Corrigé détaillé X ENS Physique MPI 2025 (page 2/2 : Partie II (questions 20 à 37))
Ondes électromagnétiques à la surface des plasmas
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Partie II : Plasmons de surface (suite)
Question 20
On note et les amplitudes complexes de suivant et , et on suppose non nul. Exprimer en fonction de , et , dans le vide et dans le métal.
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Traduire l'équation de Maxwell-Gauss sous forme complexe dans un milieu sans charge libre en volume (\vec{k} \cdot \vec{E} = 0).
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- Rappeler la condition de transversalité de l'onde plane établie à la question 19, issue de l'absence de charges volumiques dans chacun des deux milieux.
- Projeter le produit scalaire \vec{k}\cdot\vec{E} = 0 sur les axes cartésiens et en déduire l'expression de E_z.
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L'énoncé précise que l'onde électromagnétique recherchée est transverse de chaque côté de l'interface (ce qui découle de \operatorname{div}\vec{E} = 0 en l'absence de charges volumiques, tant dans le vide que dans le métal).
On a donc, dans chacun des deux milieux :
Avec \vec{k} = k_x \vec{u}_x + k_z \vec{u}_z et \vec{E} = E_x \vec{u}_x + E_z \vec{u}_z, cette relation s'écrit :
Comme k_z \neq 0, on en déduit directement la relation valable aussi bien dans le vide (indice 1) que dans le métal (indice 2) :
Soit, en distinguant explicitement les deux milieux :
Résultat
Question 21
On note l'amplitude complexe du champ magnétique en projection sur l'axe . Exprimer en fonction de , , et , dans le vide et dans le métal.
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Projeter l'équation de Maxwell-Faraday \vec{k} \wedge \vec{E} = \omega \vec{B} sur l'axe y et y injecter l'expression de E_z.
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- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday, universelle et valable aussi bien dans le vide que dans le métal, reliant \vec{B} à \vec{k} et \vec{E} pour une onde plane monochromatique.
- Projeter le produit vectoriel \vec{k} \times \vec{E} sur l'axe y.
- Injecter l'expression de E_z établie à la question précédente (Q20) pour exprimer B_y uniquement en fonction de E_x, k_x, k_z et \omega.
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L'équation de Maxwell-Faraday \vec{\nabla}\times\vec{E} = -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t} est valable universellement, aussi bien dans le vide (milieu 1) que dans le métal (milieu 2). Pour une onde plane monochromatique de pulsation \omega et de vecteur d'onde \vec{k}, elle conduit à la structure d'onde :
Avec \vec{k} = k_x \vec{u}_x + k_z \vec{u}_z et \vec{E} = E_x \vec{u}_x + E_z \vec{u}_z, le calcul du produit vectoriel donne :
D'où l'amplitude du champ magnétique selon y :
D'après la relation de transversalité obtenue à la question Q20, on a E_z = -\dfrac{k_x}{k_z} E_x. En substituant E_z dans cette expression :
Cette relation s'applique de façon identique dans le vide et dans le métal :
soit, en distinguant explicitement les deux milieux :
Résultat
Question 22
En utilisant la relation de dispersion entre et , éliminer dans l'expression obtenue, et exprimer en fonction de , , et . On distinguera les cas du vide et du métal, et on fera intervenir et .
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Utiliser la relation de dispersion k^2 = k_x^2 + k_z^2 propre à chaque milieu pour simplifier le numérateur.
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- Rappeler l'expression de B_y établie à la question précédente en fonction de la norme au carré du vecteur d'onde k^2 = k_x^2 + k_z^2.
- Exprimer k^2 en fonction de la pulsation \omega à l'aide des relations de dispersion respectives du vide et du métal (établie à la question Q18).
- Remplacer k^2 pour obtenir l'expression de B_y dans chaque milieu.
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D'après le résultat de la question Q21, l'amplitude complexe B_y s'écrit :
avec k^2 = \|\vec{k}\|^2 = k_x^2 + k_z^2.
1. Dans le vide (milieu 1) :
La relation de dispersion des ondes électromagnétiques dans le vide est :
En injectant cette relation dans l'expression de B_y, on obtient :
2. Dans le métal (milieu 2) :
D'après la relation de dispersion établie à la question Q18 pour le métal modélisé comme un plasma :
En substituant k^2, il vient :
Résultat
Question 23
On admet que les composantes de parallèles à la surface du métal sont continues de part et d'autre de l'interface , et on cherche des solutions telles que ces composantes ne soient pas identiquement nulles. Expliquer brièvement pourquoi ceci implique que et soient identiques dans le vide et dans le métal.
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Écrire la continuité de la composante tangentielle E_x(x,0,t) pour tout x et tout t et identifier les arguments de phase.
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- Écrire l'expression spatio-temporelle de la composante tangentielle E_x(x, z=0, t) dans chaque milieu.
- Traduire la relation de continuité à l'interface z = 0, valable pour tout instant t et en tout point x.
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La seule composante de \vec{E} parallèle à l'interface z = 0 est la composante suivant l'axe x. En z = 0, le champ électrique s'écrit de chaque côté sous la forme d'une onde plane monochromatique :
La continuité de la composante tangentielle du champ électrique impose :
Comme les amplitudes E_{x1} et E_{x2} sont non nulles, cette égalité doit être vérifiée pour tout t et pour tout x. En dérivant successivement par rapport à t puis par rapport à x, on obtient :
- l'invariance temporelle exige l'égalité des pulsations : \omega_1 = \omega_2 = \omega ;
- l'invariance par translation le long de l'interface (selon x) exige l'égalité des composantes tangentielles du vecteur d'onde : k_{x1} = k_{x2} = k_x.
On en déduit également la continuité des amplitudes complexes : E_{x1} = E_{x2} = E_x.
Résultat
Question 24
Justifier qu'il apparaît en tout point de la surface du métal une densité surfacique de charges , reliée à la densité de courant en ce point par , où représente la composante suivant de la densité de courant au même point.
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Intégrer l'équation locale de conservation de la charge sur une boîte de Gauss infinitésimale coupant l'interface.
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Pour relier la densité surfacique de charge \sigma à la densité volumique de courant \vec{j}, on applique le principe de conservation locale de la charge sous forme intégrale à un volume élémentaire aplati (boîte de Gauss) centré sur l'interface z = 0.
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Considérons un cylindre fermé élémentaire de base \mathrm{d}S parallèle à l'interface, de hauteur 2\eta, s'étendant entre z = -\eta (dans le métal) et z = +\eta (dans le vide).
La charge totale contenue dans ce volume s'écrit, à la limite \eta \to 0 où les charges volumiques ne contribuent plus face à l'accumulation surfacique :
D'après le principe de conservation de la charge, la variation temporelle de cette charge est égale au flux entrant de la densité volumique de courant \vec{j} à travers la surface fermée délimitant le cylindre :
Évaluons ce flux lorsque l'épaisseur 2\eta \to 0 :
- la surface latérale a une aire d'ordre \eta, son flux tend vers zéro ;
- sur la face supérieure (z = +\eta dans le vide), le courant volumique est nul : \vec{j}_1 = \vec{0} ;
sur la face inférieure (z = -\eta dans le métal), le vecteur surface sortant est -\vec{u}_z\,\mathrm{d}S, de sorte que le flux sortant vaut :
\vec{j}(0^-)\cdot (-\vec{u}_z\,\mathrm{d}S) = - j_z\,\mathrm{d}S
Le bilan de charge s'écrit ainsi :
On en déduit bien :
où j_z est la composante normale de la densité de courant dans le métal en z = 0^-.
Résultat
Question 25
En utilisant l'expression de la conductivité complexe obtenue à la question 17, en déduire la relation entre l'amplitude complexe de la densité surfacique de charge et l'amplitude complexe de la composante suivant du champ électrique dans le métal.
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Relier le courant j_z à E_{z2} via la conductivité \gamma, puis intégrer en temps la relation obtenue en Q24.
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- Exprimer l'amplitude complexe de la composante normale du courant à l'interface, j_z, à l'aide de la loi d'Ohm locale dans le métal faisant intervenir la conductivité complexe \gamma.
- Passer en régime harmonique dans la relation de conservation de la charge établie à la question 24 pour relier \sigma à j_z.
- Injecter l'expression de \gamma (question 17) et exprimer le résultat en fonction des grandeurs microscopiques puis de la pulsation plasma \omega_p.
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Dans le métal (milieu 2, z < 0), la loi d'Ohm locale s'écrit en notation complexe :
Au voisinage immédiat de l'interface (z = 0^-), la composante suivant z de la densité de courant a donc pour amplitude complexe :
Avec la dépendance temporelle en \mathrm{e}^{i\omega t} adoptée à la question 17, l'opérateur de dérivation temporelle devient \frac{\partial}{\partial t} \to i\omega. L'équation de continuité obtenue à la question 24, \frac{\partial \sigma}{\partial t} = j_z, se traduit donc sur les amplitudes complexes par :
D'après la question 17, la conductivité complexe du plasma d'électrons s'écrit \gamma = \dfrac{N e^2}{i m \omega}. En reportant cette expression, on obtient :
En utilisant l'expression de la pulsation plasma \omega_p = \sqrt{\dfrac{N e^2}{m \epsilon_0}} établie à la question 3, soit \dfrac{N e^2}{m} = \epsilon_0 \omega_p^2, on aboutit à :
Résultat
Question 26
En utilisant les lois de l'électrostatique, dont on supposera qu'elles restent valables bien que le champ dépende du temps, exprimer en fonction de et . En utilisant l'expression de obtenue à la question précédente, en déduire le rapport en fonction de et .
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Utiliser la discontinuité de la composante normale du champ électrique E_{z1} - E_{z2} = \sigma/\epsilon_0 et remplacer \sigma.
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L'interface est située en z=0, le métal occupant le demi-espace z < 0 (milieu 2) et le vide le demi-espace z > 0 (milieu 1). Le vecteur normal unitaire dirigé du milieu 2 vers le milieu 1 est \vec{u}_z.
D'après les lois de l'électrostatique (théorème de Gauss sous forme locale ou relation de passage à une interface chargée de densité surfacique \sigma), la discontinuité de la composante normale du champ électrique s'écrit :
ce qui donne directement :
D'après le résultat de la question Q25, l'amplitude complexe de la densité surfacique de charge est :
En injectant cette expression dans la relation de passage :
On en déduit l'expression du rapport des composantes normales :
Résultat
Question 27
En utilisant le résultat de la question 20, en déduire le rapport en fonction de et .
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Combiner le rapport E_{z1}/E_{z2} de la question précédente avec la relation de transversalité de la question 20.
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- Exprimer le rapport E_{z1}/E_{z2} à l'aide de la relation de transversalité obtenue à la question 20 et de la continuité de E_x et k_x établie à la question 23.
- Identifier ce rapport à celui obtenu à la question 26 pour en déduire k_{z2}/k_{z1}.
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D'après le résultat de la question 20, la composante suivant z du champ électrique s'écrit de chaque côté de l'interface :
D'après la question 23, la pulsation \omega, la composante tangentielle du vecteur d'onde et la composante tangentielle du champ électrique sont continues à travers l'interface z = 0 :
On en déduit immédiatement le rapport des composantes normales :
En utilisant le rapport déterminé à la question 26, à savoir \dfrac{E_{z1}}{E_{z2}} = 1 - \dfrac{\omega_p^2}{\omega^2}, on obtient :
Résultat
Question 28
En utilisant le résultat de la question 22, montrer qu'on obtient la même expression du rapport si on suppose que est continu en .
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Écrire la continuité de B_y en z=0 en utilisant les expressions établies à la question 22.
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- Rappeler les expressions des amplitudes complexes B_{y1} et B_{y2} obtenues à la question 22.
- Utiliser la condition de continuité du champ magnétique B_{y1} = B_{y2} en z = 0, conjointement avec la continuité de la composante tangentielle du champ électrique E_{x1} = E_{x2} établie à la question 23.
- En déduire le rapport k_{z2}/k_{z1} et constater qu'il coïncide avec celui de la question 27.
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D'après la question 22, les amplitudes complexes du champ magnétique s'écrivent :
À l'interface z = 0, la continuité de la composante tangentielle du champ électrique (question 23) impose :
En supposant de plus que la composante B_y est continue en z = 0, soit B_{y1} = B_{y2}, il vient :
En simplifiant par la quantité non nulle \dfrac{\omega}{c^2} E_{x1}, on obtient :
soit immédiatement :
On retrouve bien l'expression obtenue à la question 27.
Résultat
Question 29
On pose . Les relations de dispersion dans le vide et dans le métal, ajoutées au résultat de la question 27 ou 28, donnent trois relations entre , , et , dans lesquelles on éliminera au profit de pour les simplifier. Éliminer et entre ces équations et vérifier la relation
En déduire la relation entre et .
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Combiner les relations k_{z2} = \epsilon k_{z1}, k_x^2 + k_{z1}^2 = \omega^2/c^2 et k_x^2 + k_{z2}^2 = \epsilon \omega^2/c^2.
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- Écrire explicitement les trois relations portant sur k_x, k_{z1}, k_{z2} et \omega : les relations de dispersion dans le vide et dans le métal, ainsi que la relation de continuité reliant k_{z1} et k_{z2} établie aux questions Q27 et Q28.
- Éliminer le terme \omega^2/c^2 entre les deux relations de dispersion pour obtenir une équation liant k_x, k_{z1} et k_{z2}.
- Exprimer k_{z2} en fonction de k_{z1} grâce à la troisième relation pour obtenir l'égalité souhaitée sur k_{z1}^2, puis en déduire celle sur k_{z2}^2.
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Rappelons les trois équations du problème en fonction de \epsilon = 1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2} :
Relation de dispersion de l'onde plane dans le vide (milieu 1) :
k_x^2 + k_{z1}^2 = \frac{\omega^2}{c^2} \tag{1}Relation de dispersion dans le métal (milieu 2, d'après la question Q18) :
k_x^2 + k_{z2}^2 = \frac{\omega^2 - \omega_p^2}{c^2} = \left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right)\frac{\omega^2}{c^2} = \epsilon\,\frac{\omega^2}{c^2} \tag{2}Relation de continuité à l'interface (d'après les questions Q27 et Q28) :
k_{z2} = \epsilon\,k_{z1} \tag{3}
1. Élimination de \omega :
En multipliant l'équation (1) par \epsilon, on exprime la quantité \epsilon\,\frac{\omega^2}{c^2} sous deux formes grâce à l'équation (2) :
2. Élimination de k_{z2} :
En élevant au carré la relation (3), il vient k_{z2}^2 = \epsilon^2 k_{z1}^2. En substituant dans l'égalité précédente, on obtient :
Regroupons les termes en k_{z1}^2 et en k_x^2 :
Comme le métal possède une pulsation plasma non nulle (\omega_p \neq 0), on a \epsilon \neq 1, soit 1 - \epsilon \neq 0. On peut donc simplifier par (1 - \epsilon) :
Pour \epsilon \neq 0 (\omega \neq \omega_p), on en déduit la relation demandée :
3. Relation entre k_{z2} et k_x :
En utilisant à nouveau k_{z2} = \epsilon\,k_{z1}, on a :
soit :
Résultat
Question 30
Il existe une première catégorie de solutions avec , soit . Les composantes du vecteur d'onde sont alors réelles dans le vide comme dans le métal. Par ailleurs, nous avons supposé que le champ électromagnétique est une onde plane de chaque côté de l'interface. Cela signifie que l'onde est totalement transmise à l'interface, sans réflexion, puisque le phénomène de réflexion impliquerait qu'il y a, du côté de l'onde incidente, deux ondes planes (incidente et réfléchie) et non une seule. Dans le cas , correspondant à une onde se propageant du vide vers le métal, s'il y avait une onde réfléchie, quel serait son vecteur d'onde, d'après les lois de l'optique géométrique ? Montrer que les vecteurs d'onde transmis et réfléchi sont orthogonaux entre eux. Représenter sur un schéma les vecteurs d'onde incident, transmis et réfléchi.
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Écrire le vecteur d'onde réfléchi en inversant le signe de la composante selon z, puis évaluer le produit scalaire \vec{k}_r \cdot \vec{k}_t.
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- Appliquer les lois de Snell-Descartes pour la réflexion afin de déterminer les composantes du vecteur d'onde réfléchi \vec{k}_r dans le vide (z > 0).
- Calculer le produit scalaire \vec{k}_r \cdot \vec{k}_t entre le vecteur d'onde réfléchi et le vecteur d'onde transmis \vec{k}_t = \vec{k}_2 en exploitant les relations établies aux questions Q27 et Q29.
- Réaliser un schéma clair de la réfraction à l'interface illustrant cette orthogonalité (incidence brewstérienne).
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1. Vecteur d'onde de l'onde réfléchie
D'après les lois de Snell-Descartes pour la réflexion à l'interface plane z = 0, la composante tangentielle du vecteur d'onde est conservée (k_{xr} = k_x), tandis que la composante normale change de signe tout en conservant sa norme (k_{zr} = -k_{z1} > 0, puisque k_{z1} < 0). Le vecteur d'onde réfléchi s'écrit donc :
2. Orthogonalité des vecteurs d'onde transmis et réfléchi
Le vecteur d'onde de l'onde transmise dans le métal (z < 0) est :
D'après le résultat de la question Q27, on a k_{z2} = \epsilon k_{z1}. Le produit scalaire entre \vec{k}_r et \vec{k}_t vaut :
Or, d'après la relation obtenue à la question Q29, k_{z1}^2 = \frac{1}{\epsilon} k_x^2, soit k_x^2 = \epsilon k_{z1}^2. On en déduit immédiatement :
Les vecteurs d'onde transmis \vec{k}_t et réfléchi \vec{k}_r sont donc rigoureusement orthogonaux :
3. Représentation graphique
La configuration correspond à l'angle de Brewster en polarisation TM (ou polarisation p) :
Résultat
Question 31
Le plasmon de surface est une solution dont le champ électrique se propage dans la direction ( est donc réel), tout en décroissant exponentiellement dans la direction , dans le vide comme dans le métal. Quel est l'adjectif qualifiant une telle onde ? Montrer que ces solutions correspondent à des valeurs purement imaginaires de et , et préciser les signes des parties imaginaires.
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Déterminer le signe des parties imaginaires de k_{z1} et k_{z2} pour assurer l'amortissement du champ quand z \to \pm \infty.
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- Identifier le terme physique désignant une onde se propageant dans une direction et amortie sans propagation dans une direction transverse.
- Exprimer le facteur spatial suivant z avec la convention de phase de l'onde plane adoptée depuis la question 23, \mathrm{e}^{i(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})}.
- Traduire l'absence de propagation selon z pour montrer que les composantes k_{z1} et k_{z2} sont purement imaginaires, puis déterminer leur signe en imposant la décroissance du champ à l'infini (z \to \pm \infty).
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Une telle onde, se propageant parallèlement à l'interface tout en étant amortie exponentiellement sans oscillation dans la direction normale, est qualifiée d'onde évanescente (ou onde guidée de surface).
D'après la forme de l'onde plane adoptée à la question 23, la dépendance spatio-temporelle des champs s'écrit sous la forme :
En décomposant k_z en parties réelle et imaginaire, k_z = \operatorname{Re}(k_z) + i \operatorname{Im}(k_z), la dépendance selon la coordonnée z s'exprime par :
L'onde se propageant uniquement dans la direction x, il n'y a aucun transport ondulatoire suivant z. Le facteur de phase ne doit donc pas dépendre de z, ce qui impose une composante de propagation nulle selon z :
\operatorname{Re}(k_{z1}) = 0 \quad \text{et} \quad \operatorname{Re}(k_{z2}) = 0Les composantes k_{z1} et k_{z2} sont donc purement imaginaires.
Dans le vide (z > 0), l'amplitude du champ doit décroître lorsque z \to +\infty afin de rester bornée à l'infini. Le terme exponentiel \mathrm{e}^{\operatorname{Im}(k_{z1}) z} doit tendre vers 0 quand z \to +\infty, d'où :
\operatorname{Im}(k_{z1}) < 0On peut donc poser k_{z1} = -i\kappa_1 avec \kappa_1 > 0, de sorte que l'amortissement soit en \mathrm{e}^{-\kappa_1 z}.
Dans le métal (z < 0), l'amplitude du champ doit décroître lorsque z \to -\infty. Le terme exponentiel \mathrm{e}^{\operatorname{Im}(k_{z2}) z} doit tendre vers 0 quand z \to -\infty, ce qui impose :
\operatorname{Im}(k_{z2}) > 0On peut poser k_{z2} = +i\kappa_2 avec \kappa_2 > 0, de sorte que l'amortissement soit en \mathrm{e}^{+\kappa_2 z} = \mathrm{e}^{-\kappa_2 |z|}.
Résultat
Question 32
Montrer qu'une telle solution ne peut exister que si . On supposera cette condition satisfaite jusqu'à la fin du problème.
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Examiner le signe de \epsilon = k_{z2}/k_{z1} sachant que k_{z1} et k_{z2} ont des parties imaginaires de signes opposés.
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- Exprimer le signe du rapport k_{z2}/k_{z1} à partir de la décroissance exponentielle du champ de part et d'autre de l'interface établie à la question précédente.
- Relier ce signe à la permittivité relative effective \epsilon = 1 - \omega_p^2/\omega^2 pour en déduire la condition sur \omega.
- Confirmer le résultat via la relation k_{z1}^2 = \frac{1}{\epsilon} k_x^2 démontrée à la question Q29.
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Pour que l'onde soit un plasmon de surface, l'amplitude doit décroître exponentiellement en s'éloignant de l'interface z = 0 :
- dans le vide (z > 0), l'amplitude varie en \mathrm{e}^{-\kappa_1 z} avec \kappa_1 > 0 ;
- dans le métal (z < 0), l'amplitude varie en \mathrm{e}^{+\kappa_2 z} avec \kappa_2 > 0.
Comme établi à la question Q31, les composantes k_{z1} et k_{z2} sont purement imaginaires avec des parties imaginaires de signes opposés. Leur rapport est donc un nombre réel strictement négatif :
Or, d'après les relations obtenues aux questions Q27 et Q28 :
Il en résulte nécessairement :
Comme les pulsations sont positives, on obtient la condition requise :
Remarque (autre méthode) : On parvient à la même conclusion à partir de la relation établie à la question Q29 :
Puisque le plasmon se propage suivant l'axe x, la composante k_x est réelle et non nulle (k_x^2 > 0). L'onde étant évanescente selon l'axe z, k_{z1} est imaginaire pur non nul (k_{z1}^2 = -\kappa_1^2 < 0). On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 33
En utilisant le résultat de la question 29 et la relation de dispersion dans le vide, éliminer et exprimer en fonction de et . Montrer que le plasmon de surface peut exister pour toute valeur de inférieure à une valeur qu'on exprimera en fonction de .
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Substituer k_{z1}^2 dans l'équation de dispersion du vide et chercher la condition sur \epsilon pour avoir k_x^2 > 0.
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- Utiliser la relation de dispersion dans le vide reliant k_x, k_{z1} et \omega, puis remplacer k_{z1}^2 par son expression obtenue à la question 29 pour exprimer k_x^2.
- Traduire les conditions d'existence du plasmon de surface (k_x^2 > 0 et k_{z1}^2 < 0) pour en déduire la condition sur \epsilon, puis sur la pulsation \omega.
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La relation de dispersion pour une onde électromagnétique se propageant dans le vide (z > 0) s'écrit :
D'après la question 29, on a k_{z1}^2 = \frac{1}{\epsilon}k_x^2. En injectant cette relation dans l'équation de dispersion, il vient :
On en déduit l'expression de k_x^2 :
Pour qu'un plasmon de surface existe :
- L'onde se propage selon l'axe x, ce qui impose k_x \in \mathbb{R}^*, soit k_x^2 > 0.
- L'onde est évanescente selon l'axe z des deux côtés de l'interface (question 31), ce qui impose k_{z1}^2 < 0 et k_{z2}^2 < 0.
Puisque k_{z1}^2 = \frac{k_x^2}{\epsilon} < 0 avec k_x^2 > 0, on doit impérativement avoir :
De plus, la condition k_x^2 > 0 impose que le quotient \frac{\epsilon}{\epsilon + 1} soit strictement positif. Le numérateur \epsilon étant négatif, le dénominateur doit également l'être :
En remplaçant \epsilon par sa définition \epsilon = 1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}, cette inégalité devient :
Le plasmon de surface peut donc exister pour toute pulsation \omega < \omega_{sp}, avec :
Résultat
Question 34
Tracer l'allure de en fonction de (on pourra d'abord tracer en fonction de ). Que vaut la vitesse de groupe du plasmon de surface dans les limites et ?
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Étudier la pente locale de la courbe de dispersion \omega(k_x) au voisinage de l'origine et au voisinage de l'asymptote horizontale.
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- Exprimer k_x en fonction de \omega à partir de la relation établie à la question précédente et analyser les comportements limites (\omega \to 0 et \omega \to \omega_{sp}).
- Tracer la courbe de dispersion \omega(k_x) en la comparant à la droite de lumière dans le vide \omega = c k_x.
- Calculer la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k_x} dans les deux régimes limites demandés.
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D'après la question Q33, pour \omega < \omega_{sp} = \frac{\omega_p}{\sqrt{2}}, on a \epsilon = 1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2} < -1, d'où :
Étudions les deux limites de cette fonction k_x(\omega) strictement croissante sur [0, \omega_{sp}[ :
Pour \omega \ll \omega_{sp} :
k_x \sim \frac{\omega}{c} \quad \implies \quad \omega \sim c k_xLa courbe est tangente par le bas à la droite de dispersion de la lumière dans le vide (« ligne de lumière » \omega = c k_x).
- Pour \omega \to \omega_{sp}^- : le dénominateur tend vers 0^+, donc k_x \to +\infty. La courbe présente une asymptote horizontale en \omega = \omega_{sp}.
Puisque \frac{\omega_p^2 - \omega^2}{\omega_p^2 - 2\omega^2} > 1 pour tout \omega \in ]0, \omega_{sp}[, on a constamment k_x > \frac{\omega}{c} : la courbe \omega(k_x) est toujours située sous la droite de lumière.
La vitesse de groupe est donnée par la pente de la courbe de dispersion :
Dans la limite \omega \ll \omega_{sp}, comme \omega \sim c k_x, la pente est celle de la droite de lumière :
\boxed{\lim_{\omega \ll \omega_{sp}} v_g = c}Dans la limite \omega \to \omega_{sp}, k_x \to +\infty tandis que \omega sature à la valeur finie \omega_{sp} : la tangente devient horizontale, donc \frac{\mathrm{d}k_x}{\mathrm{d}\omega} \to +\infty, d'où :
\boxed{\lim_{\omega \to \omega_{sp}} v_g = 0}
Résultat
Question 35
En utilisant les résultats de la question 29, discuter comment les longueurs caractéristiques de décroissance suivant l'axe dans le métal et dans le vide se comparent entre elles, et comment elles se comparent avec la longueur d'onde. Vous discuterez les limites et .
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Exprimer les longueurs de pénétration \delta_1 = 1/\kappa_1 et \delta_2 = 1/\kappa_2 en fonction de |\epsilon| et comparer leurs comportements aux deux limites.
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- Exprimer les longueurs caractéristiques d'atténuation \delta_1 = 1/\kappa_1 (vide) et \delta_2 = 1/\kappa_2 (métal) à l'aide des relations obtenues à la question 29.
- Comparer \delta_1 et \delta_2 entre elles, puis à la longueur d'onde de propagation le long de l'interface \lambda_x = 2\pi/k_x (ou \lambda_0 = 2\pi c/\omega).
- Étudier les deux régimes limites : basse fréquence \omega \ll \omega_{sp} et résonance \omega \to \omega_{sp}.
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Pour le plasmon de surface (\omega < \omega_{sp}), la permittivité est strictement inférieure à -1, soit \epsilon = -|\epsilon| < -1. Les composantes normales sont purement imaginaires : k_{z1} = -i\kappa_1 et k_{z2} = i\kappa_2 avec \kappa_1 > 0 et \kappa_2 > 0. Les amplitudes décroissent en \mathrm{e}^{-\kappa_1 z} dans le vide (z > 0) et en \mathrm{e}^{\kappa_2 z} dans le métal (z < 0).
Les longueurs caractéristiques de décroissance (ou profondeurs de pénétration) sont définies par :
D'après la question 29, k_{z1}^2 = \frac{k_x^2}{\epsilon} = -\frac{k_x^2}{|\epsilon|} et k_{z2}^2 = \epsilon k_x^2 = -|\epsilon| k_x^2, ce qui donne :
Comparaison entre \delta_1 et \delta_2 : Le rapport des longueurs de décroissance vaut :
Puisque le plasmon n'existe que pour \omega < \omega_{sp} = \omega_p/\sqrt{2}, on a constamment |\epsilon| > 1, d'où :
L'onde s'étend toujours plus profondément dans le vide que dans le métal.
Comparaison avec la longueur d'onde : En notant \lambda_x = \frac{2\pi}{k_x} la longueur d'onde guidée selon l'axe x, on a :
En utilisant l'expression de k_x^2 = \frac{|\epsilon|}{|\epsilon|-1}\frac{\omega^2}{c^2} (question 33), on exprime également :
Limite basse fréquence \omega \ll \omega_{sp} : Dans cette limite, |\epsilon| \approx \frac{\omega_p^2}{\omega^2} \gg 1 et k_x \approx \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda_0} (où \lambda_0 est la longueur d'onde dans le vide) :
Dans le vide, l'onde est quasi-plane et rase la surface sans décroissance notable sur une longueur d'onde (\delta_1 \gg \lambda_x). Dans le métal, le champ pénètre sur la profondeur de peau plasma \delta_p = c/\omega_p, très petite devant la longueur d'onde. On a donc la hiérarchie :
Limite à la résonance \omega \to \omega_{sp} : Dans cette limite, |\epsilon| \to 1^+, ce qui entraîne k_x \to +\infty et \lambda_x \to 0 :
On a donc :
Les deux longueurs de décroissance deviennent comparables entre elles et à la longueur d'onde \lambda_x (très raccourcie) : l'onde est extrêmement confinée au voisinage immédiat de l'interface z = 0.
Résultat
Question 36
En prenant la partie réelle de l'amplitude complexe, écrire les composantes suivant et du champ électrique en fonction de , , et , pour et pour .
Voir l'indiceIndice
Prendre la partie réelle en tenant compte du déphasage d'un quart de période introduit par la relation purement imaginaire entre E_z et E_x.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la forme de l'onde plane évanescente établie aux questions précédentes avec la dépendance spatio-temporelle en \exp[i(\omega t - k_x x - k_z z)].
- Exprimer les amplitudes complexes E_{z1} et E_{z2} en fonction de l'amplitude E_0 de la composante tangentielle E_x à l'interface, en utilisant la condition de transversalité E_z = -(k_x/k_z)E_x.
- Prendre la partie réelle pour obtenir les composantes réelles E_x(x,z,t) et E_z(x,z,t) dans chaque milieu.
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Dans le cadre de la convention temporelle en \mathrm{e}^{i\omega t} adoptée depuis la question 17, le champ électrique complexe associé à l'onde plane s'écrit sous la forme générale :
Par continuité de la composante tangentielle en z=0 (question 23), choisissons l'origine des phases telle que l'amplitude commune soit réelle : \underline{E}_{x1}(0) = \underline{E}_{x2}(0) = E_0 \in \mathbb{R}^+.
Rappelons que \epsilon = 1 - \omega_p^2/\omega^2 < 0, de sorte que |\epsilon| = -\epsilon. D'après les questions 29 et 31 :
1. Dans le vide (z > 0) :
- Le facteur spatial suivant z est \mathrm{e}^{-i k_{z1} z} = \mathrm{e}^{-\kappa_1 z}.
La relation de transversalité (question 20) donne :
\underline{E}_{z1} = -\frac{k_x}{k_{z1}} \underline{E}_{x1} = -\frac{k_x}{-i\kappa_1} E_0 = -i \frac{k_x}{\kappa_1} E_0 = -i\sqrt{|\epsilon|}\, E_0Les composantes complexes du champ électrique sont donc :
\begin{aligned} \underline{E}_{x1}(x,z,t) &= E_0 \, \mathrm{e}^{-\kappa_1 z} \, \mathrm{e}^{i(\omega t - k_x x)} \\ \underline{E}_{z1}(x,z,t) &= -i \sqrt{|\epsilon|}\, E_0 \, \mathrm{e}^{-\kappa_1 z} \, \mathrm{e}^{i(\omega t - k_x x)} \end{aligned}
En prenant la partie réelle (avec \operatorname{Re}[-i\mathrm{e}^{i\phi}] = \sin\phi) :
2. Dans le métal (z < 0) :
- Le facteur spatial suivant z est \mathrm{e}^{-i k_{z2} z} = \mathrm{e}^{+\kappa_2 z}.
La relation de transversalité donne :
\underline{E}_{z2} = -\frac{k_x}{k_{z2}} \underline{E}_{x2} = -\frac{k_x}{+i\kappa_2} E_0 = i \frac{k_x}{\kappa_2} E_0 = i \frac{E_0}{\sqrt{|\epsilon|}}Les composantes complexes s'écrivent :
\begin{aligned} \underline{E}_{x2}(x,z,t) &= E_0 \, \mathrm{e}^{\kappa_2 z} \, \mathrm{e}^{i(\omega t - k_x x)} \\ \underline{E}_{z2}(x,z,t) &= i \frac{E_0}{\sqrt{|\epsilon|}} \, \mathrm{e}^{\kappa_2 z} \, \mathrm{e}^{i(\omega t - k_x x)} \end{aligned}
En prenant la partie réelle (avec \operatorname{Re}[i\mathrm{e}^{i\phi}] = -\sin\phi) :
Résultat
Question 37
Montrer que l'inclinaison des lignes de champ est indépendante de à la fois dans le métal et dans le vide. Tracer l'allure des lignes de champ à un instant fixé.
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Former le rapport E_z/E_x à un instant donné et constater qu'il est indépendant de la coordonnée spatiale z.
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- Par définition, l'équation différentielle des lignes de champ dans le plan (x,z) est \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}x} = \frac{E_z}{E_x}. On calcule ce rapport dans chaque milieu à l'aide des expressions établies à la question Q36 pour en déduire son indépendance vis-à-vis de z.
- On analyse les signes de E_x et E_z, ainsi que le lien avec la densité surfacique de charge \sigma(x,t) à l'interface, pour esquisser les lignes de champ bouclant des zones chargées positivement vers les zones chargées négativement.
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Une ligne de champ est en tout point tangente au vecteur champ électrique \vec{E}. Dans le plan (x,z), son inclinaison (ou pente locale) est donnée par :
1. Dans le vide (z > 0) : D'après les composantes obtenues à la question Q36 :
Le facteur d'atténuation \mathrm{e}^{-\kappa_1 z} se simplifie : l'inclinaison ne dépend que de x et t, elle est donc strictement indépendante de z.
2. Dans le métal (z < 0) : De même, à partir des composantes de la question Q36 :
Le facteur \mathrm{e}^{\kappa_2 z} se simplifie également : l'inclinaison est également strictement indépendante de z.
3. Tracé des lignes de champ à un instant t fixé : Fixons arbitrairement t = 0.
À l'interface z = 0, la densité surfacique de charge vaut :
\sigma(x,0) = \epsilon_0 \bigl(E_{z1}(x,0,0) - E_{z2}(x,0,0)\bigr) = -\epsilon_0 E_0 \left(\sqrt{|\epsilon|} + \frac{1}{\sqrt{|\epsilon|}}\right) \sin(k_x x)Elle est positive là où \sin(k_x x) < 0 et négative là où \sin(k_x x) > 0.
- Les composantes normales E_{z1} et E_{z2} ont des signes opposés : les lignes de champ partent des charges positives de l'interface en s'éloignant de part et d'autre vers le vide (z > 0) et le métal (z < 0), puis s'incurvent pour converger vers les charges négatives de l'interface.
- L'amplitude du champ décroît exponentiellement dès que l'on s'éloigne de l'interface |z| \to \infty.
Résultat
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