Comment être surveillant de concours?

Faire grève, c’est s’arrêter de travailler et manifester pour faire passer un message. Une semaine suffit.
S’arrêter de travailler un mois complet en empêchant en plus les autres d’aller travailler, je trouve que c’est du foutage de gueule. Et dans ce cas là, je suis sûr (contredis-moi si tu n’es pas d’accord) que plein de conducteurs RATP (tu m’apprends qu’ils ne sont pas fonctionnaires, donc désolé pour mon erreur) en ont profité pour suivre le mouvement et rester tranquillement chez eux à ne rien faire, et qui ont justement entretenu ce mouvement.
Je connais certaines personnes, en prépa ou en médecine, qui n’ont pas la même chance que moi d’avoir une chambre sur Paris et qui devaient prendre la ligne A pour se rendre en cours, et je te raconte pas comment elles ont galéré.

Sinon je te rejoins sur un point, c’est que les profs de prépa sont certes des fonctionnaires mais sont des bourreaux du travail qui sacrifient leur vie pour nous… Mais je ne les ai pas cités parmi ceux que j’avais englobé dans ma première phrase initiale qui, j’aimerais le rappeler, n’est pour moi qu’une expression qui vient d’un cliché (et j’en suis conscient…) dont j’ai profité…
Je ne voulais vraiment pas faire de débat autour de ça, on en revient au sujet principal ? ^^

MrK a écrit:

Faire grève, c’est s’arrêter de travailler et manifester pour faire passer un message. Une semaine suffit.
A la base une grève ce n’est pas ça, c’est un rapport de force une « lutte » pour montrer son mécontentement. Vous me payez, je travaille, nous sommes gagnant-gagnant. Si j’arrête de travailler et que vous arrêtez de me payer, voyez comme nous sommes perdants tous les deux.

Avant les grèves « marchaient » dans le privé car les patrons vivaient leurs entreprises qui étaient « familiales ». Maintenant les actionnaires sont délocalisés et ça marche beaucoup moins bien. Dans le public, comment faire valoir ses droits, ses revendications ? Comment « toucher » ceux qui décident ? Je n’ai pas la réponse mais c’est loin d’être simple.

Une grève est un acte fort, même si certains ont peut-être pris « du bon temps », ce bon temps a été payé au prix fort puisqu’ils n’ont pas eu de revenus. Ca fait près de 100 euros la journée de vacances. Ca fait cher. Surtout deux semaines.

S’arrêter de travailler un mois complet en empêchant en plus les autres d’aller travailler, je trouve que c’est du foutage de gueule.
Tu l’as dit, faire grève c’est faire passer un message et quand une grève ne se « voit pas », que dire du message ? Malheureusement l’époque (la société ? le système ?) veut que les mouvements sociaux soient de plus en plus durs parce qu’entre la base et le haut la communication passe très mal.

Je suis un utilisateur du train. Tous les jours de travail. Eh bien quand il y a grève, je m’arrange. C’est lourd, ça me coûte des sous (je dépense alors en une journée de travail pour le transport autant qu’en une semaine), mais ça vaut le coup. Quand je vois en 10 ans comment le service se dégrade, je comprends les raisons de leurs grèves.

Pour la RATP je ne sais pas, mais ce que je dis c’est que :
:arrow_right: une grève n’est jamais faite à la légère
:arrow_right: une grève ne vient jamais subitement
:arrow_right: on oublie dans tout ça les revendications des grévistes. Par exemple : as-tu déjà été seul responsable de la vie de 3000 personnes ?

Je connais certaines personnes, en prépa ou en médecine, qui n’ont pas la même chance que moi d’avoir une chambre sur Paris et qui devaient prendre la ligne A pour se rendre en cours, et je te raconte pas comment elles ont galéré.
Moi ce que je vois surtout c’est qu’il ne fait pas bon d’être malade pendant les vacances. Et ça c’est pas à cause d’une grève éphémère …

MrK a écrit:

Je connais certaines personnes, en prépa ou en médecine, qui n’ont pas la même chance que moi d’avoir une chambre sur Paris et qui devaient prendre la ligne A pour se rendre en cours, et je te raconte pas comment elles ont galéré.
C’est bien là le principe… On fait grève pour instaurer un rapport de forces, et dans ce rapport de forces, il y a les usagers qui se rendent compte que les grévistes sont indispensables au bon fonctionnement de bien des choses.

Pour le reste, je soutiens totalement macbland dans son combat contre les clichés faux, puants et dégradants.

Merci Quetzalcoatl et Ragoudvo pour avoir rappelé le sens des grèves. Je ne suis pas sûr que se priver de trois semaines de salaire soit réjouissant…

Enfin, nous n’avons toujours pas de réponse sur les modalités pour devenir surveillant de concours ! :grin:

Dernière remarque :smiley:
Quetzalcoatl a écrit:

A la base une grève ce n’est pas ça, c’est un rapport de force une « lutte » pour montrer son mécontentement. Vous me payez, je travaille, nous sommes gagnant-gagnant. Si j’arrête de travailler et que vous arrêtez de me payer, voyez comme nous sommes perdants tous les deux.
Ce message n’est justement vrai que parce que les grévistes savent qu’ils ne peuvent pas être virés « légalement », et non parce que leur emploi nécessite une ultra haute qualification qui fait d’eux des personnes irremplaçables.

C’était mon dernier mot :smiley:

MrK a écrit:

Dernière remarque :smiley:

[quote=« Quetzalcoatl »]
A la base une grève ce n’est pas ça, c’est un rapport de force une « lutte » pour montrer son mécontentement. Vous me payez, je travaille, nous sommes gagnant-gagnant. Si j’arrête de travailler et que vous arrêtez de me payer, voyez comme nous sommes perdants tous les deux.
Ce message n’est justement vrai que parce que les grévistes savent qu’ils ne peuvent pas être virés « légalement », et non parce que leur emploi nécessite une ultra haute qualification qui fait d’eux des personnes irremplaçables.
[/quote]
Et les grèves dans les industries ? Les routiers ? Michelin ? Les producteurs de lait ? Les ripeurs de Marseille ? Et pourtant, pour être ripeur, nul besoin de haute qualification, ce qui fait d’eux des personnes très remplaçables. Et pourtant la grève a « marché » !

De plus « être gréviste » n’est pas une cause de licenciement.

Je crois que tu as une vision trop partielle des grèves. Non que je les défende de manière systématique, mais il faut bien comprendre que faire grève, ce n’est pas comme sécher un cours, c’est très très loin d’être anodin et ce n’est certainement pas pour « se faire plaisir » ou encore moins « prendre un peu de bon temps ».

(Petite dédicace aux employés de la SNCF Nord-Pas-de-Calais qui, après avoir fait grève le 25 décembre, feront grève le 31 ainsi que le 1e janvier.
Merci d’empêcher les gens d’aller à leurs repas de famille :unamused: )

MrK a écrit:

FMais je ne les ai pas cités parmi ceux que j’avais englobé dans ma première phrase initiale qui, j’aimerais le rappeler, n’est pour moi qu’une expression qui vient d’un cliché (et j’en suis conscient…) dont j’ai profité…
Profiter des clichés contribue à les véhiculer.

Je n’ajoute rien d’autre, car tout a été dit.

Sinon, sans rire, peut-on demander aux surveillants de se taire ? :astonished:
L’an dernier, chaque épreuve était un calvaire, mon nom commence par A, j’étais devant le bureau des 3 surveillantes, et bien pendant la semaine, j’ai eu tous les détails des vacances du fils de l’une d’elles… insupportable ! :open_mouth:

Si tu te sens gêné, oui tu devrais demander aux surveillants de se taire. Tu en as le droit et ça m’étonnerait qu’on te le refuse.
C’est quand même parfois une honte les surveillants de concours de prépa :frowning:

Oui tu peux. Et si ils te disent d’aller te faire voir, tu vas voir le/la président du centre (c’est ce qui est arrivé à quelqu’un) qui balance à voix haute « les surveillants sont priés de se taire pendant les épreuves ».

Je ne sais pas ce qu’il en est dans les grands centres, mais dans les petits centres (ceux de provinces dans les prépas) ce sont souvent des profs de prépas soit qui surveillent soit qui sont responsables de salle. Il est possible alors d’aller les voir (surtout qu’ils connaissent la plupart des étudiants ! :wink:) pour leur demander si les surveillants du fond peuvent se taire. Mais, bien sûr, il faut leur demander hors temps d’épreuve. :slight_smile:

C’est ça l’avantage des petits centres : tout le monde se connait, c’est plus humain ! :wink:

Il est vrai que quand j’ai été surveillé par des professeurs (parfois mêmes par mes propres profs :stuck_out_tongue: ), rien à dire, tout était parfait, les horaires étaient respectés, les sujets distribués correctement.
Pour d’autres fois, les surveillantes n’étaient pas du lycée, c’était intenable. Ce n’est évidemment pas ça qui m’a fait rater le concours, mais c’est quand même très agaçant d’entendre des chuchotements pendant 4 heures sans interruption.
Cette année je crois que la méthode boules Quiès sera de mise :slight_smile:

Nightmare2011 a écrit:

En revenant à la question initiale, j’en ai une autre un peu tordue : peut-on être sûr que les surveillants ne sont pas corrompus? ^^ Imaginons : Une personne vous connaît particulièrement et ne vous aime pas : peut-elle passer le concours et se débrouiller pour vous pourrir vos épreuves de quelque manière que ce soit (notamment ceux qui plient les en-tête des copies… :unamused: )? :imp: Y-a-t-il des mesures supplémentaires?
Ca m’est arrivé au baccalauréat. Une professeur qui passait et riait doucement au dessus de mon épaule…

Nightmare2011 a écrit:

Imaginons : Une personne vous connaît particulièrement et ne vous aime pas : peut-elle passer le concours et se débrouiller pour vous pourrir vos épreuves de quelque manière que ce soit (notamment ceux qui plient les en-tête des copies… :unamused: )? :imp: Y-a-t-il des mesures supplémentaires?
Puisque les surveillants sont en équipe, ils se surveillent les uns les autres pendant toutes leurs opérations. Ça m’a l’air hautement improbable.
zabriskie18 a écrit:
L’an dernier, chaque épreuve était un calvaire, mon nom commence par A, j’étais devant le bureau des 3 surveillantes, et bien pendant la semaine, j’ai eu tous les détails des vacances du fils de l’une d’elles… insupportable ! :open_mouth:
C’est le moins qu’on puisse dire, surtout si on n’aime pas les boules Quiès :frowning: Je ne vois pas pourquoi tu n’aurais pas le droit. Mais ça passera mieux si tu demandes avant l’épreuve, et avec courtoisie. :wink:

Moi j’aurais carrément gueuler pendant l’épreuve : « Excusez moi, mais vous pouvez pas vous taire s’il vous plaît !? ».

Elément de réponse : mon fils qui est pion dans un lycée a reçu un appel pour surveiller les concours, et il surveillera le concours CCP en se portant volontaire.
Les consignes : être professionnel, ne pas faire de travail personnel y compris de la lecture de document durant le concours.

La société en charge de la surveillance de Centrale/Mines à Paris cette année est Euroconcours (marqué sur leurs badges, et mentionné par le speaker). Une recherche Google ne révèle cependant comment candidater pour devenir surveillant chez Euroconcours …

Concernant la maison des Examens (ceux qui gèrent CCP cette année) tout est précisé ici siec.education.fr/partenaire … le-mission