 2 tel que
(3a)/(n_0) < ε .
Pour tout entier
n vérifiant
n ⩾ n_0 , comparer les événements
[|M_n^′ − a| < ε] et
[|M_n − a| < 2ε] .
(d) La suite de variables aléatoires(M_n)_(n ⩾ 2) converge-t-elle en probabilité vers
a ?
16. Commenter les résultats de cette partie à partir des parties précédentes.
@cricome
(d) La suite de variables aléatoires
16. Commenter les résultats de cette partie à partir des parties précédentes.
@cricome
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