[quote=« drakstar64, post:31, topic:137935 »]
Seul bénéfice de tout ça, elle préfère de loin son année de MPSI à ses années « lycée ». Elle y a enfin rencontré des « comme elle », et certainement que les quasi 50% de filles à La Martin aident.
Prochain frein mental, oser aller se manifester auprès de ses professeurs pour discuter de la faisabilité d’un passage en MP*.
Mon fils est justement en classe mp* à la Martin… l’année dernière il y avait 7-8 filles dans sa classe en mpsi, c’est étonnant les 50% cette année, est-ce qu’ils ont mis un quota interne ? En tout cas en mp*, il y a une dizaine de filles dans sa classe, donc cela fait plutôt un bon quota… ce serait dommage de se brider !
Et pareil pour mon fils il a largement préféré l’ambiance de prépa que celle du lycée… même impression d’être avec des jeunes qui lui ressemblent.
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Il y a eu plus de candidats pour les CPGE en 2006 et apparemment le taux de filles a chuté au Parc (seulement 22% alors qu’il était plutôt de 30% les années précédentes). Peut-être que plusieurs lycéennes AURA avec des dossiers solides se sont retrouvées à La Martin (41% de filles sur les deux MPSI).
il y a quand même une vraie peur pour les filles de se retrouver dans un milieu très masculin.
Ma fille s’en est toujours fichée, elle assume (elle est très très féminine). Mais elle m’a raconté que ce soit à la rentrée en MP2I ou à la rentrée prep’Isima, il y avait un vrai soulagement de la part des autres filles de savoir qu’elles n’étaient pas « seules ». Surtout à prep’Isima dont l’open data affichait encore 10% sur les 4 dernières années… Cette année avec 6/30, elles ont fait péter les scores
Travailler pour gommer ce biais là, je trouve ca bien. Mais pas au prix de quotas…
Que le choix se fasse sur les vrais affinités.
Et peut être parce que justement le choix de prep’Isima en post bac pour une fille est très fort, il se trouve qu’elles ont presque toute le même profil : maths/NSI en terminale et des filles avec des loisirs créatifs : couture, broderie, dessins, etc.
La seule maniere d’aborder ce genre de debat de maniere utile est à travers etudes et statistique.
AMHA opinion, resenti personelle et educated guess n’apporte rien.
les filles sont moins nombreuses que les garçons à considérer que les professeurs leur font confiance
40 des étudiants ont déjà « sérieusement pensé » à abandonner la CPGE depuis le début de leur scolarité. Les filles sont nettement plus nombreuses que les garçons dans ce cas (46 / 34 %). Les boursiers sont également plus nombreux, mais de façon moins marquée
Les garçons se sentent plus écoutés que les filles
sinon
Les milieux informaticiens/mathématiciens hostiles aux femme!
Bah oui:
EN math pure: zero femme dans le groupe Bourbaki, ratio de recrutement de femme aux postes de PU nettement plus faible en 25e section qu’en 26e ou en 27e .
Dans le societe logicielle il faut bien constater que les femmes sont nettement moins representer dans les deux metiers rois: sales et developeur.
A priori je vois pas de raison autre qu’un biais sociale pour que les femmes soient plus testeuses que developeuses
Merci pour le lien instructif.
J’ai notamment appris que le logement c’était 1/4 famille 1/4 internat et près de 50% en appart.
(la majorité en formule internat externé même si la cantine n’est plébiscitée qu’ à 52%…).
Les milieux informaticiens/mathématiciens hostiles aux femme!
Avez vous comparé des informaticiens d’avec des commerciaux?
Qui sont les plus virilistes, les plus machos, les plus compétitifs etc???
Pourtant les femmes font des école de commerce.
Les geeks au lycée, ce ne sont pas eux qui tiennent le haut du pavé.
Ce sont souvent les moins sportifs, sont souvent timides, souvent plus à l’aise avec un ordinateur
qu’avec les autres etc..
Et particulièrement maladroit avec les filles.
Quand va-t-on accepter que les femmes fassent leurs choix en fonctions de leurs gouts?
et là je répète mot pour mot ce qu’elle dit, « nous nous sommes battus pour avoir le droit d’être ingénieur ou camionneur, pas pour qu’on nous impose de devenir ingénieur ou camionneur. »
Je suis d’accord avec la fin, les filles doivent pouvoir tout faire mais sans leur imposer. Je suis moins d’accord sur le geeks et encore moins sur les écoles de commerce. En effet, elles mènent à beaucoup de choses mais pas vraiment au métier de commercial, et ce depuis longtemps (c’était déjà le cas il y a 30 ans). On y fait notamment du marketing et de la finance. Avec certes plus de filles en marketing et plus de garçons en finance.
Quand va-t-on accepter que les femmes fassent leurs choix en fonctions de leurs gouts?
et là je répète mot pour mot ce qu’elle dit, « nous nous sommes battus pour avoir le droit d’être ingénieur ou camionneur, pas pour qu’on nous impose de devenir ingénieur ou camionneur. »
Personne n impose rien à personne. Alors on peut en enfin supposer que le chromosome Y influe sur les appétence académique et professionnel.
Sûrement qu il y a 100 ans, on aurait dit que les femmes voulaient simplement moins que les hommes être médecins ou journalistes. Si c était genetique l espèce humaine a évoluer très rapidement.
S’il n y pas de raison génétique, c est qu il y a biais social.
Où l’on apprend que la grande majorité referait une cpge en vertu de l’« Estime de soi par le dépassement de soi,[et l’]enrichissement humain » et ça c’est beau !
(les images d’illustration ont-elles une importance symbolique ?)
(réflexion de ma fille après son dernier cour de « maths appliqués à la physique » : yes j’en ai enfin fini des maths (et ceux qui ne sont pas en filière math sont tous comme ça c’est juste qu’il n’osent pas le dire))
Les maths appliquées à la physique, c’est sûrement pas très drôle.
Les maths pour les maths, c’est chouette. En revanche, oui ça ne sert pas à grand chose dans la vie courante ou dans le boulot.
C’est ce que je dit, les physiciens n’aiment pas les math puisqu’ils les maltraitent.
Il y a des gens qui aiment les maths pour les maths et c’est tant mieux, mais il me semble un peu directif que la ministre semble penser qu’être scientifique nécessite d’être matheux. (au delà des besoins spécifiques à la discipline)
Simple remarque sur l’importance de l’inconscient collectif, dont je ne m’extrais pas, en regardant la page d’accueil de cet site, qui est tout sauf extrémiste ou misogyne ou autre :
la photo qui illustre je suis au lycée : une fille, attentive, yeux baissés, qui écoute les explications, probablement sur sa copie, d’un enseignant homme
la photo qui illustre je suis en prépa : un étudiant, homme, yeux levés, regard sûr de lui.
Je pense personnellement que les stéréotypes et les modèles ont la vie dure, sans pour autant en avoir conscience nous-mêmes…
C’est ce que je dit, les physiciens n’aiment pas les math puisqu’ils les maltraitent.
Il y a des gens qui aiment les maths pour les maths et c’est tant mieux, mais il me semble un peu directif que la ministre semble penser qu’être scientifique nécessite d’être matheux. (au delà des besoins spécifiques à la discipline)
Un des points nocif de la prépas est d inculquer ce genre d idée idiote. Qui est le corollaire de l idée saugrenue qu a bac +2 on a une idée claire d une discipline scientifique.
la physique mathématiques est un domaine important et fécond des math
une partie de la recherche en physique est très mathématiques, a tel point que des matheux font parfois leur these « en physique ».
mais dans leur vie de jout les jours la plus part des ingénieurs ne font guerre ni de math ni de physique
Je vous recommande la lecture de la note de l’institut des politiques publiques (IPP) qui vient de sortir. Elle est très intéressante et bien sourcée : Comment expliquer la sous-représentation des femmes dans les écoles d’ingénieurs les plus sélectives ? https://www.ipp.eu/wp-content/uploads/2025/05/Note_IPP_115_Grandes_Ecoles.pdf
Extrait de la conclusion :
Malgré des performances scolaires initialement plus élevées que celles de leurs homologues masculins, les femmes bénéficient nettement moins de l’environnement compétitif des CPGE scientifiques. Nos résultats confirment les constats de la littérature expérimentale sur l’amplification des écarts de performance entre les sexes dans des contextes à enjeux élevés. Ils vont cependant
plus loin : une part importante de cet écart ne relève pas uniquement d’un effet ponctuel lié au concours (effet du « jour J »), mais s’explique plus largement par le contexte d’apprentissage lui-même.
Nous mettons en évidence que l’écart de performance entre les hommes et les femmes est plus marqué en classe étoile qu’en classe non étoile. Ce constat s’observe tant en moyenne qu’à la marge, pour les étudiants situés juste autour du seuil d’admission en classe étoile. Cet écart accru se traduit par des différences plus importantes de rémunération anticipée entre anciens élèves de classe étoile,
selon le genre.
L’étude est intéressante. Cela semble plutôt rigoureux.
Peut on me traduire en mots simples la conclusion :
« Cet écart accru se traduit par des différences plus importantes de rémunération anticipée entre anciens élèves de classe étoile,
selon le genre. »
cela veut -il dire que les hommes se défoncent davantage parce qu’il ont conscience ou ils attachent davantage d’importance à des rémunérations plus élevées ?
Je trouve que la partie psychologique est bien trop peu approfondie.
Les root causes sont passées à la trappe.
Et si on voulait résumer de manière caricaturale ce serait :
soit les cpge scientifiques les plus sélectives (et notamment les étoiles) ne sont pas favorables aux filles => il faut donc changer le modèle d’enseignement et/ou certaines attitudes des enseignants/kholleurs etc… ce point était justement abordé (à peine) sur France Inter et pas du tout dans cette synthèse.
soit il faut conseiller aux filles d’autres modes d’accés aux écoles les plus sélectives.
Donc GEI, Centrale univ et les 2nds concours des ENS…
Si déjà on arrive à un consensus sur le fait de savoir si oui ou non l enseiglents en prépas n est pas gender blind ça sera pas mal.
Après sans aller jusqu’à recréer Sevre, on pourrait instaurer des quotas non pas chez les élèves mais chez les profs ( le recrutement des profs de prépas parmis les agrégé étant fait de manière purement arbitraire pa l IG de toute façon)
Pour rebondir sur cet aspect, quels sont les % F/M chez les profs de maths/physique en cpge.
Y a t il des différences sur le TOP10
Y a t il des différences sur les étoilées ?
Et si on remouline l’étude sur cette typologie ca donne quoi ?
Dispose t on d éléments sur la quantité de travail fournie par les filles vs les garçons avant le bac (pour un même niveau à l’entrée en cpge) ?
Pourquoi voulez-vous que les filles s’ennuient à faire des études centrées sur les maths alors que la médecine rapporte bien plus.
Le stéréotype, c’est de ne pas voir ce fait!
Le stéréotype, c’est de ne pas voir qu’il y a d’autres voies pour la réussite et que les filles y sont très représentées.
Le stéréotype c’est de penser que les filles doivent singer les garçons!
au fait le cœur du métier d’ingénieur, c’est l’industrie, le secteur qui paie le moins bien et qui n’a pas vraiment le vent en poupe!