deleted_user2, post:38, topic:132228 a écrit:
Il faut croiser les sources
Interroger le responsable du m2 n est pas suffisant. Il va pas te dire houla mes étudiants galèrent pour trouver un financement de thèse…
Je suis également responsable de M2 et tous les ans les seuls qui galèrent pour trouver une thèse sont les étudiants hors top 20 %. Les autres ont une thèse dans la poursuite du master le plus souvent, si c’était leur souhait.
deleted_user2, post:38, topic:132228 a écrit:
Je ne crois pas que Puffin ait infirmé mes dires
Sous son contrôle, je comprends qu un directeur de thèse est plutôt satisfait des candidatures du top10 qd le candidat est motivé
Si on parle de candidatures issues du top 10 écoles d’ingé (dont ENS) alors on est confiant dans les capacités académiques du candidat (même si légèrement hors domaine). Par contre on se mettra bien d’accord sur les différences entre cette voie et le privé histoire d’être au clair sur le salaire et le boulot attendu.
Si c’est un candidat issu du top 10 d’un bon master, les voyants sont déjà au vert.
deleted_user2, post:38, topic:132228 a écrit:
Tu peux très bien commencer par l académique et basculer dans le privé
Ou l inverse. Le tout est de trouver l environnement qui te convient.
Par contre trouver le sujet passionnant, tres bien payé et dans un environnement génial, faut avoir bcp de chance.
A un moment tu vas devoir composer.
On peut aussi revenir vers une thèse plus tard, mais c’est difficile niveau finances si on gagne bien sa vie après quelques années dans le privé. Ce qui est sûr c’est que l’expérience d’une thèse est assez unique, on a toute sa vie après pour bosser dans le conseil ou l’industrie ![]()
deleted_user2, post:39, topic:132228 a écrit:
(2 petits points : avec ton envie d’apprendre ne serais-tu pas du genre à avoir une vocation pour l’enseignement ? (chercheur !) et n’y aurait-il pas chez toi une pointe de dépression qui n’aurait pas été identifiée et donc non traitée qui viendrait faire le boulet ?)
Je pense que ca a un lien avec mon besoin d’être rassuré. Je pense que j’ai besoin de comprendre comment les chose pour être rassuré.
Pas qu’une pointe mais elle a été identifiée, en cours de traitement mais elle fait de la résistance.
tasoeurlaloutre, post:42, topic:132228 a écrit:
[quote=« deleted_user2, post:38, topic:132228 »]
Il faut croiser les sources
Interroger le responsable du m2 n est pas suffisant. Il va pas te dire houla mes étudiants galèrent pour trouver un financement de thèse…
Je suis également responsable de M2 et tous les ans les seuls qui galèrent pour trouver une thèse sont les étudiants hors top 20 %. Les autres ont une thèse dans la poursuite du master le plus souvent, si c’était leur souhait.
[/quote]
J’ai aussi interrogé quelques anciens ils avaient l’air satisfait, mais pandémie oblige ils ne se connaissaient pas trop entre eux et ne connaissent pas vraiment le devenir des autres.
La suite du feuilleton de rentrée (des redites mais c’est pour essayer d’exorciser tout ca):
J’ai toujours un peu la boule au ventre. C’était le premier cours de remise à niveau en proba, quelques résultats que je n’avais pas vu mais j’ai assez bien suivi. Je dois revoir un peu les théorèmes classiques de théorie de la mesure.
Après administrativement je ne suis pas encore inscrit… On m’a dit à l’oral que c’était ok mais je prend ca avec précaution tant que ca n’est pas sur papier. J’ai shooté quelques mails.
Sentiment persistent de faire une erreur. J’ai peur et j’ai envie de fuir, peur de ne pas pouvoir suivre les cours, parce que je ne suis pas assez motivé, parce que trop stressé? Parce qu’il sont un peu trop pointus? Parce que j’en prend trop par FOMO?
Peur aussi que finalement c’est effectivement une erreur et que la voie de devenir quelque chose comme data engineer dans une boite me conviendrait davantage (mais je pense que j’aurai les mêmes interrogations que là, grass is always greener… )
Je vais continuer à parler avec des gens pour essayer d’avoir plus de recul. Je continue tant que je n’ai pas d’alternative concrète et signée. (type contrat de travail ou le master qui me dit que en fait c’est mort)
Mais après je pense que j’aurai aussi des remords à arrêter au milieu de l’année…
Bref beaucoup trop de doutes et de stress (qui nuit un peu à mon sommeil d’ailleurs, je dois les calmer).
reprenons :
J’ai toujours cette angoisse de faire des erreurs, de ne jamais prendre les bonnes décisions
Il n’y a pas de mauvais choix, le mauvais choix serait de ne pas choisir. Choisir (plus que renoncer) c’est prendre parti. Et si aucun critère objectif ne permet d’orienter un choix et que celui-ci est fait à pile ou face, c’est prendre parti que le hasard fait bien les choses.
Mais en l’occurrence ce n’est pas le cas. Tu es indécis et jusqu’à présent tu as laissé les choix se faire tout seul bon élève>prépa>grande école, dont le choix à été attribué par ton classement. Et là le M2 c’est ton premier choix personnel, avec des critères qui te sont propre.
Je te cite :
c’est un M2 qui m’a l’air sélectif et de qualité
les cours m’ont l’air intéressants
Je pense aussi que le coté petite promo est un plus. On connait bien les profs, ca crée une ambiance dans la promo, et ca permet un suivi privilégié des élèves.
C’est un M2 vraiment orienté maths et recherche
Le tout avec un but précis :
Je vise vraiment une CIFRE
C’est super cohérent, si on ne prend que l’essence de ta pensée en ignorant les incertitudes du fond de ta tête on a qu’une seule envie c’est de te dire vas-y fonce c’est un super projet.
Donc tu oublie l’idée que les choses se décident à ta place, s’il y a un problème administratif qui se fait jour tu vas mettre le souk pour le régler, et ce n’est pas un petit problème de dépression (qui est en cours de traitement) qui va régir ta vie. (il faudrait que je te parle de mon neveux un jour)
deleted_user2, post:44, topic:132228 a écrit:
Mais en l’occurrence ce n’est pas le cas. Tu es indécis et jusqu’à présent tu as laissé les choix se faire tout seul bon élève>prépa>grande école, dont le choix à été attribué par ton classement. Et là le M2 c’est ton premier choix personnel, avec des critères qui te sont propre.
Je confirme, ce type de questionnement est très fréquent en école d’ingé notamment sur la fin où les étudiants se demandent quoi faire après tout ça.
Quand je me présente en début d’année je résume rapidement mon parcours histoire de montrer que la vie post-diplôme n’est pas toujours une ligne droite : privé (2 ans) → thèse (3) → post-doc (1) → MCF (2) → privé (1) → MCF (6 and counting)
J’ai évidemment d’anciens collègues de ma première boîte qui y sont toujours restés pendant que je changeais de poste tous les 2 ans.
En sortant de CS tu auras toujours un filet de sécurité, donc aucune raison de stresser sur ce côté-là.
Suivre ce m2 ne doit pas t empêcher de devenir data engineer
Il a 2 avantages :
Remplir ton cv
Te donner des compétences affermies.
Si tu te trouves un peu short en math, ça prouve que tu vas apprendre des choses.
Donc cela te servira.
Et accessoirement cela devrait te donner du plaisir.
Tu verras après ton stage si tu continues en thèse.
(Il faut pour cela une motivation bien particulière)
Chaque chose en son temps.
Par contre, je te conseille d aller au bout du m2. Au moins jusqu’à la fin des cours dans l hypothèse ou tu trouverais le job de tes rêves. (Tu valideras ton stage différemment)
Mais c est pas forcément judicieux que de courir 2 lièvres à la fois.
Cela ne peut qu entamer ta motivation.
2nd point : évite les cours surnuméraires si cela doit t engendrer du stress supplémentaire.
Tu es encore très jeune.
Tu as toute la vie devant toi
C est pas une course de vitesse.
Je ne vois en quoi suivre ce m2 puisse être une erreur. A moins d y échouer mais vu ton pedigree ça m étonnerait bcp.
Inutile de te mettre la pression tout seul (si c est le cas)
Bonjour,
Merci beaucoup pour vos réponse, je suis un peu plus calme qu’hier.
Je me met la pression un peu tout seul, avec tout ceux dans mon entourage qui commencent à acheter des appart’ et à avoir des gamins (mon dieu). Il y a aussi mes parents qui me la mettent. Ils aimeraient bien que j’ai une situation stable et ont leur vision du triptyque appart/marié/gamins. Ils me veulent en CDI pour pouvoir acheter dans l’immobilier avec leur apport. Le hic c’est que si je me lance dans une CIFRE ca reste un contrat précaire et les banquiers aiment pas ca (si ya des retour de doctorant avec un projet immo je suis preneur d’ailleurs).
Les gens de ma promo (avec un parcours un peu différent) commencent aussi à arriver au bout de leur thèse et c’est frustrant de voir que je stagne.
Abandonner maintenant ca serait céder à l’appel du court terme et ca ne serait pas une bonne décision. Mais ma motivation s’entame pas mal (en plus j’ai pas mal de transports). Et effectivement pour la thèse je vais devoir y réfléchir encore…
En vrai, cette formation est bien, va plus profondément dans les choses. C’est frustrant d’utiliser les méthodes stats avec juste un vernis de compréhension.
Si je ne me lance pas dans une thèse, je me demande si c’est possible de chauffer mon tuteur pour faire une publi scientifique à l’issue du stage de M2, histoire de marquer le coup et de clore cet épisode de ma vie.
il n’y a pas de bon choix entre acheter ou louer.
Il faut faire une analyse FFRO forces faiblesses risques opportunisme.
Acheter un appartement à Paris ou BoulBill ou louer à Nantes ou Brest, il faut mettre dans la balance les avantages et les inconvénients.
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
faire une publi scientifique à l’issue du stage de M2
Oui. Si tu trouves un résultat publiable.
Le master M2 en laboratoire de recherche te permet d’explorer cette piste et de voir si le doctorat te bottera. Ou non.
Dans ma famille : un oncle universitaire chercheur, pas passé par une grande école d’ingénieur.
Moi et ensuite mon enfant : stage de recherche en dernière année d’ingénieur. Je n’ai pas trouvé de résultat miracle en rêvant comme Kekule sur son benzène. Le stage permet de savoir si la recherche plait. Ou plait pas. Parfois c’est pas triste.
- « c’est idiot, c’est une impasse ! »
- superviseur : il faut aller jusqu’au bout de cette impasse.
- intuition confirmée après 6 mois…
Tu as fait une super école de compétition, CS, ne te fais pas de soucis sur ton potentiel.
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
avoir des gamins (mon dieu). Il y a aussi mes parents qui me la mettent. Ils aimeraient bien que j’ai une situation stable et ont leur vision du triptyque appart/marié/gamins.
Message de service très important :
-
les gamins c’est pas obligatoire dans la vie. Regardez d’ailleurs le club de nous parents de 3 enfants sur le forum, c’est pas triste, hein.
-
pour les dames qui passent ici, congelez des ovocytes avant votre doctorat si vous voulez avoir des enfants. On n’est jamais trop prudent : la ménopause peut arriver rarement avant la HDR, mais ça arrive.
C’est pas drôle de consulter sans résultat un service de PMA à 35 ans.
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
En vrai, cette formation est bien, va plus profondément dans les choses.
C’est donc quelque chose que tu fais pour toi, qui te conviens qui t’apporte et qui te fais plaisir (le seul problème serait le temps de trajet)
Le trip CDI appart. gamins, ce n’est pas ta vie c’est celle des autres. Toi ta vie c’est de prendre le temps d’approfondir les choses. Ce n’est ni mieux ni moins bien, c’est comme ça. Et tu as tous les arguments nécessaires pour expliquer, à tes parents par exemple, de quoi il en retourne.
Je pensais te parler de mon neveux, je vais te parler de mon oncle, le centralien. Il a fait les études que son autoritaire de père lui a dit de faire, voyant en cela l’expression de l’ascenseur social de l’école de la république. A 29 ans ma tante lui a fait un enfant de force pour le marier, à 34 ans il était directeur d’un bureau d’étude d’une grosse boite, à 35 ans il était en dépression (qu’il n’a jamais soigné parce que « les médecins c’est des cons ») à 60 c’était un petit vieux et à 68 ans il était mort. (l’histoire la plus triste que je connaisse)
C’était un être brillant, passionnant, drôle, il aurait fait un enseignant de lettres merveilleux. Il n’a jamais osé vivre sa vie. Il a essayé de reproduire le modèle, de martyriser son gamin avec les études, qui a fini par lui dire « fuck, je veux être instit comme pépé », et qui est depuis le meilleur instit de la terre.
Tout ça pour dire qu’il faut relativiser le contexte social et familial, ce qui convient aux uns n’est pas ce qui convient aux autres (et dans les familles de profs on méprise ceux qui ne pensent qu’à gagner du pognon pour acheter des apparts au lieu de s’enrichir en se cultivant).
Et prendre les choses dans l’ordre.
- ne pas laisser la dépression s’installer (ça c’est en cours)
- faire ce m2 qui te plait et te permet d’approfondir les choses
- être prêt pour une thèse éventuelle
- vérifier que tu a encore la force de te lancer dans cette aventure avant de commencer
Ne te frustre pas parce que tu stagnes, quand j’avais ton age j’ai dû faire une dépression, ou un burn out, un truc qui n’a jamais été diagnostiqué, (et personne n’est venu me dire qu’il faudrait peut-être s’occuper de cette chose là) je suis resté 3 ans dans l’incapacité de finir mes études (pour aller bosser ça allait, tout le contraire de toi) des angoisses, un mal être. Cette lenteur avait une explication, il fallait vaincre le monstre, mais depuis j’ai eu des gamins, acheté un appart et je suis heureux (tant que je ne pense pas aux nombres d’années de cotisation restantes pour la retraite)
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
Bonjour,
Merci beaucoup pour vos réponse, je suis un peu plus calme qu’hier.
Je me met la pression un peu tout seul, avec tout ceux dans mon entourage qui commencent à acheter des appart’ et à avoir des gamins (mon dieu). Il y a aussi mes parents qui me la mettent. Ils aimeraient bien que j’ai une situation stable et ont leur vision du triptyque appart/marié/gamins. Ils me veulent en CDI pour pouvoir acheter dans l’immobilier avec leur apport. Le hic c’est que si je me lance dans une CIFRE ca reste un contrat précaire et les banquiers aiment pas ca (si ya des retour de doctorant avec un projet immo je suis preneur d’ailleurs).
Les gens de ma promo (avec un parcours un peu différent) commencent aussi à arriver au bout de leur thèse et c’est frustrant de voir que je stagne.
Abandonner maintenant ca serait céder à l’appel du court terme et ca ne serait pas une bonne décision. Mais ma motivation s’entame pas mal (en plus j’ai pas mal de transports). Et effectivement pour la thèse je vais devoir y réfléchir encore…
En vrai, cette formation est bien, va plus profondément dans les choses. C’est frustrant d’utiliser les méthodes stats avec juste un vernis de compréhension.
Si je ne me lance pas dans une thèse, je me demande si c’est possible de chauffer mon tuteur pour faire une publi scientifique à l’issue du stage de M2, histoire de marquer le coup et de clore cet épisode de ma vie.
J ai l impression qu on t aide un peu à te mettre la pression…
Ah la pression sociale/familiale.
Pour répondre à ta question, financer un client en cdd n est un obstacle pour un banquier. Surtout qd il y a un apport significatif. Voire des cautions.
Un centralien en thèse ça représente un certain potentiel d évolution.
Mais tu n en es pas encore là.
Pour les transports, c est toi qui a choisi saclay.
Avant de penser à publier, décroche déjà ton diplôme. C est plus important.
Si ton responsable de stage en labo publie et que tu apportes une contribution significative, il te mettra dans la liste des contributeurs.
Si tu ne poursuis pas en thèse, je n en vois guere l intérêt.
Si ce n est de rassurer ton ego.
Que penses tu de la thèse cifre EDF en lien ?
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
Je me met la pression un peu tout seul, avec tout ceux dans mon entourage qui commencent à acheter des appart’ et à avoir des gamins (mon dieu). Il y a aussi mes parents qui me la mettent. Ils aimeraient bien que j’ai une situation stable et ont leur vision du triptyque appart/marié/gamins. Ils me veulent en CDI pour pouvoir acheter dans l’immobilier avec leur apport. Le hic c’est que si je me lance dans une CIFRE ca reste un contrat précaire et les banquiers aiment pas ca (si ya des retour de doctorant avec un projet immo je suis preneur d’ailleurs).
Mon premier poste était dans une multinationale, j’ai démissionné de mon CDI après 2 ans pour faire une thèse et être enseignant-chercheur.
Clairement ça n’a pas plus à mes parents à l’époque. Quelques années plus tard, sans doute parce que je ne me suis pas trop planté sur cette voie, ils ne se souviennent plus à quel point ils me mettaient la pression et disent juste que « j’avais l’air de savoir ce que je faisais ».
Par ailleurs mon boss de l’époque était venu me dire plusieurs fois que c’était une mauvaise idée de démissionner, et m’a proposé plein de choses qui auraient pu me faire rester (augmentation, promotion, thèse CIFRE, etc.) mais évidemment faire une thèse n’était pas la seule raison de partir.
Apprends à être moins sensible à la pression, tu en auras toute ta vie et sur tous les domaines pro ou perso. Tu peux être sûr que pendant que tu iras en conférence pendant ta thèse, ou que tu seras simplement content de ton boulot, certains de tes camarades de promo mariés avec enfants se diront qu’en fait ils auraient eux aussi pu faire autre chose.
Enfin sur l’aspect financier c’est un non-sujet : « acheter » et « louer » ne sont pas des projets, ce sont des verbes. Pour en faire un projet il faut compléter : où, avec qui, pourquoi, combien de temps, etc.
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
Si je ne me lance pas dans une thèse, je me demande si c’est possible de chauffer mon tuteur pour faire une publi scientifique à l’issue du stage de M2, histoire de marquer le coup et de clore cet épisode de ma vie.
Tu peux toujours le chauffer, mais le mieux serait qu’il te le propose lui-même en voyant les excellents résultats que tu obtiens.
J’ai fait une thèse aussi et en lisant l’OP j’ai une opinion un peu différente de la votre.
J’ai l’impression que l’auteur veut faire une thèse par défaut parce qu’il ne sait pas trop faire, et est un peu fragile psychologiquement → pas du tout le bon profil pour une thèse.
Il faut une motivation importante, et ne pas se laisser décourager quand on a pas de résultats au bout de 1 an, tout prend énormément de temps.. c’est aussi assez dur psychologiquement car on est peu encadré et pas bien considéré par la société (le thésard est vu comme un étudiant alors que c’est un travail comme un autre..). Je dirais thèse uniquement si c’est une thèse CIFRE très bien encadrée.
Par contre le M2 est une super idée! Ca permet de meubler le cv et surtout d’accéder à un stage.
Les stages c’est un peu le graal pour trouver un job en France, à condition d’être pas très mauvais ça débouche quasi toujours sur un job, beaucoup plus facile que de postuler directement à un CDD ou CDI sans stage. Il faut s’accrocher, pas besoin de se mettre la pression pour avoir les meilleures notes, juste profiter de l’occasion d’étudier, pas forcément aussi facile plus tard dans la vie.
Pour l’appart/bébés etc.. il faut pas se mettre la pression, chacun fait ça à son rythme et il faut avoir envie!! En sortant de CS en France tu es garanti d’avoir une bonne situation financière, donc vraiment prendre son temps!
Bonjour Epicorz,
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
Je me mets la pression un peu tout seul, avec tous ceux dans mon entourage qui commencent à acheter des appart’ et à avoir des gamins (mon dieu). Il y a aussi mes parents qui me la mettent.
Vos parents peuvent se satisfaire de votre beau parcours. Il est temps qu’ils vous laissent un peu tranquille, libre de vos choix.
Quant à l’idée très répandue d’investir dans sa résidence principale dès le CDI venu, il est permis de questionner sa pertinence (encore plus en région parisienne), i.e. :
ou
https://www.entreprendre.fr/acheter-sa-residence-principale-ou-investir-dans-limmobilier-locatif/.
marielou3467, post:47, topic:132228 a écrit:
Les gens de ma promo (avec un parcours un peu différent) commencent aussi à arriver au bout de leur thèse et c’est frustrant de voir que je stagne.
Je suppose que vous avez 26 ans (intégration à 20 ans en 2015) : c’est quasiment l’âge auquel un 5/2 ayant effectué une césure est diplômé (et souvent d’une école moins renommée
).
Quant à vos collègues de promo, ils sont loin d’avoir achevé leur parcours : en France, l’âge moyen de recrutement d’un(e) maître de conférences est de 33 ans, en sciences :
https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/statistiques/50/5/Trajectoire_2016_820505.pdf
Vous avez encore le temps de les rattraper, voire même de les doubler ! Mieux vaut prendre le temps de la réflexion avant de vous engager dans une voie plutôt qu’après.
Bonne continuation.