pboulerie a écrit:
Généraliser le système de TS1 de Louis-le-Grand ?
fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_Louis-le-GrandEn gros, faire des classes de TS étoilées.
Cela existe déjà plus ou moins. Les classes option euro par exemple dans certains lycées.
pboulerie a écrit:
Généraliser le système de TS1 de Louis-le-Grand ?
fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_Louis-le-GrandEn gros, faire des classes de TS étoilées.
Cela existe déjà plus ou moins. Les classes option euro par exemple dans certains lycées.
pboulerie a écrit:
En gros, faire des classes de TS étoilées.
Créer un système plus élitiste? Améliorer le niveau de certaines franges d’étudiants plutôt que d’autres?
Sans juger l’efficacité pratique de la proposition, on peut déjà remarquer qu’elle va à l’encontre de toutes les tendances éducatives de ces dernières décennies.
En créant une pseudo « élite », on se met à dos tout un système de pensée qui se vautre avec délice dans des valeurs supposées humanistes.
C’est absolument impossible à mettre en pratique à une échelle nationale. Et quitte à rêver, on peut se lancer dans une utopie de pédagogue où l’élève développe ses compétences dans de petits groupes, avec des professeurs grassement rémunérés aux frais de l’oppresseur capitaliste.
En parlant d’éducation, je me rends soudainement compte que personne n’a encore prononcé le mot « Finlande ». Ça doit être un truc qu’on leur apprend, en école de journalisme. Je sens… comme une impression de manque. Quelle est cette brume qui s’abat sur mon esprit? Dois… évoquer… système nordique… peu importe les contradictions logiques…
Le mieux serait d’en parler avec des gens qui ne sont pas parmi les meilleurs TS, qui n’ont pas fait une prépa ou autres études scientifiques après le bac, et qui ne sont pas des trolls ![]()
Der RHDJ a écrit:
Améliorer le niveau de certaines franges d’étudiants plutôt que d’autres?
Quand on me met dans un groupe d’anglais sans élèves bilingues ayant passé la moitié de leur vie à l’étranger, j’ai plutôt l’impression que cela m’aide à progresser.
Je suis d’accord sur le fait que ce n’est pas dans l’air du temps.
Nico_ a écrit:
Le mieux serait d’en parler avec des gens […] qui ne sont pas des trolls
Des trolls sur forum prépas ?!
fouina972 a écrit:
[quote=« watchuwatchme »]
Le problème du sujet de cette année n’est pas dû à une méconnaissance du tétraèdre ?
Parce-que je pense qu’en Terminale je ne savais pas non plus ce que c’était
Euh personnellement j’ai vu le tétraèdre pour la première fois au collège. Et cette année en terminale on a fait pleins d’exercices avec des tétraèdres. Et dans l’énoncé il nous était précisé qu’il y avait 3 triangles dans la figure … Après t’as tetra tu sais que c’est 4 quoi… Enfin bon il faut être capable de raisonner pour un bac S quand même
[/quote]
Tu as l’air intelligenteJ’espère que tu réussiras ta prépa.
train epicycloidal a écrit:
[quote=« Nico_ »]
Le mieux serait d’en parler avec des gens […] qui ne sont pas des trolls
Des trolls sur forum prépas ?!
[/quote]
Ce que je voulais dire c’est que là on parle de ceux qui ont trouvé l’épreuve difficile comme de vulgaires trolls qui ne savent pas ce qu’est un tétraèdre. Il n’y a pas que ça, et il faut bien se mettre dans la tête que si pour nous le lycée n’a pas été la période la plus intense de notre vie étudiante, ce n’est pas vrai pour beaucoup, beaucoup d’autres
L’épreuve de maths était nettement plus sérieuse que celle des années précédentes (et c’est TRÈS bien comme ça) donc ça peut effectivement surprendre. Après ici on est tous très mal placés pour faire des leçons de morale à mon avis ![]()
À mon avis, le problème n’est pas tant un problème de niveau que de volonté : je ne suis pas sûr que tout le monde ait envie de faire de la S une filière scientifique. Pour beaucoup, ce doit être une filière généraliste. Il suffit de voir ce qu’il se passe quand on essaie de faire passer le bac d’histoire en première. Bien sûr, l’histoire c’est important, mais la conséquence de tout ça c’est que l’on a très peu d’enseignement scientifique en première S : 4 heures de maths, ce n’est vraiment pas grand-chose. En terminale S, c’est un peu mieux avec 6,5 heures de tronc commun, mais bon. La tendance est d’ailleurs à baisser le nombre d’heures, au moins depuis Allègre, mais aussi avec Luc Châtel beaucoup plus récemment… D’après ce que j’ai lu (Colmez), c’est dû à une pénurie des profs de maths, en partie.
math-et-physique.over-blog.com/a … 65176.html pour des statistiques…
Je pense que la plupart d’entre vous étaient dans des lycées « privilégiés » , en terminale j’étais dans le plus mauvais lycée de ma région . Bref le bac pour une communauté comme la notre c’est souvent insignifiant mais pour certain c’est leur seul diplôme. Laisser sa chance à tout le monde ce n’est pas une chose mal.
Et puis dans le fond on s’en fout que cette formation ne soit pas adapté à la prépa, on a un an pour rattraper tout ça .
À mon avis, le problème n’est pas tant un problème de niveau que de volonté : je ne suis pas sûr que tout le monde ait envie de faire de la S une filière scientifique.
Pour l’avoir vécu, je peux surtout dire qu’il y a un espèce d’engouement pour la filière S à la fin de la seconde (réputée pour ouvrir « plus de portes », sûrement aussi parce que ça « fait bien d’être en S »), ce qui pousse beaucoup de gens qui tournent à 5-6 de moyennes en Maths ou en Physique à y aller, en sachant pertinemment qu’ils détestent ces matières, il en résulte ainsi que sur un classe de 34-35 premières S, un bon quart de la classe est en situation d’échec ou a de grandes difficultés, se désintéresse complètement des cours, et ralentit ainsi les autres, ou fait sensiblement baisser le niveau de la classe (parfois plus que sensiblement, quand il s’agit d’expliquer pendant des heures entières le concept de dérivation, par exemple).
En terminale, ça se traduit par des gens qui comprennent vraiment peu de choses à ce qu’ils font (puisqu’ils ne s’y intéressent pas de toutes façons), et quand on arrive au Bac sur des sujets qui d’une part sont beaucoup plus difficiles que les années passées (ce qui engendre un sentiment d’injustice etc…), mais aussi sur des sujets qui demandent un (petit) minimum de réflexion sur des notions incomprises, c’est la catastrophe…
Effectivement il serait temps de durcir considérablement le passage en S en 1ère, mais aussi d’arrêter de la concevoir comme LA filière passe-partout, et de réellement la percevoir comme une filière scientifique (Il y a des passages (je dirais 3-4 chapitres) dans le programme de physique-chimie de terminale qui ne requièrent aucun sens physique ou mathématique, ni aucune méthode calculatoire, ni aucune formule à interpréter, mais simplement de savoir lire un texte, c’est mignon mais pour ça Wikipédia suffit amplement)
symétrie a écrit:
pénurie des profs de maths
Potrzebujecie ? Y zont qu’à faire comme la ville de Chicago, aller chercher des profs de maths en Pologne…
Bon, c’est vrai qu’un prof avec l’accent polonais, c’est pas drôle tous les jours…
Mais le gros problème, c’est surtout que c’est très dur de se décider à 15 ans. Perso j’ai longtemps hésité entre L et S ![]()
Je pense que c’est ça qu’il faudrait changer plus qu’autre chose, les élèves vont en S surtout parce qu’ils ne savent pas ce qui leur plait (et qu’il faut bien avouer qu’il est plus facile de se tourner vers quelque chose de littéraire après avoir fait S que de scientifique après avoir fait L).
Quand au bac, c’est seulement un moyen de continuer ses études… Pourquoi refuser son bac à un élève qui ne va de toute façon pas se servir des compétences exigées en terminale dans la suite de ses études ? Car comme je viens de le dire, quand les élèves se décident à 15 ans, c’est un peu tôt pour savoir ce qu’ils vont faire 2 ans plus tard.
ticotanar a écrit:
Bref le bac pour une communauté comme la notre c’est souvent insignifiant mais pour certain c’est leur seul diplôme. Laisser sa chance à tout le monde ce n’est pas une chose mal.
Et puis dans le fond on s’en fout que cette formation ne soit pas adapté à la prépa, on a un an pour rattraper tout ça .
Karis a écrit:
Quand au bac, c’est seulement un moyen de continuer ses études… Pourquoi refuser son bac à un élève qui ne va de toute façon pas se servir des compétences exigées en terminale dans la suite de ses études ? Car comme je viens de le dire, quand les élèves se décident à 15 ans, c’est un peu tôt pour savoir ce qu’ils vont faire 2 ans plus tard.
Quel sens ça a de donner un diplôme à quelqu’un qui n’a pas les compétences requises pour avoir le dit diplôme ?
La question, c’est même pas de savoir ce que les gens vont faire de leur bac !
Et vu l’état des choses, pour ceux qui veulent continuer, ce n’est pas simplement « rattraper tout ça » en un an : c’est rallonger la durée totale des études pour prendre un an de remise à nouveau.
Ou alors avoir un rythme complètement inadapté aux élèves et donc une sélection qui ne garde que ceux qui sont allés plus vite que le programme officiel.
MacYaoui a écrit:
À mon avis, le problème n’est pas tant un problème de niveau que de volonté : je ne suis pas sûr que tout le monde ait envie de faire de la S une filière scientifique.
Pour l’avoir vécu, je peux surtout dire qu’il y a un espèce d’engouement pour la filière S à la fin de la seconde (réputée pour ouvrir « plus de portes », sûrement aussi parce que ça « fait bien d’être en S »), ce qui pousse beaucoup de gens qui tournent à 5-6 de moyennes en Maths ou en Physique à y aller, en sachant pertinemment qu’ils détestent ces matières, il en résulte ainsi que sur un classe de 34-35 premières S, un bon quart de la classe est en situation d’échec ou a de grandes difficultés, se désintéresse complètement des cours, et ralentit ainsi les autres, ou fait sensiblement baisser le niveau de la classe (parfois plus que sensiblement, quand il s’agit d’expliquer pendant des heures entières le concept de dérivation, par exemple).En terminale, ça se traduit par des gens qui comprennent vraiment peu de choses à ce qu’ils font (puisqu’ils ne s’y intéressent pas de toutes façons), et quand on arrive au Bac sur des sujets qui d’une part sont beaucoup plus difficiles que les années passées (ce qui engendre un sentiment d’injustice etc…), mais aussi sur des sujets qui demandent un (petit) minimum de réflexion sur des notions incomprises, c’est la catastrophe…
Effectivement il serait temps de durcir considérablement le passage en S en 1ère, mais aussi d’arrêter de la concevoir comme LA filière passe-partout, et de réellement la percevoir comme une filière scientifique (Il y a des passages (je dirais 3-4 chapitres) dans le programme de physique-chimie de terminale qui ne requièrent aucun sens physique ou mathématique, ni aucune méthode calculatoire, ni aucune formule à interpréter, mais simplement de savoir lire un texte, c’est mignon mais pour ça Wikipédia suffit amplement)
AMEN.
Certes, le choix de sa vie future est très difficile à 15 ans mais il faut rester réaliste et faire justement ces choix en cohérence avec ses capacités. Et puis comme je l’ai dis, un bac S c’est pas fait pour intégrer la vie professionnelle, c’est vraiment un passe pour une poursuite d’études. Alors ceux pour qui le bac S serait le seul diplôme n’a pas vraiment compris le système. C’est beaucoup plus avantageux de choisir une filière avec des stages (bac pro et techno je crois ou cap et autres formations) où là il y a une vraie insertion dans la vie professionnelle si on ne compte pas ou ne peut pas faire d’études supérieur. Il faut toujours avoir en tête qu’un patron préfèrera l’expérience lors de stages que votre capacité à comprendre des poèmes ou faire des calculs logarithmiques.
Certes, le choix de sa vie future est très difficile à 15 ans mais il faut rester réaliste et faire justement ces choix en cohérence avec ses capacités
J’étais une grosse quiche à 15 ans, aucune envie de travailler les maths ni la physique, et pas du tout intéressé par la géométrie ou les calculs. Ce n’est qu’après avoir fait S que j’y ai pris goût. Heureusement qu’on m’a laissé passer
De plus, quelqu’un qui en première se rend compte qu’il n’y arrive pas peut basculer en ES ou redoubler en techno, voir même passer direct en terminale techno…
Bref, autant ne pas forcer les gens à faire une filière et les laisser choisir.
watchuwatchme, +1
Topic très intéressant, et en tant que parent d’élève je partage tout-à-fait les avis de la plupart d’entre vous.
Le problème vient essentiellement de l’orientation en fin de seconde (qui de mon ancien temps d’ailleurs avait lieu en fin de troisième, mais passons). Désormais, les profs n’ont plus leur mot à dire sur les choix d’orientation des élèves, et doivent faire face aux caprices des élèves et de leurs parents. Une connaissance vient de faire passer son fils en première ES avec 8 de moyenne générale (et 5 en maths…) parce que vous comprenez, le petit trésor rêve de devenir directeur marketting (c’est vrai que ça sonne pas mal à défaut de signifier quelque chose) ![]()
Je pense vraiment que les parents ont leur part de responsabilité, avant celle de l’Education Nationale qui se plie à tout. Eduquer, c’est aussi faire preuve de réalisme vis-à-vis de ses propres enfants, et ne pas les berner en leur faisant croire que la vie va être facile pour eux et qu’il suffit d’ouvrir le bec pour obtenir ce que l’on veut. C’est bien joli l’égalité des chances, le monde des bisounours, etc… mais non, nous ne sommes pas tous égaux, il y a des gens plus fûtés que d’autres, point. Je l’ai déjà dit ici, je n’ai pas fait de grandes études, et ça ne m’a pas empêché de réussir ma vie pro, de devenir cadre et de bien gagner ma vie. Et c’est le message que j’ai toujours fait passer à mes enfants, à savoir que les études c’est une chose, l’intelligence et la personnalité ça en est une autre.
En fin de seconde, ma fille voulait aller en ES. Sous la pression de son prof de maths, elle est allée en S. Aucun regret, elle a appris beaucoup et a réussi dans cette filière, mais finalement elle a choisi de faire une ECS, parce que la physique et la SVT, et les sciences en général, ce n’est pas ce qu’elle veut faire. Cela a marché pour elle, mais pour tous ceux qui sont passés limite, quelle intérêt de faire S ? Il serait grand temps (mais comment faire ?) de redorer les autres séries. J’ai autant, sinon plus, d’admiration pour un élève qui aura obtenu son bac L avec mention TB que celui qui aura réussi en S. Et arrêter aussi de faire de la série ES la poubelle des bacs généraux (que ceux qui ont choisi cette filière n’y voit aucun mépris de ma part, j’ai un ancien bac B).
Il faudrait aussi que certains cessent de descendre systématiquement la philo/les langues/la SVT pensant que seules les maths coeff 9 valent la peine d’être étudiées. C’est irritant de voir des gens brillants en maths (donc intelligents d’après la croyance populaire) s’enfermer dans leur mode de pensée nombriliste.
Comme nous l’a dit très justement une prof de PCSI rencontrée à Chaptal, le Bac S n’est pas un bac scientifique, c’est avant tout un bac général. CQFD.
PS Encore un dénigrement du français-philo, ici :
viewtopic.php?f=12&t=50265&p=636486
Faidherbard a écrit:
Il faudrait aussi que certains cessent de descendre systématiquement la philo/les langues/la SVT pensant que seules les maths coeff 9 valent la peine d’être étudiées. C’est irritant de voir des gens brillants en maths (donc intelligents d’après la croyance populaire) s’enfermer dans leur mode de pensée nombriliste.
Il faudrait aussi que beaucoup cessent de descendre systématiquement les maths/la physique en pensant que « de toutes façons, ça ne [leur] servira jamais à quoi que ce soit dans la vie concrète ». C’est irritant de voir des gens nuls en maths (donc « normaux » selon la croyance populaire) s’enfermer dans leur mode de pensée nombriliste.
Un partout
.
Blague à part, je n’ai strictement rien contre les matières littéraires ou les SVT (au collège, je me voyais soit ingénieur, soit géologue, soit historien, c’est dire), mais pourquoi ceux qui savent ce qu’ils veulent faire plus tard, qui ont projet défini, doivent-ils souffrir d’un système où l’on ne peut se spécialiser ? Les littéraires ont un bac pour eux, les économistes aussi. Pourquoi diable les scientifiques devraient-ils se contenter d’un bac « général » ?
watchuwatchme a écrit:
J’étais une grosse quiche à 15 ans, aucune envie de travailler les maths ni la physique, et pas du tout intéressé par la géométrie ou les calculs. Ce n’est qu’après avoir fait S que j’y ai pris goût. Heureusement qu’on m’a laissé passer
De plus, quelqu’un qui en première se rend compte qu’il n’y arrive pas peut basculer en ES ou redoubler en techno, voir même passer direct en terminale techno…
Bref, autant ne pas forcer les gens à faire une filière et les laisser choisir.
Je sais bien qu’on ne refait pas le monde sur un forum, mais si on ne se contentait pas d’effleurer les choses au collège et surtout en seconde, peut-être y aurais-tu pris goût plus tôt ?