Champs dans un conducteur parfait

Ben oui :slight_smile:
La physique propose des démonstrations logiques basées sur les maths. C’est clair.
Cependant, en maths, soit c’est juste soit c’est faux. Ca perd tout son intéret car avec des maths fausses, on obtient tout et n’importe quoi.
En physique, si les maths sont fausses, c’est faux…mais si les maths sont juste mais que ça ne cole pas à l’expérience…ben la théorie est bonne à jeter pour la physique. Oui oui cette théorie peut en inspirer d’autres…oui oui ça peut même inspirer des nouvelles maths…certes mais si le modèle prédit qqch et que l’expérience montre autre chose (et que c’est la chose qu’on voulait justement calculer), le modèle est bon à jeter en physique. Il est faux (au sens de la physique).

« la physique n’est pas une branche de la logique ».

Je pense que nous sommes tous d’accord.
Feynman pensait d’ailleurs que si les mathématiques étaient une branche des mathématiques, cela ferait longtemps que les mathématiciens seraient de bons physiciens, ce qui n’est pas le cas (il ne s’agit pas seulement de résoudre une équation différentielle mais de sentir et d’adapter les solutions)
Et je n’ai jamais dit le contraire !
Je veux juste dire que la physique se comporte comme les mathématiques « localement » et que son but est justement de dépasser le carcan du formalisme.
Comme l’a dit M. Quetzalcóatl , le modèle du conducteur parfait sert entre autre à accepter l’approximation selon laquelle l’onde ne se propage pas en son sein (on peut alors considérer nulle l’épaisseur de peau ), ce qui , nous en conviendrons, est fort commode.

Merci pour cette discussion fort intéressante

Weensie

Merci à vous tous pour vos réponses.

Des fois, un modèle peut être peu logique et ce n’est pas grave tant qu’il décrit la réalité avec une erreur acceptable par ses utilisateurs.

Rassurez-vous messieurs les physiciens, vous n’êtes pas dans une branche de la logique.
Cela dit, pas la peine d’être ingras avec les matheux qui vous critiquent beaucoup moins que vous ne le faites :smiley: .
Je m’offre une minute « gueulage » : donc pas la peine d’être ingras quand souvent il vous suffit de mettre des mots sur une relation pour croire que vous l’avez complètement éloignée des maths, mais vous ne vous en rendez pas compte, seul un matheux peut s’en apercevoir et pour cause, un matheux verra toujours des maths dans cette relation, quoique les physiciens déploient comme efforts et ajoutent comme commentaires.

Tout ça est à prendre au second degré, mais n’empêche que les rapports incestueux ( les physiciens diraient, oh non, surtout pas) très compliqués entre matheux et physiciens sont un vrai mystère pour moi. Tellement compliqués que ça se répercute sur leur communication dans les labos. Ces deux-là ne sont-ils pas fait pour s’entendre ? Pourqoui se limitent-ils à un échange de bons procédés : je te file un théorème et tu me files un nouveau problème pour que je t’invente un nouveau théorème, tu seras tellement content que tu refileras un autre…
Pouquoi ne peut-on pas terminer cette histoire par un « et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » ?

Je suis parfaitement d’accord avec Optimath.
Il est néanmoins nécessaire (objectivité oblige) de critiquer la « physique spontanée des mathématiciens » qui pensent pouvoir la maîtriser en connaissant toutes les équations des modèles en Physique.
Ce qui n’empêche aucunement que la Physique se comporte « localement » comme les mathématiques, à l’échelle où il n’est pas nécessaire de remettre en cause les bases d’un modèle.
Il fut un temps, que je regrette, où les mathématiciens étaient physiciens et philosophes et réciproquement.
Aujourd’hui les mathématiciens ne sont même plus entièrement mathématiciens et les physiciens ne sont même plus entièrement physiciens. Alors, les grands cons qui se permettent de critiquer… :laughing: :open_mouth: :smiling_imp: :unamused: :grin: :arrow_right:
La boucle est bouclée!
A+
Weensie

optimath a écrit:

Cela dit, pas la peine d’être ingras avec les matheux qui vous critiquent beaucoup moins que vous ne le faites :smiley: .
Encore ce midi, « nous » nous sommes fait engueulés par des matheux qui critiquent la spécificité de la physique à savoir la contrainte que nous avons de nous plier à la réalité. Alors que « nous », on ne critique pas les matheux ! :wink:

En gros, j’ai vraiment l’impression que les matheux râlent contre les physiciens parce qu’ils feraient n’importe quoi alors que les physiciens râleraient contre les matheux parce que ces derniers ne comprennent pas que ces critiques sont nulles et non avenues étant donné que physique et maths sont par nature différentes.

Je m’offre une minute « gueulage » : donc pas la peine d’être ingras quand souvent il vous suffit de mettre des mots sur une relation pour croire que vous l’avez complètement éloignée des maths, mais vous ne vous en rendez pas compte, seul un matheux peut s’en apercevoir et pour cause, un matheux verra toujours des maths dans cette relation, quoique les physiciens déploient comme efforts et ajoutent comme commentaires.
J’avoue que je n’ai pas compris le message. :blush:
Tout ça est à prendre au second degré, mais n’empêche que les rapports incestueux ( les physiciens diraient, oh non, surtout pas) très compliqués entre matheux et physiciens sont un vrai mystère pour moi. Tellement compliqués que ça se répercute sur leur communication dans les labos. Ces deux-là ne sont-ils pas fait pour s’entendre ?
– soupir – c’est tellement vrai. Encore une fois : quand j’ai proposé aux mathématiciens de faire quelque chose en commun pour l’outil « calcul » dans la physique, c’est bien simple … aucun mathématicien n’a daigné répondre.
Weensie a écrit:
Ce qui n’empêche aucunement que la Physique se comporte « localement » comme les mathématiques, à l’échelle où il n’est pas nécessaire de remettre en cause les bases d’un modèle.
J’aime beaucoup ce concept de comportement local. :smiley: C’est vraiment ça en fait. :slight_smile:

Content que l’analogie vous ait plu :smiley:
A bientôt,
Weensie