Nous devinons que vous traversez une période difficile, vous avez tout notre soutien, et effectivement on peut essayer de vous conseiller…dans la limite de nos compétences.
La priorité absolue c’est la santé de votre fille. Ce n’est pas le rôle de ce forum de vous conseiller là dessus. Mais ça n’en est pas moins important.
Dès que possible, dès qu’elle en sera capable, ce sera à elle d’exprimer comment elle voit les choses. Ses priorités à elle. En termes de matières à étudier, de format d’études, de géographie… Ça aidera à faire le tri parmi les suggestions déjà sur la table.
Son ami étudie en ile de france ou en Paca ?
Est également à considérer le suivi médical : local ou Parisien ? Bon y a toujours les visio consultations.
Vous avez déjà beaucoup de pistes (UTC si cela l intéresse, cpge, Facs…)
il faut également prendre en considération les attentes de votre fille.
De ce que vous dites, l’éloignement lui pèse. C’est normal.
Les solutions en Paca lui permettant, a minima, de rentrer tous les WE sont donc à préférer.
Forcément ca limite davantage les options que si on vous donne des pistes sur toutes la France (avec les problèmes logistiques afférents). C’est déjà assez compliqué comme cela.
Vous avez la prépa la plus proche de chez vous (privée)
Pour cette option il faut agir au plus vite.
Et 3 facs: Nice qui est la plus proche. Marseille ou vous avez de la famille. Et Toulon.
Ca fait 4 pistes pour lesquelles il faut identifier les différents contacts, préparer des courriers, passer des coups de fil, éventuellement obtenir un entretien, etc…
Il y a déjà de quoi faire.
Une autre piste pour l’année prochaine : l’ouverture du concours Polytech aux bac +1 en 2025 pour une admission en 2ème année de PeiP A (à condition de valider son année ) : https://www.polytech-reseau.org/apres-un-bac1/. L’admission se fait sur dossier et entretien.
Si l’année n’est pas validée, il faut repasser par le concours écrit d’entrée en 1ère année. A vérifier si on peut s’inscrire aux 2 concours en parallèle quand le règlement du concours 2025 sera disponible.
Le PeiP de Polytech a l’avantage de proposer un format intermédiaire entre la CPGE et l’université, avec des emplois du temps plus légers en volume horaire mais du contrôle continu malgré tout. Beaucoup de choix de spécialités accessibles après le PeiP surtout si on accepte de se déplacer.
Le réseau Polytch est bien représenté dans le Sud de la France avec Marseille, Montpellier et Nice-Sophia.
Sur Toulon, il y a une licence renforcée destinée à alimenter l école d’ingé locale (seatech toulon) mais aussi d’autres écoles d’ingé à bac+2 et bac+3.
Possibilité de choisir une dominante mathématique.
La sélection s’opère en principe au niveau BAC.
A voir s’il y a moyen de rejoindre ce cursus au S2.
desserte peu pratique depuis le foyer
Sur cet aspect, polytech nice est un très bon plan.
Peut être pourriez-vous contacter en urgence Masséna, Thiers ou Cézanne, et voir si c’est possible d’intégrer la MPSI en novembre,
En expliquant sa détresse, et le fait qu’elle souhaite quitter Paris et revenir dans le sud.
La détresse c’est un argument à double tranchant. Le mal du pays et l’eloignement sont un bon argument.
Je ciblerais prioritairement stan de cannes et le CIV qui ont l’avantage d’une grande proximité avec le foyer.
Massena, Thiers ou Cezanne peut être en 2A si elle se révèle au S2.
Pour le moment faut surtout faire baisser la pression car la santé prime.
J’ai l’expérience d’une dépression sévère chez mon aînée.
Très vite le traitement de la maladie prend le pas sur tout le reste qui ne devient que subordonné.
Il convient de trouver un cadre pour passer le reste de cette année.
Il faut organiser un suivi, ce qui de nos jours est très difficile du fait du manque de personnels de soin.
Le cadre:
-en restant à Paris dans son établissement
dans son établissement actuel: contacter le personnel enseignant, le psychologue scolaire, l’infirmière, l’encadrement de l’internat (important), une assistante sociale.
discutez, négociez, vous trouverez bien une personne pour vous soutenir.
-plus près de vous
trouver un établissement qui accepte de scolariser un étudiant/élève dépressif.
Ce n’est pas évident, surtout si il y a des risque d’atteinte à son intégrité personnelle. J’espère pour vous que vous n’en êtes pas là.
Votre fille vient d’un établissement privé, essayez Stanislas à Cannes, n’hésitez pas à vous faire recommander par son précédent directeur.
la fac, je ne suis pas sûr que ce soit idéal pour un dépressif (pas d’encadrement, amitiés difficiles à nouer). mais il y a en général une structure de soutient psychologique : BAPU
i.l y a sûrement d’autres possibilités, je ne connais pas votre région.
Le suivi:
contacter une assistante sociale (peut aider à obtenir un suivi régulier)
trouver des soignant adaptés et disponibles régulièrement .
éventuellement essayer d’être suivi par un CMP Adulte (équipe pluri disciplinaire, suivi régulier).
Cette année risque d’être perdue, mais ce n’est pas grave, votre fille est brillante et une fois remise, elle trouvera les moyens (avec votre aide) de réussir.
Je n’ai pas vu passer la possibilité de redoubler une première année de prépa pour raison médicale.
Je pense que dans ce cas cas cela se passe dans le lycée d’origine, et c’est à préparer avec l’équipe pédagogique qu’il faut de toutes façons absolument mettre au courant de la situation de votre fille.
Cela permettrait peut-être d’envisager un redoublement (càd dans la même filière) mais dans un autre lycée plus près de votre domicile.
Evidemment la priorité est la santé, j’espère qu’elle va vite reprendre pied… Courage à elle et à vous !
ma fille vient de terminer ses deux années de prépa et d’intégrer une école d’ingénieurs en septembre.
je ne suis pas psy. je suis juste une maman. mais si votre fille a besoin d’un réconfort sur place (discussion, autre chose que des pâtes à diner, etc…) vous pouvez me passer un message.
Je ciblerais prioritairement stan de cannes et le CIV qui ont l’avantage d’une grande proximité avec le foyer.
Massena, Thiers ou Cezanne peut être en 2A si elle se révèle au S2.
Pour le moment faut surtout faire baisser la pression car la santé prime.
Je tenterais tout azimut, elle doit avoir un bon dossier, aucune raison de se limiter ça multiplie les chances. Si tant est que le retour sur les rives de notre chère méditerranée soit la solution à tous les maux maintenant que la difficulté s’est installée.
(ceci dit on néglige souvent trop l’influence du climat sur la santé des sudistes)
Ah bon ?
La démarche est inhabituelle, il faut bien demander partout. (Dumont d’Urville aussi) Après il y a des tas de choses à régler en parallèle, rien de facile.
Bonsoir
Vous avez pas mal de conseils réorientation, je ne reviendrai pas sur le sujet.
De votre côté, avez-vous la possibilité de l’accompagner sur quelques jours de temps à autre sur Paris ? Dans un premier temps ça permettrait de parler avec ses profs et identifier ses difficultés scolaires afin de l’aider à ce niveau.
L’aider aussi à bien manger, des plats qui lui font plaisir. Sortir s’aérer ensemble quand c’est possible.
Faire appel à une copine si elle peut venir lui rendre visite et si votre fille l’accepte, biensur.
Je rejoins le fait qu’être dernier d’une classe de top prepa n’est pas une honte, les moins bons intègrent de très belles écoles. Dédramatiser avec elle, si elle vous écoute encore.
Faire appel à un ancien élève (vous trouvez facilement des annonces sur un site de petites annonces bien connu) pour l’aider avec quelques cours particuliers sur les matières où elle a le plus besoin.
Voilà quelques idées mais vous avez peut-être déjà pensé à tout ça.
L’idéal est de « tenir » jusqu’à la fin de l’année, valider ses ECTS, et se réorienter en fac.
Au préalable :
Bien définir ses aspirations (Ecole d’ingénieur ? Si oui dans quelles disciplines… Etc.).
Trouver les pistes « alternatives » possibles.
Et reprendre le positif avec des perspectives « concrètes » (L’objectif devenant "valider son année donc ses ECTS)
Un de mes collègues en MPSI à Thiers, en fin de classe, est parti en fac maths physique en 2ème année (à Marseille), et s’est épanoui pleinement : 1 er en maths, 1er en physique, dossier béton et admis sur dossier à l’Ensimag…
En fonction de son état - qu’on n’a pas à connaître- s’imposer de terminer l’année peut ne pas être une bonne idée.
C’est une possibilité parmi d’autres.
Tout d’abord j’imagine combien cela doit être difficile en tant que parent que de savoir son enfant loin et mal dans ses études
Si l’objectif premier est de la rapatrier au plus tôt alors ce qui me semblerait le plus opportun serait de contacter le proviseur de son ancien lycée, il peut avoir des contacts localement pour arriver à lui faire intégrer une prepa plus proche (il y a tjrs des départs à cette période de l’année). Pour la fac je suis plus sceptique mais cela vaut la peine d’essayer.
Sinon si votre fille se sent capable de terminer son année (et cela dépend bien sûr de ce qu’elle souhaite) alors en effet si l’équipe pédagogique est informée et bienveillante cela peut se faire dans des conditions acceptables afin de préparer des à présent sa réorientation (soit immédiatement en L1 soit l’an prochain dans une autre filière de prepa)
J’imagine que dans cet établissement ce type de situation n’est pas rare
Si elle refait une première année de prepa l’an prochain ne pas se limiter aux PCSI et MP2I, voir aussi du côté des PtSi, elle peut d’ailleurs aller des cette année faire une journée en immersion.
Le simple fait de savoir que son horizon se dégage va lui permettre de terminer son année plus sereinement et de prendre le temps de réfléchir vraiment à son projet. D’autres l’ont dit plus haut mais il existe énormément d’alternatives: doubles licences, CPES, écoles avec admissions parallèles à bac +1….
Bonsoir,
J’espère que votre fille trouve un peu de répit malgré ces moments difficiles. Beaucoup de jeunes en prépa vivent cette pression immense, et il est déjà très courageux de reconnaître qu’elle a besoin d’un cadre mieux adapté à son bien-être. Il est effectivement possible d’envisager une réorientation en cours ou en fin d’année, et certaines classes prépa plus humaines existent, souvent en région. Les établissements savent que chaque élève évolue, et redemander une place malgré un refus ou un désistement initial n’est pas rédhibitoire. L’essentiel reste sa santé. Un test de dépistage de la dépression pourrait aussi permettre de mieux faire valoir ses besoins auprès des établissements.
Pour explorer sereinement cette situation, vous pouvez consulter des ressources utiles comme ce test sur la dépression étudiante. Bon courage à vous et surtout à votre fille https://test-depression.fr/