wallissen a écrit:
Mais du coup on peut pas la passer pour l’expérience/défi/fun ?
Entendre le titre « Professeur Agrégé » j’ai l’impression qu’il y a un plus 
J’avoue que le plaisir d’avoir un rang meilleur qu’esperé a été un moment de grand bonheur, collectif puisque toute la promo l’avait. Mais si on fait le bilan sur l’année, passer l’agreg pour le défi/fun reste une très mauvaise idée.
Par contre c’est très formateur.
Plus récemment, quand j’ai vu marqué que j’étais professeure agrégée sur le site iprof, ça m’a fait plaisir pendant 5 minutes. Et puis je me suis souvenue que j’étais sur ce site pour faire ma mutation inter-académique, ce qui était beaucoup moins rigolo.
Vous ne connaissez pas iprof? C’est le truc où on doit aller régulièrement une fois qu’on est agrégé, même quand on ne veut pas enseigner. Mais je pense que mon devoir de réserve en tant que professeure agrégée m’empêche de parler plus en détail de iprof 
Ragoudvo a écrit:
une bonne façon de gâcher beaucoup d’argent public.
en ces temps de vaches maigres, pourquoi pas ?
(cela reviendrait à larguer un tout petit peu de « helicopter money » pour relancer la machine économique en crise…)
Et concrètement, ça ferait combien en G€ (giga-euros), cette « helicopter money » ?
wallissen a écrit:
Entendre le titre « Professeur Agrégé » j’ai l’impression qu’il y a un plus 
Agrégé de l’université, s’il-te-plaît ! 
Parce qu’il y a un certain nombre de misérables pistonnés qui obtiennent le (pseudo)titre d’agrégé à l’ancienneté (Ah bah oui pardi, ça compte pour la retraite !! ), alors qu’ils auraient été incapables de la moindre performance pour l’avoir à la régulière (c’est vous dire leur niveau…). 
Du coup, on parle d’agrégé de l’université pour les vrais.
Pardon, mais il fallait que ça sorte ! 
Hamrock a écrit:
Parce qu’il y a un certain nombre de misérables c*nnards pistonnés qui obtiennent le (pseudo)titre d’agrégé à l’ancienneté (Ah bah oui pardi, ça compte pour la retraite !! ), alors qu’ils auraient été incapables de la moindre performance pour l’avoir à la régulière (c’est vous dire leur niveau…). 
A l’ancienneté ? Vous voulez plutôt parler, je suppose, d’agrégé sur liste d’aptitude. Ce n’est pas qu’à l’ancienneté que cela se joue, loin de là, et heureusement.
Par ailleurs, « agrégé de l’université », c’est juste le terme historique pour dire « agrégé » (au dix-neuvième siècle, « l’université » représentait tout ce qui avait trait à l’instruction publique). Tout agrégé, qu’il soit issu du concours externe, interne ou sur liste d’aptitude, peut se dire « agrégé de l’université » mais ça fait, disons… vieillot. En revanche, pour pinailler et paraître du plus grand mépris envers les collègues, on peut préciser « je suis professeur agrégé recruté par le concours externe ». Mais je trouve que ce n’est pas suffisant, il vaut mieux dire « je suis professeur agrégé, recruté par le concours externe au rang n » (si n<10, évidemment, sinon vous paraissez ridicule).
Auriez-vous une référence ?
Juste mon propre vécu et celui de mes proches. Mais ça doit se trouver sur internet (en tapant « agrégation piston » par exemple). Après, je ne dis pas que c’est très fréquent (ça reste du piston, il faut connaître du monde), mais ça existe. Quand j’ai un doute sur une personne, qui aurait une soi-disant agreg, je me réfère aux listes dans l’Agrégation (vive la collec’). 
Peut-être que d’autres pourront appuyer mes propos avec leur témoignage.
Encore si jeune et déjà si aigri ? 
« Je pense que la Terre est plate d’après mon propre vécu et celui de mes proches (l’horizon nous apparaît plat). Mais ça doit se trouver sur Internet. »
Je ne suis pas aigri, juste triste de cette réalité (et qui a dit que j’étais jeune ? Suspense suspense).
Je confirme que c’est bien par « liste d’aptitude » que certains l’ont eue, mais ça n’enlève rien à mes propos sur le fait qu’on l’obtienne cette agreg-ci par ancienneté/piston.
Par contre, pour le terme « de l’université », je tombe effectivement des nues :
"Cher collègue,
il n’y a pas de texte règlementaire sur la question, il s’agit d’une coutume, le terme « université » renvoyant à l’université napoléonienne et donc à une dénomination particulière et datée du système éducatif dans sa globalité.
Sa signification n’est plus comprise de nos jours mais certains agrégés y tiennent, croyant, à tort, qu’il permet de distinguer les lauréats du concours des admis à l’agrégation par liste d’aptitude.
Espérant avoir répondu à vos interrogations,
Bien cordialement,
Secrétariat
Société des agrégés de l’Université
25 rue Descartes - Paris 5e
01 46 33 00 79 "
Bref soyons heureux, il n’y a que des agrégés au même niveau (au top niveau), youpi !!! 
Ragoudvo a écrit:
[quote=« MATHADOR »]
Tu peux cependant la passer pour le fun, juste pour voir quel classement tu vaux, et refuser quoiqu’il arrive le poste qu’on te proposera.
C’est une bonne façon de gâcher beaucoup d’argent public, il est autorisé d’y réfléchir avant de le faire.
[/quote]
Le plaisir (par exemple en parallèle d’un M2R de maths, même appliquées) de revoir les mathématiques de prépa et de L3-M1 ainsi que la consolidation de ce socle fondamental l’emporte sur cette pseudo conscience de l’argent public (et on travaille forcément plus consciencieusement lorsqu’on s’inscrit à ce concours, même si on s’en fiche de devenir enseignant car on retrouve cette compétition stimulante (course au classement) connue jadis en prépa). D’autant plus qu’étant donné ce qu’est devenu le niveau minimum nécessaire pour être agrégé de maths, ce n’est pas un mal si ça permet de foutre de facto certains faiblards (les derniers admis de chaque session) à la porte (*) ou de les réorienter vers le CAPES. Encore heureux que la possibilité que j’évoque n’est pas interdite et est seulement réprimandée par ceux qui, paradoxalement, râlent souvent de l’autre côté en disant qu’être agrégé n’est même plus synonyme d’une maîtrise des mathématiques de licence, et encore moins de master.
(*) j’entends d’ici l’argument habituel selon lequel il est de toute façon inutile de comprendre les mathématiques de l’agrégation pour enseigner les pourcentages, le théorème de Thalès ou même le TVI. Ce genre d’argument a la même valeur que celui tenu par ceux voulant remplacer l’enseignement de maths en prépa par de l’excel et du ppt.
Brrr, j’espère que vous n’allez pas déclencher une prochaine guerre mondiale autour de ce sujet …
Attention dans la terminologie employée aux possibles confusions avec l agrégation de l enseignement supérieur qui concernent les disciplines du droit de l economie et de la gestion
Leur titulaires se déclarent agrégé des universités mais le concours est indépendant de l agrégation dite du 2nd degré.
Hamrock a écrit:
Je ne suis pas aigri, juste triste de cette réalité (et qui a dit que j’étais jeune ? Suspense suspense).
Je confirme que c’est bien par « liste d’aptitude » que certains l’ont eue, mais ça n’enlève rien à mes propos sur le fait qu’on l’obtienne cette agreg-ci par ancienneté/piston.
Par contre, pour le terme « de l’université », je tombe effectivement des nues :
"Cher collègue,
il n’y a pas de texte règlementaire sur la question, il s’agit d’une coutume, le terme « université » renvoyant à l’université napoléonienne et donc à une dénomination particulière et datée du système éducatif dans sa globalité.
Sa signification n’est plus comprise de nos jours mais certains agrégés y tiennent, croyant, à tort, qu’il permet de distinguer les lauréats du concours des admis à l’agrégation par liste d’aptitude.
Espérant avoir répondu à vos interrogations,
Bien cordialement,
Secrétariat
Société des agrégés de l’Université
25 rue Descartes - Paris 5e
01 46 33 00 79 "
Bref soyons heureux, il n’y a que des agrégés au même niveau (au top niveau), youpi !!! 
Je pense qu’il faut désacraliser l’agreg. On l’a déjà dit 100 fois, mais agrégé c’est un métier, pas un titre. Pas comme docteur par exemple.
De toute façon, quand t’es agrégé, ben tu es prof, c’est tout, et a priori la manière dont tu as eu ton poste est effacée. Tu participes aux mouvements avec tous les autres agrégés et même, chose incroyable, les certifiés. Pour ton affectation, ce qui compte c’est le mariage, les enfants etc. et l’expérience, absolument pas le rang. L’agreg aide juste un peu à avoir un lycée et c’est quelque chose d’automatique, pas du piston (à ma connaissance).
Après, oui, il y a les postes en prépa. Ca, il paraît que tous ceux qui n’ont pas eu l’agreg à l’externe, ils peuvent laisser tomber.
Raphaëlle a écrit:
Je pense qu’il faut désacraliser l’agreg.
Dans une société où le métier de prof est de plus en plus dévalorisé, je ne pense pas qu’enlever la dernière reconnaissance que l’on peut avoir quand on enseigne, soit la chose à faire (sans parler d’avoir un salaire un peu plus décent, car pour les jeunes profs certifiés, c’est pas la joie).
Rappelons-nous qu’il y a cinquante un instit (et par ricochet un prof), qui sortait de l’école normale, faisait parti des notables dans les villes et villages en province (avec le salaire qui suivait). Aujourd’hui ?
Hamrock a écrit:
[quote=« Raphaëlle »]
Je pense qu’il faut désacraliser l’agreg.
Dans une société où le métier de prof est de plus en plus dévalorisé, je ne pense pas qu’enlever la dernière reconnaissance que l’on peut avoir quand on enseigne, soit la chose à faire (sans parler d’avoir un salaire un peu plus décent, car pour les jeunes profs certifiés, c’est pas la joie).
Rappelons-nous qu’il y a cinquante un instit (et par ricochet un prof), qui sortait de l’école normale, faisait parti des notables dans les villes et villages en province (avec le salaire qui suivait). Aujourd’hui ?
[/quote]
Désacraliser auprès des gens de niveau d’étude équivalent, pas de la population générale bien sûr. Et autant avoir l’agreg ça impressionne tout le monde, autant dire « je suis prof agrégée au lycée », ça ne fait plus rêver (j’aurais pu dire « TZR dans l’académie de Creteil », c’est possible aussi). La sacralisation de l’agrégation n’implique pas celle du prof.
Le problème aussi, c’est que la sur-estimation de l’agrégé se fait au détriment du certifié qui, je le rappelle, fait en général le même boulot sauf qu’il a plus d’heures en étant moins payé. Du coup en temps qu’agrégé, faut garder un peu d’humilité vis à vis des collègues non agrégés, surtout quand on est jeune et inexpérimenté.