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Corrigé détaillé Mines Physique 1 MPI 2024

Des objets astronomiques, de Mars à Sirius

  • 26 questions corrigées
  • Difficulté estimée : classique (1,7 / 4)
  • Faisable en Sup (en MP2I et MPSI : 15 questions sur 26, parties I.B et I.C)
  • Vérifié question par question

Ce sujet propose une traversée élégante et très progressive de l'astrophysique, depuis la mécanique céleste classique du XVIIe siècle jusqu'à la physique stellaire quantique du début du XXe siècle. La première partie revisite les fondements du mouvement à force centrale newtonienne, la dérivation géométrique de l'orbite via le vecteur excentricité et la mesure historique de l'unité astronomique par Cassini à l'aide de la parallaxe martienne. La seconde partie modélise la stabilité des étoiles en confrontant l'énergie gravitationnelle d'effondrement à la pression cinétique thermique (théorème du viriel), puis à la pression de dégénérescence quantique des électrons confinés au sein des naines blanches, introduisant l'argument relativiste de Chandrasekhar.

Très guidé et équilibré, ce sujet constitue une excellente synthèse de concours pour réviser le mouvement à force centrale, les ordres de grandeur astrophysiques, la statique des fluides ainsi que l'application concrète des puits de potentiel quantiques à trois dimensions.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Les lois de Kepler et l'unité astronomique

A · Mouvements d'une planète sous l'action d'un astre attracteur

Question 1

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : force gravitationnelle, référentiel galiléen

Quelle condition (inégalité forte) permet de considérer comme fixe ? Quelle est l'expression de la force gravitationnelle exercée par sur si les deux astres sont assimilés à des points ?

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Exprimer le barycentre du système \{\mathscr{A}, \mathscr{P}\} et justifier que son accélération par rapport au centre de masse est négligeable lorsque m_A \gg m_P.

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Le système constitué des deux astres \{\mathscr{A}, \mathscr{P}\} est supposé isolé dans le référentiel galiléen (\mathcal{R}_0). Le centre de masse G du système est défini par :

\overrightarrow{AG} = \frac{m_P}{m_A + m_P} \overrightarrow{AP}

Pour que l'astre attracteur \mathscr{A} reste immobile au cours du mouvement, le centre de masse du système doit être pratiquement confondu avec le point A, ce qui impose l'inégalité forte :

\boxed{m_A \gg m_P}

Sous cette hypothèse, le référentiel lié à A peut être assimilé à un référentiel galiléen.

D'après la loi de la gravitation universelle de Newton, la force gravitationnelle attractive \vec{F} exercée par l'astre ponctuel \mathscr{A} situé en A sur l'astre ponctuel \mathscr{P} situé en P s'écrit, avec \vec{r} = \overrightarrow{AP} = r\hat{u}_r :

\boxed{\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} m_A m_P}{r^2}\,\hat{u}_r}

Résultat

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Il faut bien connaître la condition d'immobilité et ne pas confondre distance centre à centre et distance surface à surface.

« La condition qui permet de considérer le corps massif comme fixe est parfois mal connue. »

« De nombreuses copies confondent la distance centre à centre avec la distance surface à surface, induisant des erreurs dans Q2 et Q3. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 2

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : théorème de gauss, force gravitationnelle

Que devient l'expression de si reste ponctuel tandis que l'astre , de rayon , possède une répartition de masse à symétrie sphérique ? On justifiera sa réponse.

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Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel à travers une sphère concentrique de rayon r > R_A ou invoquer le premier théorème de Newton pour une distribution à symétrie sphérique.

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  1. Exploiter les symétries de la distribution de masse pour déterminer la direction et les dépendances du champ gravitationnel \vec{G} créé par l'astre \mathscr{A}.
  2. Appliquer le théorème de Gauss pour la gravitation à travers une sphère de rayon r > R_A afin d'obtenir l'expression de \vec{G}(P), puis en déduire la force \vec{F} = m_P \vec{G}(P).
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La distribution de masse de l'astre \mathscr{A} étant à symétrie sphérique de centre A et invariante par toute rotation autour de A, tout plan contenant la droite (AP) est un plan de symétrie. Le champ gravitationnel \vec{G}(P) créé en P est donc radial et ne dépend que de la distance radiale r = AP :

\vec{G}(P) = G(r)\,\hat{u}_r

Appliquons le théorème de Gauss pour le champ de gravitation à travers une surface fermée \Sigma, choisie comme la sphère de centre A et de rayon r > R_A, orientée vers l'extérieur :

\iint_{\Sigma} \vec{G} \cdot d\vec{S} = -4\pi \mathcal{G} \, M_{\text{int}}

Comme r > R_A, la masse intérieure totale est la masse complète de l'astre : M_{\text{int}} = m_A. Le calcul du flux donne :

\iint_{\Sigma} G(r)\,\hat{u}_r \cdot (\hat{u}_r\,dS) = G(r) \iint_{\Sigma} dS = G(r) \times 4\pi r^2

On en déduit :

4\pi r^2 G(r) = -4\pi \mathcal{G} m_A \implies \vec{G}(P) = -\frac{\mathcal{G}m_A}{r^2}\,\hat{u}_r

Le point matériel P de masse m_P subit ainsi la force gravitationnelle \vec{F} = m_P \vec{G}(P) :

\boxed{\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} m_A m_P}{r^2} \hat{u}_r}

L'expression de la force gravitationnelle reste donc strictement identique à celle obtenue pour deux points matériels.

Résultat

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Explicitez bien les symétries et invariances pour le théorème de Gauss gravitationnel et veillez aux constantes et aux signes.

« Parmi les réponses utilisant le théorème de Gauss sur la gravitation, il existe une certaine confusion quant au signe et à la constante appropriés. »

« Les symétries et invariances ne sont souvent pas explicitées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 3

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : force gravitationnelle, troisième loi de newton

Cette expression reste-t-elle encore applicable si et sont tous deux à symétrie sphérique ? On pourra, dans tout ce qui suit, considérer et comme des points matériels et .

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Découper le second astre en coquilles sphériques concentriques et appliquer le résultat de la question précédente de proche en proche.

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Pour étendre le résultat de la question précédente à deux corps étendus :

  1. On remplace d'abord l'astre \mathscr{A} par son point matériel équivalent en son centre A grâce au théorème de Gauss (valable en tout point extérieur à \mathscr{A}).
  2. On applique ensuite le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) pour permuter les rôles de \mathscr{A} et de \mathscr{P}, et appliquer le même raisonnement à \mathscr{P}.
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Oui, cette expression reste parfaitement applicable, à condition que les deux astres soient disjoints (r > R_A + R_P).

En effet :

  • L'astre \mathscr{A} possédant une répartition de masse à symétrie sphérique, le champ gravitationnel qu'il crée en tout point extérieur (r > R_A) est identique à celui d'une masse ponctuelle m_A située en son centre A. La force exercée par \mathscr{A} sur l'astre \mathscr{P} est donc identique à la force exercée par une masse ponctuelle m_A placée en A sur \mathscr{P}.
  • D'après le principe des actions réciproques, la force exercée par \mathscr{P} sur une masse ponctuelle située en A (extérieur à \mathscr{P}) est l'opposée de la force précédente. Or, \mathscr{P} présente lui aussi une répartition de masse à symétrie sphérique : il crée donc en A le même champ qu'une masse ponctuelle m_P concentrée en son centre P.

Par conséquent, l'interaction entre deux corps à symétrie sphérique disjoints se réduit rigoureusement à l'interaction entre deux points matériels situés en leurs centres de masse respectifs A et P :

\boxed{\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} m_A m_P}{r^2} \hat{u}_r}

où r = \|\overrightarrow{AP}\| est la distance séparant les deux centres.

Résultat

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La troisième loi de Newton était attendue pour répondre mais a très rarement été invoquée.

« Question moins bien réussie. Utilisation de la troisième loi de Newton très rare. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 4

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : loi des aires, moment cinétique

Montrer que le mouvement de est plan ; on notera le plan de ce mouvement. Définir la constante issue de la loi des aires pour ce mouvement et relier cette constante aux coordonnées polaires du mouvement de dans .

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Évaluer la dérivée temporelle du moment cinétique orbital \vec{\sigma}_A sous l'action d'une force centrale, puis projeter \vec{\sigma}_A / m_P selon la normale au plan.

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  1. Appliquer le théorème du moment cinétique en A (point fixe du référentiel galiléen \mathcal{R}_0) pour établir la conservation du vecteur moment cinétique, et en déduire la planarité de la trajectoire.
  2. Exprimer le moment cinétique par unité de masse \vec{C} = \vec{r} \times \vec{v} dans la base polaire du plan du mouvement pour relier la constante des aires C à r et \dot{\theta}.
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On étudie le point matériel P de masse m_P dans le référentiel galiléen \mathcal{R}_0 où le centre attracteur A est fixe. Le point P n'est soumis qu'à la force gravitationnelle \vec{F} = -\frac{\mathcal{G} m_A m_P}{r^2}\hat{u}_r.

Le moment de cette force par rapport au point fixe A s'écrit :

\vec{\mathcal{M}}_A(\vec{F}) = \overrightarrow{AP} \times \vec{F} = (r\hat{u}_r) \times \left(-\frac{\mathcal{G} m_A m_P}{r^2}\hat{u}_r\right) = \vec{0}

D'après le théorème du moment cinétique appliqué en A fixe dans \mathcal{R}_0 :

\frac{d\vec{\sigma}_A}{dt} = \vec{\mathcal{M}}_A(\vec{F}) = \vec{0}

Le moment cinétique \vec{\sigma}_A = \overrightarrow{AP} \times (m_P \vec{v}) est donc un vecteur constant au cours du temps.

En excluant le cas d'une trajectoire rectiligne de collision (\vec{\sigma}_A = \vec{0}), le vecteur \vec{\sigma}_A définit une direction fixe de l'espace. Par définition du produit vectoriel :

\overrightarrow{AP} \cdot \vec{\sigma}_A = 0

Le rayon vecteur \overrightarrow{AP} est donc orthogonal à tout instant à \vec{\sigma}_A : le mouvement de P est plan, contenu dans le plan passant par A et orthogonal à \vec{\sigma}_A. On note (Axy) ce plan.

On introduit la constante C, composante selon le vecteur unitaire \hat{u}_z = \hat{u}_x \times \hat{u}_y du moment cinétique par unité de masse (ou constante des aires) :

\vec{C} = \frac{\vec{\sigma}_A}{m_P} = \vec{r} \times \vec{v} = C \hat{u}_z

La vitesse aréolaire de P, correspondant à l'aire élémentaire balayée par unité de temps, vaut \frac{dA}{dt} = \frac{1}{2}\|\vec{r} \times \vec{v}\| = \frac{|C|}{2} = \text{cste}, ce qui traduit la loi des aires.

Dans le repère polaire (r, \theta) du plan (Axy), la position et la vitesse s'écrivent :

\vec{r} = r\hat{u}_r \quad \text{et} \quad \vec{v} = \dot{r}\hat{u}_r + r\dot{\theta}\hat{u}_\theta

Le produit vectoriel devient :

\vec{C} = (r\hat{u}_r) \times (\dot{r}\hat{u}_r + r\dot{\theta}\hat{u}_\theta) = r^2\dot{\theta} (\hat{u}_r \times \hat{u}_\theta) = r^2\dot{\theta}\hat{u}_z

On en déduit l'expression de la constante C :

\boxed{C = r^2\dot{\theta}}

Résultat

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Pensez à inclure la masse dans le moment cinétique et à préciser l'argument justifiant la planéité du mouvement.

« La masse a souvent disparu dans le moment cinétique. L’argument pour un mouvement plan n’est pas toujours précisé. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 5

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : vecteur de laplace, principe fondamental de la dynamique

Exprimer et en déduire que où est une constante d'intégration et un paramètre du mouvement qu'on exprimera en fonction de , et de la constante universelle de gravitation . Montrer que le vecteur est sans dimension et situé dans le plan du mouvement. Sans perte de généralité, on peut supposer que avec .

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Écrire \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = \frac{\dot{\vec{v}}}{\dot{\theta}}, utiliser le principe fondamental de la dynamique et la constante des aires C = r^2\dot{\theta} pour intégrer l'accélération par rapport à \theta.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'astre P dans le référentiel galiléen (\mathcal{R}_0).
  2. Exprimer la dérivée par rapport au temps en fonction de la dérivée par rapport à \theta grâce à la relation \dot{\theta} = C/r^2 issue de la loi des aires (Q4).
  3. Intégrer vectoriellement par rapport à \theta en remarquant que \frac{\mathrm{d}\hat{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta} = -\hat{u}_r, puis identifier p et \vec{e}.
  4. Conclure sur la dimension et l'orientation de \vec{e} à l'aide des propriétés de \vec{v} et \hat{u}_\theta.
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Le principe fondamental de la dynamique appliqué au point P dans le référentiel galiléen (\mathcal{R}_0) s'écrit :

m_P \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{F} = -\frac{\mathcal{G} m_A m_P}{r^2}\hat{u}_r \implies \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\mathcal{G} m_A}{r^2}\hat{u}_r

D'après la loi des aires établie à la question Q4, C = r^2 \dot{\theta}, d'où \dot{\theta} = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \frac{C}{r^2}. En utilisant la dérivation en chaîne \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta} \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta}, il vient :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = \frac{1}{\dot{\theta}} \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \frac{r^2}{C} \left( -\frac{\mathcal{G} m_A}{r^2}\hat{u}_r \right)
\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = -\frac{\mathcal{G} m_A}{C}\hat{u}_r}

Sachant que \frac{\mathrm{d}\hat{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta} = -\hat{u}_r, cette relation devient :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = \frac{\mathcal{G} m_A}{C} \frac{\mathrm{d}\hat{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta}

Par intégration vectorielle par rapport à \theta, on obtient :

\vec{v}(\theta) = \frac{\mathcal{G} m_A}{C} \hat{u}_\theta + \vec{v}_0

où \vec{v}_0 est un vecteur constant d'intégration. En factorisant par C/p, cette expression se met sous la forme demandée :

\vec{v}(\theta) = \frac{C}{p}\left( \hat{u}_\theta + \vec{e} \right)

par identification :

\frac{C}{p} = \frac{\mathcal{G} m_A}{C} \iff \boxed{p = \frac{C^2}{\mathcal{G} m_A}}

et \vec{e} = \frac{p}{C}\vec{v}_0 est un vecteur constant.

Dimension et planéité du vecteur \vec{e} :

  • La constante des aires vérifie [C] = \mathrm{L^2\cdot T^{-1}}. D'autre part, [\mathcal{G} m_A] = \mathrm{L^3\cdot T^{-2}}, d'où [p] = \frac{[C]^2}{[\mathcal{G} m_A]} = \frac{\mathrm{L^4\cdot T^{-2}}}{\mathrm{L^3\cdot T^{-2}}} = \mathrm{L}. Ainsi, p est homogène à une longueur.
  • Il s'ensuit que [C/p] = \mathrm{L\cdot T^{-1}}, ce qui correspond à la dimension d'une vitesse. Comme [\vec{v}] = \mathrm{L\cdot T^{-1}} et que le vecteur unitaire \hat{u}_\theta est sans dimension, le vecteur \vec{e} est sans dimension.
  • Le mouvement de P a lieu dans le plan (Axy) (Q4), donc à tout instant \vec{v} \cdot \hat{u}_z = 0. Comme \hat{u}_\theta appartient également au plan (Axy) (\hat{u}_\theta \cdot \hat{u}_z = 0), on a :

    \vec{e} \cdot \hat{u}_z = \left( \frac{p}{C}\vec{v} - \hat{u}_\theta \right) \cdot \hat{u}_z = 0

    Le vecteur \vec{e} est donc situé dans le plan (Axy) du mouvement.

En choisissant l'axe (Ay) selon la direction et le sens de \vec{e}, on peut poser sans perte de généralité :

\vec{e} = e\hat{u}_y \quad \text{avec} \quad e = \|\vec{e}\| \ge 0

Résultat

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Le changement de variable pour intégrer l'équation du mouvement a posé des difficultés.

« Le changement de variable dans l’équation du mouvement n’est pas évident pour tous. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 6

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : équation de la trajectoire, ellipse

Exprimer et en fonction de , , et . En déduire en fonction de , et et montrer que pour un mouvement borné. Quelle est, dans ce cas et sans démonstration, la nature de la trajectoire ? On admettra que le mouvement est périodique de période .

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Projeter l'expression de \vec{v}(\theta) sur la base locale polaire (\hat{u}_r, \hat{u}_\theta) et identifier r\dot{\theta} avec C/r.

Voir la stratégie
  1. Projeter le vecteur \vec{e} = e\hat{u}_y sur la base polaire (\hat{u}_r, \hat{u}_\theta) pour exprimer \vec{v} et identifier les composantes radiale \dot{r} et orthoradiale r\dot{\theta}.
  2. Exploiter la constante des aires C = r(r\dot{\theta}) pour en déduire immédiatement l'équation polaire r(\theta).
  3. Imposer que le dénominateur de r(\theta) ne s'annule jamais afin de garantir que la trajectoire reste bornée, puis identifier la conique associée.
Voir le corrigé complet

D'après la figure 1, les vecteurs de la base cartésienne s'expriment dans la base polaire (\hat{u}_r, \hat{u}_\theta) selon :

\hat{u}_x = \cos\theta\,\hat{u}_r - \sin\theta\,\hat{u}_\theta \quad \text{et} \quad \hat{u}_y = \sin\theta\,\hat{u}_r + \cos\theta\,\hat{u}_\theta

Avec \vec{e} = e\hat{u}_y, le vecteur \vec{e} s'écrit dans la base polaire :

\vec{e} = e\sin\theta\,\hat{u}_r + e\cos\theta\,\hat{u}_\theta

La vitesse de P dans le plan (Axy) est donnée par \vec{v} = \dot{r}\,\hat{u}_r + r\dot{\theta}\,\hat{u}_\theta. En utilisant le résultat de la question Q5, \vec{v}(\theta) = \frac{C}{p}(\hat{u}_\theta + \vec{e}), il vient :

\vec{v} = \frac{C}{p}e\sin\theta\,\hat{u}_r + \frac{C}{p}(1 + e\cos\theta)\,\hat{u}_\theta

Par identification des composantes radiale et orthoradiale, on obtient :

\boxed{\dot{r} = \frac{Ce}{p}\sin\theta \quad \text{et} \quad r\dot{\theta} = \frac{C}{p}(1 + e\cos\theta)}

D'après la question Q4, la constante des aires s'écrit C = r^2\dot{\theta} = r(r\dot{\theta}). En remplaçant r\dot{\theta} par son expression :

C = r\,\frac{C}{p}(1 + e\cos\theta)

Comme C \neq 0, on en déduit directement l'équation de la trajectoire :

\boxed{r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta}}

Pour un mouvement borné, la distance r(\theta) doit rester finie et strictement positive pour tout angle polaire \theta \in [0, 2\pi]. Étant donné que p = C^2/(\mathcal{G}m_A) > 0 et e \geqslant 0, le dénominateur 1 + e\cos\theta ne doit jamais s'annuler et doit rester strictement positif :

\forall \theta \in [0, 2\pi], \quad 1 + e\cos\theta > 0

La valeur minimale de cette quantité est atteinte pour \cos\theta = -1 (soit \theta = \pi), ce qui impose :

1 - e > 0 \implies \boxed{e < 1}

L'équation polaire obtenue est celle d'une conique d'excentricité e < 1 dont l'origine A est un foyer. Il s'agit donc d'une ellipse (ou d'un cercle dans le cas particulier e = 0).

Résultat

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Les paramètres du mouvement planétaire doivent faire l'objet d'une véritable démonstration.

« Certains candidats ont reproduit les paramètres du mouvement planétaire sans démonstration. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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B · Période du mouvement

Question 7

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : loi des aires, période de révolution

En utilisant par exemple la question précédente, montrer que où la constante s'obtient par le calcul de l'intégrale .

Voir l'indice

Partir de la définition de la constante des aires \mathrm{d}t = \frac{r^2}{C}\mathrm{d}\theta, remplacer r(\theta) par son expression conique et intégrer sur une période angulaire [0, 2\pi].

Voir la stratégie
  1. Exprimer la durée élémentaire \mathrm{d}t en fonction de la variable angulaire \theta à l'aide de la loi des aires : C = r^2\dot{\theta}.
  2. Intégrer sur une période orbitale T, correspondant à une révolution complète (\theta variant de 0 à 2\pi), en substituant l'équation polaire r(\theta) établie à la question 6.
  3. Exprimer le rapport p^2/C à l'aide de la relation liant p et C définie à la question 5.
Voir le corrigé complet

D'après la question 4, la constante des aires s'écrit :

C = r^2 \dot{\theta} = r^2 \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}

Le mouvement s'effectuant dans le sens des angles croissants (C > 0), la durée élémentaire \mathrm{d}t s'exprime sous la forme :

\mathrm{d}t = \frac{r^2(\theta)}{C} \, \mathrm{d}\theta

La trajectoire étant fermée et périodique de période T, l'angle polaire \theta balaie l'intervalle [0, 2\pi] lorsque t varie de 0 à T :

T = \int_0^T \mathrm{d}t = \int_0^{2\pi} \frac{r(\theta)^2}{C} \, \mathrm{d}\theta

En injectant l'équation polaire de la trajectoire obtenue à la question 6, r(\theta) = \dfrac{p}{1 + e\cos\theta}, on obtient :

T = \frac{p^2}{C} \int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + e\cos\theta)^2} = \frac{p^2}{C} \, \mathcal{I}

où l'on a posé :

\mathcal{I} = \int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + e\cos\theta)^2}

Par ailleurs, le paramètre p défini à la question 5 vérifie p = \dfrac{C^2}{\mathcal{G}m_A}, soit :

C = \sqrt{\mathcal{G}m_A p}

Le facteur géométrique devient ainsi :

\frac{p^2}{C} = \frac{p^2}{\sqrt{\mathcal{G}m_A p}} = \frac{p^{3/2}}{\sqrt{\mathcal{G}m_A}}

On en déduit l'expression demandée de la période :

\boxed{T = \frac{\mathcal{I} p^{3/2}}{\sqrt{\mathcal{G}m_A}}}

Résultat

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Question très sélective, abordée par un tiers des candidats seulement avec un taux de réussite de 10 %.

« Question traitée par un tiers des candidats, avec un taux de succès global de 10%. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 8

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : troisième loi de kepler, orbite circulaire

Dans le cas particulier où , préciser la nature de la trajectoire et l'expression de ; en déduire une des lois de Kepler, préciser laquelle et proposer son énoncé « historique » sous forme d'une phrase en français.

Voir l'indice

Poser e=0, calculer directement l'intégrale \mathcal{I}, relier p au rayon du cercle R, puis exprimer le rapport T^2/R^3.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, l'équation polaire de la trajectoire est :

r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta}

Pour e = 0, la distance au centre attracteur est constante : r(\theta) = p.

\boxed{\text{La trajectoire est un cercle de centre } A \text{ et de rayon } R = p.}

L'intégrale \mathcal{I} introduite à la question Q7 se calcule immédiatement pour e = 0 :

\mathcal{I} = \int_{0}^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + 0)^2} = 2\pi

En injectant cette valeur dans l'expression de la période T issue de la question Q7 :

\boxed{T = \frac{2\pi p^{3/2}}{\sqrt{\mathcal{G}m_A}} = 2\pi \sqrt{\frac{R^3}{\mathcal{G}m_A}}}

En élevant cette expression au carré, on obtient :

\frac{T^2}{R^3} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G}m_A} = \text{cste}

Cette constante est universelle pour tous les corps en orbite autour d'un même astre attracteur \mathscr{A} car elle ne dépend que de sa masse m_A. On reconnaît la troisième loi de Kepler (ou loi des périodes).

Énoncé historique de la troisième loi de Kepler :

« Le carré de la période de révolution d'une planète est proportionnel au cube du demi-grand axe de son orbite. »

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre la deuxième et la troisième loi de Kepler.

« Confusion entre les deuxième et troisième lois de Kepler. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 9

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : tracé de courbe, langage python

Proposer l'écriture des lignes de code Python permettant le tracé de la figure 2 : courbe en trait plein puis mise en exergue d'une dizaine de valeurs régulièrement réparties pour . Note : on pourrait mener le calcul exact de l'intégrale qui fournit . Ce calcul n'est pas demandé !

Voir l'indice

Définir la fonction à intégrer en prenant e en paramètre, utiliser scipy.integrate.quad sur une grille numpy.linspace(0, 0.5, 100) pour la courbe et dix points pour les symboles.

Voir la stratégie
  1. Définir une fonction évaluant numériquement l'intégrale \mathcal{I}(e) = \int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1+e\cos\theta)^2} à l'aide de la fonction scipy.integrate.quad.
  2. Échantillonner l'intervalle [0\,;\,0{,}5] de manière fine (courbe lisse en trait plein) et plus grossière (une dizaine de points à mettre en exergue avec des marqueurs).
  3. Réaliser les tracés superposés à l'aide de matplotlib.pyplot.plot et afficher la figure.
Voir le corrigé complet

Conformément aux syntaxes fournies en annexe, on propose le script Python suivant :

import numpy as np
import scipy.integrate
import matplotlib.pyplot as plt

# Definition de l'integrale pour une valeur de e donnee
def I(e):
    def integrande(theta):
        return 1.0 / (1.0 + e * np.cos(theta))**2
    valeur, erreur = scipy.integrate.quad(integrande, 0, 2 * np.pi)
    return valeur

# 1. Echantillonnage fin pour la courbe en trait plein
e_continu = np.linspace(0, 0.5, 200)
I_continu = [I(e) for e in e_continu]

# 2. Une dizaine de points regulierement repartis (10 points)
e_points = np.linspace(0, 0.5, 10)
I_points = [I(e) for e in e_points]

# 3. Traces
plt.figure()
plt.plot(e_continu, I_continu, '-')       # trace en trait plein
plt.plot(e_points, I_points, 'o')         # mise en exergue des points
plt.xlabel("parametre e")
plt.ylabel("integrale I")
plt.grid(True)
plt.show()
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En Python, importez correctement les modules, préfixez les fonctions et traitez les listes avec soin.

« Les erreurs souvent rencontrées incluent : importation incomplète des modules, utilisation de fonctions sans spécifier leur module d’origine, construction d’une fonction sans l’exécuter, négligence dans le traitement d’une liste »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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C · Mesure de l'unité astronomique

Question 10

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : parallaxe, configuration géométrique

Représenter sur un schéma unique l'ensemble des paramètres géométriques , , , ci-dessus au moment de la mesure, lors d'une conjonction inférieure (le Soleil, la Terre et Mars sont alignés dans cet ordre).

Voir l'indice

Tracer deux cercles concentriques de rayons a_0 et a_1, placer la Terre et Mars alignés avec le Soleil, et représenter le triangle sous-tendu par la base \ell vue depuis Mars.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, lors de la mesure, le Soleil S, la Terre et Mars sont alignés dans cet ordre, ce qui minimise la distance Terre–Mars :

d_{\text{min}} = a_1 - a_0

Les paramètres géométriques à faire figurer sont :

  • a_0 = ST : rayon de l'orbite circulaire de la Terre autour du Soleil ;
  • a_1 = SM : rayon de l'orbite circulaire de Mars autour du Soleil ;
  • \ell = PC : distance rectiligne entre l'observatoire de Paris (P) et celui de Cayenne (C) ;
  • \alpha = \widehat{PMC} : angle de visée sous-tendu par la base Paris–Cayenne depuis Mars (angle de parallaxe).

Le schéma géométrique correspondant (hors échelle) est représenté ci-dessous :

Voir ce qu'a relevé le jury

La question est globalement bien traitée, mais un soin particulier doit être apporté aux schémas.

« Question bien traitée, même si tous les schémas n’ont pas été réalisés avec soin. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 11

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : parallaxe, troisième loi de kepler

En déduire la relation permettant de déterminer en fonction de , , et .

Voir l'indice

Relier la distance Terre-Mars minimale (a_1 - a_0) à \ell et à l'angle \alpha par la formule de la parallaxe, puis utiliser la troisième loi de Kepler pour exprimer le rapport a_1/a_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon orbital martien a_1 en fonction de a_0 et des périodes orbitales T_0 et T_1 grâce à la troisième loi de Kepler appliquée aux orbites de la Terre et de Mars.
  2. Relier la distance Terre–Mars au moment de l'alignement, d = a_1 - a_0, à la longueur de la base \ell et à l'angle de parallaxe \alpha dans l'approximation des petits angles.
  3. En déduire l'expression de l'unité astronomique a_0.
Voir le corrigé complet

D'après la troisième loi de Kepler démontrée à la question 8, pour les mouvements circulaires de la Terre et de Mars autour du Soleil (de masse M_\odot) :

\frac{T_0^2}{a_0^3} = \frac{T_1^2}{a_1^3} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G} M_\odot}

On en déduit le rayon de l'orbite martienne en fonction de a_0 et des périodes :

a_1 = a_0 \left(\frac{T_1}{T_0}\right)^{2/3}

Au moment de la configuration considérée (Soleil, Terre et Mars alignés dans cet ordre), la distance entre la Terre et Mars est minimale et vaut :

d = a_1 - a_0 = a_0 \left[ \left(\frac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \right]

La distance \ell entre les deux observatoires étant très faible devant la distance Terre–Mars (\ell \ll d), l'angle de parallaxe \alpha est très petit (\alpha \ll 1\text{ rad}). Dans l'approximation des petits angles, on a :

\alpha \simeq \frac{\ell}{d} = \frac{\ell}{a_1 - a_0}

En combinant ces deux relations, on obtient l'expression de l'unité astronomique a_0 :

\boxed{a_0 = \frac{\ell}{\alpha \left[ \left(\dfrac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \right]}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'élimination de la distance Soleil-Mars a constitué le principal point de blocage.

« Difficultés dans l’élimination de la distance Soleil - Mars a1. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 12

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : unité astronomique, ordre de grandeur

La valeur annoncée par CASSINI était (secondes d'angle). Est-elle compatible avec la relation ci-dessus ?

Voir l'indice

Convertir \alpha = 14'' en radians à l'aide des données numériques, évaluer numériquement a_0 et comparer avec la valeur tabulée de l'unité astronomique.

Voir la stratégie
  1. Calculer la valeur de l'unité astronomique a_0 prédite par la relation de la question Q11 avec \alpha = 14'', en exploitant les données et simplifications numériques fournies.
  2. Comparer le résultat obtenu à la valeur moderne de référence a_0 = 1{,}50\cdot 10^{11}\text{ m} donnée en fin de sujet pour conclure sur la compatibilité.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, l'expression de l'unité astronomique est :

a_0 = \frac{\ell}{\alpha \left[ \left(\dfrac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \right]}

À l'aide des données du sujet :

  • \left(\dfrac{T_1}{T_0}\right)^{1/3} = \left(\dfrac{687}{365}\right)^{1/3} \simeq \dfrac{5}{4}, d'où \left(\dfrac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} \simeq \left(\dfrac{5}{4}\right)^2 \simeq 1{,}6 ;
  • le facteur entre crochets vaut donc :

    \left(\frac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \simeq 1{,}6 - 1 = 0{,}6 = \frac{3}{5}
  • l'angle en radians vaut :

    \alpha = 14'' = 14 \times 4{,}85\cdot 10^{-6}\text{ rad} = 6{,}79\cdot 10^{-5}\text{ rad}
  • la distance entre les deux observatoires est \ell = 7\,070\text{ km} = 7{,}07\cdot 10^6\text{ m}.

On en déduit la valeur de a_0 :

\begin{aligned} a_0 &= \frac{7{,}07\cdot 10^6}{6{,}79\cdot 10^{-5} \times 0{,}6} \\ &= \frac{7{,}07\cdot 10^6}{4{,}074\cdot 10^{-5}} \\ &\simeq 1{,}7\cdot 10^{11}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{a_0 \simeq 1{,}7\cdot 10^{11}\text{ m}}

La valeur de référence indiquée dans les données est a_0 = 1{,}50\cdot 10^{11}\text{ m}. L'écart relatif est de :

\frac{|1{,}7\cdot 10^{11} - 1{,}50\cdot 10^{11}|}{1{,}50\cdot 10^{11}} \simeq 13\%

La valeur annoncée par Cassini est donc tout à fait compatible avec la valeur attendue, ce qui constitue une remarquable première mesure historique de la taille absolue du Système solaire.

Résultat

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L'application numérique a été peu abordée et a donné de très mauvais résultats.

« L’application numérique est peu traitée et encore moins bien réussie. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 26 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,09 et d'écart-type 4,03 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.