Mais si, en école, la plupart des élèves recule, ou contourne la difficultée (la seule motivation est de valider l’UV).
Si on transpose au monde de l’entreprise (puisque Puffin ose le parallèle), on se retrouve avec une population non négligeable qui se contente de faire le minimum (et sous motivée).
Pas grave en soi si les derniers ont une moyenne supérieure à 10 / 20…
L’essentiel étant d’avoir une note supérieure à la constante macabre…
En pratique les derniers sont définis comme étant ceux qui n’ont pas 10/20. La constante macabre est difficile à éviter, car la notation est en soi un exercice très flou, il y a de nombreux travaux qui le montrent. Si on suppose qu’une moyenne très basse est signe d’un examen trop difficile, on peut aussi supposer que si tout le monde a la moyenne c’est que c’était un peu facile.
Ces initiatives sont intéressantes et bien relayées chez nous. Toutefois ça suppose à chaque fois 1) des étudiants motivés et 2) une évaluation honnête des compétences.
L’innovation pédagogique a deux aspects : aider à mieux apprendre (ou mieux enseigner) et aider à mieux vouloir apprendre.
On peut se poser la question de la légitimité du deuxième point : jusqu’où pousser les méthodes dédiées à motiver les étudiants ? En dehors du cadre pro je suis également moniteur de voile et clairement j’ai pas besoin de pousser les stagiaires au cul pour qu’ils s’intéressent à l’activité et à développer leur maîtrise du bateau ou de la navigation.
On peut aussi voir sur le lien indiqué qu’il y a assez peu de disciplines scientifiques concernées par les prix d’innovation… Par ailleurs je pense que chaque enseignant développe des outils nouveaux sans forcément avoir envie de passer des jours à répondre à ce type d’appel à projets « innovation pédagogique ». On passe déjà assez de temps à écrire des projets de recherche qui sont pour 90% refusés.
Les cours en mode projet ont la cote car ils supposent de travailler en groupe (avec ce que ça implique en terme de communication et gestion des tire-au-flan) et permettent d’avoir un objectif assez large avec ce qu’il faut de liberté pour l’atteindre. Mais ça suppose quand même d’avoir appris des trucs, et rend difficile l’évaluation individuelle : typiquement s’il y a un bon programmeur dans le groupe les autres peuvent faire autre chose et ne progressent quasi pas sur cet aspect. Perso je suis plutôt du côté de l’auto-évaluation (j’ai mis en place des outils à la 42 où les étudiants évaluent les travaux des autres). En entreprise et ailleurs c’est surtout ça qu’on apprécie.
Par contre en fin d’année, un gros projet mettant en jeu plusieurs disciplines est maintenant un classique. Ça n’est pas lié à un cours en particulier, et ça laisse donc ouverte la question de comment améliorer l’apprentissage discipline par discipline.
Enfin sur les collègues qui demandent des rapports de TP, c’est effectivement très courant car ils estiment que ça force à bien expliquer ce qu’on a fait. Perso je trouve que c’est une perte de temps pour les étudiants et pour les enseignants, il y a d’autres façons d’évaluer un TP mais ça suppose de le faire en live, pendant la séance.
Au final, on est nombreux à se demander comment mieux enseigner - et surtout comment faire pour que les étudiants apprennent mieux, de façon efficace en pouvant restituer et appliquer par la suite. Chacun essaie des trucs, par exemple je fais des examens « Open Google » où le cours et les ordis connectés sont autorisés. Bon, les questions sont à l’envi mis à part 2-3 questions de cours en début d’exam pour que tout le monde se relaxe. Notez que certains arrivent quand même à se planter sur ces questions alors qu’ils ont le cours et internet. Nous mettons également en place un serveur pour la programmation où les étudiants peuvent uploader leur code et recevoir une évaluation (clairement inspiré de 42). Tout ça est à peu près orthogonal à l’évaluation et à la note finale. Du coup, certains apprennent beaucoup de choses quand d’autres se contentent du minimum.
Si on transpose au monde de l’entreprise (puisque Puffin ose le parallèle), on se retrouve avec une population non négligeable qui se contente de faire le minimum (et sous motivée).
Pour continuer à oser, c’est pas forcément une mauvaise chose d’en faire le minimum pour atteindre ses objectifs. J’ai quitté mon premier CDI parce que je m’ennuyais : après deux entretiens annuels où je demandais plus de boulot, j’ai fini par conclure qu’ils n’avaient rien d’intéressant à me faire faire et que je pouvais toujours tout boucler bien avant les deadlines. On peut espérer qu’une entreprise donne assez de boulot à ses ingés pour que le minimum reste tout à fait honorable en terme de production. Concernant la motivation, la progression de carrière ou les primes sont sans doute plus efficaces que le risque d’un rattrapage ou d’un redoublement qui dans les faits n’arrive quasi jamais.
Pas bien grave. Tu mets en place une bonne évaluation pas bradée et ensuite tu laisses une bonne dose de darwinisme faire le travail pour que tout le monde valide (aka si tu bosses pas t’es mort, viré, adios). J’ai ouïe dire que certaines écoles d’ingé/fac pas françaises étaient assez rudes niveau passage d’une année sur l’autre pour justement garder des troupes motivées et performantes… (EPFL ?)
Enfin ça ça demande une certaine volonté politique que toutes les écoles n’ont pas forcément.
Normal d’être sous motivé quand ta boite te sous paye et te méconsidère du début à la fin (voire un peu avant et un peu après)…
Etant le premier concerné, je ne remet pas en cause ce constat. Nous ne sommes pour la plupart que des ouvriers spécialisés (location du cerveau) du 21e siècle.
En SSII (ou société d’ingénierie au sens large) certainement.
Dans une « vraie boite » je prie pour que ça ne soit pas le cas. J’ai vu des gens qui ne l’étaient pas (mais qui n’étaient pas bien payés pour autant haha)
J’attends « Ce qu’il ne faut pas attendre d’une « vraie boite » - Ce qu’il faut au contraire savoir ». J’y apporterai une petite contribution.
Tu es dans une vraie boite ?
Perso je vais y faire mon entrée dans quelques semaines donc j’ai juste zero recul.
« Ce qu’il ne faut pas attendre d’une boîte de presta et de sous-traitance, ce qu’il faut au contraire savoir. » incoming
« Ce qu’il ne faut pas attendre d’une vie de couple, ce qu’il faut au contraire savoir. »
« Ce qu’il ne faut pas attendre du stand frites à la cantine le midi, ce qu’il faut au contraire savoir. »
« Ce qu’il ne faut pas attendre de ton régime retraite, ce qu’il faut au contraire savoir. »
Non pour ça c’est pas la peine
Quoique le régime retraite c’est un sujet intéressant. Un peu Hs sur ce forum mais si tu veux mon avis en MP tu y auras droit ![]()
L’avis de Jay Olsen sur les régimes de retraite risque d’être fort gratiné.
On était déjà pas d’accord sur ce qu’est et devrait être la sécurité sociale donc effectivement à partir là on a du mal à discuter ![]()
La question n’est pas d’être d’accord ou pas, je t’ai exposée ses fonctions actuelles et tu n’es pas d’accord.
Bougez pas, associé junior et baby ingénieur partent se fighter, je vais chercher du pop-corn. ![]()
On le fait en privé uniquement ![]()
« out se joue sur les concours ou tu es quasiment classé à vie. » « eur diplôme d’entrée cad Telecom Paris, Brest ou Sud Paris avec les conséquences sur le recrutement, salaires, grilles etc… qui les suivront toutes les premières années de leurs vies professionnelles »
A quelle point ces affirmations sont vraies ? Est ce qu’on peut vraiment se faire limiter par l’école ?
Et si je pars travailler à l’étranger ?
Donc du coup je doit faire 5/2 pour une école mieux classé ou l’EPFL sinon je me bride déjà ?
> par Keylong
Houlala… avec ce dernier message, ça va partir dans tous les sens.
Keylong, tu essaies Cachan ?
<LINK_TEXT text=« viewtopic.php?f=24&t=63280#p873040 »>https://wikiprepa.fr/forum/t/63280
Tu connais déjà la réponse ! L’ens me plaisait dans le sens où tout les cours était intéressant et de ce qu’on m’a dit j’aurais pu faire les stages où je voulait en partant d’une ens, mais c’est foutu pour cette année. (J’ai pas encore eu les réponses mais bon côté probabilité..)
Oui mais je lis depuis des heures et pourtant ça ne s’éclaircit pas, j’ai l’impression qu’il y a trop de personne complètement fan de leurs écoles et pas assez de témoignage complet.
Pour faire écho, peut être pas directement au sujet, mais à certains thèmes qui ont été débattu, je me permets de mettre le discours de remise de diplôme d’un ex très bon élève ensimag devenu un enseignant chercheur assez respecté et apprécié. Evidemment il ne peut pas être trop critique pendant un discours de remise de diplôme, mais je trouve ça assez inspirant, c’est une autre vision (sur certains points) qui s’applique à toutes les écoles d’ingé
https://www.youtube.com/watch?v=Bu2bvjsEatM
Intéressant, c’est sûr qu’une bonne école te garantie pas le bonheur..