Bonjour,
j’avais répondu cet été à un élève qui hésitait entre prépa et EPFL, ici
viewtopic.php?f=1&t=27382
La fin du message correspond plus à votre débat
'Reconnaissance du diplôme
Il me semble que plus on se rapproche de la Suisse, ou pour une carrière internationale, le diplôme est bien reconnu.
Le fait que la Suisse soit rentré dans le processus de Bologne et les classements des universités facilitent aussi les choses.
De manière extrêmement subjective (et j’aimerai vos avis), il me semble que plus on s’éloigne des régions frontalières de la Suisse, plus cette solution est représentée pour une voie pour les fils à papa pas capables de suivre en prépa, ce qu’elle était sans doute il y a une ou deux générations.
En zone frontalière franco-suisse, les proviseurs des lycées se plaignent que leurs meilleurs élèves désertent les prépas pour l’EPFL et n’atteignent pas leur ‹ quota › d’élèves en prépa. Dans l’ancien lycée de mes enfants, la vision des profs a changé sur l’EPfl depuis que 2 ou 3 ans de suite, les meilleurs (souvent de culture internationale) ont choisi de partir à Lausanne, y réussissent et s’y plaisent"
La réponse de padpad était aussi intéressante
"Il y a une trentaine d’années, j’ai été admis parallèlement à l’EPFL (avec dispense de CMS), a l’époque classée groupe 3 et à une GE française du groupe 1.
On m’a poussé très fort vers l’école française bien sur.
30 ans plus tard, l’EPFL est classée dans le haut du classement de Shangai, étudie dans un Rolex learning center de toute beauté,
et l’école qui m’a diplômé en France, que je n’ai pas vue dans le classement de Shangai, mais je n’ai lu que les 500 premiers ,
.. s’honore d’un partenariat TIME avec .. l’EPFL (et l’EPFZ).
Comme quoi les perceptions changent. Mais je vous rejoins totalement sur la difficulté de comparer les choses. En France, le simple fait de
sortir d’une de nos GE a longtemps suffi et se passait d’explciations. En Suisse, par contre, on rigloait doucement de savoir que la France
fabriquait en trois ans des ingé en 28 matières, là où le poly mettait cinq ans à les diplômer d’un seul domaine.
Pour moi, l’EPFL a parfaitement réussi la synthèse de l’Uni et de l’école d’ingé, comme d’ailleurs HEC Lausanne pour les mêmes raisons.
Mais il reste que si la formule est reconnue dans le monde entier, il reste encore .. à faire comprendre ou admettre en France que
le système des GE est basé avant tout sur de la sélection violente, et ensuite de la formation .. et que la sélection n’est , par définition,
pas scalable .. "