Corrigé détaillé X ENS Physique SI MP 2022 (page 2/3 : Partie 2)
Propriétés et applications des semi-conducteurs
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Partie 2 : Étude de la diode PN
2.1.1 · Étude électrostatique
Question 13
Établir l'expression de la composante du champ électrique en fonction de l'abscisse . Exprimer la condition de continuité du champ électrique en . Interpréter le résultat obtenu.
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Intégrer l'équation de Poisson unidimensionnelle \mathrm{d}E/\mathrm{d}X = \rho(X)/\varepsilon dans chaque zone avec la nullité du champ hors de la ZCE. La continuité en X=0 traduit la neutralité électrique globale de la ZCE.
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- Exploiter la symétrie plane du problème et l'équation locale de Maxwell-Gauss pour relier la composante E(X) à la densité volumique de charge \rho(X) dans chaque domaine.
- Intégrer cette équation en utilisant l'absence de champ extérieur aux bornes (X \le X_{\mathrm{A}} et X \ge X_{\mathrm{D}}).
- Écrire la continuité de E(X) à la jonction métallurgique X = 0 et interpréter physiquement la relation obtenue en termes de bilan de charge.
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Le problème présente une invariance par translation selon les directions orthogonales à l'axe (OX) et le semi-conducteur n'est soumis à aucun champ extérieur. Le champ électrique est donc purement longitudinal : \vec{E} = E(X)\,\vec{e}_X.
L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit dans ce milieu diélectrique de permittivité \varepsilon :
En l'absence de champ extérieur et du fait de la neutralité électrique des zones hors de la ZCE, le champ électrique est nul pour X < X_{\mathrm{A}} et pour X > X_{\mathrm{D}} :
Par intégration de part et d'autre de la frontière X = 0 :
Pour X \in [X_{\mathrm{A}},\, 0], la densité de charge vaut \rho(X) = -e N_{\mathrm{A}}. La continuité de E en X = X_{\mathrm{A}} donne E(X_{\mathrm{A}}) = 0, d'où :
\begin{aligned} E(X) - E(X_{\mathrm{A}}) &= \int_{X_{\mathrm{A}}}^X -\frac{e N_{\mathrm{A}}}{\varepsilon}\,\mathrm{d}X' \\ E(X) &= -\frac{e N_{\mathrm{A}}}{\varepsilon}(X - X_{\mathrm{A}}) \end{aligned}Pour X \in [0,\, X_{\mathrm{D}}], la densité de charge vaut \rho(X) = +e N_{\mathrm{D}}. La continuité de E en X = X_{\mathrm{D}} donne E(X_{\mathrm{D}}) = 0, d'où :
\begin{aligned} E(X) - E(X_{\mathrm{D}}) &= \int_{X_{\mathrm{D}}}^X \frac{e N_{\mathrm{D}}}{\varepsilon}\,\mathrm{d}X' \\ E(X) &= \frac{e N_{\mathrm{D}}}{\varepsilon}(X - X_{\mathrm{D}}) \end{aligned}
On résume ainsi l'expression de E(X) :
La répartition de charge étant purement volumique (absence de nappe de charge surfacique en X = 0), le champ électrique est continu en X = 0 :
soit, en simplifiant par e/\varepsilon et en remarquant que X_{\mathrm{A}} < 0 :
Interprétation : En multipliant par la charge élémentaire e et une section droite S de la diode, cette égalité devient :
Elle exprime la neutralité électrique globale de la zone de charge d'espace : la charge totale des ions fixes accepteurs négatifs créés par le départ des trous de la zone P compense exactement la charge des ions donneurs positifs laissés par les électrons ayant quitté la zone N.
Résultat
Question 14
Établir l'expression du potentiel en fonction de l'abscisse (on imposera la condition ). Établir l'expression de la différence de potentiel , appelée potentiel de diffusion, apparaissant de part et d'autre de la ZCE. Identifier le phénomène qui contrebalance la migration croisée des porteurs de charge libres et permet ainsi d'atteindre un état d'équilibre.
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Intégrer E(X) = -\mathrm{d}\psi/\mathrm{d}X par morceaux avec la condition \psi(0)=0. Remarquer que le champ électrique créé s'oppose au mouvement de diffusion thermique des porteurs.
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- Intégrer la relation E(X) = -\dfrac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}X} sur chaque domaine en utilisant les expressions de E(X) trouvées à la question Q13, en imposant la condition de référence \psi(0) = 0\text{ V} et la continuité du potentiel en X_{\mathrm{A}} et X_{\mathrm{D}}.
- En déduire l'expression de la différence de potentiel V_{\mathrm{d}} = \psi(X_{\mathrm{D}}) - \psi(X_{\mathrm{A}}).
- Identifier la force électrique induite par le champ interne et le courant de dérive (ou conduction) associé, qui s'oppose au courant de diffusion pour chaque type de porteur.
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Le potentiel électrostatique \psi(X) est relié au champ électrique par :
avec la condition imposée \psi(0) = 0\text{ V}.
1. Expression du potentiel selon les différentes zones :
Pour X \in [X_{\mathrm{A}}, 0] : d'après la question Q13, E(X) = -\dfrac{eN_{\mathrm{A}}}{\varepsilon}(X - X_{\mathrm{A}}), d'où :
\psi(X) = \int_0^X \frac{eN_{\mathrm{A}}}{\varepsilon}(X' - X_{\mathrm{A}})\,\mathrm{d}X' = \frac{eN_{\mathrm{A}}}{\varepsilon}\left(\frac{X^2}{2} - X_{\mathrm{A}}X\right)En particulier, pour X = X_{\mathrm{A}} :
\psi(X_{\mathrm{A}}) = \frac{eN_{\mathrm{A}}}{\varepsilon}\left(\frac{X_{\mathrm{A}}^2}{2} - X_{\mathrm{A}}^2\right) = -\frac{eN_{\mathrm{A}}X_{\mathrm{A}}^2}{2\varepsilon}Pour X < X_{\mathrm{A}} : le champ est nul (E = 0), le potentiel est donc uniforme et continu en X_{\mathrm{A}} :
\psi(X) = \psi(X_{\mathrm{A}}) = -\frac{eN_{\mathrm{A}}X_{\mathrm{A}}^2}{2\varepsilon}Pour X \in [0, X_{\mathrm{D}}] : d'après la question Q13, E(X) = \dfrac{eN_{\mathrm{D}}}{\varepsilon}(X - X_{\mathrm{D}}), d'où :
\psi(X) = -\int_0^X \frac{eN_{\mathrm{D}}}{\varepsilon}(X' - X_{\mathrm{D}})\,\mathrm{d}X' = \frac{eN_{\mathrm{D}}}{\varepsilon}\left(X_{\mathrm{D}}X - \frac{X^2}{2}\right)En particulier, pour X = X_{\mathrm{D}} :
\psi(X_{\mathrm{D}}) = \frac{eN_{\mathrm{D}}X_{\mathrm{D}}^2}{2\varepsilon}Pour X > X_{\mathrm{D}} : le champ est nul (E = 0), le potentiel est donc uniforme et continu en X_{\mathrm{D}} :
\psi(X) = \psi(X_{\mathrm{D}}) = \frac{eN_{\mathrm{D}}X_{\mathrm{D}}^2}{2\varepsilon}
En résumé :
2. Expression du potentiel de diffusion V_{\mathrm{d}} : Par définition :
En utilisant la relation de neutralité -N_{\mathrm{A}}X_{\mathrm{A}} = N_{\mathrm{D}}X_{\mathrm{D}} et la largeur W = X_{\mathrm{D}} - X_{\mathrm{A}}, on peut également écrire :
3. Phénomène contrebalançant la diffusion : La migration croisée des porteurs par diffusion (électrons de N vers P, trous de P vers N) fait apparaître une zone de charge d'espace et un champ électrique interne \vec{E} = E(X)\vec{e}_X dirigé de N vers P (E(X) < 0). Ce champ exerce une force électrique \vec{F} = q\vec{E} qui entraîne un courant de conduction (ou dérive) opposé au courant de diffusion :
- les trous (q = +e) subissent une force vers la région P ;
- les électrons (q = -e) subissent une force vers la région N.
C'est donc le courant de conduction (ou de dérive), induit par le champ électrique interne régnant dans la ZCE, qui contrebalance la diffusion particulaire et conduit à un équilibre stationnaire (courant total nul).
Résultat
Question 15
Représenter, en correspondance avec la répartition de la densité volumique de charge illustrée sur la figure (5) (à reproduire), l'allure des représentations graphiques des fonctions et .
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Tracer E(X) sous forme de deux segments linéaires continus formant un triangle négatif, et \psi(X) sous forme de deux arcs paraboliques raccordés continûment avec une dérivée continue en X=0.
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Pour tracer des représentations graphiques en correspondance rigoureuse :
- On aligne verticalement les abscisses remarquables (X_{\mathrm{A}}, 0, X_{\mathrm{D}}) sur les trois graphes.
- On exploite la relation \dfrac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}X} = \dfrac{\rho(X)}{\varepsilon} : la pente de E(X) est fixée par \rho(X) (nulle hors de la ZCE, constante négative sur [X_{\mathrm{A}},0], constante positive sur [0, X_{\mathrm{D}}]).
- On exploite la relation \dfrac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}X} = -E(X) : comme E(X) \leqslant 0, la fonction \psi(X) est croissante au sens large, avec des tangentes horizontales en X_{\mathrm{A}} et X_{\mathrm{D}} (où E=0), et une pente maximale en X = 0.
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D'après les résultats obtenus aux questions précédentes :
Densité volumique de charge \rho(X) (figure 5 reproduite) :
\rho(X) = \begin{cases} 0 & \text{pour } X < X_{\mathrm{A}} \\ -e N_{\mathrm{A}} & \text{pour } X_{\mathrm{A}} < X < 0 \\ +e N_{\mathrm{D}} & \text{pour } 0 < X < X_{\mathrm{D}} \\ 0 & \text{pour } X > X_{\mathrm{D}} \end{cases}avec la condition de neutralité globale N_{\mathrm{A}}|X_{\mathrm{A}}| = N_{\mathrm{D}}X_{\mathrm{D}} (égalités des aires sous l'axe et sur l'axe).
Champ électrique E(X) (question 13) :
- E(X) = 0 pour X \leqslant X_{\mathrm{A}} et X \geqslant X_{\mathrm{D}} ;
- sur [X_{\mathrm{A}}, 0], E(X) = -\dfrac{eN_{\mathrm{A}}}{\varepsilon}(X - X_{\mathrm{A}}) décroît linéairement de 0 à une valeur minimale E(0) = \dfrac{eN_{\mathrm{A}}X_{\mathrm{A}}}{\varepsilon} < 0 ;
- sur [0, X_{\mathrm{D}}], E(X) = \dfrac{eN_{\mathrm{D}}}{\varepsilon}(X - X_{\mathrm{D}}) croît linéairement de E(0) = -\dfrac{eN_{\mathrm{D}}X_{\mathrm{D}}}{\varepsilon} à 0 ;
- E(X) est continu sur tout \mathbb{R}, toujours négatif ou nul (orienté de N vers P).
Potentiel électrique \psi(X) (question 14) :
- pour X \leqslant X_{\mathrm{A}}, \psi(X) = \psi(X_{\mathrm{A}}) = -\dfrac{e N_{\mathrm{A}} X_{\mathrm{A}}^2}{2\varepsilon} (palier horizontal négatif) ;
- sur [X_{\mathrm{A}}, 0], \psi(X) est un arc de parabole convexe (\psi'' > 0), à tangente horizontale en X = X_{\mathrm{A}} et passant par \psi(0) = 0 ;
- sur [0, X_{\mathrm{D}}], \psi(X) est un arc de parabole concave (\psi'' < 0), passant par (0,0), de tangente horizontale en X = X_{\mathrm{D}} où \psi(X_{\mathrm{D}}) = \dfrac{e N_{\mathrm{D}} X_{\mathrm{D}}^2}{2\varepsilon} > 0 ;
- pour X \geqslant X_{\mathrm{D}}, \psi(X) = \psi(X_{\mathrm{D}}) (palier horizontal positif) ;
- la différence entre les deux paliers définit le potentiel de diffusion V_{\mathrm{d}} = \psi(X_{\mathrm{D}}) - \psi(X_{\mathrm{A}}).
Question 16
Les équations de l'électrostatique obtenues en réponse aux questions (13) et (14) permettent-elles de déterminer les inconnues que sont les abscisses et ainsi que le potentiel de diffusion ?
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Compter les équations indépendantes fournies par l'électrostatique pure (seulement deux relations reliant X_{\mathrm{A}}, X_{\mathrm{D}} et V_{\mathrm{d}}) : une relation thermodynamique supplémentaire décrivant le transport est indispensable.
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Faire le bilan du nombre d'inconnues à déterminer (X_{\mathrm{A}}, X_{\mathrm{D}} et V_{\mathrm{d}}) et le comparer au nombre de relations indépendantes issues du seul traitement électrostatique aux questions 13 et 14.
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Faisons le bilan des inconnues et des relations issues du traitement électrostatique :
- Il y a 3 inconnues physiques : les bornes de la zone de charge d'espace X_{\mathrm{A}} et X_{\mathrm{D}}, ainsi que la différence de potentiel de diffusion V_{\mathrm{d}}.
L'étude électrostatique menée aux questions 13 et 14 ne fournit que 2 relations indépendantes reliant ces grandeurs :
La condition de continuité du champ électrique en X = 0, traduisant la neutralité globale de la zone de charge d'espace (ZCE) :
-N_{\mathrm{A}} X_{\mathrm{A}} = N_{\mathrm{D}} X_{\mathrm{D}}L'expression du potentiel de diffusion V_{\mathrm{d}} = \psi(X_{\mathrm{D}}) - \psi(X_{\mathrm{A}}) en fonction de la géométrie de la ZCE :
V_{\mathrm{d}} = \frac{e}{2\varepsilon}\left(N_{\mathrm{D}} X_{\mathrm{D}}^2 + N_{\mathrm{A}} X_{\mathrm{A}}^2\right)
On dispose ainsi de 2 équations indépendantes pour 3 grandeurs inconnues.
Résultat
2.1.2 · Phénomène de diffusion particulaire
Question 17
Exprimer le nombre de particules transitant (algébriquement) de gauche à droite, par unité de temps, entre les points et .
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Calculer le flux net discret de particules franchissant le plan intermédiaire comme la différence entre la fraction p sautant vers la droite depuis na et celle sautant vers la gauche depuis (n+1)a, par unité de temps \tau.
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- Considérer l'intervalle de temps élémentaire [q\tau, (q+1)\tau] de durée \tau.
- Exprimer le nombre moyen de particules sautant de \mathrm{M}(na) vers \mathrm{M}((n+1)a) (vers la droite) ainsi que le nombre de particules effectuant le saut inverse de \mathrm{M}((n+1)a) vers \mathrm{M}(na) (vers la gauche).
- Établir le bilan net algébrique de gauche à droite et ramener ce bilan par unité de temps en divisant par \tau.
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Pendant l'intervalle de temps [q\tau, (q+1)\tau] de durée \Delta t = \tau :
Parmi les F(na, q\tau) particules situées en \mathrm{M}(na), chacune effectue un saut vers la droite vers \mathrm{M}((n+1)a) avec la probabilité p. Le nombre moyen de particules se déplaçant de \mathrm{M}(na) vers \mathrm{M}((n+1)a) est donc :
N_{n \to n+1} = p\,F(na, q\tau)Symétriquement, parmi les F((n+1)a, q\tau) particules situées en \mathrm{M}((n+1)a), chacune effectue un saut vers la gauche vers \mathrm{M}(na) avec la même probabilité p. Le nombre moyen de particules effectuant ce déplacement est :
N_{n+1 \to n} = p\,F((n+1)a, q\tau)
Le nombre net (algébrique) de particules ayant transité de gauche à droite à travers l'interface séparant \mathrm{M}(na) et \mathrm{M}((n+1)a) au cours de la durée \tau s'écrit donc :
Par définition, f_{n,q} représente ce nombre de particules par unité de temps, soit f_{n,q} = \frac{\Delta N}{\tau} :
Résultat
Question 18
Nous supposons dès à présent que les pas et sont, respectivement, très inférieurs à la longueur et au temps caractéristiques de variation de la fonction . Donner l'expression de dans cette limite continue.
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Effectuer un développement de Taylor à l'ordre 1 en espace de la fonction continue F(x+a,t) au voisinage de x=na.
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- Rappeler l'expression discrète du débit particulaire f_{n,q} obtenue à la question Q17.
- Considérer une fonction F(x, t) continûment différentiable en posant x = na et t = q\tau, puis effectuer un développement limité au premier ordre par rapport à l'incrément spatial a \ll L_c.
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D'après la question Q17, le nombre algébrique de particules traversant la section entre les sites na et (n+1)a par unité de temps s'écrit :
Dans la limite où le pas d'espace a et le pas de temps \tau sont très petits devant les échelles spatiales et temporelles de variation de F, on associe aux variables discrètes les coordonnées continues x = na et t = q\tau.
Un développement de Taylor à l'ordre un en a de la fonction continue F autour de l'abscisse x donne :
En reportant ce développement dans l'expression de f_{n,q}, il vient :
Dans la limite continue, l'expression de f_{n,q} devient donc :
Résultat
Question 19
Nous notons la concentration en particules du domaine cubique de côté et de centre . Établir enfin que la grandeur , ramenée à la surface traversée par les particules, que nous appellerons flux particulaire surfacique, s'exprime par la relation suivante :
On exprimera le coefficient , appelé coefficient de diffusion, en fonction de , et et l'on précisera sa dimension.
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Exprimer la densité surfacique de flux \varphi = f/a^2 en fonction de la concentration volumique C = F/a^3 et identifier le coefficient de diffusion D.
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- Exprimer le flux particulaire surfacique \varphi(x, t) comme le quotient du débit particulaire f(x, t) par l'aire transverse S = a^2.
- Exprimer le nombre de particules F en fonction de la concentration volumique C = F/a^3 dans l'expression de f(x, t) obtenue à la question 18.
- Identifier avec la première loi de Fick \varphi(x, t) = -D \dfrac{\partial C}{\partial x} pour en déduire D et son analyse dimensionnelle.
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Par définition, le flux particulaire surfacique \varphi(x, t) correspond au nombre algébrique de particules traversant l'unité de surface par unité de temps, selon l'axe des x croissants. La surface élémentaire transverse traversée entre deux cellules cubiques consécutives vaut S = a \times a = a^2, d'où :
D'après le résultat de la question 18, f(x, t) = -\dfrac{p a}{\tau} \dfrac{\partial F}{\partial x}. La concentration volumique étant définie par C(x, t) = \dfrac{F(x, t)}{a^3}, soit F(x, t) = a^3 C(x, t), il vient :
Par identification avec la relation constitutive de la diffusion (première loi de Fick) :
on obtient l'expression du coefficient de diffusion D :
La probabilité p étant sans dimension, la dimension du coefficient de diffusion D est :
Dans le Système international, D s'exprime en \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1}.
Résultat
2.1.3 · Équilibre diffusion-conduction
Question 20
Établir que l'équilibre des courants de conduction et de diffusion se traduit par l'équation suivante :
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Écrire l'annulation de la densité de courant totale j = q C v - q D_q \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}X} = 0, remplacer v par \mu_q E = -\mu_q \frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}X} et séparer les variables pour intégrer entre X_{\mathrm{A}} et X_{\mathrm{D}}.
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- Exprimer les densités volumiques de courant de conduction et de diffusion associées à une population de porteurs de charge q et de concentration C(X).
- Écrire l'annulation de la densité de courant totale à l'équilibre thermodynamique en reliant le champ électrique au potentiel électrostatique : E(X) = -\dfrac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}X}.
- Séparer les variables et intégrer l'équation différentielle entre les bornes de la zone de charge d'espace, X_{\mathrm{A}} et X_{\mathrm{D}}.
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Considérons une population de porteurs libres de charge q, de concentration C(X), de mobilité \mu_q et de coefficient de diffusion D_q le long de l'axe unidimensionnel (OX) :
La densité de courant de conduction s'exprime, d'après la relation de Drude v = \mu_q E, par :
j_{\text{cond}} = q\, C(X)\, v(X) = q\, \mu_q\, C(X)\, E(X)Le flux particulaire surfacique de diffusion étant donné par la première loi de Fick \varphi(X) = -D_q \dfrac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}X} (équation (8)), la densité de courant de diffusion associée s'écrit :
j_{\text{diff}} = q\, \varphi(X) = -q\, D_q \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}X}
À l'équilibre thermodynamique, en l'absence de tout apport extérieur d'énergie et de tout courant global, le courant associé à chaque type de porteur s'annule en tout point :
Comme q \neq 0 et E(X) = -\dfrac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}X}, cette condition devient :
Intégrons cette relation différentielle entre X = X_{\mathrm{A}} et X = X_{\mathrm{D}} :
soit, en notant \psi_{\mathrm{D}} = \psi(X_{\mathrm{D}}), \psi_{\mathrm{A}} = \psi(X_{\mathrm{A}}) et V_{\mathrm{d}} = \psi_{\mathrm{D}} - \psi_{\mathrm{A}} :
En prenant l'exponentielle, on obtient le résultat attendu :
Résultat
Question 21
À l'aide des données du tableau (2), établir l'expression du potentiel de diffusion introduit en question (14), en fonction de , , et .
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Appliquer la relation (10) aux trous ou aux électrons en utilisant leurs valeurs aux frontières de la ZCE données dans le tableau 2 et la relation d'Einstein \mu_q/D_q = q/(k_{\mathrm{B}}T).
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- Identifier pour chaque type de porteur (trous de charge +e ou électrons de charge -e) le rapport \mu_q/D_q grâce à la relation d'Einstein, exprimé à l'aide de la grandeur K = e/(k_{\mathrm{B}}T).
- Relever dans le tableau (2) les concentrations aux bornes de la ZCE (X = X_{\mathrm{A}} et X = X_{\mathrm{D}}).
- Appliquer la relation d'équilibre (10) établie en question Q20 et en déduire l'expression de V_{\mathrm{d}}.
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D'après la relation d'Einstein (11), on a :
1. Raisonnement sur les trous libres (q = +e) : Pour les trous, la charge vaut q = +e, de sorte que :
D'après le tableau (2), les concentrations en trous aux frontières de la ZCE s'écrivent :
En injectant ces grandeurs dans la relation d'équilibre (10) issue de la question Q20, il vient :
En prenant le logarithme népérien, on obtient :
soit :
2. Vérification sur les électrons libres (q = -e) : Pour les électrons, la charge vaut q = -e, d'où \mu_n / D_n = -K. Les concentrations relevées dans le tableau (2) sont :
La relation (10) donne alors :
ce qui redonne immédiatement la même expression pour V_{\mathrm{d}}.
Résultat
Question 22
Calculer la valeur de à la température ambiante. On donne la valeur suivante : .
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Remplacer les concentrations numériques dans la formule logarithmique de V_{\mathrm{d}} et utiliser l'approximation \ln(10) \simeq 2.
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D'après le résultat de la question 21, le potentiel de diffusion s'exprime par :
À la température ambiante T = T_{\mathrm{a}}, les données sont :
- K = 40\text{ V}^{-1} ;
- N_{\mathrm{A}} = N_{\mathrm{D}} = 10^{16}\text{ cm}^{-3} ;
- n_{\mathrm{i}} \sim 10^{11}\text{ cm}^{-3} (question 11).
Calculons l'argument du logarithme :
En utilisant la valeur fournie \ln(10) \simeq 2, on obtient :
L'application numérique donne ainsi :
Résultat
Question 23
La connaissance du potentiel de diffusion conduit à celle de la largeur de la ZCE. Avec les valeurs numériques adoptées, nous obtenons . Peut-on considérer que cette valeur valide, a posteriori, l'approche électrostatique adoptée en termes de milieu continu caractérisé par une densité volumique de charge ?
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Comparer la largeur de la ZCE W \sim 400\text{ nm} à la distance moyenne entre atomes dopants d_{\mathrm{dop}} \sim N_{\mathrm{D}}^{-1/3} \approx 47\text{ nm} pour juger de la pertinence de l'approximation du milieu continu.
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- Identifier l'échelle microscopique pertinente pour la distribution des charges d'espace : la distance moyenne séparant deux impuretés dopantes ionisées consécutives.
- Calculer cet ordre de grandeur à partir de la concentration N_{\mathrm{D}} = N_{\mathrm{A}} = 10^{16}\text{ cm}^{-3} et le comparer à la largeur W \sim 0{,}4\ \mu\mathrm{m} de la ZCE.
- Conclure sur la validité de l'approximation des milieux continus en tenant compte de la géométrie unidimensionnelle et de l'étendue macroscopique dans les directions transverses.
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L'approximation du milieu continu pour la densité volumique de charge \rho(X) suppose que l'on puisse définir un volume mésoscopique élémentaire de dimension caractéristique \ell, petit devant l'échelle de variation spatiale du système (W), mais suffisamment grand pour contenir un nombre statistiquement significatif de charges discrètes.
Dans la zone de charge d'espace, les charges fixes sont portées par les impuretés ionisées de concentration N_{\mathrm{D}} = N_{\mathrm{A}} = 10^{16}\text{ cm}^{-3} = 10^{22}\text{ m}^{-3}. La distance moyenne d_{\mathrm{dop}} séparant deux impuretés dopantes voisines s'estime par :
Numériquement :
Comparons cette distance à la largeur W \sim 0{,}4\ \mu\mathrm{m} de la ZCE :
Vis-à-vis du réseau cristallin hôte (d_{\mathrm{at}} \sim N_{\mathrm{at}}^{-1/3} \sim 0{,}25\text{ nm} d'après la question Q2), la ZCE est très largement macroscopique :
\frac{W}{d_{\mathrm{at}}} \sim \frac{400\text{ nm}}{0{,}25\text{ nm}} \sim 1\,600 \gg 1Vis-à-vis des charges qui créent la densité \rho, le rapport vaut :
\frac{W}{d_{\mathrm{dop}}} \sim \frac{0{,}4\ \mu\mathrm{m}}{0{,}05\ \mu\mathrm{m}} \sim 8\text{ à } 10
L'épaisseur de la ZCE n'englobe donc qu'environ une dizaine de « couches » de dopants dans la direction X. Cependant, le semi-conducteur est supposé de dimensions macroscopiques selon les directions orthogonales à (OX). Ainsi, une tranche d'épaisseur \Delta X vérifiant d_{\mathrm{dop}} \ll \Delta X \ll W et de surface transverse S contient un nombre N_{\mathrm{D}} S \Delta X \gg 1 considérable d'ions. Une moyenne spatiale sur la section transverse permet donc de définir une densité volumique de charge \rho(X) macroscopiquement continue.
Résultat
Question 24
En dépit de la différence de potentiel existant de part et d'autre de la ZCE, si l'on branchait une résistance aux bornes du semi-conducteur PN, il n'y circulerait aucun courant, de façon permanente. Justifier cette affirmation en adoptant un point de vue thermodynamique très général.
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Invoquer le second principe de la thermodynamique (impossibilité d'extraire du travail électrique d'une source monotherme passive sans déséquilibre chimique) ou la compensation exacte par les potentiels de contact métal/semi-conducteur.
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- Considérer le système global {diode PN, résistance R, fils de connexion} à température uniforme T, en l'absence de toute excitation extérieure (monotherme).
- Raisonner par l'absurde en supposant l'existence d'un courant permanent non nul I, puis examiner les échanges d'énergie et la création d'entropie au regard des premier et second principes de la thermodynamique.
- Interpréter microscopiquement l'absence de circulation de courant via les potentiels de contact.
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Considérons le système fermé constitué de la diode PN, de la résistance R et des conducteurs de raccordement. Ce système est passif, isolé de toute source d'énergie extérieure (aucun éclairement, aucune réaction chimique consommable) et maintenu à l'équilibre thermique à la température ambiante uniforme T au contact d'un thermostat unique.
Supposons, par l'absurde, qu'un courant continu I \neq 0 circule de façon permanente dans ce circuit :
La résistance dissiperait continûment une puissance par effet Joule :
\mathcal{P}_{\mathrm{J}} = R I^2 > 0En régime permanent, l'état interne du système ne varie pas (\mathrm{d}U = 0, \mathrm{d}S_{\mathrm{syst}} = 0). D'après le premier principe de la thermodynamique, cette énergie dissipée vers l'extérieur devrait être intégralement compensée par une puissance thermique \mathcal{P}_Q prélevée sur le thermostat ambiant :
\mathcal{P}_Q = \mathcal{P}_{\mathrm{J}} > 0Le second principe appliqué à l'ensemble {système + thermostat} conduit alors à un taux de création d'entropie :
\frac{\mathrm{d}S_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}S_{\mathrm{syst}}}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathcal{P}_Q}{T} = -\frac{\mathcal{P}_{\mathrm{J}}}{T} < 0
Ceci est en contradiction flagrante avec le second principe, qui impose \mathrm{d}S_{\mathrm{c}}/\mathrm{d}t \geqslant 0.
Un tel dispositif constituerait un moteur monotherme (ou moteur perpétuel de deuxième espèce), transformant spontanément et intégralement de la chaleur issue d'une source unique en travail électrique dissipable, ce que proscrit l'énoncé de Kelvin-Planck.
Résultat
2.2 · Relation courant-tension
Question 25
Lorsque , les courants de diffusion et de conduction ne s'équilibrent plus (se reporter à la question (20)) ce qui a pour conséquence le passage d'un courant à travers la ZCE (et donc la diode). Dans le cas où , indiquer quel courant, de diffusion ou de conduction, l'emporte sur l'autre.
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Observer que lorsque V>0, la barrière de potentiel apparente V_{\mathrm{d}}-V diminue, ce qui affaiblit le courant de dérive sous champ par rapport à la diffusion thermique.
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- Rappeler le rôle respectif des courants de diffusion et de conduction établis à l'équilibre (V = 0\text{ V}).
- Analyser la modification de la barrière de potentiel interne apportée par l'application d'une tension positive V > 0\text{ V} selon l'hypothèse (H1).
- En déduire lequel des deux mécanismes de transport prédomine.
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À l'équilibre thermodynamique (V = 0\text{ V}), les courants de diffusion et de conduction se compensent exactement en tout point :
- le courant de diffusion est dû au gradient de concentration des porteurs majoritaires (diffusion des trous de P vers N et des électrons de N vers P), ce qui correspond à un courant électrique net dirigé de P vers N ;
- le courant de conduction (ou de dérive) est dû au champ électrique interne \vec{E} = -\dfrac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}X}\,\vec{e}_X régnant dans la ZCE, dirigé de N vers P (puisque \psi(X_{\mathrm{D}}) > \psi(X_{\mathrm{A}})), qui entraîne les charges en sens opposé au courant de diffusion.
Lorsque l'on applique une tension directe V > 0\text{ V}, la différence de potentiel vue par les porteurs à travers la ZCE devient, d'après l'hypothèse (H1) :
L'abaissement de cette barrière de potentiel a deux conséquences conjointes :
- le champ électrique régnant dans la ZCE diminue en intensité, ce qui affaiblit le courant de conduction ;
- une fraction bien plus importante de porteurs majoritaires possède une énergie thermique suffisante pour franchir la barrière de potentiel réduite, ce qui augmente considérablement le flux de diffusion (effet en \exp(KV)).
Par conséquent, dans le cas où V > 0\text{ V} :
Le courant électrique résultant est donc non nul et circule dans le sens direct, de P vers N.
Résultat
Question 26
À l'aide de la relation (10), adjointe à l'hypothèse H1, exprimer la concentration en fonction de , et . Exprimer ensuite, en fonction de , et , l'excès (algébrique) de concentration de trous par rapport à la situation d'équilibre (c'est-à-dire correspondant à ).
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Utiliser la formule d'équilibre (10) adaptée selon l'hypothèse H1 en substituant V_{\mathrm{d}}-V à V_{\mathrm{d}}, puis soustraire la valeur d'équilibre à tension nulle n_{\mathrm{i}}^2/N_{\mathrm{D}}.
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- Appliquer la relation (10) d'équilibre diffusion-conduction aux trous (q = +e), modifiée par l'hypothèse (H1) qui remplace le potentiel de diffusion V_{\mathrm{d}} par V_{\mathrm{d}} - V.
- Exprimer la concentration à l'entrée de la ZCE côté P grâce à l'hypothèse (H2), puis relier le terme en V_{\mathrm{d}} aux grandeurs thermodynamiques n_{\mathrm{i}}, N_{\mathrm{A}} et N_{\mathrm{D}} établies en question 21.
- En déduire l'excès de concentration \delta p_{\mathrm{N}}(X_{\mathrm{D}}) = p_{\mathrm{N}}(X_{\mathrm{D}}) - p_{\mathrm{N,éq}}(X_{\mathrm{D}}).
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Pour les trous libres, la charge est q = +e. D'après la relation d'Einstein (11), le rapport de mobilité sur le coefficient de diffusion vaut :
En appliquant la relation (10) aux trous libres avec l'hypothèse (H1), la différence de potentiel effective à travers la ZCE devient V_{\mathrm{d}} - V, de sorte que :
D'après l'hypothèse (H2), la concentration en porteurs majoritaires dans la zone P reste égale à sa valeur d'équilibre :
Par ailleurs, le résultat de la question 21 donne :
En injectant ces deux expressions dans le rapport des concentrations, on obtient :
soit :
À l'équilibre (V = 0\text{ V}), la concentration d'équilibre des trous minoritaires en X = X_{\mathrm{D}} vaut p_{\mathrm{N,éq}}(X_{\mathrm{D}}) = \frac{n_{\mathrm{i}}^2}{N_{\mathrm{D}}}. L'excès algébrique de concentration de trous en X = X_{\mathrm{D}} s'écrit donc :
soit finalement :
Résultat
Question 27
En établissant un bilan gain-perte sur le nombre de trous libres, appliqué à une portion élémentaire du domaine (4), sur l'intervalle de temps , établir l'équation différentielle vérifiée par la fonction , en régime stationnaire. On y fera apparaître la longueur caractéristique .
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Dresser un bilan de conservation des trous sur une tranche élémentaire \mathrm{d}x en faisant la somme algébrique du flux entrant, du flux sortant et du terme de disparition volumique -S(x)\,\mathrm{d}x.
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- Choisir comme système la tranche élémentaire comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite \mathcal{S}, sur la durée \mathrm{d}t.
- Effectuer le bilan sur le nombre de trous libres en comptabilisant le flux particulaire entrant/sortant par diffusion (l'hypothèse H3 impliquant l'absence de champ électrique dans le domaine neutre (4)) et la disparition par recombinaison modélisée par le terme S(x).
- Établir l'équation locale, passer au régime stationnaire et faire apparaître la longueur caractéristique de diffusion L_{\mathrm{P}} = \sqrt{D_{\mathrm{P}}\tau_{\mathrm{P}}}.
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Considérons une tranche élémentaire de semi-conducteur située entre x et x + \mathrm{d}x, de section droite \mathcal{S} et de volume \mathrm{d}\mathcal{V} = \mathcal{S}\,\mathrm{d}x. Le nombre de trous libres présents dans ce volume à l'instant t vaut :
D'après l'hypothèse (H3), le domaine (4) est électriquement neutre et exempt de chute ohmique de potentiel, si bien que le champ électrique y est nul (E = 0). Le transport des trous minoritaires s'effectue donc uniquement par diffusion particulaire.
Pendant l'intervalle de temps [t, t + \mathrm{d}t], la variation élémentaire \mathrm{d}N_{\mathrm{trous}} = N_{\mathrm{trous}}(t + \mathrm{d}t) - N_{\mathrm{trous}}(t) résulte :
- du nombre de trous entrant en x : \delta N_{\mathrm{ent}} = \varphi(x, t)\,\mathcal{S}\,\mathrm{d}t ;
- du nombre de trous sortant en x + \mathrm{d}x : \delta N_{\mathrm{sort}} = \varphi(x + \mathrm{d}x, t)\,\mathcal{S}\,\mathrm{d}t ;
du nombre de trous disparaissant par recombinaison volumique au taux S(x, t) :
\delta N_{\mathrm{disp}} = S(x, t)\,\mathrm{d}\mathcal{V}\,\mathrm{d}t = \frac{\delta p_{\mathrm{N}}(x, t)}{\tau_{\mathrm{P}}}\,\mathcal{S}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t
Le bilan de matière s'écrit ainsi :
soit, en divisant par \mathcal{S}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t :
D'après l'équation (8), le flux particulaire surfacique de trous s'écrit :
puisque la concentration d'équilibre n_{\mathrm{i}}^2 / N_{\mathrm{D}} est uniforme. Il vient alors :
En régime stationnaire, \dfrac{\partial \delta p_{\mathrm{N}}}{\partial t} = 0, la fonction \delta p_{\mathrm{N}} ne dépend plus que de la variable d'espace x. L'équation devient :
En introduisant la longueur caractéristique de diffusion-recombinaison L_{\mathrm{P}} = \sqrt{D_{\mathrm{P}} \tau_{\mathrm{P}}}, on obtient finalement :
Résultat
Question 28
À partir des réponses aux questions (26) et (27), exprimer la fonction . Nous supposerons que la longueur du domaine (4) excède très largement la longueur caractéristique .
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Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants en éliminant la solution divergeant à l'infini et en utilisant la condition en x=0 déterminée en Q26.
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- Écrire la forme générale des solutions de l'équation différentielle linéaire du second ordre obtenue en question 27.
- Utiliser la condition aux limites en x \to +\infty (milieu quasi semi-infini car la longueur du domaine (4) est très grande devant L_{\mathrm{P}}) pour annuler la solution divergente.
- Déterminer la constante d'intégration restante à l'aide de la condition en x = 0 établie en question 26.
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D'après la question 27, la surconcentration de porteurs minoritaires \delta p_{\mathrm{N}}(x) vérifie pour x \geqslant 0 l'équation différentielle :
L'équation caractéristique associée, r^2 - 1/L_{\mathrm{P}}^2 = 0, admet pour racines r = \pm 1/L_{\mathrm{P}}. La solution générale s'écrit donc sous la forme :
où A et B sont deux constantes d'intégration.
Condition aux limites en l'infini : La longueur du domaine (4) étant très largement supérieure à la longueur caractéristique L_{\mathrm{P}}, le domaine peut être modélisé comme semi-infini (x \to +\infty). À grande distance de la jonction, l'effet de l'injection s'estompe sous l'effet des recombinaisons et la concentration de trous doit retrouver sa valeur d'équilibre thermodynamique, ce qui impose :
Condition aux limites en x = 0 : En x = 0 (soit en X = X_{\mathrm{D}}), la surconcentration est donnée par le résultat de la question 26 :
On en déduit l'expression du profil de surconcentration de trous dans le domaine neutre N :
Résultat
Question 29
En déduire l'expression de la densité de courant des charges portées par les trous libres, , transitant à travers la ZCE, de P vers N, algébriquement (selon le signe de la différence de potentiel ). On y fera apparaître le rapport .
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Calculer la densité de courant de trous par diffusion pure au bord de la ZCE : J_{\mathrm{P}} = -e\varphi_{\mathrm{P}}(0) = +e D_{\mathrm{P}} \left.\frac{\mathrm{d}\delta p_{\mathrm{N}}}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0}.
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- Selon l'hypothèse (H4), les phénomènes de recombinaison et de génération sont négligés au sein de la zone de charge d'espace (ZCE) ; la densité de courant de trous J_{\mathrm{P}} y est donc conservative et égale à celle injectée à la frontière X = X_{\mathrm{D}} (x = 0) dans la région neutre N (domaine (4)).
- D'après l'hypothèse (H3), le domaine (4) ne présente pas de chute ohmique (le champ électrique y est nul) : le transport des trous minoritaires en x = 0 s'effectue ainsi par pure diffusion.
- Évaluer le gradient de concentration en x = 0 à l'aide du profil exponentiel obtenu à la question Q28.
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D'après l'hypothèse (H4), le courant de trous libres ne subit ni génération ni recombinaison lors de sa traversée de la ZCE. La densité surfacique de courant de trous J_{\mathrm{P}}, orientée algébriquement de P vers N (sens des X ou x croissants), est donc uniforme dans la ZCE et se déduit de sa valeur à la frontière d'entrée dans le domaine (4) en x = 0 :
Dans le domaine neutre N, le champ électrique macroscopique est négligeable en vertu de l'hypothèse (H3). Le transport des trous s'effectue dès lors exclusivement par diffusion particulaire. Avec une charge élémentaire q = +e pour les trous, la densité de courant de diffusion s'écrit, d'après la loi de Fick (équation (8)) :
En dérivant le profil d'excès de concentration établi à la question Q28 :
il vient au point d'abscisse x = 0 :
On en déduit l'expression de la densité de courant de trous traversant la ZCE :
Résultat
Question 30
Sur la base de l'expression de obtenue en réponse à la question (29), donner celle de la densité de courant des charges portées par les électrons libres, , transitant à travers la ZCE, de N vers P, algébriquement (selon le signe de la différence de potentiel appliquée). On introduira les grandeurs et , homologues respectifs des grandeurs et pour les trous. En déduire que la densité de courant de charge totale traversant le semi-conducteur PN (algébriquement de P à N) s'exprime par la relation suivante :
On exprimera la densité de courant caractéristique en fonction des rapports et . Proposer une interprétation physique de cette grandeur.
*Indication : On s'appuiera sur les propriétés de symétrie de la structure PN, sur l'hypothèse présentée dans l'introduction de la sous-section (2.2), et enfin sur le fait que est uniforme le long du semi-conducteur PN.*
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Écrire par symétrie la composante analogue J_{\mathrm{N}} due aux électrons minoritaires injectés en zone P, sommer les deux contributions (conservées à travers la ZCE d'après H4) et identifier J_{\mathrm{inv}}.
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- Exploiter la symétrie du problème en permutant les rôles des trous et des électrons, ainsi que des zones N et P, pour obtenir directement l'expression de la composante électronique J_{\mathrm{N}}.
- Utiliser l'hypothèse (H4) d'absence de recombinaison ou de génération dans la ZCE pour sommer les composantes électronique et de trous, puis identifier J_{\mathrm{inv}}.
- Interpréter J_{\mathrm{inv}} en considérant la limite d'une forte polarisation inverse (V \ll -1/K).
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Par symétrie de la jonction PN, le transport des électrons libres (minoritaires dans la région P) obéit aux mêmes lois de diffusion-recombinaison que celui des trous dans la région N. Les grandeurs se correspondent selon :
Les électrons diffusent de la région N vers la région P. Comme ils portent une charge négative -e, un flux particulaire dirigé selon les X décroissants (de N vers P) transporte une charge négative vers la gauche, ce qui équivaut à un courant électrique algébrique orienté de P vers N (selon + \vec{e}_X). En transposant le résultat de la question Q29, on obtient :
D'après l'hypothèse (H4), la recombinaison et la génération de porteurs sont négligeables au sein de la ZCE [X_{\mathrm{A}}, X_{\mathrm{D}}]. Par conséquent, les densités de courant de trous J_{\mathrm{P}} et d'électrons J_{\mathrm{N}} y sont uniformes. En régime stationnaire, la conservation de la charge impose que la densité de courant totale J = J_{\mathrm{P}} + J_{\mathrm{N}} soit constante le long de toute la structure.
En sommant les deux contributions, on obtient bien la relation de Shockley :
avec :
Interprétation physique de J_{\mathrm{inv}} :
- Lorsque la jonction est soumise à une tension inverse suffisamment importante (V < 0 avec |V| \gg 1/K \simeq 25\text{ mV}), le terme exponentiel s'annule (\exp\{KV\} \to 0) et la densité de courant sature à J \to -J_{\mathrm{inv}}. La grandeur J_{\mathrm{inv}} représente la densité de courant de saturation inverse (ou courant de fuite).
- Elle correspond au flux des porteurs minoritaires thermogénérés à moins d'une longueur de diffusion de la ZCE (n_{\mathrm{P}} côté P et p_{\mathrm{N}} côté N) qui atteignent la ZCE et sont drainés par le champ électrique interne régnant dans la jonction.
Résultat
Question 31
La figure (8) représente la dépendance, obtenue expérimentalement (pour ), du courant traversant une diode 1N4148 (du domaine P au domaine N) avec la différence de potentiel appliquée à ses bornes.
Indiquer la valeur du courant de référence qui a été choisie. Comparer qualitativement la dépendance expérimentale à celle prévue par le modèle qui a été développé. Déterminer la valeur « expérimentale » du paramètre et la comparer à celle attendue. Proposer des explications possibles à l'écart constaté. On mettra éventuellement en cause, argument à l'appui, certaines des quatre hypothèses présentées dans l'introduction de la sous-section (2.2).
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Lire l'ordonnée pour V=0 ou le point I/I_0 = 1 sur le graphe de droite pour trouver I_0, calculer la pente pour obtenir K_{\mathrm{exp}}, et expliquer l'écart par la recombinaison en ZCE (facteur d'idéalité \eta \simeq 2) et la résistance série ohmique.
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- Identifier la valeur du courant de référence I_0 en repérant sur le graphe semi-logarithmique la tension où \ln(I/I_0) = 0 (soit I = I_0), puis en lisant le courant correspondant sur la caractéristique linéaire.
- Comparer l'allure des deux représentations aux prédictions de la loi de Shockley (allure exponentielle et droite en coordonnées semi-logarithmiques).
- Mesurer la pente de la partie linéaire du tracé semi-logarithmique pour déterminer le paramètre K_{\mathrm{exp}} et le comparer à K = 40\text{ V}^{-1}.
- Analyser physiquement l'écart de pente (K_{\mathrm{exp}} \approx K/2) et la déviation aux fortes tensions en examinant la validité des hypothèses (H1) à (H4).
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1. Détermination du courant de référence I_0
Lorsque \ln(I/I_0) = 0, on a I/I_0 = 1, soit I = I_0.
Sur le tracé semi-logarithmique de droite de la figure (8), la droite coupe l'axe \ln(I/I_0) = 0 pour une tension :
V \simeq 0{,}70\text{ V}En reportant cette tension sur le graphe de gauche I = I(V), on lit directement l'ordonnée correspondante :
I(V = 0{,}70\text{ V}) \simeq 0{,}01\text{ A} = 10\text{ mA}
On en déduit la valeur du courant de référence :
2. Comparaison qualitative de la dépendance I(V)
D'après la relation (13) établie à la question Q30, la loi théorique s'écrit :
Pour V > 0 tel que KV \gg 1 (dès V \gtrsim 0{,}1\text{ V}), le terme exponentiel domine très largement et :
Le modèle prédit donc une droite de pente K en représentation semi-logarithmique. Expérimentalement, on observe :
- pour 0{,}35\text{ V} \leqslant V \leqslant 0{,}70\text{ V} : le tracé \ln(I/I_0) est remarquablement rectiligne, ce qui confirme qualitativement le comportement exponentiel du courant avec la tension ;
- pour V < 0{,}35\text{ V} : le courant devient extrêmement faible (I < 10^{-6}\text{ A}) et s'écarte de la droite théorique (bruit de mesure, courants de fuite superficiels) ;
- pour V > 0{,}70\text{ V} : la pente diminue et la courbe s'incurve vers le bas, traduisant une limitation du courant par rapport à la loi exponentielle pure.
3. Détermination de la valeur expérimentale de K
Sur la plage de fonctionnement exponentiel (0{,}40\text{ V} \leqslant V \leqslant 0{,}70\text{ V}), déterminons la pente de la droite :
- pour V_1 = 0{,}40\text{ V}, on lit \ln(I_1/I_0) \simeq -6{,}0 ;
- pour V_2 = 0{,}70\text{ V}, on lit \ln(I_2/I_0) \simeq 0{,}0.
La pente expérimentale vaut ainsi :
La valeur attendue à température ambiante, donnée dans l'énoncé, est :
On constate donc un facteur 2 d'écart :
ce qui correspond à un facteur d'idéalité de la diode \eta \simeq 2 dans la loi usuelle I \propto \exp\left(\frac{e V}{\eta k_{\mathrm{B}} T}\right).
4. Interprétation des écarts et remise en cause des hypothèses
- Écart sur la pente (K_{\mathrm{exp}} \approx K/2) : L'hypothèse (H4) négligeait tout phénomène de génération-recombinaison au sein même de la ZCE. Or, dans une diode réelle au silicium à température ambiante et sous polarisation modérée, le mécanisme dominant de transport est la recombinaison assistée par pièges (mécanisme Shockley-Read-Hall) dans la ZCE. Ce courant de recombinaison varie en \exp\left(\frac{e V}{2 k_{\mathrm{B}} T}\right) = \exp\left(\frac{KV}{2}\right), ce qui rend parfaitement compte de la pente mesurée K_{\mathrm{exp}} \simeq 20\text{ V}^{-1}.
Incurvation pour V > 0{,}75\text{ V} :
- L'hypothèse (H3) supposait l'absence totale de chute ohmique. Aux forts courants (I > 10\text{ mA}), la résistance ohmique résiduelle des zones quasi-neutres P et N et des contacts métalliques induit une chute de potentiel R_{\mathrm{s}} I. La tension effectivement appliquée aux bornes de la jonction est alors V_{\mathrm{j}} = V - R_{\mathrm{s}} I < V, ce qui fléchit la caractéristique.
- L'hypothèse (H1) imposait |V| \ll V_{\mathrm{d}}. Or le potentiel de diffusion calculé à la question Q22 vaut V_{\mathrm{d}} \simeq 0{,}5\text{ V} à 0{,}7\text{ V}. Dès que V \gtrsim 0{,}7\text{ V}, la barrière de potentiel de la ZCE est presque totalement effacée ; on entre en régime de forte injection, invalidant également l'hypothèse (H2).
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