Centrale/Mine face à l'EPFL

Bonjour!
Voici mon cas en quelques mots: je suis actuellement en MP* dans une prépa qui me permet de prétendre aux écoles que sont les Centrales et les Mines. Néanmoins, j’ai découvert très récemment l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) qui m’a étonnée en tout point: tant par son admission « facile » et par l’excellence qu’elle semble avoir.
Bref, j’ai lu un autre article concernant cette école, mais je suis resté sur ma faim, donc voici mon problème:
L’EPFL est elle comparable aux écoles Centrales ou aux écoles des Mines/Ponts (non parisiennes)? Et si oui, dans quelle mesure?

Je vous remercies, par avance, de votre aide! :wink:

Il est clair que l’EPFL n’arrive pas à la cheville de MINES ParisTech , des Ponts, ou de Centrale Paris. Après, pour des écoles moins prestigieuses telles que les Mines/Centrales provinciales, je ne sais pas. Mais tu es en MP*, vise ce qu’il y a de mieux : une grande parisienne.

Litherfadol a écrit:

Il est clair que l’EPFL n’arrive pas à la cheville de MINES ParisTech , des Ponts, ou de Centrale Paris. Après, pour des écoles moins prestigieuses telles que les Mines/Centrales provinciales, je ne sais pas. Mais tu es en MP*, vise ce qu’il y a de mieux : une grande parisienne.
L’EPFL compte parmi les plus prestigieux établissements d’enseignement européens, elle a été classée 101e meilleure université mondiale dans le Classement académique des universités mondiales par l’université Jiao Tong de Shanghai de 2009 qui la place en outre au 15e rang mondial (1ère non américaine) dans la catégorie ingénierie, technologie et informatique.
(C’est à dire devant les mines, l’X, ainsi que les ponts et centrale paris)

On oublie un peu vite que la mission première des écoles d’ingénieurs en France n’est pas de faire de la recherche, mais bien de l’enseignement, ce que le classement de Shangai mesure bien mal.

Mais je pense qu’en France, la différence salariale à l’embauche entre un X (ou un Mineur …) et un type de l’EPFL est impressionnante (et c’est surement encore pire après dans la poursuite de carrière). Cela est justifié tout de même quand on voit la facilité avec laquelle un étudiant français peut intégrer l’EPFL.

Silvere Gangloff a écrit:

Ca existe une application de l’ensemble vide dans lui même ? : )
Oui, une application est un triplet ( A,B,G ) où A est l’ensemble de départ, B celui d’arrivée et C une partie de A*B appelée le graphe de la fonction qui vérifie \forall x\in A, card \{ y|(x,y)\in C \} =1. Le triplet ( \emptyset, \emptyset, \emptyset) vérifie bien ces conditions. Il existe donc une application de l’ensemble vide dans lui même. Tu noteras de plus que cette application est bijective, donc elle est dans S_0. Cela convient bien aux conventions usuelles puisque card(S_n)=n! et conventionnellement 0!=1.

Litherfadol a écrit:

Mais je pense qu’en France, la différence salariale à l’embauche entre un X (ou un Mineur …) et un type de l’EPFL est impressionnante (et c’est surement encore pire après dans la poursuite de carrière). Cela est justifié tout de même quand on voit la facilité avec laquelle un étudiant français peut intégrer l’EPFL.
Impressionante dans quel sens? A en croire les sites respectifs, un X/Mines gagne environ 41k€ contre 47k€ (70k francs Suisse) pour un sortant de l’EPFL en début de carrière…
C’est vrai que les classements internationaux concernent surtout la réussite au niveau de la recherche pure, mais je pense que cela traduit tout de même un certains niveaux de compétences, non?
Bref, en ce qui me concerne, je passerai de toute manière les concours X/Mines/Centrale. C’est juste que cette école m’intrigue: l’excellence facile d’accès… :unamused:

Okay!

Pour k \le n
Choisir un cycle à k éléments d’un ensemble à n éléments revient à choisir ces k éléments puis à choisir une permutation circulaire de ces éléments. Il y a donc \displaystyle{\binom{n}{k}(k-1)!} cycles à k éléments, et pour chacun de ces cycles, il y a (n-k)! permutations qui comprennent ce cycle. En moyenne il y a donc \displaystyle{\frac{(n-k)!\binom{n}{k}(k-1)!}{n!}} cycles à k éléments dans une permutation de n éléments, ce qui est égal à 1/k.

Tonio117 a écrit:

[quote=« Litherfadol »]
Mais je pense qu’en France, la différence salariale à l’embauche entre un X (ou un Mineur …) et un type de l’EPFL est impressionnante (et c’est surement encore pire après dans la poursuite de carrière). Cela est justifié tout de même quand on voit la facilité avec laquelle un étudiant français peut intégrer l’EPFL.
Impressionante dans quel sens? A en croire les sites respectifs, un X/Mines gagne environ 41k€ contre 47k€ (70k francs Suisse) pour un sortant de l’EPFL en début de carrière…
C’est vrai que les classements internationaux concernent surtout la réussite au niveau de la recherche pure, mais je pense que cela traduit tout de même un certains niveaux de compétences, non?
Bref, en ce qui me concerne, je passerai de toute manière les concours X/Mines/Centrale. C’est juste que cette école m’intrigue: l’excellence facile d’accès… :unamused:
[/quote]
Les salaires suisses sont beaucoup plus élevés que les français, cf : forum.hardware.fr/hfr/EmploiEtud … 1627_1.htm
Silvere Gangloff a écrit:
Okay!

Pour k \le n
Choisir un cycle à k éléments d’un ensemble à n éléments revient à choisir ces k éléments puis à choisir une permutation circulaire de ces éléments. Il y a donc \displaystyle{\binom{n}{k}(k-1)!} cycles à k éléments, et pour chacun de ces cycles, il y a (n-k)! permutations qui comprennent ce cycle. En moyenne il y a donc \displaystyle{\frac{(n-k)!\binom{n}{k}(k-1)!}{n!}} cycles à k éléments dans une permutation de n éléments, ce qui est égal à 1/k.
Oui.

En ce qui concerne les salaires en Suisse, ils sont effectivement plus élevés qu’en France. Par exemple, à l’EHZ, un doctorant gagne 71000 CHF / an (brut, en moyenne sur les 3 ans du doctorat) : c’est un peu plus que pour les doctorants français…

Ah oui? Ben encore un bon point alors! :unamused:

Une autre question, vous savez si le niveau d’exigence est élevé quant à « l’admission CPGE françaises »? Je sais seulement qu’il faut faire un dossier et qu’il s’agit de « places limitées » réservées à « d’excellents élèves »… :confused:

Tonio117 a écrit:

Ah oui? Ben encore un bon point alors! :unamused:
On peut travailler en suisse en ayant d’abord fait une école française.

Si tu veux des renseignements sur les salaires en suisse :
forum.hardware.fr/forum2.php?con … w=0&nojs=0

Sinon, je viens de faire une découverte révolutionnaire ! Ce forum a une fonction rechercher ! Voici ce que j’ai trouvé :
viewtopic.php?f=24&t=24289&st=0&sk=t&sd=a&hilit=epfl

Bonjour,

j’avais répondu cet été à un élève qui hésitait entre prépa et EPFL, ici
viewtopic.php?f=1&t=27382

La fin du message correspond plus à votre débat

'Reconnaissance du diplôme
Il me semble que plus on se rapproche de la Suisse, ou pour une carrière internationale, le diplôme est bien reconnu.
Le fait que la Suisse soit rentré dans le processus de Bologne et les classements des universités facilitent aussi les choses.
De manière extrêmement subjective (et j’aimerai vos avis), il me semble que plus on s’éloigne des régions frontalières de la Suisse, plus cette solution est représentée pour une voie pour les fils à papa pas capables de suivre en prépa, ce qu’elle était sans doute il y a une ou deux générations.

En zone frontalière franco-suisse, les proviseurs des lycées se plaignent que leurs meilleurs élèves désertent les prépas pour l’EPFL et n’atteignent pas leur ‹ quota › d’élèves en prépa. Dans l’ancien lycée de mes enfants, la vision des profs a changé sur l’EPfl depuis que 2 ou 3 ans de suite, les meilleurs (souvent de culture internationale) ont choisi de partir à Lausanne, y réussissent et s’y plaisent"

La réponse de padpad était aussi intéressante

"Il y a une trentaine d’années, j’ai été admis parallèlement à l’EPFL (avec dispense de CMS), a l’époque classée groupe 3 et à une GE française du groupe 1.

On m’a poussé très fort vers l’école française bien sur.

30 ans plus tard, l’EPFL est classée dans le haut du classement de Shangai, étudie dans un Rolex learning center de toute beauté,
et l’école qui m’a diplômé en France, que je n’ai pas vue dans le classement de Shangai, mais je n’ai lu que les 500 premiers ,
.. s’honore d’un partenariat TIME avec .. l’EPFL (et l’EPFZ).

Comme quoi les perceptions changent. Mais je vous rejoins totalement sur la difficulté de comparer les choses. En France, le simple fait de
sortir d’une de nos GE a longtemps suffi et se passait d’explciations. En Suisse, par contre, on rigloait doucement de savoir que la France
fabriquait en trois ans des ingé en 28 matières, là où le poly mettait cinq ans à les diplômer d’un seul domaine.

Pour moi, l’EPFL a parfaitement réussi la synthèse de l’Uni et de l’école d’ingé, comme d’ailleurs HEC Lausanne pour les mêmes raisons.
Mais il reste que si la formule est reconnue dans le monde entier, il reste encore .. à faire comprendre ou admettre en France que
le système des GE est basé avant tout sur de la sélection violente, et ensuite de la formation .. et que la sélection n’est , par définition,
pas scalable .. "

Aethan a écrit:

On oublie un peu vite que la mission première des écoles d’ingénieurs en France n’est pas de faire de la recherche, mais bien de l’enseignement, ce que le classement de Shangai mesure bien mal.
Je ne comprends pas tout, là, pour moi la mission première des écoles d’ingé n’est pas de l’enseignement, peux-tu expliciter ?

miejo a écrit:

[quote=« Aethan »]
On oublie un peu vite que la mission première des écoles d’ingénieurs en France n’est pas de faire de la recherche, mais bien de l’enseignement, ce que le classement de Shangai mesure bien mal.
Je ne comprends pas tout, là, pour moi la mission première des écoles d’ingé n’est pas de l’enseignement, peux-tu expliciter ?
[/quote]
Les écoles d’ingé enseignent et ne sont pas des centres de recherche.

Silvere Gangloff a écrit:

[quote=« Litherfadol »]
Il est clair que l’EPFL n’arrive pas à la cheville de MINES ParisTech , des Ponts, ou de Centrale Paris. Après, pour des écoles moins prestigieuses telles que les Mines/Centrales provinciales, je ne sais pas. Mais tu es en MP*, vise ce qu’il y a de mieux : une grande parisienne.
L’EPFL compte parmi les plus prestigieux établissements d’enseignement européens, elle a été classée 101e meilleure université mondiale dans le Classement académique des universités mondiales par l’université Jiao Tong de Shanghai de 2009 qui la place en outre au 15e rang mondial (1ère non américaine) dans la catégorie ingénierie, technologie et informatique.
(C’est à dire devant les mines, l’X, ainsi que les ponts et centrale paris)
[/quote]
Le classement de Shangaï ne ramène pas ses critères (nombre de publis, de prix…) à la taille de l’établissement. Cette comparaison n’a donc aucun sens…

La performance de l’établissement en regard de sa taille est un des critères de classement.
Cette comparaison a donc un sens.

Silvere Gangloff a écrit:

La performance de l’établissement en regard de sa taille est un des critères de classement.
Cette comparaison a donc un sens.
Non, un critère comptant pour 10%, les 90% restants étant purement extensifs.

Or on ne fera croire à personne que la qualité est une valeur à 90% extensive.

Le seul moyen de faire quelque chose qui tienne mathématiquement la route est de ne prendre que des critères intensifs, puis, peut être, d’ajouter ensuite un dernier critère qui tien compte de la taille de l’établissement.

Bonjour Tonio117,
Je suis actuellement étudiant à l’EPFL, entré en 3ème année après deux ans de classe préparatoire. Pour répondre à ta question, il est vrai qu’on peut comparer les Centrales / Mines / Ponts à l’EPFL… mais les deux structures académiques ainsi que l’enseignement qu’elles proposent sont si différentes qu’il est parfois plus judicieux de les regarder séparément l’une de l’autre.

Depuis la France (en dehors de la zone frontalière comme l’a fait remarqué miejo), on a relativement peu d’informations en ce qui concerne l’EPFL, d’où le flou autour de certaines questions. Certains qui ne connaissent pas l’EPFL tentent parfois d’y répondre, ça donne parfois des commentaires originaux. Je vais donc te donner mon avis par 2-3 points de comparaison, en espérant que ça t’aide !

  • Embauche à la sortie: l’EPFL est réputée à l’international, un peu moins connue en France (bien que cela progresse chaque année). Le master EPFL en poche, tu peux prétendre à un salaire équivalent à une grande école comme Télécom Paris, Centrale ou autre. En Suisse c’est en gros 78kCHF.
  • Recherche: très présente sur le campus, c’est ce qui permet aussi à l’école d’accueillir des enseignants prestigieux. C’est d’ailleurs aussi un des critères qui défavorise énormément les écoles d’ingénieur françaises: la plupart des publications se font par le CNRS en général (donc moins de points avec Shanghai.. dommage). Le fait que la recherche soit aussi présente ne veux pas dire que tous les étudiants se destinent à un doctorat ! En ce qui me concerne j’ai le quart de mon master qui est orienté « management ».
  • Campus: c’est assez différent. L’EPFL partage le campus avec l’Université (HEC, droit, médecine, lettres, etc.), ça tourne autour de 20’000 étudiants. Ça fait plusieurs années que des écoles de ParisTech ont programmé leur regroupement géographique, donc d’ici quelques années ça devrait être plus comparable.
  • L’excellence: en France le prestige d’une école est très important, quand on parle de l’EPFL c’est plus compliqué car (relativement) peu de gens connaissent. Mais en ce concerne le niveau académique ça ne fait pas trop de doutes. La sélection à l’entrée n’est peut-être pas si élevée que cela, mais « l’écrémage » durant les deux premières années ainsi que la charge de travail tout au long de la scolarité permettent une sélection relativement importante. Donc oui l’excellence facile d’accès mais ça ne suffit pas de rentrer ! le taux d’échec en première année est souvent supérieur à 50% suivant les sections…

Merci à Guillaume.D :
l’EPFL (comme son équivalent ETHZ à Zurich) sont dans un système TRES différent, et en tout cas de première qualité. Et qui diffère en particulier sur l’écrémage durant le cursus et non sur un concours d’entrée. Ecrémage qui ferait du bien dans certaines écoles où l’on n’ose virer ceux qui ont réussi à entrer via ce difficile concours.

Ensuite les comparaisons sur qui est meilleur :laughing:

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