Voilà la raison d’être de ce topic.
J’aurais du publier ça plus tôt.
Désolé
L’X ou l’ENS n’étant pas spécialement les écoles les plus accessibles; la fac n’ayant pas forcément des cours de meilleure qualité (mais au moins ils sont purement scientifiques) et une insertion professionnelle plus incertaine.
Très bien dit.
Justement je ne suis plus d’accord avec ça.
Une école est censée prendre un taupin et délivrer un ingénieur.
Un ingénieur a-t-il besoin d’apprendre tout sur les transformées de Laplace, ou sur la théorie de la mesure, ou encore sur l’automatique ou même les équations aux dérivées partielles ?
Le plus probable c’est qu’un ingénieur pour son premier poste aura besoin de zéro ou un seul des concepts de ce genre..
Sauf domaine très technique.
Donc une école a raison de ne pas pousser l’approfondissement sur les maths théoriques et la physique quantique.
Alors certes on a l’impression qu’on a rien appris.
Quant à savoir ce qu’on apprend réellement en école… je me le demande.
Il faudrait vraiment qu’après avoir fait l’analyse négative (le texte s’appelait à la base « l’ENSX d’un point de vue négatif ») il faudrait faire une analyse positive de l’ENSX. C’est beaucoup plus difficile ![]()
Si je devais faire un premier jet là tout de suite à 2h du matin, de ce que je retiens de mon école (niveau théorique car c’est facile) :
1A : cours de finance d’entreprise, bases du développement personnel
S7 à l’ENSX : VBA à l’occasion d’un cours de maths financières, un peu d’économie
S8 en échange : bases de l’ingénierie aéro (moteurs à pistons, à réactions, mécavol, systèmes)
3A : approfondissement de l’ingénierie aéro
PFE : mécavol et VBA
Je maitrise encore ce qui m’a intéressé en 3A, le reste bof
(Pour le non technique j’ai pas encore fait l’effort de prise de recul)
C’est pas ça qui détermine la capacité à obtenir un poste intéressant.
Durant cette 3A, j’ai vu des ingénieurs très bien payés en train de bugger total devant une équation basique.
Ce n’est pas gênant. Un cours en école c’est 20 à 60 heures de boulot.
Soit 0.5 à 1.5 semaines de travail. Autrement rien du tout. S’il est besoin de compétences théoriques, elles seront réactivées avec largement moins d’une semaine de révisions.
La réponse me paraît plutôt simple mais je te mets sur la piste.
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Le parfait JJ n’a pas eu besoin de travailler au lycée, est en prépa par défaut, travaille beaucoup parce que le cadre l’impose (et en plus presque tout le monde le fait, c’est « l’attitude à avoir », il y prend goût).
Arrivé en école, le paradigme change de façon brutale, le groupe ne va plus dans la même direction qu’avant, JJ est perdu
. En plus, le courage n’est pas vraiment une qualité JJienne.
Pour être conforme, il faut ne pas trop travailler, et râler, beaucoup. JJ s’adapte à contre-coeur (au début) et finira soit en dark-JJ que personne ne connait ou soit se découvrira une nouvelle passion pour l’oenologie (de villageoise).
@Jay, quid du fameux polard dans tout ça ? Est-il un dark-JJ aillant perdu sa naïveté ? ![]()
Je l’ai fait lire à un ami qui a appris peu de choses à l’ensimag, pour la raison que son niveau en info était déjà très élevé quand il est arrivé à l’ensimag. Il est assez déçu de cette école. Personnellement malgré toutes les critiques que j’ai faites j’aime bien cette école. Je pense que c’est une bonne école et quand je répond aux prépas sur ce forum je suis sincère, je pense vraiment que c’est une des meilleures formations en maths-info, certains cours sont très intéressants et certains profs exceptionnels.
Cependant ce qui a été dit dans ce topic, on en a débattu plusieurs fois, avec plusieurs élèves. J’étais surpris que certains qui semblaient épanouis vivent si mal leur scolarité. La question était « est-ce que c’est symptomatique de notre école ou des écoles d’ingénieur ? ». Je pensais bien que non, j’ai entendu parlé de pratiques assez scandaleuses dans d’autres écoles, avec une triche banalisée aux partiels, des cours vraiment étranges, des élèves faisant des tps sur du matériel cher mais qui étaient encore saoûls de la veille (ça c’est encore autre chose). Ca fait du bien (ou pas en fait) de voir qu’à Centrale Paris c’est pareil.
En tout cas on est arrivé à une conclusion qui semble logique mais pas toujours suivie. Pas pour notre rapport aux partiels mais plus à la vie en école. C’est la nécessité de faire des choses en dehors de l’école, de se lier à d’autres élèves. J’ai été investi dans la vie associative, j’ai fait pas mal de soirées, j’ai apprécié mais il y a une saturation. Rester dans la même promo, ne pas sortir du campus, ça peut rendre fou au bout d’un moment. C’est bien d’avoir des amis en lettres, à Sciences Po, en DUT, ou même qui ne sont pas étudiants, et faire des randonnées (selon la ville), des cinés, des restaus, du sport, de débattre avec eux…
Je le répète mais à part ma frustration exprimée au-dessus je ne suis pas vraiment déçu de ma vie en école, mais certains le sont vraiment et j’ai presque l’impression d’avoir vu plus de gens déprimés en école qu’en prépa. J’ai le sentiment que plus l’école paraît prestigieuse plus les gens ont tendance à être déçu. J’avoue que quand je suis arrivé à Centrale Paris pour mes oraux en 3/2 dans ma tête je pensais « quoi ? ces vieux bâtiments moches appartiennent à une des trois écoles d’ingénieur les plus prestigieuses de France »
J’espère que les prépas ne liront ça qu’après leurs concours, ça va les démotivait et leur faire passer de mauvaises vacances
alors que le premier semestre en école d’ingé est quand même sympa 8)
Les vrais polards c’est les 9 présents en cours de biologie ![]()
Même JJ n’y va pas ![]()
Il me semble que le polard c’est un JJ au carré. Ou un JJ le plus extrême, en tout cas d’après le souvenir que j’en ai.
Autre possibilité, c’est un bourreau de travail qui a un objectif clair en tête et se donne tous les moyens pour y arriver, auquel cas on sort du cadre JJ, par exemple ceux qui finissent au corps des mines ou encore en DD à Harvard/MIT. Ceux là peuvent le faire par amour des maths mais plus souvent (il me semble) par amour du prestige et des débouchés associés.
C’est un sujet très intéressant aussi je trouve. Autant je n’ai pas été dupe à la JJ, autant j’ai dû attendre ma césure pour réaliser à quel point on était en vase-clos pendant 2 ans … et que ce microcosme était un peu malsain par sa façon de nier la vie privée de chacun (je veux dire par là, que TOUT se sait en un instant, avec les conséquences qu’on peut imaginer).
On voit vraiment un décalage d’ailleurs au retour en école quand les 1A organisent leurs premières soirées ![]()
Ayant suivi une année de master cette année, dans un M1 très proche niveau contenu qu’une filière qu’il existait à l’ensimag, je constate qu’il existe peu de différences. Déjà en terme de niveau, tout dépend du M1 mais les élèves n’étaient pas bien meilleurs ou bien pires qu’en école. Globalement les élèves sont un minimum bosseur et étaient pas mauvais en info pour un master de maths appliquées (même avec mon année d’ensimag j’ai dû leur demander conseil parfois). Pour les cours il y avait des cours communs avec l’ensimag et des profs du master enseignaient aussi à l’ensimag donc c’était très proche.
Vie associative quasi inexistante, encore moins de moyens qu’en école (je parle de l’uga, à l’upmc c’est peut être différent). Le gros avantage c’était qu’on était une quinzaine, parfois regroupés avec d’autres filières, mais ça change des amphis à 120 (où il devrait y avoir 120 élèves si tout le monde venait), et qu’il y a une grosse proximité avec les responsables de filières, notre avis est assez pris en compte, et les profs nous connaissent vraiment.
Tout ça pour dire qu’entre suivre des cours à la fac ou en école, pour une même thématique, ça change pas grand chose. C’est juste le côté « vie en école » qu’il n’y a pas à la fac.
En fait j’ai un peu l’impression que c’est « apprends à te débrouiller, à trouver seul ». Sauf que je suis passé à quelqu’un qui posait tout le temps des questions à quelqu’un qui en posait jamais et restait à rien comprendre dans son coin. Du coup mon premier stage mon maître de stage s’est étonné du fait que je ne pose jamais de questions sur le dossier de 60 pages de conduction thermique en anglais qu’il était en train de faire et que je devais compléter. Parce que pour moi je devais comprendre seul. Et même cette année j’osais plus dire « je ne comprends pas tel truc ou je ne sais pas comment faire ça » et ça m’a été assez dommageable… Mais je me soigne pour atteindre un juste milieu 8)
Par contre moi je suis actuellement au Canada donc j’ai le décalage horaire mais vous vous êtes vraiment sur ce forum à deux heures du matin ? ![]()
Question à ceux qui ont fait la 3A d’une école en France : avez-vous l’impression d’avoir pu explorer l’état de l’art de votre domaine ?
Oui dans de rares cours (genre turbo réacteurs), absolument pas dans la plupart.
C’était limite des introductions, la plupart du temps… Impossible d’aller chercher l’état de l’art théorique quand on ratisse si large, et impossible d’aller chercher l’état de l’art pratique quand on connait les systèmes depuis si peu de temps.
Et oui je me couche à 3h30.. Je suis pas du tout en vacances…
Je sais pas si c’est pour moi mais je suis en stage de recherche dans une université en Ontario. D’accord je pense que je fournis moins de travail qu’un « vrai » ingénieur/chercheur et je fais quand même du tourisme ![]()
Pour ceux qui regrettent la prépa et qui ont eu une ecole top 10 en 3/2, il aurait mieux valu faire 5/2 pour prolonger le plaisir pendant 4 ans. Mais pas sur que les parents/profs/lycée comprennent l idée ?
Je trouve ca un peu méprisant, j’ai connu pas mal d’étudiants d’écoles type CCP/petites mines (dont la mienne) qui regrettaient l’époque de la prépa, que ce soit au niveau de l’ambiance mais surtout au niveau des cours: en prépa on apprenait quelque chose, il y avait une forme de fierté qui en découlait. Les sciences avaient un aspect noble qu’on ne retrouve pas du tout dans les cours d’école d’ingé, et il y avait une logique: apprendre pour le concours. En école, beaucoup ont l’impression de ne rien apprendre, et on se demande pouquoi le cursus dure trois ans et pas deux ou quatre, sachant que le résultat en terme de connaissances acquises aurait été analogue.
Peut-être parce que c’est une école d’ingénieurs ? Et qu’il faut bien trois ans pour faire de taupins immatures des ingénieurs dignes de ce titre ? Un ingénieur c’est un individu qui applique des raisonnements rigoureux à des problématiques du monde réel. Les jeunes sortant de prépa, la rigueur ils l’ont. Bien moins nombreux en revanche sont ceux vraiment au fait des problématiques sociétales ou business qu’ils seront amenés à gérer. Le remède : du concret, du concret, du concret ! Pas un n-ième cours de maths fonda qui fait juste joli dans le syllabus…
« Ingénieur » ce n’est pas un titre scientifique. C’est un titre de cadre (au sens large), qui sera amené à rencontrer des situations complexes et qui devra les démêler, les simplifier, bref utiliser sa fameuse « tête bien faite » pour rendre la société plus efficace.
Intéressant ton texte, et ça va complètement dans le sens de cet article de sociologie, qui en plus du tien explique pourquoi les choses sont ainsi, comment ça va dans l’intérêt de l’école et des entreprises: (Du souci scolaire au serieux managérial, ou comment devenir un HEC par Yves-Marie Abraham)
<LINK_TEXT text=« Sciences Humaines et Sociales | Cairn.info … age-37.htm »>Du souci scolaire au sérieux managérial, ou comment devenir un « HEC » | Cairn.info</LINK_TEXT>
Il y distingue 4 catégories de personnes, et Jean Jacques serait un « égaré », entouré des « dévots », des « élus » et des « reconvertis ». Je pense que c’est tout à fait applicable aux écoles d’ingénieurs, vu ce que tu dis et ce que j’en ai entendu par mes connaissances, ce que je trouve sur internet et ce que dit Matthieu Dalmais dans sa conférence (qui était en école d’agro), conférence très intéressante d’ailleurs, je mets le lien pour ceux que ça intéresse:
https://www.youtube.com/watch?v=cRdw9Wy2ViE
Gourisse est mort et j’ai l’impression qu’il y a eu un loupé sur les tests Adn de l’héritier pute-a-tif
On a pas l’accès à l’article ![]()
<LINK_TEXT text=« https://www.cairn.info/revue-francaise- … age-37.htm »>https://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-1-2007-1-page-37.htm</LINK_TEXT>
Merci ![]()